Court métrage :
1971 : Le chien de monsieur Michel
Longs métrages :
1890 : Diva
1982 : La lune dans le caniveau
1985 : 37°2 le matin (Betty Blue)
1989 : Roselyne et les lions
1992 : IP5 (Iles des Pachydermes5)
Jeunesse
Beineix ne s'est jamais douté qu'il deviendrait réalisateur. Il rêvait même
de devenir alpiniste ou médecin. Il détestait l'école et s'est même fait
expulsé de plusieurs écoles. Vers l'age de 15-16 ans, il a reçu une caméra
Paillard-Beaulieu 8 mm, avec 2 objectifs. Il a fait beaucoup de petits films
pour son plaisir avant de la délaisser. Malgré son dégoût pour l'école, il a
entamé des études en médecine. Il hésitait entre la profession de chirurgien
ou d'analyste (surement une influence de ses 3 années de thérapie à l'âge
de 22 ans). Il n'a pas finit ses études en médecine. Il n'est jamais allé à
une école de cinéma, mais lisait beaucoup de livres sur le sujet.
Premiers contacts avec le cinéma
Beineix a d'abors été stagiaire sur la télé-série "Les saintes chéries" de
Jean Becker. Il ne faisait que de petites besognes comme porter la caméra,
planter des clous, livrer les sandwiches, ... mais ce fut quand même sa
première expérience sur le plateau de tournage. Ensuite, il a assisté René
Clément, qui l'a beaucoup influencé. Il a travaillé sur "The house under the
trees" et "La course du lièvre". Puis, il a aussi été l'assistant de Marc
Simenon, Jean-Louis Trintignant, Nadine Trintigrant, Claude Berri, Claude
Zidi et Williard Huyck (avec "French Poscards").
Puis il a fait son premier film, un court métrage nommé "Le chien de monsieur
Michel" qui a gagné le premier prix au festival de Touville pour les jeunes
cinéastres.
Ses longs métrages
Trois ans après, beineix fit "Diva". La productrice Irene Silberman avait vu
son court métrage et décida de lui donner la chance de tourner un long
métrage. Les Silbermans qui avaient produit "La course du lièvre",
connaissaient déjà Beineix. Puis, il fit "La lune dans le caniveau". Autour
de 1985, alors qu'il adaptait un livre pour "37°2 le matin", il conçu une
publicité pour la peinture Valentine, dans laquelle une panthère rôde sous
l'oeil pensif d'un peintre. C'est d'ailleurs cette publicité qui inspira
Beineix pour "Roselyne et les lions" en 1989. En 1992, Beineix tourna "IP5",
son dernier film.
Autres productions
Beineix a aussi fait plusieurs documentaires. En 1991, il a fait un
reportage sur les orphelinats en Roumanie. Et au Japon, il a fait un film
appellé "Otaku" sur les enfants vivant dans leur monde virtuel d'images,
d'ordinateurs et de jeux vidéo, ne parlant pas à leurs parents, ne
s'investissant pas à l'école.
Pourquoi Beineix a-t-il adopté le cinéma comme mode de vie?
Beineix dit que dès sa jeunesse, il avait une certaine manière de voir les
choses probablement par peur du monde adulte et de la vérité. Il
s'interessait à tout ce qui lui procurait une dimension imaginaire. Il a
expérimenté la vie à travers le cinéma et non pas par la réalité. Il était
déçu du monde réel, il s'en est crée un, à lui. Pour lui, le cinéma est sa
vraie thérapie.
Thèmes communs
Le thème de l'amour est toujours présent dans les films de Beineix. Le
scénario est essentiellement basé sur une rencontre. ("Diva": le postier
rencontre la Diva, "37°2 le matin": Zorg rencontre Betty, "IP5": les deux
délinquants rencontrent le personnage de Montand) Les personnages sont
souvent complexes : ils sont en quête d'une passion. Ils semblent seuls;
Betty et Zorg, par exemple, semblent avoir aucune famille. Ces héros sont
modestes (postier, peintre de bâtiment,...) Le désir de s'en sortir passe
par l'art (passion de l'opéra, envie d'écrire, grafitis,...) Les personnages
féminins; Kinski, Betty, la Diva, sont toutes assez semblables,
extraordinaires et extravageantes. Les personnages sont tous incapables de
communiquer ... et d'aimer.
Diva
Ce premier film de Beineix est un audacieux mélange de film noir et de film
musical. Beineix utilise des personnages archétypes pour les ramener à la
modernité. "Diva" est assurément les film fondateur du genre néo-baroque.
C'est un mélange de comédie et de drame.
La lune dans le caniveau
Ce film fesait partit de la sélection du festival de Cannes 83. Il met en
vedette Gérard Fepardieu et Nastassja Kinski. Il a gagné un César alors
qu'il n'a pas été un véritable succès en salle. Le budget pour ce film était
de 23 millions de francs. Beineix voulait donné l'impression d'un opéra
non-chanté, par l'espace scénique, la musique et les mouvements lents des
acteurs mimant une chorégraphie.
37°2 le matin
Interprété par Béatrice Dalle et Jean-Hughes Anglade, ce film se base sur
l'émotion. Les acteurs sont exellents. Beineix a su les motivés pour qu'ils
utilisent pleinement leur talent. La fin dramatique est atténué par les
dernières scènes.
IP5
Beineix a trouvé ses deux acteurs, Sekkou Sall et Olivier Martinez, dans la
banlieue, il trouvait qu'ils représentaient bien leur génération. Yves
Montand a accepté le rôle d'un vieil homme apprenant la vie aux deux
autres personnages. Il est mort d'une crise cardiaque quelques jours après
la fin du tournage.
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