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Le temps de l'amour

FICHE TECHNIQUE

date: 1990
durée : 75 mins
en couleurs

Réalisation et scénarisation: Mohsen Makhmalbaf
Directeur photo: M. Kélari
Au son: M. Mishekari
Acteurs:
Shiva Gerede
Abdobrahman Palay
Aken Tunt
Menderes Samanjilar

FICHE THÉORIQUE

Résumé
Ce film relate trois histoires sur le même thème: un triangle amoureux. Dans la première version, Ghazal, l'héroïne féminine du film, est la femme de l'homme au cheveux bruns et a une aventure avec un cireur de chaussures, un homme aux cheveux blonds. Dans la deuxième version, c'est l'homme aux cheveux blonds qui est le mari de Ghazal. Cette fois, elle a une liaison avec le brun. Puis, dans la troisième version, c'est le retour à la situation de la version un.
En fait, ce sont trois histoires qui diffèrents en certains points mais dont l'essentiel reste le même, c'est-à-dire qu'il y a toujours un mari jaloux, un meurtre, un procès, le malheur de Ghazal, sauf dans la dernière où le meurtre n'a pas lieu alors que, d'après les personnages, ça aurait du avoir lieu.

Commentaires sur le scénario
On ne peut pas dire que le film soir réellement accrocheur et intéressant: le fait qu'il y a trois histoires sur un même thème donne l'impression que c'est plus un exercice cinématographique, un travail au niveau du scénario, qu'un film de divertissement ou de réflexion. Malgré tout, le film pique notre curiosité à savoir quelle sera la nouveauté cette fois.

Commentaires sur l'image
Une image toute simple qui a captivé mon attention, est le gros plan sur les yeux de Ghazal: c'est le premier contact qu'à le spectateur avec Ghazal. C'est un plan ni trop court, ni trop long, qui montre ses yeux magnifiques, aux longs cils qui s'ouvrent.
Sinon, le film nous offre de superbes images de son pays, l'Iran: on a l'impression en sortant de la salle, d'en savoir plus sur l'Iran. À chaque fois que l'action se passe dans le taxi de l'homme aux cheveux bruns de la première version, on a droit à la visite des beaux lieux d'Iran, notamment le marché de fleurs et la marina.
Une autre superbe scène, c'est lorsque le vieux rend son pigeon libre et celui-ci prend son envol au-dessus de la ville qu'on voit en contre-plongée, au soleil couchant. Plus tard dans le film, on reverra le même plan mais la nuit.

Commentaires du son
Le son de ce film n'a rien d'extraordinaire, le réalisateur ne semble pas prêter une très grande importance au son. Les bruits de fond, comme les voitures ou les goélands à la marina, ne sont pas mis de l'avant.
Par contre, j'ai beaucoup aimé la chanson qu'un groupe de jeunes enfants chantent et jouent dans la calèche pour divertir Ghazal: c'est une longue scène charmante et reposante.

Email: marcel.hudon@sympatico.ca