Site hosted by Angelfire.com: Build your free website today!

« J’ai toujours accepté sur mon corps ce que je rêvais d’infliger aux autres. Des coups. Des punitions méritées. Des châtiments exemplaires pour mes fautes commises. »

Martine Roffinella in Le fouet

« La vie était organisée ainsi pensait-elle ; une bifurcation s’était produite dans son corps, une bifurcation imprévisible et injustifiée ; et maintenant son corps ne pouvait plus être une source de bonheur et de joie. Il allait au contraire, progressivement mais au fait assez vite, devenir pour elle-même comme pour les autres une source de gêne et de malheur. Par conséquent, il fallait détruire son corps. »

Michel Houellebecq in Les particules élémentaires

« Plus les zébrures me transformaient en chandail raccommodé, plus je désirais être ravaudée, vulgairement rapetassée. Pour tenir encore. Et affronter d’autres crachats. »

Martine Roffinella in Le fouet

« Pour avoir trop surveillé mon corps, je le perdis de vue. J’en avais exploré tous les usages. J’avais pénétré dans des sphères obscures où mon aveuglement passait inaperçu. Je me laissais faire. La vacance de mon organisme autorisait de nombreuses visites. Les hommes et les aliments profitaient de ses orifices pour s’immiscer dans ma vie. Les uns s’introduisaient, allaient, venaient, puis ils le quittaient. Les autres s’avançaient plus profond. Ils m’imprégnaient ou bien je les rejetais. De la nécessité à l’envie, il y avait un pas que je ne franchissais pas. »

Alice Massat in Le ministère de l’intérieur

« Son petit miracle de corps, qui donnait de légers vertiges quand j’ouvrais grands mes yeux sur lui, pendant qu’on se manipulait et se pliait en tous les sens pour mieux se morfaler l’un l’autre. Tant de fragilité se côtoyant tant de forces et il se laissait regarder, se faire voir et aimer, quasiment adorer »

Virginie Despentes in Mordre au travers

retour