TIT-L'OUÏE

 

Meilleurs souhaits de santé,

de bonheur et de prospérité pour l'année 1999

Luc Pigeon, président

Marc Dunant, vice-président

Maurice Arsenault,trésorier

Gertrude Korning, secrétaire

Diane Souligny, conseillère

France Létourneau, coordonnatrice

 

Association des

Devenus-

Sourds et des

Malentendants du

Québec secteur

Rive-

Sud

Janvier

1999

 

MOT DU PRÉSIDENT

Suite électorale

Les jeux sont fais : un gouvernement réélu après une campagne électorale pleine de silence. Les gens de pouvoir sont tellement loin des gens d'en bas qu'on y perd notre latin. Des politiques à venir seront mises en place sans que nous en sachions pourquoi. Certaines seront malheureuses, d'autres heureuses. Pour le monde de la déficience auditive, c'est toute une injustice que de s'être fait couper sur les aides techniques qui viennent suppléer à notre handicap, et pire encore sur la prothèse elle-même qui sont essentielles.

Le Centre québécois de la déficience auditive (CQDA) travaille fort pour réparer cette injustice que d'autres groupes d'handicapés n'ont pas eu à subir. Le résultat de cette lutte porte des fruits. Au printemps de 1999 nous pourrons enfin retrouver ce droit perdu au bénéfice d'une logique étouffante, et qui est aussi, soit dit en passant, le résultat d'une patate chaude aux mains du gouvernement ; suite au verdict de Vancouver fait par la cour Suprême, une personne a porté plainte à la commission des droits de la personne. Ça ajoute du poids à nos revenications.

Si nous devons attendre au printemps, c'est que les mailles de la bureaucratie sont telles que le pied reste toujours sur le frein. On appuie de moins en moins fort certes, mais on pourrait quand même peser sur l'accélérateur, ça ne ferait pas de tort.

Question de lecture

De son côté, le Regroupement québécois pour le sous-titrage (RQST) travaille toujours sur la problématique du sous-titrage à la télévision. D'après Richard McNicoll, si du côté anglophone 90 % des programmes sont sous-titrés, c'est qu'ils originent des États-Unis. Au Québec, le pourcentage n'est que de 38 %. Le travail est gigantesque. Chez TVA, on est paresseux et on préfère les pictogrammes et les télétextes, comme le remarque André Larivière, dans le Bulletin du RQST. Il y a, par conséquent, une importante perte d'information. Pourtant plusieurs s'accordent pour dire que la technologie existe. L'argent aussi, mais non la volonté, et de ça on s'en fout. Le pire dans tout ça, c'est la discrimination, parce que c'en est, et ce n'est pas acceptable.

Je veux bien croire qu'aux yeux des entendants la surdité ce n'est pas grave parce que non visible, mais que ces mêmes entendants soient sourds ça c'est grave. Et le politique là-dedans ? Si seulement les politiciens pouvaient entendre en dehors des moments cruciaux, comme disons une campagne électorale !

Luc Pigeon


RÉFLEXIONS POUR LA NOUVELLE ANNÉE

En cette fin de siècle, piqué de curiosité n'auriez-vous pas le goût de chercher à percer le mystère du futur pour y entrevoir ce que nous réserve l'autre millénaire ?

Je me sens comme un alpiniste qui lorgne le sommet, fasciné par une lumière qui lui semble inaccessible. Il essaie d'apprivoiser le flanc de la montagne, du mieux qu'il peut, mesurant les risques qui prennent vite l'allure de défis. Il ne perd pas de vue son objectif ultime même si la réalité est parfois bien différente de ce qu'on avait imaginé.

Arrivé au faîte, haletant, il prend conscience de la majesté de Dieu en contemplant toutes ces splendeurs. Il se sent aimé d'un amour personnel. Il communie à cette présence qui transpire par les fibres de son être. Ce second souffle qui l'anime lui procure un état de paix, de sécurité et de joie qu'il savoure.

C'est l'euphorie devant tant de magnificences. Il scrute l'horizon pour y apercevoir comme une porte qui s'ouvre sur le futur. Par l'entrebâillement, s'infiltre un rayon d'espérance qui lui donne le goût de continuer advienne que pourra et de vivre intensément. Je vous souhaite de vibrer à son rythme. Soyez heureux !

