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A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W

enhancer
eths
evanescence


STREET TRASH

White trash, street trash asheurs,
extatiques tchatcheurs, d’argotiques cracheurs
White trash, pacifiques prêcheurs,
d’oreilles décrocheurs, mic arracheurs,
White trash

Come back d’une bande de barbares
bâtards aux vibes blanches et noires
pas étonnant qu’il y ait tant de mécontents
nous on s’en bat
Street trash H on fait résonner

Refrain : (x2)
Trash, trash, street trash a la rage
qu’on crache, a l’impact d’un crash
crash c’est du street trash
Trash, trash, street trash a la rage
qu’on crache
et tant pis si ça te fâche
si ça te tache quand on te crash teste

White trash, poussée par l’extrême
imprime qu’il n’y a pas que de la frime
mais surtout l’instinct du white trash,
se mettre à tout prix en situation décalée
vivre à trois cents à l’heure
White trash, affronter ses angoisses et ses peurs
ses pleurs jouer avec sa douleur,
l’esprit toujours attiré par le feu
le corps comme terrain de jeux

(refrain)

C’est notre rage qu’on crache,
comme l’impact d’un crash,
toute la rage qu’on crache,
a l’impact d’un crash

Street trash, c’est notre rage qu’on crache,
street trash, comme l’impact d’un crash,
street trash, toute la rage qu’on crache,
street trash, a l’impact d’un crash

Un son, qui clashe tout, qui rappe tout,
qui rocke tout, qui crashe tout
Des streets trashers, ouais c’est du street trash ash
avec la gouache d’un smash,
et tant pis si ça te fâche
si ça te tache quand on te crash teste

Une horde en baggy shorts et casquettes
nous prends pas pour des lopettes,
ça se passe en France comme aux States.
Un son qui clashe tout, qui rocke tout,
qui rappe tout, qui crashe tout
du street trash

(refrain)

Quand on te crash teste (x4)
Du street trash (x4)
White trash

PEU IMPORTE

Peu importe (x3)

Un milliard de départs foireux à cinq heures du mat’,
un milliard de kilomètres pour mettre la fête,
y a un million de têtes dont on se rappelle le soir
et un millier de souvenirs tatoués dans le fond de mon crâne,
des crises de rire et peut-être un ou deux drames
des wagons de slams et des tonnes de trac,
des plaies, des bosses, des os qui craquent
quelques gouttes de sang justifiant
de tous ces moments uniques,
tous ces instants critiques,
tous ces regards de diablesse,
le long des nuits d’ivresse,
les coups de speed et de stress,
la puissance de la foule,
l’insouciance nous rend fou,
vrai c’est pour tous ceux qui ne trichent pas,
Enhancer, on en parle et alors,
c’est pas pour autant qu’on a la tête qui enfle
Ceux qui ont toujours été là savent qu’on a toujours été là
Rester fidèles aux siens, c’est un pour tous et tous pour un

Refrain : (x2)
Peu importe les plans galères
Peu importent toutes les misères
Peu importent les bornes à faire
Ce qui compte c’est le feu du prochain concert

Tant de synergies au service de l’énergie
laissées sur la scène, sur la route coûte que coûte,
tous complices, la sueur suinte encore le long des cicatrices
les sacrifices s’effacent et cessent d’exister
au vu de l’édifice édifié,
pour moi si édifiant
le bilan de tous ces moments
de sérénité partagés, échangés,
tant de visages m’auront marqué,
débarqués de tout horizon,
ébranlée en a été ma raison,
aujourd’hui je sais que ma vie est ici et ainsi faite
je la dédie de fait à cette quête

(refrain)

Ce qui compte c’est le feu du prochain concert (x2)

j’ai tout kiffé, des teuffés aux fêlés des foules en feu
où j’étouffais même si j’ai tout fait, chouffer des meufs
chauffer des keufs foutus, faire un tefoo,
prendre des tophos, des tout fous et tout au fond de moi
ces faits me font l’effet d’un typhon me donnant la foi

Peu importent les galères,
les milliers de plans misères,
On a des souvenirs plein le crâne,
c’est notre dope, C’est notre came
(x4)

(refrain)

Peu importe (x3)

Whoua ! Vous êtes chauds ! Tout le monde pête un plomb !
Jump, jump, faut que ça jumpe
Ce qui compte c’est le feu du prochain concert
Enhancer…

 

CINGLÉS

Refrain :
Cinglés, cinglés, faut foutre le hola, sur la brèche
on est tous prêts à tirer dans le tas des
x(4)

Un réveil pourri pour une journée de plus qu’il ne sent pas,
dehors il fait gris enfermé seul je fais les cent pas,
seul chez lui, là ouais seul, les gens, il ne supporte pas,
seul chez moi, le seul endroit où l’on ne me juge pas,
où il attend et attente un attentat à ses tentations
diaboliquement dément, un démon gère mes pulsions meurtrières.
Il rêve de Lucifer et d’une orgie suicidaire
lors de mes folies passagères brûlent en moi les flammes de l’enfer,
les flammes de l’enfer.
Sur la brèche on est tous prêts à tirer dans le tas des

(refrain x2)

La bête me ronge et petit à petit le plonge
dans de sombres pensées dans le désir de m’y enfermer
de plus en plus sur lui-même pour réaliser qu’en fait
il n’y a plus personne que j’aime,
plus personne à qui faire de la peine
alors pourquoi rester zen car lors de sa dernière scène
je vais m’éclater les veines, poussé par la bêtise humaine
pour une fin dans une flaque de sang suivie d’une vague de peine

(refrain x4)

Je suis pas dans le cas du squale, se calquant sur Scarface
qui pour palper du « scalpa » scalpe au scalpel,
non pas dans le cas du type lambda constatant sa go
« chécou » avec un sale con,
la « tèje » par le balcon, je suis sur la brèche,
asséné d’idées noires comme l’encre de sèche,
armé du 666, le mal je prêche,
agnostique mon âme, allume la mèche et bah,
mes pulsions prennent le dessus,
pas besoin de psy, je suis pas psycho,
j’ai l’esprit hanté, le cœur glacé comme un cône Miko.
D’toute manière, je sais que je finirai au comico,
vu que l’homicide est devenu ma libido,
pourtant j’ai l’air timide,
ha mais je suis atteint de désirs morbides
le jour je suis clean, l’air placide,
mais la nuit le regard vide,
j’organise un vrai génocide.

