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L'EQUIPEMENT SPECIAL D'APOLLO










Le désignateur de point d'alunissage consistait en une échelle graduée affichée sur la fenêtre, laquelle permettait à l'astronaute d'indiquer le point désiré d'alunissage à l'ordinateur, lequel maneuvrait ensuite pour atteindre le point d'alunissage désiré.
Alors, comment cela marchait-il?







L'astronaute regardant à travers la fenêtre repérait la graduation de l'échelle qui était à la même hauteur que le point désiré d'alunissage; le second astronaute lisait la graduation courante de l'ordinateur, et la disait au premier astronaute; le premier astronaute comparait alors sa propre graduation avec celle de l'ordinateur, et faisait une suite d'actions (autant que la différence observée) sur la manette de contrôle, pour dire à l'ordinateur de corriger sa trajectoire, de manière à l'accorder avec le point désiré d'alunissage.
Alors, quels sont les problèmes avec ce système?







Le premier problème est que la graduation que le premier astronaute lisait dépendait de la distance à laquelle il était de la fenêtre.







Et elle dépendait également de la hauteur de l'astronaute relativement à la fenêtre; cela signifie qu'un grand astronaute et un petit astronaute ne verront pas la même graduation pour le même point d'alunissage.







Maintenant, si nous ignorons ces problèmes, quel est le problème suivant?
Le second astronaute a indiqué la graduation de l'ordinateur, mais le premier astronaute voit que le point d'alunissage est sur une graduation qui est plus basse que la graduation de l'ordinateur.
Alors le premier astronaute fait une suite d'actions sur la manette correspondant à la différence.







Mais cela prend du temps pour faire cette suite d'actions, du temps pour que l'ordinateur la prenne en compte, du temps pour que le second astronaute lise la graduation de l'ordinateur, du temps pour que l'astronaute la dise au premier astronaute, et du temps pour que le premier astronaute l'enregistre.
A présent, la graduation de l'ordinateur est la même que celle de l'astronaute dans l'étape précédente, mais, pendant ce temps, le module lunaire s'est déplacé, et le premier astronaute voit que le point d'alunissage est sur une graduation qui est plus basse que la précédente.
Alors le premier astronaute fait une suite d'actions sur la manette de contrôle pour dire à l'ordinateur de corriger sa trajectoire à nouveau.







Et ainsi de suite, à l'étape suivante, même commentaire à nouveau.
Le premier astronaute doit de nouveau corriger la trajectoire de l'ordinateur.







Donc, avec ce système, à cause de la succession de délais, l'ordinateur sera systématiquement en retard sur ce que le premier astronaute lit; non seulement les astronautes doivent constamment corriger la trajectoire du module, mais aussi, parce que l'ordinateur est toujours en retard, il manquera le point d'alunissage et le dépassera.







Cela signifie que le désignateur de point d'alunissage est inapproprié, pas pratique, et imprécis.
Très bien, allez-vous dire, c'est facile de critiquer, mais la critique est vaine si je ne propose pas un meilleur système.
Si je ne fais pas, peut-être que ce système, en dépit de ses défauts, était encore le meilleur disponible.
Mais je propose un meilleur système.







Ce que je propose est que l'astronaute regarde dans un système optique, et aligne le centre d'un réticule de ce système optique avec le point d'alunissage, et, lorsqu'il a le point d'alunissage au centre de son réticule, il appuie simplement sur un bouton pour signaler la position du point d'alunissage à l'ordinateur.
Très bien, allez-vous dire, mais, après qu'il ait pressé le bouton, il doit encore rentrer les angles d'orientation du système optique à l'ordinateur, et ceci prend du temps; d'ici à ce que l'astronaute ait rentré ces angles, le module se sera déplacé, et le réticule ne sera plus du tout sur le point d'alunissage, mais à un endroit complétement différent.
Cela ne semble donc pas meilleur sur le désignateur de point d'alunissage, et même pire, car cela prend sans doute plus de temps de rentrer ces angles sur l'ordinateur, qu'à faire des actions sur une manette et lire une graduation sur l'ordinateur.
Sûr, si l'astronaute devait procéder ainsi.







Mais les roues que l'astronaute tourne pour orienter le système optique enverrait des pulse odométriques à l'ordinateur qui lui permettrait de savoir automatiquement comment l'astronaute oriente le système optique; des capteurs indiqueraient dans quelle direction les roues tournent, de manière à ce que les impulsions soient comptées dans le bon sens.
Et ne dites pas que cette technologie n'existait pas, car la vitesse de la rover était mesurée en comptant des pulses odométriques générée par la rotation d'une roue.







