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fqsé ET la Ligue Universitaire de Football américain
Le football en milieu étudiant québécois
Vers un développement soutenu et harmonieux
PLAN DE DÉVELOPPEMENT
DU FOOTBALL DE LA FQSÉ
Février 2005
TABLE DES MATIÈRES
Préambule…………………………………………………………………………………………... 4
LES CONSTATS GLOBAUX……………………………………………………………………. 5
LES ORIENTATIONS STRATÉGIQUES
La vision……………………………………………………………………………….. 6
Les valeurs……………………………………………………………………………... 7
LES RECOMMANDATIONS D’ORDRE STRATÉGIQUE
Le respect des valeurs et des politiques de la FQSÉ…………………………………... 8
La source énergétique du développement soutenu et harmonieux du football………... 9
Les véritables artisans du développement…………………………………................... 10
Le succès dans les études……………………………………………………………… 12
Le dopage sportif………………………………………………………………………. 13
L’arbitrage……………………………………………………………………………... 14
Les championnats de fin de saison…………………………………………………….. 15
L’appui et l’engagement des directions d’établissement d’enseignement…………….. 17
Le partenariat avec Football Québec…………………………………………………... 18
Le modèle québécois…………………………………………………………………... 19
Les installations………………………………………………………………………... 20
Le programme Sport-études…………………………………………………………… 21
Le recrutement des étudiants athlètes………………………………………………….. 22
L’intégrité des règles…………………………………………………………………... 23
Le financement des programmes………………………………………………………. 23
Les différentes formes et niveaux de pratique du football…………………………….. 24
L’intimidation………………………………………………………………………….. 26
La composition des différentes ligues…………………………………………………. 26
Le phénomène des programmes d’études multiniveaux………………………………. 27
Les règles de jeu……………………………………………………………………….. 28
LES RÉSEAUX ET LES LIGUES
Les constats universitaires……………………………………………………………... 29
Les orientations et les mesures à considérer pour le
développement du circuit universitaire………………………………………….. 30
Les constats : circuit collégial AAA……………………………………………………31
Les orientations et les mesures à considérer pour le
développement du collégial AAA………………………………………………. 32
L’expansion du circuit collégial AAA……………………………............. 33
Des rencontres hors ligue…………………………………………………. 34
Les constats : circuit collégial AA……………………………………………………. 35
Les orientations et les mesures à considérer pour le
développement du circuit collégial AA ……………………………………….. 36
Les constats : scolaire AAA…………………………………………………………... 37
Les orientations et les mesures à considérer pour le
développement du juvénile AAA……………………………………………… 37
Les constats : scolaire AA et A ………………………………………………………. 38
Les orientations et les mesures à considérer pour le
développement du scolaire AA et A…………………………………………….. 39
Remarques du conseiller……………………………………………………………………………. 40
2
Annexe A :
Le Bureau du commissaire ……………………………………………………………. 41
Annexe B :
Exercice de consultation ……………………………………………………………..... 43
3
« Il faut se tenir ferme entre deux folies, celle de croire que l’on
peut tout, et celle de croire que l’on ne peut rien. »
Alain
Le football en milieu étudiant québécois
Vers un développement soutenu et harmonieux
PLAN DE DÉVELOPPEMENT DU FOOTBALL DE LA FQSÉ
Février 2005
Préambule
Le football en milieu étudiant connaît un essor remarquable depuis quelques années. Le nombre
d’équipes a doublé depuis 1999. Une nouvelle fierté et un sentiment d’appartenance revitalisé
habitent les établissements d’enseignement qui soutiennent les équipes. Les médias accordent à
cette discipline sportive une attention inégalée dans le passé, des partisans en nombre record
encouragent les équipes et plusieurs matchs sont maintenant télédiffusés. Partout au Canada, on
parle et on essaie de comprendre cette poussée fulgurante du football étudiant au Québec.
Cet élan de croissance est emballant et présente des opportunités de développement inhabituelles.