(refrain x5)

Cinglés, cinglés, tous prêts à tirer dans le tas (x4)

 

LA MALETTE (1)

Vendredi soir, soir de foire ordinaire,
sur le quai de la gare m’arrive une histoire extraordinaire,
normalement sans le dinar,
je viens peut-être de trouver ce soir
de quoi finir milliardaire,
derrière un réverbère, bercé par les courants d’air du R.E.R.,
un énergumène, ventre à terre, me tend la main d’un air,
comme si j’étais son dernier espoir,
l’histoire commence alors que je m’empare de sa mallette,
et puis me barre, martel en tête, jusque tard je vais faire la fête,
mais 1, 2, 3, 4, 5, 6 malabars, barrent mon itinéraire,
de chaque côté de la gare comme si ils me voulaient la guerre,
et là il se peut que ce soit gore, mais pas moyen que je lâche mon trésor,
quitte à ce que je me fâche très, très fort, mais pas assez fort,
fort de leur gueule de butor, j’opte pour un peu de sport,
saute les rails comme un trompe la mort,
une fois dehors ma conscience me dit que j’aie tort

Lâche la mallette
non mais ça va pas ou quoi
Lâche la mallette
c’est vrai que j’ai peut-être déconné cette fois
Lâche la mallette
et si jamais ils venaient chez moi
Lâche la mallette
Eh Bill je peux laisser ça chez toi…

Toute cette histoire de ouf
Stop
Day mayday mayday
Stop
Day mayday

Toute cette histoire de ouf
Stop
Day mayday mayday
Stop

 

EXISTENCE

Y a ce type en classe A, coup de klaxon devant le lycée,
genre je te claque ça, style ma clique de classieux claques sous,
mais claque ta porte mec, tout le monde s’en fout, personne t’a capté,
t’es trop dépassé. Pilier de bar RMIiste, dix pastis de trop,
prêt à se foutre à poil, paye une tournée générale,
en général, la risée du balto, gagne 10 balles au banco,
devient le prince des baldos.
Habillée Dior du haut en bas,
ceux qui pioncent dehors elle ne supporte pas,
jusqu’ici entretenue mais bientôt dans la rue,
car son mec, lui ne la supporte plus.

Souvent on veut assouvir ses souhaits mais ça n’arrive pas si souvent
Souhaitons que la vie nous sourit mais ça n’arrive pas si souvent

Refrain : (x2)
L’existence reste en substance,
différence ou ressemblance,
apparence sans évidence,
tout le monde cherche un sens à son existence

Perdu sous ses cartons dans un coin de ton quartier,
quatre ans à concocter une idée révolutionnaire
une fois brevetée catapulté millionnaire.
Une bande de cancres banlieuzarbis
que rien ne destinait à rien, d’un rien, juste l’envie
puis quelques guitares
maintenant ils gagnent leur vie
juste à foutre le bazar,
né sans avoir été conçu et de père inconnu
surnommé Jésus s’il avait su
du bas de l’échelle jusqu’au haut de la croix
aux quatre coins du monde son nom s’est répandu.

Souvent on veut assouvir ses souhaits mais ça n’arrive pas si souvent
Souhaitons que la vie nous sourit mais ça n’arrive pas si souvent

(refrain)

Y’en a qu’en ont rien à battre,
pire que des pitts aux coups de putes
qu’ont comme but de te battre,
de t’écraser pour un peu plus briller
attirer l’attention et gravir les échelons,
y’en a qu’ont des envies suicidaires,
y’en a qui luttent pour rester sur terre
et y a des sadiques, des pervers
et y a tous ceux qui laissent faire
et y a tous les paumés, camés, tarés, les exclus, les sans-papiers
ceux qu’ont pas de chance et ceux qu’ont pas à supporter
ceux qui vivent en marge et ceux qu’ont pas cautionné
y en a qui fabriquent des bombes atomiques
et y a les fous de Dieu et les fins tragiques
et y en a qui malgré tout restent optimistes
et rêvent de faire cesser les haines
dans le fond c’est vrai,
on est presque tous frères

(refrain)

 

CONTRE-TEMPS

Se voir couler sous le poids des ans
tout en se disant que sont devenus nos vingt ans
tant et tant de temps à s’entêter pour rester sur terre
à terre l’on tombe atterré quand on tilte que tout est enterré
que tous sont enterrés, plus rien n’a d’intérêt
l’on attend plus que sa mise en terre
et qui sait y a t’il une vie après la mort
ou juste une mort après la vie
moi je vis à mort, mords la vie
et vis la mort du plus loin possible
mais si seulement c’était possible
chaque ride ou cheveu blanchi
sur ma tête ou celle des vieilles branches qui
ont place dans mon cœur, m’écœurent,
me donnent de la rancœur, alors je reste moqueur
telle est ma cure pour oublier qu’un jour ce sera mon tour
de regarder les autres s’éclater profiter
de la santé et de la vélocité
que j’aurai sans doute égarées
dans une existence de taré
mais pour tout le monde c’est la même
et au moins ça c’est carré
mais ça aura quand même du mal à me consoler

Refrain : (x2)
Plus le temps passe plus il nous casse
Pour tous la même sentence
Plus le temps passe plus il nous casse
La même dépendance aux fontaines de jouvence

Tout le poids du monde s’effondre sur ce corps funeste écrasé,
plombé par des gestes bridés, brisé
par le temps, une bombe à retardement, les secondes s’éternisent
et pourtant l’horloge fuse, attisent la hantise,
provoquant les pires crises de stress et d’angoisse,
tout se passe dans une impasse de détresse,
la tristesse remplace toute trace d’allégresse,
le vide s’installe et progresse,
laissé seul à ressasser ses soucis mais qui s’en soucie
ses proches se sont sauvés quand sa vie s’est essoufflée
alors seul, assis dans ce centre il ne lui reste qu’à décompter
ses jours car aujourd’hui comptés

(refrain)

Plus le temps passe et plus s’entasse le temps
quoi que l’on fasse pour tous la même sentence
la même dépendance aux fontaines de jouvence
faire reculer l’échéance d’une ou deux années de souffrance
chaque minute de chaque journée nous est décomptée
se sentir vieillir, perdre sa vitalité,
perdre son insouciance, perdre son insolence
rongé par sa propre déchéance

Plus le temps passe plus il nous casse
Pour tous la même sentence
La même dépendance aux fontaines de jouvence
faire reculer l’échéance d’une ou deux années de souffrance
(x2)

K.O.