De cette manière, lorsque l'astronaute presserait le bouton au moment où le réticule du système optique est sur le point d'alunissage, l'ordinateur saurait déjà à quelle orientation du système optique cela correspond, sans que l'astronaute ait à lui dire en tapant des angles sur le clavier.
Il n'y aurait pas de délai entre l'acquisition de l'astronaute et celle de l'ordinateur, en tout cas bien moindre que celui avec le désignateur de point d'alunissage.












Une autre absurdité concerne la manière dont les astronautes faisaient l'alignement avec une étoile lorsqu'il devait initialiser la plateforme inertielle de guidage.
Le système optique avait un large champ de vue; l'astronaute déplaçait le système optique, non pour avoir l'étoile au centre du réticule, mais juste sur le champ de vue du système optique; puis il tournait le système optique deux fois, une fois pour aligner une barre droite le long d'un rayon sur l'étoile, et une seconde fois pour placer l'étoile sur une spirale.
C'était très imprécis, notablement à cause du large champ de vue du système optique, et deuxièmement parce que l'alignement sur une spirale était très imprécis, l'étoile apparaissant sur la spirale sur une petite, mais non négligeable, plage de rotation.






La manière correcte de faire le réglage aurait été d'avoir un système optique avec un champ de vue plus réduit, et d'aligner l'étoile sur le centre du réticule.












Cette figure montre l'équipement d'un astronaute d'une mission Apollo.







Près de ses pieds, il y a des petites poches, une poche pour la checklist, et une poche encore plus petite pour des ciseaux.
Mais comment l'astronaute, avec son lourd équipement, et des gants pressurisés, pouvait-il prendre des choses depuis ces poches?
Lorsque je porte des gants d'hiver et que je veux sortir quelque chose d'une poche, je dois retirer mes gants car je n'y arrive pas en les gardant; alors comment l'astronaute pouvait-il retirer des choses de ces poches avec des gants pressurisés encore moins aisés à manipuler que mes gants?
De plus, avec son habit, l'astronaute avait une grande difficulté à atteindre ses pieds, car il ne pouvait pas plier son corps comme nous le pouvons sans son habit.














Sur son abdomen, l'astronaute avait des connecteurs qui lui permettaient de connecter son eau, oxygène et système d'évacuation internes à un système de survie portatif (PLSS) contenu dans la partie inférieure de son sac de survie, et aussi de se connecter au système de purge d'oxygène (OPS) contenu dans la partie supérieure de son sac de survie.







Normalement l'astronaute aurait toujours du avoir ses câbles connectés au PLSS et OPS.







Mais, si sur la photo AS11-40-5903 (à gauche - celle sur laquelle Buzz apparaît avec son bras plié), le connecteur d'eau est connecté, tel n'est pas le cas sur la photo AS17-140-21391 (à droite), sur laquelle il apparaît que le connecteur d'eau n'est pas branché!







Maintenant ils veulent nous faire croire que le câble que j'ai coloré en rouge pouvait être enroulé à l'endroit que j'ai indiqué avec une flèche rouge sur la droite!
Comment ce câble aurait-il pu tenir dans l'OPS; il aurait pris toute la place disponible! Il ne serait probablement resté que peu de place pour l'OPS lui-même!












Cette figure décrit le PLSS (partie inférieure du sac - à gauche sur la figure) et l'OPS (partie supérieure du sac - en haut à gauche sur la figure), et leurs connexions à l'astronaute. Le PLSS peut aussi être connecté à réservoirs du module lunaire (en bas à droite sur la figure).







Sur cette animation, je montre le flux de l'eau à l'intérieur du PLSS; le flux rouge montre la connexion avec le réservoir du module, et le flux orange le flux à l'intérieur du PLSS allant vers le système interne de l'astronaute.







Sur cette animation, je montre le flux de l'oxygène dans le PLSS; le flux rouge montre la connexion avec le réservoir du module, et le flux orange le flux à l'intérieur du PLSS allant vers le système interne de l'astronaute.







Le flux de l'oxygène est contrôlé avec un régulateur automatique de pression (cerclé en rouge) qui empêche la pression de devenir trop élevée.
Mais, au cas où le régulateur de pression tomberait en panne, l'astronaute avait la possibilité de fermer manuellement une valve (cerclée en violet) avec une manette disponible sur le sac de survie.