Gertrude Korning


EN ROUTE !

N'est-ce pas le temps de se parler un peu ? Quels projets vous gardent occupés en ce moment ? Qu'avez-vous à raconter en ce début d'année et après les festivités de Noël ? Quels sont vos souhaits pour la nouvelle année qui s'amorce ? Puissiez-vous réaliser quelques-uns de vos rêves au cours de 1999... Bon succès dans toutes vos entreprises, compagnons de route !

Tenons-nous pour acquis la présence de TIT-L'OUÏE ? Je me demande comment j'obtiendrais des nouvelles de certains d'entre vous si TIT-L'OUÏE n'existait pas ! Comment notre Association pourrait-elle sensibiliser le grand public sans bulletin d'information ? Une association sans journal, c'est comme une chanteuse sans micro !

Il existe différentes façons de faire du bénévolat au sein de l'ADSMQ Secteur Rive-Sud. J'aime bien faire partie de la petite équipe des chroniqueurs de TIT-L'OUÏE. En vous adressant quelques lignes de temps en temps, je saisis l'occasion de signifier mon intérêt pour la cause de la déficience auditive.

Avez-vous lu le rapport des activités présenté par Madame France Létourneau au conseil d'administration le 16 septembre dernier ? Le contenu de ce rapport se réfère au plan d'action mis de l'avant par nos représentants pour promouvoir notre Association sur la Rive-Sud. En tant que membre de la base, je tiens à signaler que j'apprécie grandement de recevoir de telles informations. Il est crucial de constater l'ampleur de ce travail d'équipe et du succès ainsi obtenu. Nos représentants se démènent pour faire progresser notre Association, et il est primordial de leur faire part de notre soutien. Qu'en pensez-vous ?

Solidarité !

Gilles Brassard


RELA-X-EZ !

Il existe des outils pour apprendre à "rester calme dans la tempête", car cette dernière est particulièrement "videuse d'énergie" ! J'ai voulu vous faire part d'un article "L'équilibre en tête" de l'Association canadienne pour la santé mentale. Plusieurs conseils sont particulièrement utiles durant ce mois de janvier, où plusieurs d'entre nous se sentent "ratapla". Comment refaire ses "batteries d'énergie ? Voici des suggestions :

France Létourneau

 


TÉMOIGNAGE

Thérèse Métivier, dont vous lirez le témoignage ci-dessous, est une personne qui désire profondément être autonome malgré sa perte d'audition. Elle nous a parlé de nombreuses situations qui auraient pu la détruire, mais elle n'est pas du genre à laisser faire ! Nous lui avons demandé de faire un témoignage pour vous.

Je m'appelle Thérèse Métivier, je suis malentendante depuis l'âge de deux mois. Dans ma famille, je suis la seule à avoir cet handicap. À ma naissance, j'étais une enfant tout à fait normale, mais suite à des coups donnés par ma mère, je suis devenue malentendante. Selon l'avis de deux médecins, ma mère est responsable. Puis mes soeurs et mes frères, quand ils faisaient des mauvais coups, ils n'avaient qu'à dire que c'était moi et ma mère me sautait dessus.

Je me rappelle que ma soeur m'avait montré que, si j'appuyais la tête sur la radio, je pouvais sentir les vibrations. Alors, je le faisais. Ma mère criait "Ôte-toi de là, tu vas devenir sourde ! " et elle me frappait derrière la tête. Aujourd'hui, je trouve ça très drôle. Elle me frappait ; elle disait que j'étais une enfant têtue qui n'écoutait personne. Elle me plaça pensionnaire à l'âge de cinq ans prétextant que j'étais révoltée et que c'était malsain pour mes frères et soeurs. Cela a été une très grande déchirure pour moi qui ne comprenait absolument pas ce qui se passait. J'ai été battue et ridiculisée par ma mère, mes frères et soeurs.. J'étais, selon ma mère, le mouton noir de la famille et une honte.