Toutefois, cette expansion rapide apporte son lot de contraintes, de difficultés et d’embûches. Il faut
donc baliser ce développement pour assurer que les étudiants athlètes, les entraîneurs, les dirigeants
les officiels et les partisans pourront y trouver leur satisfaction et que la discipline continuera
d’évoluer sainement. Il faut tirer profit de l’expérience de nos voisins du Sud pour franchir les
prochaines étapes et pour éviter la démesure et les excès provoqués par une pratique du football de
haut prestige qui néglige parfois les valeurs fondamentales du sport étudiant
La planification du développement du football en milieu étudiant québécois s’appuie sur une juste
appréciation de sa situation actuelle et sur une vision prophétique que l’on porte sur son avenir. Les
stratégies et les moyens d’actions à exploiter pour parcourir le chemin des prochaines années
doivent s’inspirer et être marqués d’un ensemble de valeurs partagées et assumées par les artisans,
les maîtres d’œuvre et les dirigeants de tous les niveaux du sport étudiant québécois.
Les travaux du comité de la FQSÉ, mandaté pour élaborer un plan de développement du football,
appuyés par la consultation menée par le conseiller responsable1 de rédiger le plan, ont permis de
cerner l’ensemble de la problématique de cette populaire discipline sportive. Globalement, un
certain nombre de constats font l’unanimité auprès des personnes engagées dans l’encadrement de
ce sport. D’autres constats, plus spécifiques aux différents circuits de compétition, sont aussi décrits
ailleurs dans ce document.
1 Robert Descheneaux : ancien responsable du sport d’excellence à l’Université Laval. Il a piloté l’élaboration
de plans directeurs pour Basketball Canada (haute performance), l’Université d’Ottawa (sport
interuniversitaire) et l’Université de Sherbrooke (Service des sports.)
4
Les principaux constats s’appliquant à l’ensemble du football étudiant 2
• La croissance rapide du nombre d’équipes qui est passé de 105 en 1999 à 219 en 2004 –
problèmes liés à une croissance brusque et rapide qui s’est manifestée principalement aux
niveaux benjamin (de 10 à 37 équipes), cadet (de 27 à 62 équipes) et juvénile (de 48 à 94
équipes.)
• Le manque d’entraîneurs et d’officiels compétents – faiblesse de l’encadrement et obstacle à
l’arrivée de nouvelles équipes.
• Les contextes différents pour les établissements d’enseignement situés dans la grande région
métropolitaine de Montréal et ceux des autres régions du Québec – recrutement simplifié,
coûts moindres et concurrence avec le football civil (plus de 150 équipes dans cette région)
pour le premier groupe, et appui du milieu plus facile à obtenir pour les établissements qui ne
sont pas de Montréal et des autres villes de sa couronne.
La structure d’organisation hiérarchisée - les ligues, A, AA et AAA et leurs subdivisions
permettent aux adeptes de pratiquer leur sport selon leurs intérêts et leurs aptitudes.
• Les ligues touchent tous les groupes d’âge – cette pratique pyramidale (toutefois encore
incomplète à ce stade) permet aux footballeurs de poursuivre leur carrière et leurs études du
scolaire à l’universitaire.
• Les directions d’établissement d’enseignement qui souhaitent et demandent parfois la mise en
place de programmes de football – une situation inversée par rapport à il y a quelques années,
mais qui présente son lot d’avantages (soutien) et d’inconvénients (infrastructures et bases
parfois inadéquates au moment où l’on demande la création d’une équipe).
• La popularité grandissante du football auprès du public et des médias – meilleure couverture
(même télévisée) des médias et plus grand nombre de spectateurs aux matches.
• Le manque de terrains, surtout à surface synthétique et éclairée – une contrainte importante
pour la poursuite de la croissance de cette discipline qui doit souvent partager les mêmes
installations avec les adeptes du soccer.
• L’expansion récente du football universitaire dans les universités francophones – une source de
motivation et un modèle pour les adeptes, ainsi qu’un nouveau bassin de recrutement
d’entraîneurs.
• Le modèle de développement de l’excellence de Football Québec s’articule bien avec les
réseaux de compétition de la FQSÉ – la réalisation de ces programmes s’appuie sur la
participation des entraîneurs du collégial et de l’universitaire où une fructueuse complicité
s’est installée.
• L’explosion du nombre d’équipes et l’évolution vers un football qui devient, surtout au niveau
universitaire, un sport spectacle provoquent des exigences d’encadrement qui sont parfois
difficiles à rencontrer par la FQSÉ.