Ceci est le schéma de l'OPS (Oxygen purge system).
La première chose surprenante est ce "checkout orifice" qui donne sur le vide.
Puis il y a un module de contrôle automatique de température, que j'ai cerclé en orange, qui est supposé contrôler un chauffeur; vous me direz qu'il n'est pas surprenant qu'un contrôle automatique de température contrôle un chauffeur.
Certainement, mais tout dépend de la température qui permet de faire cette régulation.
Si cette température vient du chauffeur lui-même, alors pas de problème; mais ici la température est prise avant même le régulateur de pression, et cette température peut être très différente de la température dans le chauffeur!
Puis, comme dans le PLSS, il y a un régulateur automatique de pression (cerclé de rose) qui empêche la pression de l'oxygène de devenir trop élevée.
Et, comme dans le PLSS, au cas où ce régulateur de pression tomberait en panne, l'astronaute avait aussi la possibilité de fermer manuellement une manette (cerclée en violet).







Et c'est là que cela devient comique: La jauge qui permet de vérifier la pression d'oxygène dans l'OPS est située sur le haut et l'arrière du sac de survie.
Il n'y avait donc pas moyen que l'astronaute puisse lire cette jauge avec son sac sur le dos; et il ne peut même pas demander à l'autre astronaute de le faire, car elle n'était pas visible non plus pour l'autre astronaute.

Il y a trois manettes placées sous le PLSS (cerclées d'orange):
- H2O DIVERTER VALVE
- PRIMARY O2 SHUTOFF VALVE
- H2O SHUTOFF AND RELIEF VALVE
Normalement, il y a une régulation automatique, mais il se peut que la régulation automatique ait un problème, auquel cas ces valves sont là pour une action de secours.
Par exemple il ya deux valves "O2 pressure regulator" et "O2 shutoff valve" qui sont montées en série; la deuxième est normalement ouverte, car la première est gérée automatiquement et se ferme automatiquement dès que la pression dépasse une certaine valeur.
Mais il se peut que la valve gérée automatiquement ait un problème et cesse de fonctionner normalement (en particulier en cas de problème de batterie); dans ce cas, elle ne se ferme plus au moment où elle le devrait, et l'astronaute a alors la possibilité de fermer manuellement la valve "PRIMARY O2 SHUTOFF VALVE" pour empêcher le problème de surpression, ce que la valve automatique n'est plus en mesure de faire.
Même si l'astronaute s'aperçoit d'un problème, comment voulez-vous qu'il ait accès à cette valve qu'il ne peut même pas voir?






Au bas de son torse, l'astronaute avait un système de purge de CO2.
De manière à démarrer la purge, l'astronaute devait retirer une broche cerclée de vert, et presser un poussoir cerclé de jaune.
Mais cette broche aurait été très difficile à retirer avec les gants pressurisés, et c'est pourquoi cette broché était reliée à un grosse boule (cerclée d'orange) que l'astronaute pouvait aisément saisir et tirer pour retirer la broche.







Sur ce gros plan de photo Apollo, le système de purge de CO2 a été cerclé de rouge, et la boule que l'astronaute devait tirer pour retirer la broche a été cerclée d'orange.







Et c'est là que l'absurdité commence.
Lorsque la purge était terminée, l'astronaute était censé réinsérer la broche pour arrêter la purge.
Mais la boule reliée à la broche ne permettait que de la retirer, elle ne servait à rien pour la réinsérer dans son trou.
Réinsérer la broche dans son trou était pratiquement impossible avec les gros gants pressurisés.
Cela signifie que les ingénieurs avaient prévu un moyen aisé pour débuter la purge, mais rien pour l'arrêter correctement à la fin de la purge.







Alors pourquoi est-ce que les ingénieurs n'ont-ils pas prévu un système plus pratique, avec par exemple un levier à deux positions, l'une fermant le trou, et l'autre l'ouvrant, de sorte qu'il soit aussi aisé de fermer le trou que de l'ouvrir?
Parce que, une fois de plus, tout devait être non pratique et illogique dans Apollo!







Au cas où le flux d'eau aurait un problème pour un astronaute, il peut partager l'eau de l'autre astronaute avec une connexion montrée sur ce schéma, et appelée "buddy system" (eau ou oxygène).
Ils disent que ce système de connexion permet d'augmenter la limite d'utilisation du sac de survie de deux kilomètres.
Mais cela n'a pas de sens, car, si un astronaute prend son eau de l'autre astronaute, il épuisera deux fois plus vite la réserve d'eau de l'autre astronaute que si ce dernier avait été seul à l'utiliser.
De plus comment faisaient-ils pour brancher ce buddy system sans laisser l'oxygène ou l'eau s'échapper?