Au couvent, la directrice entreprit de m'apprendre à lire sur les lèvres, une demi heure le matin et une heure l'après-midi. Au bout de quelques mois, j'ai su lire presque tout les mots sur les lèvres. Durant les fins de semaine, mon père faisait la même chose. Grâce à cette religieuse qui était comme une mère pour moi je suis devenue une enfant comme les autres. J'ai pu aller à l'école, savoir lire couramment. Grâce à mon père et cette religieuse, je suis devenue une personne n'ayant aucun complexe de ma perte d'audition. Je pense être épanouie. J'aime apprendre, j'aime la musique, la lecture, faire du tricot au crochet, la cuisine. J'ai surmonté mon handicap et surtout je peux vivre avec sans rancoeur. Je crois que j'ai appris à rire quand parfois j'ai mal interprété ce que l'on m'a dit ; je trouve que parfois c'est amusant.

Je pense que dire notre besoin est très important et ne tenir personne pour responsable. Les gens parfois nous semblent indifférents ; je crois sincèrement que nous sommes responsables, pas à outrance, non, juste parce que nous n'exprimons pas assez nos besoins. "Tu me regardes en laissant tes lèvres libres.".

Parfois, je fais un test et je ne dis pas que je suis sourde et les gens ne s'en rendent même pas compte. Le plus amusant, c'est quand je le dis : les gens me font passer le test "Parler sans le son", ils sont tous très épatés et ils veulent souvent essayer.

Je vous salue amicalement. Soyez heureux sans complexe.


SOUS-TITRAGE

J'en suis à terminer la lecture d'un document présenté par le Regroupement Québécois pour le sous-titrage (RQST) au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) sur les politiques à privilégier en vue d'un meilleur sous-titrage à la télévision.

On ne saurait trop souligner la mission gigantesque mais combien nécessaire qu'exerce le RQST auprès des télé-diffuseurs et du CRTC pour sensibiliser ces instances aux limites engendrées par notre problème auditif ainsi qu'à l'obligation qu'ils ont de s'y adapter en fournissant une grille horaire sous-titrée satisfaisante pour les besoins de la population sourde et malentendante.

En regardant de plus près l'état actuel des choses en ce qui a trait à la télécommunication, il faut noter principalement le manque flagrant d'émissions sous-titrées et le peu d'efforts consentis au fil des ans à l'amélioration de cette situation. En effet, on compte en 1998 à peine en moyenne 25 % de la programmation qui est sous-titrée ainsi que 41 films ; c'est bien peu si on considère la production actuelle. Il faut noter aussi que la plupart du temps le nombre d'heures de sous-titrage est soumis aux fluctuations du financement relié à la publicité. Ainsi la plupart des émissions sous-titrées est offerte en soirée, aux heures de grande écoute et encore là, certaines chaînes affichent un réel manque de coopération, leur barème de sous-titrage dans leur grille-horaire ayant à peine augmenté de quelques heures depuis la fondation du RQST en 1992

On se rend donc compte de la méconnaissance des télé-diffuseurs vis-à-vis la problématique que vit bon nombre d'handicapés auditifs. En effet, plusieurs personnes, - en raison de leur âge, leur état de santé, vivant souvent une solitude reliée à leur déficience - pourraient trouver dans ce moyen de communication, une source d'informations et de distractions, susceptibles de les valoriser si on ajoutait un sous-titrage adéquat à la présentation de diverses émissions offertes en matinée aussi bien qu'en soirée. C'est ainsi que le RQST se veut notre intervenant, notre défenseur auprès de ces bonzes de la télécommunication en multipliant rencontres et interventions de toutes sortes pour informer, dénoncer, suggérer, dans le but de répondre aux besoins existants de tous les "désavantagés de l'ouïe" et de faire valoir nos droits légitimes aux pouvoirs existants en tant que citoyens différents mais à part entière. Aussi, le RQST travaille-t-il présentement à obtenir du CRTC des normes obligeant le plus grand nombre possible d'émissions sous-titrées jusqu'à atteindre l'entière programmation. Tous pourraient en profiter puisque l'ensemble des téléviseurs fabriqués aux États-Unis depuis 1993 et vendus au Canada sont dotés d'une puce de sous-titrage.

À la quantité s'ajoute la souci de la bonne qualité du sous-titrage (français correct dans son orthographe et sa ponctuation, calligraphie et chaîne écrite adaptées à l'acuité visuelle. À cet effet, l'ADSMQRS a participé avec quelques-uns de ses membres à un sondage organisé par le RQST en collaboration avec TECSO, un organisme de recherche en technologie et cela, en vue d'une amélioration du sous-titrage offert actuellement.