Paré à se fonce-dé pour nos idéaux, Enhancer lance l’assaut,
sur la cadence balance tout haut, l’essence du mot chaos,
j’enlève mes gants et prends mon glaive
et lève mes rangs sans laisser de trêves, prends la relève,
déchaîne les mégas dégâts car la saga
des gars renégats peut commencer, paré au combat,
déblaye les débats, balaye les pachas
c’est peut-être toujours la même rengaine,
toujours aussi vaine, mais j’enchaîne,
car les chaînes ne me tiennent plus
et je ne crois même plus qu’en restant zen
les jardins d’Eden nous soient rendus,
alors j’engraine la crème des cramés au cro-mi
à gratter sur le gain des gros, grailler le gratin des pourris
parmi les parvenus partout, par tous les moyens saugrenus

Refrain :
Sois ton acteur, passe à l’acte,
faut que t’en jacte, mais que l’idée reste intacte
Sois ton acteur, passe à l’acte,
plus grave est l’action, plus grand est l’impact

Mets l’feu à la baraque,
faut que ça crame quand tu craques,
guidés par nos idéaux,
on allume la mèche, et bang
(x2)

Hé mec ! Tu veux que ton monde bouge, secoue-le,
reste pas cool le climat est houleux,
dans les rues déboule, attise les foules,
lâche les fous, faut leur foutre les boules,
que ce soit le grand bordel,
plus qu’un bug, un truc universel,
fort en gueule jusqu’à ce qu’on s’en mêle,
même pêle-mêle, nos idées non jamais ne s’emmêlent
c’est le black out, tous knock-out,
on est plus des boys scouts,
donc on passe au boycott, remplace les mascottes,
sape les plans de démagos en yacht,
change de pilote, fais brûler la paillote,
trop de statistiques, d’insécurités de plastique,
élections pathétiques aux résultats drastiques
financement mystiques détournement de notre fric,
je suis pas stoïque, et ne resterai pas statique

(refrain)

Projeter dans le chaos répandre le fléau
prouver qu’on n’est pas K.O. au cas où,
foutre le souk autour de nous projeter les gard-fous
au risque de se prendre des coups,
s’organiser en milice qui s’immisce
dans tous les styles de vie
et tous les styles de vice
partout maintient l’envie d’une nouvelle anarchie
l’envie d’être insoumis,
le refus de subir l’avis de l’opinion,
le but de la manœuvre c’est foutre des gnons,
du sable dans les rouages de la nation,
mettre la pression ouais montrer qu’on est bien vivant,
qu’on a le sang chaud bouillant

Sois ton acteur, passe à l’acte,
faut que t’en jacte, mais que l’idée reste intacte
Sois ton acteur, passe à l’acte,
plus grave est l’action, plus grand est l’impact
(x2)

Mets l’feu à la baraque,
faut que ça crame quand tu craques,
guidés par nos idéaux,
on allume la mèche, et bang
(x2)

Répands le chaos (x4)

 

LA MALETTE (2)

Trip parano, je psychote trop,
déguisé pour passer incognito
depuis que Nito m’a refilé discréto
cette mallette secrète,
des tas de types genre mafia soviet me guettent,
végètent autour de moi, faut que je décampe net
avant d’être mis en miette.
Comme une comète file direct aux toilettes,
me faufile par la fenêtre
2, 3 galipettes, eh hop !!
Déjà semé les lopettes !!
Mon phone sonne
« tiens on dirait qu’il y a personne »
Je suis sur écoute à coup sûr quelqu’un m’espionne
ils m’ont donc repéré,
je me réfugie dans le tro-mé
longe ces putains de voies ferrées,
galope comme un dératé,
faut que je sorte de ce guêpier
alors m’introduis dans une conduite,
me retrouve en plein zénith
aujourd’hui concert Nowhere
j’vais peut-être pouvoir me sortir de ce calvaire,
me décharger de cette affaire
Nito lui n’a pas hésité à me laisser en galère

Lâche la mallette
C’est peut-être dangereux cette histoire-là
Lâche la mallette
Je peux quand-même pas faire ça
Lâche la mallette
Tant pis j’ai trop les foies
Lâche la mallette
Dav je peux laisser ça chez toi

Toute cette histoire de ouf
Stop
Day mayday mayday
Stop
Day mayday

Toute cette histoire de ouf
Stop
Day mayday mayday
Stop

 

PANAME

Il y a tant d’histoires oui mais il
faut le voir pour le croire dans ma ville
à Paname y a pas âme qui vive sans être stressée
y a pas que oim qui veuille sans cesse tracer
pour plus voir au petit matin des sacs à vin,
des merdes de chien, des seringues et des tapins
des gamins clandestins, je veux pas d’un destin
ici, dans la mélasse où tout s’entasse, tous s’engrainent,
tous succombent à cette odeur malsaine issue de la Seine,
du métro, la même ambiance nécro, même attitude raccroc,
oui ça craint mais ici c’est pas une cour de récré
t’as vu comment ça pue, ouais t’as vu comment ça tue,
dans ta rue, non t’as pas d’hallu, l’univers y est impitoyable,
mais c’est pas Dallas, ici les délits,
et non les délices se répètent comme un Delay,
et l’insécurité monte, s’immisce
dans les moindres petits interstices
favorise les actions de la police,
crée des milices et des militaires en faction,
ratissent n’importe quel simili métis,
alors en gravure, en peinture, sur les murs
sans rature, des signatures signifiant no future,
telle est la conjoncture, c’est pas la vie qui est dure,
mais cet endroit qui nous tuera à l’usure

Refrain :
Paname ville sans âme, s’alarme, la ville s’alarme

Y a des gosses, y a des mères,
des cailles, des toxs, des garces et des pères
tout le monde se regarde de travers,
on flippe tous, ouais tous, d’attraper la misère
(x2)

Brandis bien haut le drapeau des escrocs,
des coups de couteaux, des coups dans le dos , des macros
maquant les ados, des mômes accros à l’héro,
des cailles qui vendent du crack aux toxos qui squattent le métro,
un assaut d’hypocrisie, c’en est trop
de nous faire croire encore qu’aujourd’hui
il fait bon vivre dans une ville aussi pourrie que Paris,
une porcherie où règnent tous les ce-vis
ouais je prends les paris de trouver des gens épanouis,
heureux de vivre au milieu du trafic des grandes villes,
au milieu des coups de pression, des dépressions,
les regards tombent et y a la peur qui ronge,

Y a des gosses et des mères,
des cailles, des toxs, des garces et des pères
tout le monde se regarde de travers,
on flippe tous, ouais tous, d’attraper la misère

(refrain)

La flamme qui éclairait notre dame Paname,
s’est éteinte sur le macadam,
au rythme de tous ces âmes,
circulant telles des hologrammes,
se damnant d’années en années, condamnées à errer
au milieu de cette faune qui fane, de cette flore qui canne,
dopée au ramdam incessant qui plane au-dessus de ce mélodrame,
tous ces hommes toutes ces femmes devenant mythomanes,
se convainquant que Sésame ouvrira la porte de l’oncle Sam,
comme dans un songe les rêves calment les espoirs,
comme pour oublier son désespoir,
et croire au grand dam de Paname,
que cette dame mérite seule tous les blâmes de Panama,
mais qui n’a pas mal, et pourtant même les larmes
ne font pas sonner l’alarme et la haine
pousse les hommes à n’être que l’ombre d’eux-mêmes

(refrain)

Y a des gosses et des mères,
des cailles, des toxs, des garces et des pères
tout le monde se regarde de travers,
on flippe tous, ouais tous, d’attraper la misère

La haine, « la haine » s’est installée dans l’Eden,
« l’Eden » s’est propagée dans nos veines
« nos veines » à consumer l’oxygène
tous prêts à sauter au moindre coup de nerf
(x2)

Tous prêts à sauter au moindre coup de nerf

 

ENHANCER

E.N.H.A.N.C.E.R.

