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Ruth STONE Les Hommes Gorilles Au magasin de doughnuts Vingt-trois Dos-Argentés Sont alignés au bar, Assis sur des tabourets. C’est le café du matin et le jour des poubelles. La serveuse a un lourd visage ampathique Charitable avec du rouge à lèvre carmin. Elle ne dore pas mes frites. Je dois attendre au bar et insister pour ma commande. Je porte ma tasse de café sur une petite, inoffensive table près du mur. Au bar, le corps de ballet masculin est fermement aligné. Je regarde leurs fesses presques similaires; Leurs épaules de camarades voutés, la courbe de leurs anciennes colonnes. Ils parcourent méthodiquement leur propre territoire. Cette donnée là entre dans cette vaste confuse bibliothèque, l’esprit feminin.
Marié
Je suis revenu de l’enterrement et j’ai erré
Dans l’appartement, pleurant fort,
Cherchant les cheveux de ma femme.
Pendant deux mois les ai trouvés dans le syphon,
Dans l’aspirateur, sous le réfrigérateur,
Et sur les vêtements dans le placard.
Mais ensuite d’autres japonaises sont venues,
C’était impossible d’être sûr lesquels
Étaient les siens et j’ai arrêté. Un an après
Rempotant l’avocat de Michiko, j’ai découvert
Un long cheveux noir emmêlé dans la terre.
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