Je me permets de me faire par cet article le porte-parole du RQST pour vous inciter à encourager cette association qui travaille pour nous, soit en appuyant leurs recommandations ou pourquoi pas en devenant membre. À vous la parole maintenant, soyons vigilants à l'aube de l'an 2000. Avec les bonds en avant que fait la technologie en matière de télécommunication, il faut se rendre visibles, si nous voulons être ENTENDUS et ACCUEILLIS comme personnes avec handicap auditif ayant des besoins particuliers.

Gisèle Riendeau


UNE IDÉE INTÉRESSANTE

Voici une suggestion de Marie-Josée Paradis trouvée sur le site La Surdité au Québec du Centre québécois de la déficience auditive (http://www.surdite.org )

Juste une petite information intéressante pour les amateurs de cinéma.


LA RUMEUR

Leurs bruits m'étouffent comme un brouillard de gaz sournois. Les rues, soumises à la pression humaine, n'en peuvent plus de contenir la rumeur qui s'échappe de ces oreilles insensibles. Elle a beau vouloir frapper à la porte des tympans, elle rebondi d'une oreille à l'autre sans jamais s'arrêter. J'entends son désespoir d'être entendu. Sa parole lourde de toutes les espérances perdues du jour me pèse et m'étouffe. Je cherche la fuite derrière un rideau somptueux de sa propre lourdeur passive en croyant y trouver le refuge nécessaire à ma respiration.

Les rues se seront vidées, les bruits se seront perdus sans que personne ne sache où. Je serai encore derrière le rideau, haletant la moiteur des corps qui auront cherché tout le jour durant la raison d'un désir si déchirant.

Luc Pigeon


PASSEPORT-SANTÉ

Afin de répondre à des demandes, l'ADSMQRS s'est procuré le Passeport-santé "Au-delà de la parole * Beyond speaking". Le Centre de la communauté sourde du Montréal métropolitain nous a fourni une cinquantaine de passeports, ce dont nous les remercions. Ce carnet a été réalisé dans le but de faciliter la communication avec les professionnels de la santé ; le livret permet ainsi de réduire les erreurs concernant l'état médical du patient. Le détenteur inscrit les coordonnées de ses médecins, la liste de ses antécédents médicaux, les listes des personnes à contacter en cas d'urgence, les allergies, les informations sur la santé dentaire, etc. On y trouve aussi des renseignements sur la langue des signes et le monde des sourds. Professionnels de la santé, intervenants sociaux, public en général et surtout personnes ayant des difficultés d'audition peuvent venir consulter ce passeport au local de l'ADSMQRS. Au moment où nous produisons ce texte, ce carnet est donné en priorité aux personnes qui ont des difficultés d'audition puisque les quantités sont limitées.


CLIN D'OEIL

Remercions Georges Strutynski, responsable de l'accueil du mercredi, d'avoir trouver des citations pour TIT-L'OUÏE. Soulignons aussi sa participation à la correction finale du bulletin, une expertise dont nous saurions difficilement nous passer. Il y a plusieurs citations qui portent à discussion et vous désirez exprimer votre avis ; n'hésitez surtout pas à nous écrire.

 

Le trésorier, Maurice Arsenault, nous offre également d'autres citations. Celles-ci sont très intéressantes, jugez-en par vous-mêmes.


RÉTROSPECTIVE DES ACTIVITÉS


ACTIVITÉS À VENIR

Le 10 février, nous fêterons la St-Valentin. Nous pouvons dès maintenant confirmer qu'il y aura lecture d'un texte inédit par Rose-Marie Thibodeau, artiste connue pour ses multiples talents. De plus, il y aura d'autres textes sur l'amour qui sauront sûrement retenir votre attention. Les vêtements et les accessoires rouges permettront aux personnes qui auront "osé cette fantaisie" de participer à un tirage spécial ! Donc, voici une date à noter.