Qui c’est qui excite ta mère, qui fait peur à ton père
danser ton petit frère, fait trembler la terre
Enhancer
Donne l’ail access à ta sœur, démonte ses lofteurs
et rend ton monde meilleur

Mais qui met des bébés dans ta mémé,
mais qui lui titille les tétés
Mais qui rend la libido à ton pépé c’est
Enhancer
Le tuteur illégal des mineurs
qui culbute avec fringale ta baby-sitter c’est
Enhancer
Rend zinzin tes cousins et toc toc ta tata
Enhancer
Fait trembler ton pavillon et puis jumper ton immeuble
et pire que dans Cendrillon, on redonne vie à tes meubles

Refrain :
E : énergumènes extatiques
N : naturels ou numériques
H : hérétiques pas hermétiques
A : à l’arrogance authentique
N : noctambules névrotiques
C : calamités cycloniques
E : efficaces et éclectiques
R : relance la rythmique

E : énergumènes extatiques
N : naturels ou numériques
H : hérétiques pas hermétiques
A : à l’arrogance authentique
N : noctambules névrotiques
C : calamités cycloniques
E : efficaces et éclectiques
R : mais rien qu’on ne revendique

Enhancer(x2)

Enhancer
C’est comme une colo sans mono
comme quand tes parents sont pas là
et c’est mieux que ton premier palot
Enhancer
C’est mieux que la Californie
en plus ça se passe à Paris,
il paraît que ce se soir c’est sex party
Enhancer
C’est ceux qui font brûler Saddam Hussein
en brochette avec Ben Laden
comme combustible l’armée américaine
Enhancer
C’est pire que de la bombe atomique
qu’un futur apocalyptique
qu’un big bang intergalactique

Hé ouais ! Alors t’as toujours pas compris qui on est ?

(refrain)

E.N.H.A.N.C.E.R.
Enhancer(x2)

Enhancer
C’est comme un remède magique
qui donne aux impuissants la trique,
le smile aux tétraplégiques
Enhancer
Redonne aux aveugles la vue,
ce qui fait parler les muets
et même les sourds l’ont entendu
Enhancer
Rend les homos hétéros,
laisse que de la peau sur les gros,
rend intelligents les golios
Enhancer
Donne des pattes aux culs-de-jatte,
fait jumper les myopathes,
le seul et unique vrai miracle

Ouais, ouais
Ouais, ouais et si t’arrives pas à le dire, t’as qu’à juste l’écouter

(refrain)

E.N.H.A.N.C.E.R.
E.N.H.A.N.C.E.R.
Enhancer

 

MUSIC BUSINESS

Epris d’une soudaine envie de partir dans le pire des safaris,
j’ai pris le parti de traquer l’animal docile,
toutou, égaré, où ? Au milieu de cette jungle hostile,
au secours !! le domestiquer, en faire un bon petit berger,
bien obéissant pour me ramener
tous ces moutons gloutons très gourmands,
voici la sauce et les ingrédients
une pincée de caractère mais surtout pas de talent
un doigt de débilité pour ajouter du piment
beaucoup de paillettes et de gnangnantise
une voix mielleuse et niaise
de la prose à l’eau ce rose,
un look tout droit sorti des stocks
le pack qui donnera la trique au plouc
une touche de chirurgie plastique
et l’affaire est dans le sac

Refrain :
Une star ultime pour faire
un maximum de thunes trouver la perle
concevoir une star ultime pour plaire
et être numéro un de la music business

Music business, music business, music business

Dis-moi t’es RMIste un peu fumiste
un brin utopiste, le cannabis mange tes bénéfices
pour toi j’ai une propo bénéfice, voilà le topo,
primo, ablation du pénis,
deusio, plate-forme boots à la Kiss,
troisio, un t-shirt M6,
la forte poitrine de Roussos Demis,
dont les poils te feront la coupe de Kelis,
quelle histoire pour des cicatrices
y en a qui payent cher moi je te le fais gratis, (ah bon ?)
puis tu ne seras plus jamais triste
puisque t’es dotée du Q.I. d’une miss,
et pour être aware ah !! Ah !!
Jean-Claude vend des sinus par boîte de dix,
ça aide à tenir durant la tournée des hospices
de toute manière dans le showbiz,
c’est ça ou être bouddhiste
et moi jusqu'au-boutiste j’ai ouvert ma boutique,
vous en rêviez ? Toni l’a fait entre L5 et L7,
Frankenstein Record vous présente
Elle suce euh !! L6 pardon pour le lapsus

Une star ultime pour faire
un maximum de thunes trouver la perle
concevoir une star ultime pour plaire
et être numéro un de la

Music business, music business, music business, music business

Je suis le big boss de la…
Music business
Je fais des sitcom de la…
Music business
Je vends de la big daube, de la…
Music business
Et tous les kids gobent de la…
Music business

(refrain)

Music business, music business, music business (x2)

Music business! (x3)


Stop
Day mayday mayday
Stop
Day mayday

Toute cette histoire de ouf
Stop
Day mayday mayday
Stop

 

LA MALETTE (3)

Mais qu’est-ce que fout cette mallette
dans mes toilettes, ça m’a pas l’air net,
Bill est parti flippé ça m’inquiète,
j’en ai plein les baskets,
il laisse tout traîner même ses casquettes,
je te jure je vais l’appeler, ça va être sa fête,
06 12 60 74 pas de tonalité,
d’un seul coup, d’électricité,
un bruit de vitre brisée,
un excité essaye de rentrer chez oim,
et là je suis mal et sûr que c’est cette mallette
la cause de mon malheur,
mais c’est vraiment pas l’heure
de me lamenter, là je suis remonté,
faut que je me tire de là par le vide ordures
rejoins ma caisse et me casse, me mettre en lieu sûr,
mais dans mon rétro en retrait une voiture
me prend en filature
alors je me faufile à travers la foule, en fou,
file à fond, brûle les feux, souffler je m’en fous
avec ces porte-flingues à mes trousses,
j’ai la haine mais la frousse me pousse
à sauter dans la Seine et enfin je les sème

Ouvre la mallette
non mais ça va pas ou quoi
Ouvre la mallette
tout ça pour une mallette, je ne peux pas y croire
Ouvre la mallette
enfin je vais pouvoir savoir
Ouvre la mallette
Ouahhhhh !!!!