L'astronaute avait des écrans solaires qu'il pouvait tirer sur son casque, mais comment arrivait-il à les tirer avec ses gants pressurisés?












Ce schéma montre les connecteurs électriques de l'EMU.
Ce qui est surprenant est les connexions doubles; les divers signaux sont connectés plusieurs fois sur ces connecteurs; pourquoi une fois ne suffit-il pas?












Cette figure montre le système de retenue qui permettait à l'astronaute de rester sur la plateforme en dépit des mouvements du vaisseau spatial.
Le problème avec ce système de retenue est qu'il n'était pas centré; quand l'astronaute tire dessus parce qu'il perd son équilibre, au lieu de le maintenir sur le centre de la plateforme, ce système le tire sur la gauche et contribue ainsi à le déséquilibrer.












De manière à réaliser l'alignement des deux vaisseaux (le module lunaire et le module de commande), ce qui requiert un parfait alignement, les astronautes avaient un système d'alignement optique (COAS).
Ce système consistait à aligner un réticule généré par un système à lentille collimatrice avec une cible montée sur l'autre vaisseau.







Le réticule pouvait détecter une variation de roulis...







... ou une variation de lacet...







...Ou une variation de tangage.







Lorsque le réticule était parfaitement aligné avec la cible montée sur l'autre vaisseau, l'alignement des deux vaisseaux était parfait, et l'arrimage était possible.







Mais, sur la cible normale (cerclée de vert), ils avaient monté une croix (cerclée de rouge), laquelle en fait n'avait pas d'autre usage que de gêner l'alignement du réticule.







En effet, lorsque le réticule était proche du bon alignement, la croix ajoutée venait en superposition avec le réticule et le cachait, empêchant ainsi de réaliser un parfait alignement!













Cette figure montre une clé de secours que les astronautes pouvaient utiliser pour ouvrir le sas du module de commande de l'extérieur.
Le problème est que, si nous nous référons aux dimensions indiquées, la poignée a une longueur d'environ deux pouces (cinq centimètres)!
C'est vraiment court pour une poignée, surtout lorsque vous devez tenir cette poignée avec des gants pressurisés!












Cette figure montre le "modularized stowage assembly" (MESA).
J'ai cerclé en rouge le trépied de la caméra TV.







Est-ce vraiment le même trépied?












Lorsque l'astronaute sortait du sas, il devait d'abord ramper sur la plateforme, en se tirant avec les mains.







Puis il sautait sur l'échelle.







C'est seulement quand il était sur le haut de l'échelle qu'il tirait un anneau permettant de déployer le MESA.
Seulement à partir de ce moment la caméra qui était dans le MESA pouvait commencer de filmer.
Donc, logiquement, l'astronaute devrait apparaître sur la vidéo peu après que la caméra ait commencé de filmer.







Sur la documentation, le MESA est encore enveloppé après son déploiement.
Alors nous pouvons nous demander comment la caméra pouvait filmer.
Nous supposerons qu'il y avait un trou dans l'emballage qui permettait à la caméra de filmer.







En dépit du fait que l'astronaute devrait apparaître sur la vidéo peu après que la caméra ait commencé de filmer, il apparaît parfois seulement plusieurs minutes après que la caméra ait commencé de filmer, par exemple dans Apollo 12 et Apollo 15.
Qu'est ce peut bien faire l'astronaute pendant tout ce temps? Une sieste?












Ceci est le schéma des circuits de chauffage du MESA.
Si le contrôle de température de la palette N° 3 est connecté en permanence, les contrôles de température des palettes 1 et 2 ne sont connectés que si un interrupteur est dans une position haute.
Mais pourquoi? Pourquoi ces contrôles de température ne sont-ils pas connectés comme pour la palette N° 3?
Et qu'est ce qui prenait la décision de connecter l'interrupteur sur la position haute ou la position basse.













Cette figure montre que les casques pouvaient être rangés sur le capot du moteur de montée.
Je ne suis pas sûr que c'était la bonne place pour les ranger!







Lorsque les sondes lunaires venaient en contact avec le sol lunaire, deux lampes s'allumaient pour avertir les astronautes que le sol lunaire était proche et le que moteur de descente devait être éteint.
Ces lampes étaient allumées simultanément pour une raison de redondance, au cas où une tomberait en panne.
Mais ces deux lampes n'étaient pas montées sur le même panneau, elles étaient montées sur deux panneaux différents.