Pour ce qui est des autres activités mensuelles, nous comptons sur la collaboration fidèle de Mesdames Gertrude Korning et Murielle Trudeau afin rappeler les sujets. Actuellement, il est convenu que "Stress et anxiété" et "La solitude, quels moyens utiliser pour y faire face" seront abordés par des intervenants de l'Institut Raymond-Dewar.

Le 26 mai aura lieu l'assemblée générale, moment privilégié où vous pouvez discuter des plans d'action qui serviront de guide aux différentes activités de l'année. Venez nombreux afin d'assurer le quorum et par le fait même, la tenue de l'Assemblée.


COMPTE-RENDU DE LA CONFÉRENCE SUR LES CENTRE D'AIDE AUX VICTIMES D'ACTES CRIMINELS

Le 11 novembre dernier, se tenait, à l'Association des Devenus Sourds et des Malentendants du Québec Secteur Rive-Sud (ADSMQRS), une soirée d'information sur les Centre d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC). Gabriel Larivière, criminologue oeuvrant au CAVAC de la Montérégie (bureau à Longueuil ), a d'abord tracé un bref historique de cet organisme communautaire pour ensuite en spécifier le mandat.

Historique

Suite à une tournée provinciale entreprise en 1988 auprès des divers organismes communautaires, le Ministère de la Justice du Québec conclut à un manque de ressources spécialisées au niveau de l'aide aux victimes d'actes criminels. Depuis 1970, les femmes ayant subi des agressions sexuelles ou de la violence en milieu familial pouvaient bénéficier d'un support de la part des organismes communautaires, mais les autres catégories de victimes étaient laissées pour compte. Il fallait donc mettre sur pied un réseau d'aide obéissant à certains principes de base (écouter, informer...). Le Ministère de la Justice créa la "loi sur l'aide aux victimes d'actes criminels". Aujourd'hui, il y a 11 CAVAC à travers la province.

Mandat

Définir le mandat des CAVAC, c'est parler de la clientèle visée, du type de démarche entreprise auprès d'elle et des différents niveaux d'aide dont elle peut bénéficier.

La clientèle visée est tout individu qui a subi un acte criminel quelconque contre sa personne ou ses biens personnels, que ce crime ait été déclaré ou non aux forces policières. Le client peut être indifféremment un homme ou une femme, jeune ou adulte, victime directe ou indirecte (parents d'enfant, témoins...) De l'acte criminel.

Le type de démarche entreprise auprès de la clientèle suit le modèle "du cas par cas" où les modalités d'intervention ne sont pas assujettis à un canevas structuré et rigide ; en effet, les besoins en aide seront établis, de concert avec la victime, pour répondre à la spécificité de son vécu personnel.

Suite à un acte criminel, le quotidien de la victime est bouleversé : certaines personnes n'osent plus sortir, s'isolent, ont des réactions émotives intenses, manquent d'énergie... Pour favoriser le retour à un fonctionnement "normal", il faut définir les problèmes et les besoins de chacun et dresser un plan d'intervention en respectant les choix des individus concernés. Le support dont la victime peut bénéficier dans son environnement, ses ressources financières, ses capacités à faire un cheminement sont des exemples de facteurs dont il faut tenir compte dans le choix de l'aide à apporter.

Le support que les professionnels des CAVAC pourront par la suite apporter aux victimes se situe à l'intérieur des trois niveaux d'aide suivants : la relation d'aide, l'information et l'accompagnement.

Engagé dans une relation d'aide avec son client, le professionnel du CAVAC lui apportera écoute et support et le rassurera sur la normalité de ses réactions. Là où parfois l'entourage de la victime échoue pour diverses raisons (trop grande émotivité, commentaires blâmants, tendance à dramatiser, manque de patience...), le professionnel en relation d'aide, avec le recul nécessaire face à l'événement traumatisant, aidera la victime à reprendre le contrôle de sa vie, à revenir à ce qu'elle était avant cet événement.

L'aide sera aussi apportée sous forme d'information. On renseignera les victimes sur le déroulement futur des événements judiciaires, on les aidera à remplir des formulaires et on pourra les orienter au besoin vers d'autres organismes (ex. : vers un IVAC pour l'indemnisation des victimes d'actes criminels contre la personne).

