Chasse à l’homme
D’aventure en aventure, Nikita s’est tailllé une place au sein de la Section Un. Elle a aussi éveillé le désir de Michael. Mais en se laissant aller à leurs sentiments, les deux agents jouent avec le feu. Par Isabelle Rioux
Rentrant de mission, Nikita (Peta Wilson) est attaquée par un dénommé Jack Crane, qui tente de la violer. L’individu a mal choisi sa proie : comme on l’a vu dans les épisodes précédents, la jeune femme sait se défendre et réussit à blesser son agresseur. Un témoin a assisté à l’incident. Or, dans l’univers périlleux où évolue la Section Un, la discrétion est absolument capitale. Nikita s’enfuit donc, au grand dam d el’officier de police O’Brien, qui a besoin de son témoignage pour inculper Crane, un dangereux détraqué soupçonné d’avoir déjà violé et assassiné huit personnes. Qu’à cela ne tienne : le futé O’Brien réussit à retrouver sa trace et se rend chez elle pour tenter de la convaincre de témoigner.
L’identité de la jeune femme risque d’être dévoilée, et la Section Un ne connaît qu’une façon de contrer cette menace : éliminer le policier. Mais Nikita ne l’entend pas de cette façon et conçoit un plan pour sauver la vie de O’Brien sans révéler l’existence de l’organisation. Un plan qui pourrait se révéler lourds de conséquences.
Torturés
Un dangereux ennemi, un organisme nommé Red Cell, a juré la perte de la Section Un : partout dans le monde, des agents sont attaqués, et Nikita elle-même est victime d’une tentative de meurtre. Opérations (Eugene Robert Glazer) et sa bande décident de déplacer leur base vers un endroit secret do nt, contrairement aux ordres, Michael (Roy Dupuis) révèle l’emplacement à Nikita.
En pénétrant dans le quartier général de Red Cell, les deux agents sont capturés et torturés; au cours de cette épreuve, ils se rapprochent l’un de l’autre. Des liens d’amitié sont-ils possibles entre eux, malgré les directives de la Section Un? Quoi qu’il en soit, Nikita, qui a jusqu’alors résisté à la torture, finit par révéler l’emplacement de la base secrète lorsque leurs bourreux brutalisent Michael. Ce faisant, elle a peut-être signé l’arrêt de mort de certains de ses collègues.
Trahie
Une autre mission mettra à l’épreuve la loyauté de Nikita. Un jeune chimiste, Fred Shays, est enlevé par un groupe terroriste qui convoite le nouvel explosif qu’il a mis au point. Il est crucial que Tyler, le chef des terroristes, n’en obtienne jamais la formule, et la Section Un est chargée de l’affaire. Michael prend la tête d’un commando dont le but est soit de libérer Says, soit de le tuer. Nikita retrouve le savant, mais elle ne peut l’aider à s’enfuir; cependant, elle n’est pas capable d’obéir à Michael, qui ordonne la mort de cet innocent. Shays reste prisonnier de Tyler…
Pour Nikita, c’est en trop. Déchirée entre sa conscience et ses responsabilités à l’égard de la Section Un, elle pense au suicide. C’est Michael qui la sauvera; il en profitera pour lui déclarer son profond attachement à son endroit. Mais la Section Un n’a que faire de beaux sentiments. Nikita, Michael et d’autres agents sont chargés de détruire le camp des terroristes, et Michael est seul à connaître la terrible vérité : l’organisation s’attend à ce qu’il soit l’unique survivant de l’opération.
Roy Dupuis
Le Net plus Ultra
La carrière de Roy Dupuis, lancée timidement aux États-Unis avec les films Screamers (1995) et Bleeders (1997), a connu un essor au cours des trois dernières années grâce à la série Nikita, dans laquelle il incarne l’énigmatique et mystérieux Michael. Par Raymond Pelletier
L’acteur fascine tout autant que le personnage, et un survol du Web confirme un intérêt et une popularité sans cesse grandissants pour cette série. On trouve une douzaine de sites concernant le personnage et l’interprète, qui s’ajoutent aux sites portant sur la série elle-même et sur sa principale interprète, Peta Wilson. Il faut, bien sûr, en prendre et en laisser, comme tout ce que l’on entasse sur le Web.
Ainsi, le très prétentieux site Les ombres de Michael nous propose " un voyage psychoanalytique de Michael à travers ses fantômes et ses démons ". Il s’agit d’une introspection aussi pédante qu’inutile et qui ne nous apprend absolument rien. On trouvera plus de plaisir dans les reprises de l’émission que dans cet inutile charabia.
Par-delà les galeries de photos, deux sites s’imposent. Le premier est celui d’un certain Terri Malinksi (la page personnelle de Roy Dupuis : http://RoyDupuis.com). Il s’agit d’un site bilingue qui s’intéresse davantage à l’acteur qu’au personnage et qui comprend une biographie complète, une filmographie très à jour et une section potins Quoi de neuf?
**NOTE : Terri Malinski, c’est une femme et c’est l’ancienne maman de la liste Royettes! Son site existe encore mais je ne suis pas certaine… Elle n’est plus dans le fandom de Nikita mais plutôt dans la série LEXX.
Le créateur rappelle ici la naissance de Roy en Abitibi, son adolescence à Kapuskasing, en Ontario, son intérêt pour les sciences, sa découverte de la dramaturgie à travers le très beau film Molière, d’Ariane Mnouchkine, son entrée à l’École nationale de théâtre (promotion 1986) et l’apprentissage qui précède la série Les filles de Caleb.
Dans la section Quoi de neuf?, on nous apprend que Roy s’est fait raser la tête récemment, qu’il est un grand buveur de café, qu’il raffole des frites, que son berger allemand se prénomme Hazard, qu’il vit dans une vieille maison datant de 1840, qu’il milite en faveur de la Fondation Mira et qu’il vient de recommencer à jouer du violoncelle – sa mère fut professeure de piano. Il s’agit d’un survol complet de la vie et de la carrière de Roy Dupuis, peut-être superflu pour ceux qui suivent son parcours à la trace, mais essentiel pour ceux qui viennent de le découvrir.
Sans frontières
Tout aussi importante, la page d’une certaine Chloe, (Chloe’s Page of Roy Dupuis : chloe@iduna.demon.co.uk), qui, comme son adresse électronique l’indique, est britannique. Le mérite de cette jeune, compte tenu que la série est présentée en Angleterre sur une chaîne privée, est considérable puisqu’elle a réussi à monter une page qui tient la route aussi bien que celle de Malinski.
"Qui est Roy Dupuis? " demande-t-elle d’entrée de jeu, puisque l’acteur n’est à peu près pas connu en Angleterre. Elle s’efforce donc de présenter avec l’enthousiasme et la passion que son sujet lui inspire un comédien qui a changé sa vie. Elle présente sa biographie, sa filmographie (cinéma et télévision) et des articles de journaux et de magazines qui lui sont consacrés. Du travail soigné et très bien fait.
D’autres pages, venant d’Australie, de France et de Nouvelle-Zélande, où la série, les personnages et leurs interprètes plaisent à de nouveaux adeptes, sont en construction. La popularité de Roy Dupuis – on ne peut plus en douter – dépasse maintenant nos frontières.
Source : 7 jours TV - Téléromans, Vol. 7, no. 1, septembre 1999, pages 18-21.