2 La grande majorité des éléments de constats ont été identifiés par les membres du comité du plan de
développement du football. Le conseiller a validé ces constats lors de rencontres avec les diverses ligues et à
l’aide d’un sondage – annexe B
5
Les orientations stratégiques globales
La vision
Pour assurer la cohérence et la pertinence du plan de développement, les stratégies et les gestes à
poser doivent pouvoir s’inspirer d’une vision et de valeurs communes totalement partagées et
assumées par les artisans, les maîtres d’œuvre et les dirigeants de tous les niveaux du sport étudiant
québécois.
La consultation menée auprès des principaux artisans (dirigeants et entraîneurs) du football en
milieu étudiant a permis d’identifier un bon nombre de caractéristiques qui marqueront cette
discipline sportive dans quelques années. Plusieurs de ces caractéristiques sont déjà en gestation.
Elles ne feront qu’évoluer. Elles reflètent en partie les aspirations et les souhaits de ces personnes,
mais elles sont aussi conséquentes de la dynamique propre à ce sport. On peut même les considérer
comme étant des objectifs à atteindre à long terme.
• Le football étudiant permettra à ses pratiquants de poursuivre leur carrière d’étudiant athlète
de façon continue et adaptée au talent et à l’intérêt de chacun.
• Le football étudiant continuera d’être une importante source de motivation à la poursuite et à
la réussite des études de ses pratiquants.
• Le football étudiant poursuivra son rôle de mobilisateur de la fierté et du sentiment
d’appartenance des établissements d’enseignement et de leur communauté qui auront choisi
de soutenir une ou plusieurs équipes.
• Les directions d’établissement d’enseignement intensifieront leur appui aux programmes de
football.
• Le football étudiant suscitera de plus en plus l’engouement du public et des médias.
• Le football étudiant pourrait devenir la discipline sportive phare3 de la FQSÉ.
• Les championnats de fin de saison seront présentés annuellement à des endroits différents.
• Le modèle de co-gestion avec des partenaires de la communauté sera exploité par un nombre
grandissant d’établissements d’enseignement, surtout en dehors de la région métropolitaine
de Montréal.
• Le football étudiant, surtout aux niveaux universitaire et collégial AAA, profitera d’une
couverture de plus en plus importante à la télévision, susceptible de générer de nouveaux
revenus.
• On constatera une forte augmentation du nombre de spectateurs aux matchs de football
étudiant.
• Le nombre d’équipes de football classique plafonnera d’ici quelques années et on verra
l’apparition d’équipes jouant des formes dérivées de football.
3 Au sens de son aptitude à séduire le public et les médias et à attirer leur attention sur l’ensemble du sport
étudiant
6
• Il y aura eu rattrapage quant au nombre d’entraîneurs et d’officiels requis pour bien encadrer
les équipes et les compétitions.
• L’encadrement de l’organisation et du développement du football sera concentré dans les
mains d’individus totalement engagés à cette cause et disposant d’une expertise qui leur
permettra de mobiliser et d’influencer les forces vives du milieu au bénéfice des valeurs du
sport étudiant.
• L’adhésion et la promotion au sein des différentes ligues seront mieux balisées.
• Les ligues de tous les niveaux seront plus stables quant à leur composition et l’écart de
calibre entre leurs membres aura été réduit.
• Les pratiquants les plus doués pourront poursuivre, sans compromettre leurs études, leur
développement sportif dans les programmes d’excellence de Football Québec.
• Les programmes de prévention et d’éducation sur la lutte au dopage prendront de plus en plus
d’importance pour contrer le fléau de ce phénomène chez les étudiants athlètes.
• Plusieurs nouveaux terrains éclairés et à surface artificielle seront aménagés.
Les valeurs
La pratique d’une discipline sportive en milieu étudiant doit s’appuyer sur un certain nombre de
valeurs propres à ce milieu. Ces valeurs doivent donc marquer toutes les interventions qui
permettent aux étudiants athlètes de pratiquer le football dans les écoles, les collèges et les
universités québécoises.
• La pratique du football est un complément puissant à la formation, au développement
personnel et à l’éducation des étudiants athlètes.
• La pratique du football se réalise dans un cadre qui favorise la réussite et le progrès dans les
études, et l’obtention de diplômes correspondants aux intérêts et aux aptitudes des étudiants
athlètes.
• La pratique du football est gérée de façon à assurer la sécurité et la santé des étudiants
athlètes.