 

PAS SOMMEIL

Dodo, l’enfant do, l’enfant dormira peut-être
Dodo, l’enfant do, l’enfant dormira bientôt

Une heure, j’ai pas sommeil
Deux heures, j’ai pas sommeil
Trois heures, j’ai pas sommeil
et pourtant l’obscurité règne
Quatre heures, j’ai pas sommeil
Cinq heures, j’ai pas sommeil
Six heures, j’ai pas sommeil
ça fait déjà des heures que j’essaye…
(x2)

Ce soir je cherche le coma toujours le même combat
donne–moi un coup de ton-bâ,
mais qui a pris le marchand de sable en otage,
je tourne comme un lion en cage
et de la rue, je regarde aux étages
et pétage de plomb trop d’éclairages mettent à jour
mon si peu d’héritage est-ce,
est-ce ce de-mon ou bien mes démons
qui me rendent à demi dément, dès demain,
je prends mon avenir à deux mains,
je veux plus être un démuni ni vivre au minimum,
je pète le manimal du mini-keum je passe au méga man
même une cabane suffirait pour reposer mon âme,
ce soir j’ai pas sommeil, ou plutôt je me tiens en éveil
sachant qu’il n’y aurait pas de réveil
dans un pieu où l’on pionce sur ses deux oreilles,
alors que les médisants pensent qu’on pèse
en dizaine de millions alors je fête mes dix ans de galère
c’est cuisant, je dirais même épuisant et ceci aidant,
joint de thaï sur joint de thaï,
ma bataille c’est esquiver la caille
éviter la flicaille, pour ça faut surtout pas que je défaille,
c’est pire qu’un travail, y a que le bétail
qui tient sous la pluie la nuit quand ça caille
donc à tous les squatteurs de portail je décerne la médaille

Refrain : (x2)
Une heure, j’ai pas sommeil
Deux heures, j’ai pas sommeil
Trois heures, j’ai pas sommeil
ça fait déjà des heures que j’essaie
Quatre heures, j’ai pas sommeil
Cinq heures, j’ai pas sommeil
Six heures, j’ai pas sommeil
et pourtant l’obscurité règne

I, insomnie,
N, toutes les nuits,
S, trop, de stress,
O, tous m’oppressent,
M, j’ai la flemme,
N, à la traîne,
I, mal dormi,
E, la somme de toutes ces nuits
à gamberger des idées noires,
à farfouiller au fin fond de sa mémoire,
tous les sens en bad bad, y a malaise,
mon corps me pèse, mon crâne me vanne, me lèse,
me laisse en léthargie le jour,
l’état de névrose me guette toujours,
reste que la nuit porte conseil,
mais j’ai plus sommeil,
elle me tiraille, me travaille,
de bataille en bataille,
entaille la muraille forgée à la force de mes entrailles
le point de rupture, crack, n’est plus très loin obture
l’avenir au fur et à mesure devient obscur

(refrain)

Tourner et se retourner
jamais arriver à trouver
le sommeil ne veut pas de moi,
et les heures ne cessent de passer,

déjà la nuit tombée
que de l’empire de l’ombre se dénombrent
des ombres tout le monde sombre
dans le coma, tout le monde sauf moi,
seul comme un démon sorti d’outre-tombe
retombe dans le même schéma
mon monde est mort, mort, dort ou mort né,
état d’éveil trop borné,
ces images doivent cesser ou mon âme va céder,
la place à l’aliéné
ouais l’allié de mes nuits passées
aidez-moi à sombrer

Tourner et se retourner
jamais arriver à trouver
le sommeil ne veut pas de moi,
et les heures ne cessent de passer,

(refrain)

 

MA MUSIQUE

*Jimmy Mac freestyle*

Sur mes sapes c’est rare qu’y ait pas de taches
mon art ne rapporte pas de cash
j’regrette les soirées patcash
j’te cache pas que j’ai pas de 4x4
mais quand je crache ma zique n’a pas de cadre
j’suis là j’bouge et là regarde
j’pose pour les kids qu’ont du métal
plein la bouche et l’arcade
Enhancer, le groupe de rap
des gars qui sentent fort,
qui chantent faux, qui chantent fort,
va falloir virer les gens de force
pour les faire bouger du champ de force
où qu’t’as vu se bomber autant de torses
Nowhere esprit de famille transfusé avec du sang de corse
pffff trop de level ça devient gonflant
tu crois que c’est Timbal,
Doc Dre, les Neptunes, non ça vient de Conflans
mais c’est la même rage, les mêmes rêves
et on en a tous marre de la même soupe,
ma musique, mon kiff, ma life,
ma thérapie de groupe,
rameute les petites troupes,
y a des grappes de petites prêtes
à écouter de la gratte et à repartir avec des petites têtes,
des petites fêtes qui tournent vite fait à la guerre civile,
musique, guerre civique tu dis merci
vidé de l’énergie qu’on libère si vite.
Ça ou un autre beat, dis jamais de gros mots sauf bip,
au top chrono, tu te sauves vite
rejoindre le gros de ta clique de pauvres types,
ma musique, ma bite, mon couteau, ma flamme,
ma mère, ma sœur, mon iench, ma femme
blam blam, Gérard Baste si mes mots tranchent comme plein de lames
et c’est parce que ma musique vient de l’âme
et vient de là, du cœur, du ventre et des couilles
j’me défonce la couenne, c’est ton cerveau qui dérouille
ta meuf qui mouille sur ma musique

*Jimmy Mac freestyle*

J’débarque à coups de basses grasses AMS comme blaze
pour ma zique y a qu’elle qui m’embrase, qui m’évase,
qui m’évade, qui émane de mes phases
t’emmène à la base de mon âme
tombée dans les frasques de mon crâne
et même si je me crashe
à me perdre dans le trash
je lâcherai la rage dans mes tchatches
pour faire tache parmi les lâches,
pour faire hocher la tête des mômes,
pour faire monter le taux d’hormones,
et pour régner au-dessus du dôme,
je la jouerai même dans le trome

Elle, ma muse, ma zique m’amuse,
ma clique abuse, me berce et m’use,
m’embrasse et mise sur l’optimisme,
la rue, la ruse, puis hilare j’en ris,
faites donc briller ma voix comme l’argenterie
trop de galères, d’gelures comme l’Argentine
laisse l’argent sale à Medeline.
Je ferai plutôt un sub tube comme yellow submarine
ma musique fluide je mime
c’est mystique mais je l’aime
j’contamine atypique tympan épiderme

Beat lourd comme du tungstène
prêt du K.O. comme sous Tranxène
ouais c’est pour elle que j’saigne
quand trop de coups bas me maintiennent sous zéro,
elle est mon tuba, ma drogue, mon héro,
pris dans ses croches pas de trémolo
j’crèche avec des néo slash
prêts à être immolés sur place
ouais pour cette fille de joie
j’hurle après jusqu’à l’extinction de voix
pour elle j’change de voie
chaque fois virage musical
pris à la corde vocale
le beat, mon cardiogramme

Ma musique (x2)

*Jimmy Mac freestyle*

C’est ma muse, chaque jour la même chose,
je me lève toujours les mêmes rêves,
y a plus qu’elle qui compte,
elle nous a réunis, liés, nous aide à vivre,
à ne pas succomber à nos peines,
et qui à chaque moment de gaîté,
nous a accompagnés, portés,
fait bouger, nous a fait évoluer,
elle qui des mauvais tours de la vie,
certains de nous elle a sauvé,
c’est elle qui nous a fait devenir,
ce que aujourd’hui l’on est,
sûr que certains voudraient nous voir l’enfermer,
la mettre en captivité pour mieux pouvoir la classifier,

Mais gars, cherche pas, c’est du rap, du rock, du ragga,
du métal fusion ou d’autres styles on s’est influencé,
aujourd’hui chaque tendance est digérée,
colle lui pas d’étiquette c’est uniquement notre zik.