Alors, si l'astronaute vérifiant les lampes voulait bénéficier de la redondance, il devait alternativement vérifier les deux lampes, et comme elles n'étaient pas montées sur le même panneau, il devait constamment déplacer son regard d'un panneau à l'autre pour vérifier les deux lampes, au cas où l'une ne marcherait pas.
Une bonne manière d'attraper un torticolis!














L'ALSEP (Apollo lunar surface experiment package) avait une poignée pour le transporter, mais le problème est que cette poignée n'était pas centrée sur l'ALSEP.







Cette figure montre un astronaute transportant l'ALSEP avec sa poignée, mais en fait il ne pouvait le porter ainsi...







...parce que l'ALSEP aurait pivoté de manière à ce que son centre de gravité vienne sur la verticale de la main de l'astronaute!
C'est la conséquence du fait que la poignée de l'ALSEP n'était pas centrée.













De manière à ajuster l'orientation des rétro-réflecteurs, les astronautes n'avaient que des vis et des boulons, rien de pratique; pourtant, avec leur difficulté à manipuler leurs gants et leur angle de vue réduit (qui les empêchait de regarder dans le viseur de leur appareil), avoir à faire à des vis et boulons n'était certainement pas aisé, c'est le moins que l'on puisse dire!







Quand nous regardons les rétro-réflecteurs sur les photos des missions, il est manifeste qu'il n'y avait rien pour les ajuster aisément.







Il est évident que les rétro-réflecteurs auraient dû être équipés avec des molettes d'ajustement permettant aux astronautes de les orienter aussi facilement que possible.
Encore mieux; ils auraient dû être équipés d'une orientation radio-commandée, de sorte que leur orientation aurait pu être corrigée après que les astronautes aient quitté la lune, car il n'était certainement pas facile pour les astronautes de savoir quelle orientation leur donner exactement.











L'alimentation de l'ALSEP était fournie par un générateur thermoélectrique à isotopes (RTG); de manière à le faire fonctionner, une capsule de carburant devait être insérée dans le RTG; cette capsule de carburant était contenue dans un conteneur attaché au module.
L'astronaute devait extraire le capsule de carburant du conteneur attaché a module.
Cette figure montre le conteneur en position verticale alors qu'il est attaché au module.







L'astronaute détachait alors le haut du conteneur pour le placer en position horizontale.
Mais la question que je pose est la suivante; Comment le conteneur pouvait-il tenir dans cette position horizontale?
Qu'est ce qui le maintenait dans cette position horizontale?













Tous les éléments de l'ALSEP étaient connectés par des câbles à l'ALSEP qui transmettait les mesures.







Mais, que je sois damné si cette plaisanterie peut transmettre quoi que ce soit!











Ce qui suit concerne l'usage du sac de survie (PLSS) dans Apollo 12.
Elle est basée sur une table dans le rapport de mission d'Apollo 12, à la page 8-20.







Autant pour l'oxygène que pour l'eau, des valves automatiques commandées électriquement permettaient de réguler la circulation, ce qui signifie que, plus l'astronaute consommait d'oxygène et d'eau, et plus il consommait aussi de la puissance électrique.
C'est une précision importante pour ce qui suit.







La table que j'ai utilisée contient deux colonnes pour chaque astronaute, l'une indique la valeur réellement utilisée, et l'autre la valeur prédite.








A présent, examinons les données de la première EVA.







Dans la première EVA, Conrad a utilisé 0,725 livres d'oxygène, alors qu'il était prédit qu'il en utiliserait 0,873 livres, et il en a donc utilisé moins que prédit.
Al Bean a aussi utilisé 0,725 livres d'oxygène, alors qu'il était prédit qu'il en utiliserait 0,873 livres, et il en a donc aussi utilisé moins que prédit.







Dans la première EVA, Conrad a utilisé 4,75 livres d'eau, alors qu'il était prédit qu'il en utiliserait 5,4 livres.
Et Al Bean a utilisé 4,69 livres d'eau, alors qu'il était prédit qu'il en utiliserait 5,2 livres.







Finalement, dans la première EVA, Conrad a utilisé 187 watt-heure de puissance électrique, alors qu'il était prédit qu'il en utilise 133 seulement, ce qui est étrange, car, comme il a utilisé moins d'oxygène et d'eau que prédit, il aurait aussi dû utiliser moins de puissance électrique que prédit.
Al Bean a utilisé 188 watt-heure de puissance électrique, légèrement plus que Conrad, alors qu'il a utilisé un peu moins d'eau.







