Dossier: 6185-071-1887 Compagnie d'assurances: London Vous trouverez ci-attachée, la version du réclamant en rapport avec un accident de travail. Monsieur P. Masson, nouvellement engagé par la compagnie de construction T.P.L. Le travail du réclamant consistait à descendre un surplus de briques, du toît d'un édifice de deux étages. Rapport enregistré du réclamant, fait à Montréal le 05 juillet 1998. Question: "Monsieur, vous êtes enregistré, auriez-vous l'amabilité de nous raconter les faits de l'accident." Réponse: J'pensais sauver du temps. J'ai fixé un madrier avec une poulie en haut de la bâtisse avec une corde que j'ai passée dans la poulie avec deux bouttes qui descendent jusqu'à terre. J'ai attaché un baril vide au boutte de la corde pis je l'monte en haut de la bâtisse. Ensuite, j'attache l'autre boutte de la corde à un arbre. Là, j'monte sus l'toît pis j'remplis le baril de briques. Ensuite, j'retourne en bas pis je viens pour détacher la corde pour faire descendre le crisse de baril. Malheureusement, le baril plein de briques est ben trop pésant pour moé et avant que j'réalise quoi que ce soit, le baril monte en l'air d'une chotte. Là, chu trop haut pour lâcher la corde (pis j'monte toujours), je me suis tenu après la corde en maudit. A moitié chemin vers le haut, j'rencontre le crisse de baril qui descendait pis j'en ai reçu un coup sur l'épaule gauche, tabarnak que ça m'a fait mal. Mais çé pas toute, moé, j'continue à monter. Rendu en haut, je m'pète la tête sur le crisse de madrier pis j'me prends les doigts dans la poulie. Quand l'baril touche à terre, le fond pète pis l'baril s'vide. Asteur, ciboire, chu plus pésant que l'baril, ça fait que là j'descends en crisse; pis à moitié chemin en descendant, j'rencontre encore le crisse de baril qui lui monte, pis j'ai reçu un coup sur les jambes, pis là ça saigne. Rendu en bas, je crisse l'camp sur le tas de briques. J'me suis coupé à cause des briques pointues. Rendu là, j'me rappelle pas grand'chose. Chu tout étourdi; ça fa que j'lâche la crisse de corde mais là, le baril lui, il descend en tabarnak, pis me câlisse un coup sur la tête. Pis là, je me retrouve à l'hôpital. C'est pour ça que j'demande un congé de maladie. Semaines précédentes Email : Syra96ga@hotmail.com
Dossier: 6185-071-1887
Compagnie d'assurances: London
Vous trouverez ci-attachée, la version du réclamant en rapport avec un accident de travail.
Monsieur P. Masson, nouvellement engagé par la compagnie de construction T.P.L.
Le travail du réclamant consistait à descendre un surplus de briques, du toît d'un édifice de deux étages.
Rapport enregistré du réclamant, fait à Montréal le 05 juillet 1998.
Question: "Monsieur, vous êtes enregistré, auriez-vous l'amabilité de nous raconter les faits de l'accident."
Réponse: J'pensais sauver du temps. J'ai fixé un madrier avec une poulie en haut de la bâtisse avec une corde que j'ai passée dans la poulie avec deux bouttes qui descendent jusqu'à terre.
J'ai attaché un baril vide au boutte de la corde pis je l'monte en haut de la bâtisse. Ensuite, j'attache l'autre boutte de la corde à un arbre. Là, j'monte sus l'toît pis j'remplis le baril de briques. Ensuite, j'retourne en bas pis je viens pour détacher la corde pour faire descendre le crisse de baril. Malheureusement, le baril plein de briques est ben trop pésant pour moé et avant que j'réalise quoi que ce soit, le baril monte en l'air d'une chotte. Là, chu trop haut pour lâcher la corde (pis j'monte toujours), je me suis tenu après la corde en maudit. A moitié chemin vers le haut, j'rencontre le crisse de baril qui descendait pis j'en ai reçu un coup sur l'épaule gauche, tabarnak que ça m'a fait mal. Mais çé pas toute, moé, j'continue à monter. Rendu en haut, je m'pète la tête sur le crisse de madrier pis j'me prends les doigts dans la poulie.
Quand l'baril touche à terre, le fond pète pis l'baril s'vide. Asteur, ciboire, chu plus pésant que l'baril, ça fait que là j'descends en crisse; pis à moitié chemin en descendant, j'rencontre encore le crisse de baril qui lui monte, pis j'ai reçu un coup sur les jambes, pis là ça saigne. Rendu en bas, je crisse l'camp sur le tas de briques. J'me suis coupé à cause des briques pointues. Rendu là, j'me rappelle pas grand'chose. Chu tout étourdi; ça fa que j'lâche la crisse de corde mais là, le baril lui, il descend en tabarnak, pis me câlisse un coup sur la tête. Pis là, je me retrouve à l'hôpital.
C'est pour ça que j'demande un congé de maladie.
Semaines précédentes
Email : Syra96ga@hotmail.com