L'accompagnement constitue un troisième niveau d'aide qui recoupe, on s'en doutera, les niveaux précédemment cités. Ainsi, en accompagnant son client au Palais de Justice, par exemple, le professionnel du CAVAC pourra le supporter dans l'épreuve accablante de rencontrer son agresseur et pourra aussi le renseigner sur le déroulement de la procédure judiciaire en cours.

Voilà un survol des services de base offerts dans les CAVAC, organismes communautaires, relevant du Ministère de la Justice.


À TITRE INFORMATIF

La compagnie PromoNyme nous a fait parvenir une lettre faisant la promotion du système Ears. Si vous vous êtes procuré ce système, nous aimerions connaître vos commentaires. Nous les diffuserons le plus largement possible et maintenant, voici ci-dessous le contenu de la lettre.

Depuis quelques années certains constructeurs automobiles offrent, sans frais, à leurs clients souffrant d'une perte auditive (30 décibels et plus) un système de détection des véhicules d'urgence. Ce dispositif les prévient par une série de feux clignotants lorsqu'un véhicule d'urgence, dont la sirène retentit, se trouve à proximité de leur véhicule. Vous pouvez être admissible à ce programme si vous avec acheté une voiture neuve (GM, Chrysler ou Ford seulement) depuis 6 ou 12 dernier mois (dépendant des marques). La plupart des audiologistes / audioprothésistes ont été contactés et sont au fait de ce programme. (...) Toutes les personnes souffrant d'une perte auditive de 30 décibels ou plus sont admissibles, y compris les membres de la familles (époux (se) fille, fils). Elles n'ont besoin que de l'autorisation de leur médecin / audio technicien.

Pour plus d'informations, téléphoner chez Promonyme au (514) 521-7552 voix ou ats. Télécopieur (514) 521-7992.


JE ME SOUVIENS... DU SINISTRE DU VERGLAS !

L'ADSMQRS possède des documents sur les conditions de vie des personnes handicapées durant "l'inoubliable" tempête de pluie verglassante. Ces documents sont disponibles au local de l'Association et les voici énumérés.


FLASH

Il est possible de visiter par Internet notre site http://www.angelfire.com/pq/adsmqrs

De plus, vous pouvez laisser des messages au courrier électronique à l'adresse suivante letourneauf@yahoo.com


TRISTESSE AU COEUR : IN MEMORIAM

Le 26 octobre 1998, décédait notre ami Jean Houle. Son départ laisse un grand vide dans le coeur de tous ceux et celles qui l'ont connu. Jean en plus d'être membre à l'ADSMQRS était un bénévole actif et cela depuis les débuts de l'Association. Son expertise était appréciée, car il avait toujours une idée sur tous les sujets et cela n'avait d'égale que sa grande générosité. Adieu Jean et merci de ton engagement, nous ne t'oublieront pas.

Nous exprimons nos plus sincères condoléances à sa famille et nous la remercions pour la levée de fonds qu'elle a décidé de verser à l'ADSMQRS.


À VOS CRAYONS ET PAPIER !

Nous rappelons aux rédacteurs que le prochain TIT-L'OUÏE est prévu pour le mois de mai et qu'il soulignera le mois de l'ouïe. L'heure de tombée est le 1 er mars 1999.

De plus cette année, il y aura un spécial en 1999 soit le TIT-L'OUÏE 10 Ans ! Celui-ci soulignera le dixième anniversaire de fondation de l'ADSMQRS. Nous sollicitons les rédacteurs pour écrire un texte afin de souligner cet événement. Les textes doivent être reçues avant le 1 er juin 99. Vous avez le temps, mais n'oubliez surtout pas, car il n'y aura pas de rappel.

Voici l'équipe ADSMQRS qui a collaboré au TIT-L'OUÏE, présentée en ordre alphabétique : Jacqueline Boivin, Gilles Brassard, Gertrude Korning, France Létourneau, Thérèse Métivier, Sami Nawar, Luc Pigeon, Gisèle Riendeau, Georges Strutynski

Voici le Conseil d'administration 1998-1999 : Luc Pigeon président, Marc Dunant vice-président, Maurice Arsenault trésorier, Gertrude Korning secrétaire, Diane Souligny conseillère.

Merci à la ville de Longueuil pour les photocopies et à nos annonceurs pour leur collaboration.

 

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