TALLINN
ESTONIE
2ème partie
Après avoir acheté à l'accueil une brochure un peu plus complète pour les touristes à Tallinn, je m'attaquai à la visite de la ville, avec pour seule compagnie l'odeur de Cheb. En effet, la veille de mon départ une petite sauterie avait eu lieu chez moi à Moscou et le chat de Sylvain pissa sur ma veste. Je la passai à la machine à laver, mais l'odeur resta sur mon petit carnet de note, si bien que chaque fois que le feuilletais, la douce effluve de l'urine du Cheb ne manquait pas de venir me chatouiller les narines. Il était environ 10h30 et je n'avais pas encore déjeuné. Je suis donc rentré dans ce qui me semblait être une boulangerie-patisserie et assimilés, et après bien avoir observé ce qu'on me proposait j'optais pour quelque chose de vaguement bourratif et qui m'avait l'air pas mauvais. J'allai donc vers la vendeuse et je me rendis compte que je ne parlais pas l'estonien. Je ne voulais pas trop parler russe sachant ce que les Estoniens pensaient de leurs ex-colonisateurs, c'est pourquoi j'entrepris une gymnastique simiesque pour lui indiquer l'objet de mon désir et la quantité voulue, ce qui me valut à peine un sourire, mais me donna un bon résultat quant à la bouffe.

La grande porte de la côte
Tout ce premier jour j'ai donc déambulé dans la vieille ville, qui est vraiment magnifique. Beaucoup de petites ruelles et de vieilles pierres, l'architecture est définitivement d'influence allemande et protestante.

Petite ruelle de la vieille ville de Tallinn.
A midi je me suis tout de même arrêté pour manger, sur Pikk Jalg je trouvai un petit restaurant très sympathique qui me proposaient plusieurs mets qui m'avaient l'air fort bons. Je ne me rappelle plus lequel d'entre eux je pris, mais je me rappelle que je fus très satisfait et repus.
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Ci-contre, la rue Pikk Jalg et la tour de la porte de Pikk Jalg. Ci-dessus, la rue Laboratooriumi, qui longe le flanc nord des fortifications de Tallinn. |
Comme je n'avais pas l'intention de rester à Tallinn plus de deux jours, je me rendis à la gare routière afin de me renseigner sur les bus en partance pour Vilnius, en Lituanie. Soucieux d'économie je me résolus à marcher plutôt que de prendre les transports en commun qui sont très chers. Je sortis donc de la vieille ville et partis pour la gare routière, un peu en retrait de la ville. C'est là que je me suis rendu compte que je n'étais plus en Russie, et que l'Estonie n'avait rien à voir avec la Russie : en voulant traverser une rue j'attendais qu'il n'y ait plus de voiture pour me rendre de l'autre côté, tel que je l'aurais fait à Moscou, car là-bas, je crois que les automobilistes gagnent des points sur leur permis en fauchant les piétons. C'est tout juste si ils viennent pas vous chercher sur les trottoirs. Mais oh surprise ! des deux côtés de la route les voitures s'arrêtèrent et leur conducteurs me firent signe de passer. Je traversai sans vraiment y croire, j'en rigolais même, tellement j'en revenais pas (faut-il rappeler que même en France, cette race d'automobiliste est très rare)

Pikk Jalg.
Je suis donc arrivé à la gare routière où j'achetai un billet sur un bus Eurolines pour Vilnius le lendemain soir. Afin d'acheter mon billet je dus retirer de l'argent au distributeur automatique à proximité. J'acquis le billet puis je me rendis compte que ma carte Visa avait disparu… sueurs froides… vite, je reconstituai dans ma tête les dernières opérations que j'avais effectuées, ce qui me ramena au distributeur automatique. La carte n'y était plus. Je demandai à tout hasard à la petite pâtisserie juste à côté du distributeur s'ils n'avaient pas ma carte, et heureusement pour moi c'étaient les vendeuses qui l'avaient récupérée alors que je l'avais oubliée dans le distributeur. Mon billet et ma carte visa en main je repartis dans le centre, mais trop fatigué et ayant trop froid je pris le bus qui me coûta 15 Francs ! C'est pas tout ça, mais le soir était venu et il fallait que je mange. Mon choix se porta sur un restaurant à la cuisine estonienne/allemande promettant de la bonne choucroute et de la bonne bière. Moi quand on me prend par les sentiments… Après ce repas je repartis vers mon dortoir vide en pensant me promener un peu de nuit en ville, ce que je fis mais très peu de temps car la fatigue tombait. Après cette longue journée de marche je m'endormis vers 21h00 et dormis d'un sommeil lourd et réparateur.