• Les étudiants athlètes, les entraîneurs, les dirigeants, incluant les partenaires, et les officiels
s’engagent annuellement à respecter et à faire honorer le Code d’éthique de la Fédération
québécoise du sport étudiant.
• Les étudiants athlètes peuvent choisir librement le niveau de pratique et l’équipe de leur
choix.
• La pratique du football favorise et encourage chez les joueurs et les entraîneurs le
dépassement et la recherche d’excellence.
• La pratique du football sert à l’acquisition et au développement de qualités comme l’effort
individuel au profit de l’équipe, la persévérance, la détermination, la discipline personnelle,
7
l’acceptation de l’échec et de la victoire avec dignité, le respect des pairs, des adversaires et
des officiels.
Les recommandations d’ordre stratégique
No
1
Recommandation
Adopter les énoncés sur la vision et les valeurs 4
Priorité
1
Action :
1. Adoption formelle par toutes les instances de la FQSÉ (conseil d’administration,
commissions sectorielles, associations régionales du sport étudiant, comités de ligues de
football) et les établissements d'enseignement
Responsabilité :
1. Direction générale et des programmes de la FQSÉ
Calendrier :
1. Printemps et été 2005
Le plan de développement du football en milieu étudiant québécois tient compte de l’analyse de la
situation actuelle et des perspectives d’avenir de cette discipline sportive. Plusieurs mesures sont
proposées. Parmi cet ensemble, il y en a deux autres qui sont primordiales et qui se répercutent sur
tous autres aspects du plan. C’est sur ces deux recommandations d’ordre stratégique que reposent
les assises du plan. Ignorer l’une ou l’autre de ces deux recommandations pourrait sérieusement
compromettre la réalisation des autres mesures proposées et du développement soutenu et
harmonieux du football étudiant.
Le respect des valeurs et des politiques de la FQSÉ
Le plan de développement propose que les sections sur le Code d’éthique de la FQSÉ qui touchent
les pratiquants, les entraîneurs, les dirigeants, incluant les partenaires, et les officiels deviennent le
mécanisme retenu pour assurer le respect des valeurs, des politiques et des règles de la FQSÉ. Dans
la pratique, cette mesure se concrétise par la production annuelle d’une brochure qui décrit le Code
d’éthique qui touche les quatre grands joueurs (étudiants athlètes, entraîneurs, dirigeants et officiels)
impliqués dans le football étudiant. Chaque personne de ces quatre groupes doit recevoir avant le
début de chaque saison d’activités une copie de cette brochure qu’elle doit consulter avant de
remplir un formulaire qui l’engage à respecter et faire honorer les clauses qui concernent son statut
(étudiant athlètes, entraîneurs, etc.) C’est le contrat moral qui lie tous les acteurs du football de la
FQSÉ. Cette mesure ne remplace toutefois pas la signature des formulaires d’engagement. On doit
simplement harmoniser ces deux mécanismes importants.
4 Tout plan de nature stratégique n’a de sens et de chance de succès que dans la mesure où il reçoit l’appui des
intervenants concernés sur la vision et les valeurs prônées. Une adhésion essentielle.
8
No
2
Recommandation
Faire adopter annuellement le Code d’éthique de la FQSÉ par les
étudiants athlètes, les entraîneurs, les dirigeants, incluant leurs
partenaires, et les officiels
Priorité
1
Actions :
1. Production annuelle d’une brochure regroupant les éléments du Code d’éthique de la
FQSÉ qui touchent les étudiants athlètes, les entraîneurs, les dirigeants, incluant leurs
partenaires, et les officiels impliqués dans le football pratiqué en milieu étudiant
québécois.
2. Signature par ces personnes, avant le début de chaque saison d’activité, de leur
engagement à respecter les éléments du Code d’éthique qui les touchent.
Responsabilités :
1. Bureau du commissaire5 et direction des programmes de la FQSÉ
2. Bureau du commissaire
Calendrier :
1. Mai pour l’élaboration de la brochure
2. Fin août de chaque année, à compter de 2005, pour l’obtention de l’engagement des
personnes visées par cette mesure
La source énergétique du développement soutenu et harmonieux du football
Dans tous les domaines de l’activité humaine, ce sont des personnes motivées, compétentes,
responsables et disponibles qui réussissent à bien gérer, à réaliser les mandats qui leur sont délégués
et à régler les problèmes du domaine confié. Le développement soutenu et harmonieux du football
en milieu étudiant québécois doit pouvoir s’appuyer sur ce genre de personnes. Les défis sont trop
grands, les enjeux trop importants, les écueils trop nombreux et les opportunités trop rares pour ne
pas choisir un modèle qui va réussir. Il faut miser sur une approche qui permettra de mobiliser les
forces vives du milieu, d’assurer la mise en œuvre des mesures proposées par le plan, de mener avec
rigueur et célérité toutes les actions nécessaires au développement du football étudiant et de
résoudre tous les problèmes imprévus qui peuvent survenir.