Maintenant, examinons les données de la deuxième EVA, et c'est là que commence le fun.







Dans la deuxième EVA, Conrad a utilisé 0,695 livres d'oxygène, alors qu'il était prédit qu'il en utiliserait 0,886 livres, et AL Bean a utilisé 0,720 livres d'oxygène, alors qu'il était prédit qu'il en utiliserait 0,849 livres; remarquez que, alors qu'il était prédit qu'Al Bean utiliserait moins d'oxygène que Conrad, il en a utilisé davantage au lieu de cela.







Dans la deuxième EVA, Conrad a utilisé 3,89 livres d'eau, alors qu'il était prédit qu'il en utiliserait 6,2 livres, ce qui signifie qu'il en a utilisé nettement moins que prédit.
Al Bean a utilisé 4,69 livres d'eau, alors qu'il était prédit qu'il en utiliserait 5,8 livres, et il a donc aussi utilisé moins d'eau que prévu, mais remarquez qu'il a utilisé plus d'eau que Conrad, alors qu'il était prédit qu'il en utiliserait moins.







Il apparaît donc que, alors qu'il était prévu qu'Al Bean utiliserait moins d'oxygène et d'eau que Conrad, il en a utilisé davantage à la place.
Vous direz que cela ne prouve rien, Al Bean aurait pu être plus zélé que prédit, et pourrait donc avoir utilisé plus d'oxygène et d'eau que prévu.
Mais voici qu'arrive la surprise.







Dans la deuxième EVA, Conrad a utilisé 177 watt-heure de puissance électrique, alors qu'il était prédit qu'il en utiliserait 130 seulement, et, comme il a utilisé moins d'oxygène et d'eau que prédit, il devrait aussi avoir utilisé moins de puissance électrique que prédit.
Et Al Bean a aussi utilisé 177 watt-heure de puissance électrique au lieu des 133 prédits, avec le même commentaire que pour Conrad.
Mais l'indice final est qu'Al Bean a utilisé la même puissance électrique que Conrad, alors qu'il a utilisé davantage d'oxygène et d'eau que Conrad, ce qui signifie qu'il aurait aussi du utiliser plus de puissance électrique!
Ceci est une incohérence manifeste!












Ce qui suit parle de l'utilisation du sac de survie (PLSS) dans Apollo 17.
J'ai déjà parlé de son utilisation dans Apollo 12, et montré des anomalies la concernant.
Cette fois, je vais parler de son utilisation dans Apollo 17, et l'anomalie que je vais montrer est assez différente de celle que j'ai montrée dans Apollo 12.







Dans le manuel technique du module lunaire, ils disent ceci (traduit):
"Le PLSS peut opérer pendant 7 heures, selon le taux métabolique de l'astronaute, avant que l'oxygène et l'eau doivent être remplis à nouveau, la batterie et la cartouche d'hydroxyde de lithium doivent être remplacés, le condensateur déchargé."







Je me suis donc renseigné sur la durée totale de la troisième EVA.
Elle commence avec ce commentaire au temps 163:33:44 (traduit):
"Cernan: Je pense que la prochaine chose à faire est d'ouvrir le sas, hein?"
Donc, s'ils sont sur le point d'ouvrir le sas, cela veut dire qu'ils ont déjà revêtu leur sac de survie.







Le dernier commentaire est au temps 170:44:46 (traduit):
"Cernan: Le sas est fermé. Voyons si je l'ai verrouillé"
Le LEM ne peut être pressurisé avant le verrouillage du sas, et cela signifie donc que les astronautes portent encore leur sac de survie.
La différence de temps entre les premier et dernier commentaires est de 7 heures et 11 minutes.
Cela veut dire que les astronautes ont gardé leur sac de survie au-delà de la limite acceptable.
Ils auraient raisonnablement du épuiser leurs réserves d'oxygène, d'eau, et de batterie.







Une table dans le rapport de mission d'Apollo 17 décrit l'utilisation du sac de survie.
Je montre ici son utilisation dans la troisième Eva.







Comme pour Apollo 12, il y a deux colonnes par astronaute, l'une est l'usage réel, et l'autre l'usage prédit.