Ma zique, ma zique zigzague
à l’excès mais sans exaction
Et ça, ça m’excite

Venu tout droit d’Africa mais aussi d’América
ma musica calme depuis toujours mes tracas
c’est un truc de fou qui m’inspire en tout
violent ou bien cool dread locks ou la boule
Bouuuuh des Who aux Wu et surtout pas de Worlds apart
de Ben E. King à Big pun dans mon big band
les boom basses claquent au click comme Big Ben
dans ma tête c’est le bing bang un ping-pong entre keuro et peura,
ma musique met K.O. mais O.K. les médias perroquets
allez tchao gars et au cas où t’as pas tout capté
vas-y, claque tes mains, ouais vas-y claque
jusqu’à en pecho des cloques,
l’époque est à l’éclectisme de sweet smoke
just a poke a up in smoke de Woodstock aux Eurocks,
on stocke tout, le ressort en bloc
du pur black and white on the rocks,
quoi de neuf doc, v’la les new kids qui débloquent

*Jimmy Mac freestyle*

Accro un toxico il me faut ma dose de musique,
ma musique régit mon humeur,
meurs mais ne touche pas à ma musique,
ma muse me rend triste et m’amuse,
me donne des envies de mort et la force de mordre,
ma vie m’émeut ou m’étonne,
me donne des tonnes de moments magiques
manie les malins, les malines,
les marrants ou les mélancoliques,
de mélodrames en méli-mélo de mélomane
la mélodie me les met dans la ligne de mire
et shoote droit dans le mille
et un et deux et trois et quatre, claque des mains
sur ma caisse claire, bouge ton popotin,
prends garde aux coups de kick
comme aux coups de beat, le démon de la musique m’habite

*Jimmy Mac freestyle*


SAMANTHA

Choyée, Samantha pleure.
Choyée, Samantha meurt.
Sonne & assomme encore
Samantha.
Elle n'y croit plus.
Ecoute ton cour
s'encrasser comme leurs
machines.
Ton corps
ne
servira plus.
Samantha couche-toi,
même s'ils sont aux pieds de ton lit,
même s'ils te prennent.
Samantha pleure.
Cette douce chaleur
te tient en laisse.
Par la corde saigne.
Toute petite, petite bouche
aime l'ingestion : ça mousse au fond.
Ta chair est nue.
Bois, tu l'emplis.
Enfant caresse le.
Un, deux genoux
rentrent dedans, le sol est mou.
Tout devient lent.
Martyr attire les mouches, suit
les cris sous la terre, l'âme saoule.
Martyr attire les mouches, fuit
les cris sous la terre, l'âme seule.
A nos pères qui êtes absents...
Délivrez-nous du mal...
Je vous salue Marie, pleine de grâce.
A ceux qui nous ont offensés :
nous vous soumettons à la tentation.
A ceux qui nous ont dévastés,
dites leur la vérité :
la bête et l'agneau ne font qu'un.
Craque sa tête.
Un bébé dort sous la terre,
la bouche pleine.
Coule ! Sperme et poussière.
Il crache ses plaies.
Poupée chiffon... La nuit est sourde.
Samantha s'en va. J'attends mon tour.
Dorment les cris.
J'ai emprunté ton corps,
je te le rendrais un peu cassé.

DES CENDRES

Ton cour pend au-dessus de ma tête.
Toi l'amant, il ne reste qu'une miette
de ta peau douce presque adolescente.
La mouche tournoie, elle n'est plus patiente.
Poussière chaude veut me faire tousser.
Mes mains ne cessent plus de penser.
Mes yeux ne veulent plus baver
Juste que c'est pas moi qui l'ait tué.
Tête fait mal, gouffre avale, c'est un sol sale.
La sens-tu brûler?
Corps bancal, toi qui tombe.
Te noyer gorge violée.
Essaie parle!
Viens te perdre dans le creux de mes reins.
J'aime ton sang sur mon corps.
Mange ton cour dans mes mains.
Je n'ai rien pu cacher dedans. Je ne fait que te regarder.
De mes mains... Te noyer!
Poussière chaude veut me faire tousser.
Mes mains ne cessent plus de penser.
Mes yeux ne veulent plus baver.
Juste que c'est pas moi qui l'ait tué.
Laisse-toi boire par les grands secrets des anges!
Laisse-toi croire que tu m'as rendue sale.
Laisse-moi te voir faible dans un corps qui penche.
Laisse-moi avoir le choix que tu n' aies plus jamais mal.
Laisse-moi croire que tu n'as plus mal...
Un pantin ivre, pour un maître avide.
Toujours sourire pour moins dormir.
Et te tuer juste pour rire.
Laisse-moi croire que tu n'as plus mal.

ENCORE

Encore, encore un autre génocide.
Encore un blackos shooté dans le bide.
Encore un mec qui n'a pas suivi le guide.
Encore et encore.
Un autre lendemain glisse vers chaque fin de soleil.
Les coeurs palissent, un oeil se plisse
comme pour ne plus jamais s'ouvrir.
Soupir d'indifférence, cette fille, par chance, prend donc naissance.
A tout heure fait sa loi,
l'humain se noit, se croit,
encore une fois, l'être unique,
langue plastique, l'immortel qui n'aura jamais plus mal au corps.
Encore un autre lendemain...
Les images frappent, claquent ma caboche.
D'une croix je coche quand je croise la mort et sa foche.
Sur la toile succombe ma planète.
Bon de jambes tombent.
Résonnent les trompettes, mort se fête.
Maisons de passes pullule,
cassent des vierges prises pour des garces sans pillule.
Des races s'effacent.
Le délit de sale ganache marche encore :
laisse des traces sur des gosses morts.
Encore un autre lendemain...
Un bastos dans le bide,
une femme qu'on assassine,
un peuple qu'on extermine
un gosse couvert d'acide.
Encore, encore, non! Encore!

