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Noir, gris, et voilà une lumière
Tous ne savent pas où aller
Où se sauver
Tout ce qui est perdu…hier

La lumière brille encore, laissant entrevoir le vert
Les chimères lumineuses montrent leurs atours
Proposent plus d’un mauvais coup pervers
Loin de tous ces beaux jours

Le rythme accélère dans la fausse noirceur
Tous pensent à leur avenir, à la salle journée
À se débarrasser de la vie, à pouvoir voler
Mais cette vie les retient

Le rythme ralentit vers la montagne grise
Les faux espoirs galopent au loin
Les visages sont congelés en place
Blafards et pâle en attente de meilleur

La vie s’arrête, y laisse quelques pauvres infortunés
Les pauvres oubliés sous une immense pile verte
Des gens que l’on ne voit plus
Des gens qui osent rêver

Rêver à la vie cachée sous les chimères
La vie qui brûle dans les âmes
Cette flamme éteinte, ce goût de vivre
Qui semble si loin, si loin de la vie

Dimanche 12 octobre 2003, Alexandre Gagnon

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