Dans cette table, il y a une ligne concernant la limite rouge (redline limit); comme cette information est très importante dans la démonstration, j'explique ce que signifie cette ligne.
Dans un document sur les limites de mission, la limite rouge est décrite pour le PLSS comme le moment où il commence à rester moins de 30 minutes d'oxygène, d'eau ou de batterie.
Cela signifie que, pour chaque élément, si la quantité restante est au-dessus de la limite rouge, il reste plus de 30 minutes dans son utilisation.







Ceci est l'information concernant l'utilisation de l'oxygène dans la troisième EVA.
A la fin de la troisième EVA, Cernan aurait encore eu 0,44 livres d'oxygène restant, alors que sa limite rouge était de 0,37 livres, donc moins que ce qui restait à Cernan.
Cela signifie, selon la définition de la limite rouge que j'ai expliquée plus haut, que Cernan avait encore plus de 30 minutes d'oxygène restantes.
Plus de 30 minutes restantes alors qu'il avait déjà dépassé la limite d'utilisation du sac de survie de 11 minutes?
Si nous calculons le temps de son oxygène en faisant une règle de trois, nous trouvons qu'il aurait encore eu 30*0,44/0,37=35 minutes restantes.
Oh, vraiment, c'est un miracle.
Et, pour Schmitt, nous avons quelque chose de similaire, car, à la fin de la troisième EVA, il avait encore 0,38 livres restantes, alors que sa limite rouge était de 0,37 livres, et il avait donc aussi plus de 30 minutes d'oxygène restantes.







A la fin de la troisième EVA, Cernan aurait encore eu 1,43 livres d'eau restantes, alors que sa limite rouge était de 0,91 livres, et il avait donc plus de 30 minutes d'eau restantes.
Si nous calculons le temps restant de son eau en faisant une règle de trois, nous trouvons qu'il aurait encore eu 30*1,43/0,91=47 minutes restantes.
Et Schmitt aurait encore eu 1,20 livres d'eau restantes, alors que sa limite rouge était de 0,91 livres, et il il aurait donc aussi eu plus de 30 minutes d'eau restantes.







A la fin de la troisième EVA, Cernan aurait encore eu 7,40 ampères-heure de batterie restants, alors que sa limite rouge était de 3,27 ampères-heure, ce qui signifie qu'il avait plus de 30 minutes de batterie restantes.
Si nous calculons le temps restant de sa batterie en faisant une règle de trois, nous trouvons qu'il aurait encore eu 30*7,40/3,28=67 minutes restantes.
Et Schmitt aurait encore eu 5,10 ampères-heure de batterie restants, alors que sa limite rouge était de 3,28 ampères-heure, ce qui signifie qu'il avait aussi plus de 30 minutes de batterie restantes.







La conclusion est donc que, dans tous les domaines, aussi bien Cernan que Schmitt auraient encore pu utiliser leurs sacs de survie pendant plus de 30 minutes, alors qu'ils avaient déjà dépassé son utilisation de 11 minutes!
Ils ont du faire de l'apnée pour économiser leurs réserves!
Remarquez que nous ne trouvons pas le même type d'anomalie que dans Apollo 12, car Schmitt a logiquement utilisé plus de batterie que Cernan, comme il a aussi utilisé plus d'oxygène et d'eau.
Ce qui est moins normal est que, puisque Schmitt était plus petit que Cernan, il devrait normalement avoir un métabolisme qui lui ferait consommer moins d'oxygène et d'eau (et donc aussi de batterie) que Cernan!







Ce qui suit parle de l'utilisation du sac de survie (PLSS) dans Apollo 17.
J'ai déjà parlé de son utilisation dans Apollo 12, et montré des anomalies la concernant.
Cette fois, je vais parler de son utilisation dans Apollo 17, et l'anomalie que je vais montrer est assez différente de celle que j'ai montrée dans Apollo 12.







Dans le manuel technique du module lunaire, ils disent ceci (traduit):
"Le PLSS peut opérer pendant 7 heures, selon le taux métabolique de l'astronaute, avant que l'oxygène et l'eau doivent être reremplis, la batterie et la cartouche d'hydroxyde de lithium doivent être remplacés, le condendateur déchargé."







Je me suis donc renseigné sur la durée totale de la troisième EVA.
Elle commence avec ce commentaire au temps 163:33:44 (traduit):
"Cernan: Je pense que la prochaine chose à faire est d'ouvrir le sas, hein?"
Donc, s'ils sont sur le point d'ouvrir le sas, cela veut dire qu'ils ont déjà revêtu leur sac de survie.