VOLÉE

Quelle puissance !
Corps sur moi, je m'éloigne.
Indécence,
sales ses mots m'ont déchirées ; ma langue saigne.
Quelle défense ?
J'oublie mes sens, mes conforte dans mes maux.
Et mes yeux se souviennent.
Il a ouvert les portes.
Le roi déshonore sa reine.
Les cris de nos deux corps...
Nos deux corps
Les jambes sont étendues.
Une absence...
Ma vie s'était suspendue.
Sa violence
lentement m'efface, me saccage et me pose.
L'animal se déchaîne.
Mes souvenirs s'en moquent.
Je subis l'hôte et sa haine.
Les plis de nos deux corps, morts.
J'essaie d'en sortir, de m'aimer, de sourir.
Sa joyeuse tendance acide m'offre des minutes placides.
Je me tourne une fois, deux fois : je prend le rythme qu'il m'octroie.
Il enfonce de ses mains ; il permet la chaleur à l'abîme encore abîmée.
Il invoque.
Je chuchote sa mort autant que la mienne à l'instant.
Oui... Il me vole.
L'amant s'adonne à ses rêves et plus aucune trêve jusqu'au bonheur ultime de
son odeur humide sur ma peau.
Puis l'écume de son effort est bue par ma bouche qu'il entrouvre et qu'il
force.
Mais l'éphémère te possède.
Tu me rends froide, neutre... morte.

LE PROJET HUMAIN

L'arbre s'affaisse au murmure de l'oil qui chuchote à la bouche,
offense, faute, simple secret.
Ça avance comme un flot de méthane.
Empourprant ma gangrène
des pieds jusqu'à la tête,
je suinte, je saigne, pour vous ma race humaine
qui s'est endormie au coin du monde.
Immonde est le reflet du péché trop lourd à porter, donc je le porte.
Je suis l'enfant choisi, conquit, né sur sa terre promise soumise à mon
fouet
qui lacère les chairs perdues s'étant détournées du droit chemin qui est le
mien.
Veux-tu encore m'entendre geindre & me plaindre...
Non.
Toi,
mélasse, prélasse-
toi, traîne-toi encore
dans l'air putréfié et chaud.
Car bientôt je viendrais vous sauver.
Ma couronne d'épines insérée dans la tête,
moi, assidue, j'obéis au grand maître
et je lèche à en perdre mon haleine presque morte,
je suffoque, je m'étouffe en étant à sa droite,
mais soit.
Je visionne comme un film chaque vie qui défile, trie et parfois imagine.
Non.
Toi,
mélasse, prélasse-
toi, traîne-toi encore
attend-ta mort.
Ton corps s'endort dans ma venue indolore.
Et je me saigne aux quatre veines, aux quatre sangs,
pour que mon auréole devienne diadème et qu'un jour, scintillant, il
devienne bien brillant.
Dormez tranquilles, impassibles,
car du haut de mon trône, moi, je vous conditionne.
Moi, je vous conditionne!
Toi,
mélasse, prélasse-
toi, traîne-toi encore
attend ta mort,
implore.
Ceux que tu adores
te tendent la main et te laisse à ton sort.
L'ironie du sort?
Le sort!
Enfant, assieds-toi
contre moi, entre en moi.
Je suis partout
j'ai soif
Viens dans mon viol.
Ton ame prend feu.
Je suis celui qui pompera ta vie.

ANIMADVERSION

Tu aurais du ressentir en toi, une nouvelle perception, un nouveau regard,
avide de savoir, grandissant & cherchant en toi c'que jamais il ne trouvera.
Tu refusas d'y croire, retenant physiquement, c'qui n'avait pas sa place en
toi, c'que tu n'voulais pas voir, qui n'aurait jamais dû être là.
Être là.
Nous ne verrons plus jamais à deux,
débarrassés d'une incision à la lame.
L'extraction aura quand même lieu,
des hurlements stridents emplissant ton âme,
aissant tes yeux secs, pas une larme.
Lui, sorti de cet antre imprégnée d'alcool,
de fumée, déjà maculé de ton sang impur
sa première sensation se pesant comme une vision,
une impression,
la folie derrière les murs.
Tu ne lui donneras jamais le sein,
tout ce quii pouvait te raccrocher à lui n'était rien,
laissant cette graine jetée à terre inconsciemment, se développer comme la
gangrène ne pensant pas que par l'enfance, la vie d'un être est déterminée.
Tu devais pourtant incarner le lien viscéral entre l'infinie et la vie,
entre ce ventre céleste & son contenu maudit.
Sais-tu c'que peut être une vie à subir, nourrit aux racines d'un amour
létal, croire que tu vas venir?
cris violence & non-respect de l'être
ne peuvent amener qu'au mal de vivre, à une rancour amère, toujours aussi
présente.
Le pardon ne pouvant s'envisager,
seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais,
malsain, au plus profond du subconscient,
pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma
chair
me rendant chaque jours un peu plus malade.
Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit.
Je me perds.
Plonge tes mains dans mes larmes blanches,
soit sans crainte nage
au sein d'une volute d'abominations,
de laideur, de carnage.
Goûte dans ma bouche, l'arôme amer de l'ennui.
Toutes ces tortures qui hantent mes nuits.
Entends de mon ouïe, ces notes mélancoliques,
mes grincements de dents, cette musique symbolique.
Regarde dans mes yeux, une vision troublée
du vrai visage de l'homme angoissant, torturé,
touche, de mes mains, tes joues humides.
Une douce peau parfumée qui finira putride.
Ressent ce liquide qui frappe tes tempes,
rougit mes yeux, mais pourtant, alimente le cour du nourrisson comme celui
du vieux
t'épousant dans la chair, les bosses, les creux.
Tu peux le voir, le sentir ruisseler,
c'n'est plus la peine de croire.
Non, je ne peux pas oublier!
Non, je ne veux plus oublier!
Un déséquilibre profond flotte en moi,
écarquillé, vitreux.
Je dois être déchiré,
Je ne sais plus vraiment c'que j'fais.
Ta gueule est tuméfiée.
Que dire, pas grand chose,
tout ça devait arriver.
L'important, au fond, c'est de crever l'abcès,
hurler,
extérioriser,
en morceaux
t'enterrer.
Le sang épais & chaud galvanise mes mains.
Mon cour, par terre, emprunte le chemin
qui mène à l'horreur d'une excitation morbide,
Les yeux brillants, le regard matricide.
Ce soir, tu m'as mentit encore une fois...
Tu avais dit que tu rentrerais tôt.
Mais la terre dans ta gorge me laisse croire
que, maintenant,
tu ne rentreras plus.
Je construits des abysses,
c'est si beau, quand c'est au fond de la peau.
Que je l'aime ton doux regard qui plisse...
C'est si beau quand je défonce ton cerveau.


