Il naquit
le 6 septembre 1814, à Saint-Antoine-sur-le-Richelieu, au Bas-Canada.
À l'âge de 10 ans, il alla étudier au collège
des Sulpiciens de Montréal puisque son
village natal ne comprenait pas d'école. Il étudia dans ce
collège de 1824 à 1831.
Puis,
il s'introduisit au droit dans l'étude d'Édouard-Étienne
Rodier, un avocat penchant pour la cause des Patriotes. De son côté,
Cartier sympathisait aussi avec les Patriotes. D'ailleurs, aux élections
de 1834, il travailla pour Louis-Joseph Papineau
et pour Robert Nelson. Au cours de cette année, il devint aussi
secrétaire d'un organisme de Montréal
réclamant le respect des libertés civiles. Il démontra
aussi ses idées patriotiques en composant quelques chants dont «Ô
Canada, mon pays, mes amours» ainsi que «Avant tout je suis
Canadien», qui devint même l'hymne des Fils de la Liberté
(groupe de Montréal défendant des idées similaires
à celles des Patriotes).
En novembre 1835, Cartier fut admis qu barreau du Bas-Canada. Par la suite,
il commença à pratiquer son métier d'avocat chez Rodier.
Il ne pratiqua toutefois pas le droit pendant une longue période,
car il participa à la rébellion
franco-canadienne de 1837 menée par Louis-Joseph
Papineau. En effet, le 23 novembre 1837, Cartier participa à
la bataille de St-Denis. Certains vantèrent le dévouement
de Cartier au cours de cette bataille, tandis que d'autres affirmèrent
qu'il manquait de bravoure. De toute manière, après 2 heures
de combats, les Patriotes furent vainqueurs. (Ce fut leur seule victoire
au cours des Rébellions.) 2 jours plus
tard, le 25 novembre, la défaite à St-Charles obligea Cartier
à s'exiler pendant quelque temps pour éviter la prison.
Il se réfugia à Verchères et passa l'hiver chez un
cultivateur. Sa cachette fut toutefois découverte et il s'enfuit
aux États-Unis où il vécut pendant 6 mois. Lorsqu'il
revint au Bas-Canada, il recommença à pratiquer le droit,
avec son frère, jusqu'en 1848. En 1848, il fut élu à
l'assemblée législative canadienne et il ne tarda pas à
devenir l'un des chefs des Canadiens français. Puis, en 1855 il
fut nommé secrétaire du Bas-Canada et il conserva se poste
jusqu'en 1857.
En 1857, Cartier devint Premier ministre et il dirigea le pays en compagnie
de John A. Macdonald jusqu'en 1862. En fait,
durant ces années, il était le chef de la section canadienne
francophone dans le gouvernement de coalition de Macdonald.
Pendant l'exercice de ses fonctions, il contribua à abolir la tenure
seigneuriale et à faire élire de Conseil Législatif.
De plus, il tenta d'améliorer les relations entre le Canada francophone
et le Canada anglophone, tout en appuyant le plan d'union de toutes les
colonies britanniques d'Amérique du Nord. D'ailleurs, Cartier fut
l'un des pères du projet de Confédération de 1867
(l'Acte de l'Amérique du Nord Britannique)
qui concrétisait le plan d'union et donnait naissance au «Dominion
du Canada». George-Étienne Cartier croyait qu'il fallait s'unir
pour devenir une puissance économique. De plus, il appuyait cette
union, car elle redonnait, selon lui, le contrôle du budget et du
gouvernement du Québec aux Francophones...
En 1867, suite à la confédération, Cartier entra dans
le premier cabinet du dominion de Macdonald
comme ministre de la Milice et de la Défense. Il joua ce rôle
de co-premier ministre jusqu'à sa mort, en 1873.
Puis, même après sa mort, une de ses idées fut accordée.
En effet, ce ne fut qu'en 1878 qu'on accorda une charte pour la première
ligne de chemin de fer transcontinentale du Canada, le Canadian Pacific
Railway. Cartier avait été très influent pour ce projet
et y avait activement participé.
Finalement, certains croient que la clé du succès de Cartier
résidait en son ambition, sa persévérance et son énergie.
Plusieurs personnes ayant entendu ses discours affirmèrent que,
lorsqu'il s'assoyait, il n'y avait plus rien à dire. De plus, il
maîtrisait l'anglais et le français, une habileté nécessaire
pour devenir un éminent homme politique canadien.