Les modes actuels d’encadrement du football par la FQSÉ doivent être adaptés aux exigences d’une
discipline sportive phare en pleine croissance. Une discipline dont le développement rapide et
harmonieux repose en grande partie sur la capacité à influencer et mobiliser un grand nombre
d’intervenants et de partenaires. Une discipline qui demande une attention experte et soutenue tout
au long de l’année. Une discipline qui exige un leadership compétent, engagé et disponible.
Le plan propose donc l’on confie à un « bureau du commissaire6 » toutes les responsabilités du bon
fonctionnement et du développement des diverses ligues de football universitaire, scolaires et
collégiales AAA et AA. Le bureau du commissaire (BDC) serait sous la responsabilité du directeur
des programmes de la FQSÉ, et il serait soutenu par les autres membres du personnel de la FQSÉ et
par les directions des associations régionales. Le BDC serait composé d’un commissaire principal
(un contractuel à temps complet) et de trois adjoints bénévoles, chacun affecté à l’un des trois
réseaux – universitaire, collégial et scolaire. Le financement des coûts du BDC pourrait provenir de
5 Voir section du plan qui propose ce mécanisme
6 Voir l’annexe A pour la description détaillée du mandat et du profil des membres du BDC
9
plusieurs sources : Ministère de l’Éducation (lutte au décrochage scolaire), Ministère des Affaires
municipales Sport et Loisirs (expérience pilote de gestion du sport étudiant visant l’excellence
reconnue par Football Québec), les fondations, Ministère de la Justice (lutte aux gangs de rue et à la
délinquance juvénile), Football Québec, cotisation légèrement majorée des équipes qui profiteront
des avantages de ce mécanisme, etc.) La FQSÉ a démontré à maintes reprises dans le passé qu’elle
était capable de générer les ressources nécessaires à la réalisation de projets d’envergure. La lutte au
décrochage scolaire et la promotion de la fierté et du sentiment d’appartenance – une source
incroyable d’énergie – dans les établissements d’enseignement sont parmi les nombreuses
retombées d’un bon encadrement et du développement durable du football étudiant.
No
3
Recommandation
Créer un bureau du commissaire du football (annexe A) pour assurer la
mise en œuvre des mesures proposées par le plan, pour encadrer le bon
fonctionnement des diverses ligues de football universitaire, scolaires et
collégiales AA et AAA, et pour assumer le leadership qu’impose le
développement harmonieux au cours des prochaines années du football en
milieu étudiant québécois
Priorité
1
Actions :
1. Adoption par le conseil d’administration du concept de bureau du commissaire.
2. Financement des coûts d’opération
3. Mise en place de ce mécanisme de gestion et embauche du personnel
Responsabilités :
1. Direction générale et des programmes de la FQSÉ
2. Direction générale et conseil d’administration
3. Direction générale et des programmes
Calendrier :
1. Hiver 2005
2. Hiver et printemps 2005
3. Été 2005
Les comités de ligues devraient toujours être consultés avant que le bureau du commissaire prenne
une décision d’exception justifiable qui va à l’encontre des règlements formels. La solidarité des
instances doit être renforcée par cette façon de procéder.
Les besoins d’encadrement d’une pratique croissante, la popularité grandissante auprès du public et
l’évolution déjà amorcée vers « football - sport spectacle » nécessitent non seulement la mise en
place d’un bureau du commissaire, mais aussi de meilleurs supports en marketing et communication
qui permettront d’assurer la promotion des bons coups, de tenir tous les intéressés au courant de ce
qui se passe au football étudiant et d’exploiter de nouvelles sources de revenus. Les faiblesses
actuelles à ce chapitre ont été soulignées par plusieurs intervenants.