GOING UNDER

now i will tell you what i've done for you
50 thousand tears i've cried
screaming deceiving and bleeding for you
and you still won't hear me
don't want your hand this time i'll save myself
maybe i'll wake up for once
not tormented daily defeated by you
just when i thought i'd reached the bottom
i'm dying again

i'm going under
drowning in you
i'm falling forever
i've got to break through
i'm going under

blurring and stirring the truth and the lies
so i don't know what's real and what's not
always confusing the thoughts in my head
so i can't trust myself anymore
i'm dying again

i'm going under
drowning in you
i'm falling forever
i've got to break through

so go on and scream
scream at me i'm so far away
i won't be broken again
i've got to breathe i can't keep going under

BRING ME TO LIFE
(feat. Paul McCoy)

how can you see into my eyes like open doors
leading you down into my core
where i've become so numb without a soul my spirit sleeping somewhere cold
until you find it there and lead it back home wake me up inside
wake me up inside
call my name and save me from the dark
bid my blood to run
before i come undone
save me from the nothing i've become

now that i know what i'm without
you can't just leave me
breathe into me and make me real
bring me to life

wake me up inside
wake me up inside
call my name and save me from the dark
bid my blood to run
before i come undone
save me from the nothing i've become
bring me to life

frozen inside without your touch without your love darling only you are the life among the dead

all this time i can't believe i couldn't see
kept in the dark but you were there in front of me
i've been sleeping a thousand years it seems
got to open my eyes to everything
without a thought without a voice without a soul
don't let me die here
there must be something more
bring me to life

EVERBODY'S FOOL

perfect by nature
icons of self indulgence
just what we all need
more lies about a world that

never was and never will be
have you no shame don't you see me
you know you've got everybody fooled

look here she comes now
bow down and stare in wonder
oh how we love you
no flaws when you're pretending
but now i know she

never was and never will be
you don't know how you've betrayed me
and somehow you've got everybody fooled

without the mask where will you hide
can't find yourself lost in your lie

i know the truth now
i know who you are
and i don't love you anymore

it never was and never will be
you're not real and you can't save me
somehow now you're everybody's fool

MY IMMORTAL

my immortal
i'm so tired of being here
suppressed by all of my childish fears
and if you have to leave
i wish that you would just leave
because your presence still lingers here
and it won't leave me alone

these wounds won't seem to heal
this pain is just too real
there's just too much that time cannot erase

when you cried i'd wipe away all of your tears
when you'd scream i'd fight away all of your fears
and i've held your hand through all of these years
but you still have all of me

you used to captivate me
by your resonating light
but now i'm bound by the life you left behind
your face it haunts my once pleasant dreams
your voice it chased away all the sanity in me

these wounds won't seem to heal
this pain is just too real
there's just too much that time cannot erase

when you cried i'd wipe away all of your tears
when you'd scream i'd fight away all of your fears
and i've held your hand through all of these years
but you still have all of me

i've tried so hard to tell myself that you're gone
and though you're still with me
i've been alone all along

HAUNTED

long lost words whisper slowly to me
still can't find what keeps me here
when all this time i've been so hollow inside
i know you're still there

watching me wanting me
i can feel you pull me down
fearing you loving you
i won't let you pull me down

hunting you i can smell you - alive
your heart pounding in my head

watching me wanting me
i can feel you pull me down
saving me raping me
watching me

TOURNIQUET

i tried to kill the pain
but only brought more
i lay dying
and i'm pouring crimson regret and betrayal
i'm dying praying bleeding and screaming
am i too lost to be saved
am i too lost?

my God my tourniquet
return to me salvation
my God my tourniquet
return to me salvation

do you remember me
lost for so long
will you be on the other side
or will you forget me
i'm dying praying bleeding and screaming
am i too lost to be saved
am i too lost?

my God my tourniquet
return to me salvation
my God my tourniquet
return to me salvation

my wounds cry for the grave
my soul cries for deliverance
will i be denied Christ
tourniquet
my suicide

IMAGINARY

i linger in the doorway
of alarm clock screaming monsters calling my name
let me stay
where the wind will whisper to me
where the raindrops as they're falling tell a story

in my field of paper flowers
and candy clouds of lullaby
i lie inside myself for hours
and watch my purple sky fly over me

don't say i'm out of touch
with this rampant chaos - your reality
i know well what lies beyond my sleeping refuge
the nightmare i built my own world to escape

in my field of paper flowers
and candy clouds of lullaby
i lie inside myself for hours
and watch my purple sky fly over me

swallowed up in the sound of my screaming
cannot cease for the fear of silent nights
oh how i long for the deep sleep dreaming
the goddess of imaginary light

TAKING OVER ME

you don't remember me but i remember you
i lie awake and try so hard not to think of you
but who can decide what they dream?
and dream i do...

i believe in you
i'll give up everything just to find you
i have to be with you to live to breathe
you're taking over me

have you forgotten all i know
and all we had?
you saw me mourning my love for you
and touched my hand
i knew you loved me then

i believe in you
i'll give up everything just to find you
i have to be with you to live to breathe
you're taking over me

i look in the mirror and see your face
if i look deep enough
so many things inside that are just like you are taking over

HELLO

playground school bell rings again
rain clouds come to play again
has no one told you she's not breathing?
hello i'm your mind giving you someone to talk to
hello

if i smile and don't believe
soon i know i'll wake from this dream
don't try to fix me i'm not broken
hello i'm the lie living for you so you can hide
don't cry

suddenly i know i'm not sleeping
hello i'm still here
all that's left of yesterday

MY LAST BREATH

hold on to me love
you know i can't stay long
all i wanted to say was i love you and i'm not afraid
can you hear me?
can you feel me in your arms?

holding my last breath
safe inside myself
are all my thoughts of you
sweet raptured light it ends here tonight

i'll miss the winter
a world of fragile things
look for me in the white forest
hiding in a hollow tree (come find me)
i know you hear me
i can taste it in your tears

holding my last breath
safe inside myself
are all my thoughts of you
sweet raptured light it ends here tonight

closing your eyes to disappear
you pray your dreams will leave you here
but still you wake and know the truth
no one's there

say goodnight
don't be afraid
calling me calling me as you fade to black

WHISPER

catch me as i fall
say you're here and it's all over now
speaking to the atmosphere
no one's here and i fall into myself
this truth drives me into madness
i know i can stop the pain if i will it all away

don't turn away
don't give in to the pain
don't try to hide
though they're screaming your name
don't close your eyes
God knows what lies behind them
don't turn out the light
never sleep never die

i'm frightened by what i see
but somehow i know that there's much more to come
immobilized by my fear
and soon to be blinded by tears
i can stop the pain if i will it all away

don't turn away
don't give in to the pain
don't try to hide
though they're screaming your name
don't close your eyes
God knows what lies behind them
don't turn out the light
never sleep never die

fallen angels at my feet
whispered voices at my ear
death before my eyes
lying next to me i fear
she beckons me shall i give in
upon my end shall i begin
forsaking all i've fallen for i rise to meet the end