Le traité de Paris

            Le traité de Paris fut signé le 10 février 1763 et mit fin à la Guerre de Sept ans qui faisait rage en Europe depuis 1756. Il fut signé par John Russell (duc de Bedford) représentant l'Angleterre, Gabriel de Choisel (duc de Praslin) représentant la France et Gerom Grimaldi représentant l'Espagne.
            Défaite en Europe comme en Amérique, la France (sous Louis XV) céda une grande partie de ses colonies des Indes ainsi que toutes ses possessions en Amérique à l'Angleterre (sous George III), à l'exception des Îles Saint-Pierre et Miquelon. La France conserva toutefois un droit de séchage de la morue sur la côte nord de Terre-Neuve. Ainsi, la France put poursuivre la pêche sur les bancs de Terre-Neuve.
            Le traité de Paris fut l'un des pires de l'histoire de la France. En effet, l'Angleterre s'empara du «Canada», de l'Acadie et de la rive gauche du Mississippi. La Louisiane, quant à elle, était alors une possession de l'Espagne depuis un an. Elle ne fut donc pas cédée à l'Angleterre. (En 1800, lors de la convention de San Idefonso, la Lousiane redevint une possession française. Cependant, Napoléon la vendit aux États-Unis en 1803 pour 80 millions de francs.)
            L'Angleterre donna 18 mois à ceux qui le désiraient pour quitter le territoire, à condition qu'ils vendent leurs biens à des Anglais. L'aristocratie, c'est-à-dire les autorités militaires et politiques ainsi que les dirigeants du clergé, profita de cette mesure. On assista alors à une décapitation sociale. Ceux qui décidèrent de demeurer sur le territoire devenaient, quant à eux, des sujets britanniques. Ils durent, de plus, se soumettre à la première constitution de la colonie : La Proclamation Royale.
            Les réactions des Canadiens qui demeurèrent en Amérique divergent. En effet, d'un côté, l'Église canadienne encouragea la collaboration avec les nouveaux "maîtres". Mgr Briand ordonna même aux curés d'encourager la fidélité et l'obéissance envers le nouveau gouvernement. D'un autre côté, Marguerite d'Youville et plusieurs autres s'estiment trahis par la France et ne désirent pas obéir aux Anglais, qu'ils considèrent comme leurs ennemis.

--> Extrait du traité de Paris