Le dernier commentaire est au temps 170:44:46 (traduit):
"Cernan: Le sas est fermé. Voyons si je l'ai verrouillé"
Le LEM ne peut être pressurisé avant le verrouillage du sas, et cela signifie donc que les astronautes portent encore leur sac de survie.
La différence de temps entre les premier et dernier commentaires est de 7 heures et 11 minutes.
Cela veut dire que les astronautes ont gardé leur sac de survie au delà de la limite acceptable.
Ils auraient raisonnablement du épuiser leurs réserves d'oxygène, d'eau, et de batterie.







Une table dans le rapport de mission d'Apollo 17 décrit l'utilisation du sac de survie.
Je montre ici son utilisation dans la troisième Eva.







Comme pour Apollo 12, il y a deux colonnes par astronaute, l'une est l'usage réel, et l'autre l'usage prédit.







Dans cette table, il y a une ligne concernant la limite rouge (redline limit); comme cette information est très importante dans la démonstration, j'explique ce que signifie cette ligne.
Dans un document sur les limites de mission, la limite rouge est décrite pour le PLSS comme le moment où il commence à rester moins de 30 minutes d'oxygène, d'eau ou de batterie.
Cela signifie que, pour chaque élément, si la quantité restante est au-dessus de la limite rouge, il reste plus de 30 minutes dans son utilisation.







Ceci est l'information concernant l'utilisation de l'oxygène dans la troisième EVA.
A la fin de la troisième EVA, Cernan aurait encore eu 0,44 livres d'oxygène restant, alors que sa limite rouge était de 0,37 livres, donc moins que ce qui restait à Cernan.
Cela signifie, selon la définition de la limite rouge que j'ai expliquée plus haut, que Cernan avait encore plus de 30 minutes d'oxygène restantes.
Plus de 30 minutes restantes alors qu'il avait déjà dépassé la limite d'utilisation du sac de survie de 11 minutes?
Si nous calculons le temps de son oxygène en faisant une règle de trois, nous trouvons qu'il aurait encore eu 30*0,44/0,37=35 minutes restantes.
Oh, vraiment, c'est un miracle.
Et, pour Schmitt, nous avons quelque chose de similaire, car, à la fin de la troisième EVA, il avait encore 0,38 livres restantes, alors que sa limite rouge était de 0,37 livres, et il avait donc aussi plus de 30 minutes d'oxygène restantes.







A la fin de la troisième EVA, Cernan aurait encore eu 1,43 livres d'eau restantes, alors que sa limite rouge était de 0,91 livres, et il avait donc plus de 30 minutes d'eau restantes.
Si nous calculons le temps restant de son eau en faisant une règle de trois, nous trouvons qu'il aurait encore eu 30*1,43/0,91=47 minutes restantes.
Et Schmitt aurait encore eu 1,20 livres d'eau restantes, alors que sa limite rouge était de 0,91 livres, et il il aurait donc aussi eu plus de 30 minutes d'eau restantes.







A la fin de la troisième EVA, Cernan aurait encore eu 7,40 ampères-heure de batterie restants, alors que sa limite rouge était de 3,27 ampères-heure, ce qui signifie qu'il avait plus de 30 minutes de batterie restantes.
Si nous calculons le temps restant de sa batterie en faisant une règle de trois, nous trouvons qu'il aurait encore eu 30*7,40/3,28=67 minutes restantes.
Et Schmitt aurait encore eu 5,10 ampères-heure de batterie restants, alors que sa limite rouge était de 3,28 ampères-heure, ce qui signifie qu'il avait aussi plus de 30 minutes de batterie restantes.







La conclusion est donc que, dans tous les domaines, aussi bien Cernan que Schmitt auraient encore pu utiliser leurs sacs de survie pendant plus de 30 minutes, alors qu'ils avaient déjà dépassé son utilisation de 11 minutes!
Ils ont du faire de l'apnée pour économiser leurs réserves!
Remarquez que nous ne trouvons pas le même type d'anomalie que dans Apollo 12, car Schmitt a logiquement utilisé plus de batterie que Cernan, comme il a aussi utilisé plus d'oxygène et d'eau.
Ce qui est moins normal est que, puisque Schmitt était plus petit que Cernan, il devrait normalement avoir un métabolisme qui lui ferait consommer moins d'oxygène et d'eau (et donc aussi de batterie) que Cernan!







Mais, après tout, nous ne devrions pas être surpris, car tout est possible sur la lune Apollo, et n'a pas besoin d'une explication logique.