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Fallen Angels

FICHE TECHNIQUE

date: 1998
durée : 96 mins
en couleurs (avec quelques scènes en noir et blanc)

Réalisateur et scénariste: Wong Kar-Waï
Directeur photo: Frankie Chan
Au son: Tat Zeung
Acteurs:
Zeon Tai
Takeshi Kaneshiro
Charlie Young
Michèle Reis

FICHE THÉORIQUE

Résumé
Wong Chi-Ming est un jeune tueur à gage, il travaille avec "The agent", sa jolie complice qu'il n'a jamais véritablement rencontré. Mais il pense sérieusement à quitter son travail qu'il juge trop dangereux et n'est pas capable de l'annoncer à sa complice envers qui il ressent une certaine attirance, malgré sa realtion avec "Baby", une jeune fille plutôt hystérique qui ne supporte pas la solitude.
En parallèle, on suit l'histoire de Zhiuwu, un jeune muet qui entre dans les commerces le soir er qui oblige les gens à se payer ses services. Il tombe follement amoureux de "Cherry", une jeune femme que son petit ami a laissée pour une autre femme.

Commentaires sur le scénario
Ce film est composé de plusieurs histoires, comme dans la plupart des films de Wong Kar-Waï. Les deux histoires ne semblent pas être liées de quelque façon que ce soit tout au long du film, j'ai donc eu l'impression d'une certaine incohérence, mais à la fin du film, alors que le spectateur croit que les intrigues des deux histoires sont résolues, "The agent" et Zhiwu se rencontrent et le film se termine sur ces images. Ce qui est intéressant dans les films de Wong Kar-Waï, c'est que les films semblent avoir une suite et font appel à l'immagination.
Le scénario de "Fallen Angels" est moderne, il met en scène des personnages complexes qui illustrent la société actuelle. D'ailleurs, l'histoire se déroule dans le Hong Kong modern où la technologie est omniprésente. Les realtions entre les personnages reflètent en fait le manque de communication de la société moderne.

Commentaires sur l'image
Les images de ce film sont très prenantes et les couleurs sont vives, cela nous plonge dans une atmosphère très spéciale. Les images et le son sont presque indissociables.
Les premières images sont frappantes, "the agent" marche dans le métro. Les murs sont orangés, d'immenses pilliers sont dressés au milieu de la salle et on entend les talons hauts de "the agent" claquer sur le sol. Ce premier contact avec les couleurs vives, les mouvements de caméra, le personnage, nous prédispose à aimer ou à ne pas aimer le film.
Une scène des plus marquantes est celle où "the agent" va écouter sa chanson préférée dans le juke-box. Les plans sont très courts: je n'ai pas vraiment aimé les plans très courts qui passent du gros plan de sa bouche, au gros plan de sa cuisse, au gros plan de quelquechose de même pas distinguable... Ces plans déroutent le spectateur, c'est surement ce que Wong Kar-Waï voulait, mais j'ai trouvé ça plutôt frustrant.
Le plus souvent, le film a un bon rythme, sans longueurs, à part durant la scène du juke-box et une scène filmée en noir et blanc où l'on voit Cherry, tête appuyée sur son bras tout au long de la séquence et Zhiwu qui change de position à tout bout de champ, tantôt en entourant Cherry de ses bras, tantôt tête appuyée sur son bras comme elle. La séquance est esthétiquement jolie: lorsque Zhiwu à la tête appuyée sur son bras, on voit une symétrie dans l'image, mais cette séquence est trop saccardée et n'apporte rien à l'histoire.

Commentaires du son
La musique est un élément essentiel dans les films de Wong Kar-Waï. Dans ce film, la musique et le son sont excellents, notamment avant et pendant les tueries. Lorsque Wong Chi-Min se rend au lieu où il doit exécuter le meurtre, on entend ses pas et toujours la même chanson (une chanson de Massive Attack reprise en japonais) ce qui contribue à la montée de la tension chez le spectateur.
Lorsque Wong Chi-Min doit tuer un groupe de joueurs de dominos japonais, le son semble déformé, les paroles des gens deviennent confuses: c'est comme si Wong Chi-min était dans un autre état d'esprit quand il tuait, comme s'il fesait abstraction de tout.
Souvent les sons sont amplifiés, ce qui contribue à créer l'atmosphère.

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