Les véritables artisans du développement
Si le bureau du commissaire devient l’outil privilégié par la FQSÉ pour canaliser son leadership et
assurer le développement harmonieux du football étudiant, au niveau des équipes, c’est la
compétence technique et l’engagement des entraîneurs à la promotion des valeurs du sport étudiant
10
qui permettront au football de continuer son impressionnante évolution. Ces artisans sont au cœur
du développement du football étudiant.
La pénurie actuelle d’entraîneurs freine la croissance qualitative et quantitative du football étudiant.
Le football est une discipline sportive très technique qui exige la plus haute compétence possible de
la part de ses entraîneurs. Cette compétence est aussi particulièrement importante à la lumière des
conséquences fâcheuses au niveau des blessures qui peuvent hypothéquer et laisser des séquelles
permanentes aux joueurs mal encadrés.
Cette situation peut être améliorée seulement avec des mesures énergiques et immédiates. Des
mesures qui font appel aux ressources des mieux nantis. Il faut pendant quelques années encore aller
au-delà de la formation du programme national de certification des entraîneurs. Il faut adopter des
modèles de formation qui inciteront un plus grand nombre d’ex-footballeurs à devenir entraîneur. Il
faut donc travailler étroitement avec les dirigeants des équipes collégiales et universitaires pour
qu’ils intègrent dans leurs programmes des actions de dépistage du talent d’entraîneur et de
sensibilisation aux exigences et aux gratifications du rôle d’entraîneur chez les plus jeunes. Les
écoles de football encadrées par des établissements d’enseignement peuvent servir de banc d’essai
pour des footballeurs étudiants qui d’ici un an ou deux mettront fin à leur carrière de joueur. Pour
provoquer l’intérêt de ces jeunes aspirants, on peut inviter des entraîneurs reconnus du Québec, du
Canada et des USA, à venir présenter des conférences. Cette approche a obtenu du succès avec
d’autres disciplines sportives. Les Alouettes de Montréal devraient contribuer à ce genre
d’événement.
Les entraîneurs plus expérimentés doivent être sollicités pour assurer la formation et le
développement, mais aussi pour agir comme mentor auprès de jeunes entraîneurs qui souhaitent
faire carrière au football. Si trois entraîneurs de chaque équipe universitaire et deux de chaque
équipe collégiale AAA acceptent de participer au mentorat des plus jeunes, plus de 25 jeunes
entraîneurs pourront à chaque année bénéficier de l’expérience et de l’encouragement de leurs
doyens.
Il faut aussi provoquer chez les entraîneurs actuels le goût de poursuivre résolument leur
perfectionnement. La qualité des interventions et du jeu y est rattachée. Les établissements
d’enseignement doivent participer au support et à l’incitation au perfectionnement de leurs
entraîneurs. Ils en seront les premiers bénéficiaires. Il faudrait aussi considérer la création d’une
association d’entraîneurs de football servant de forum d’échanges et de source d’inspiration pour les
moins expérimentés. Cette association, sous le leadership de ses dirigeants, pourrait sans doute
contribuer à l’amélioration du statut et à la formation continue des entraîneurs. La
professionnalisation des entraîneurs et leur rattachement permanent à des établissements
d’enseignement serait un atout supplémentaire au développement durable du football étudiant.
D’autres moyens peuvent être imaginés pour tenter le plus rapidement possible de régler cet épineux
problème de pénurie d’entraîneurs compétents. Mais, c’est seulement sous le leadership de Football
Québec et du bureau du commissaire de football de la FQSÉ que l’on pourra arriver à relever le défi
le plus important du développement soutenu du football étudiant. L’effort concerté de ces deux
partenaires est essentiel à la mobilisation des autres acteurs clés.
11
No
4
Recommandation
Constituer immédiatement un « task force », s’appuyant sur les
ressources de Football Québec et du bureau du commissaire de la FQSÉ,
pour actualiser les mesures suggérées dans le plan de développement du
football étudiant et pour élaborer tout autre moyen susceptible
d’améliorer rapidement le nombre et la compétence des entraîneurs de
football
Priorité
1
Actions :
1. Mise en place du groupe de travail
2. Lancement des premières mesures visant le recrutement et la formation d’entraîneurs
3. Évaluation des effets et planification de l’avenir du groupe de travail
Responsabilités :
1. Direction générale et des programmes de la FQSÉ
2. Groupe de travail
3. Football Québec, bureau du commissaire et direction des programmes
Calendrier :
1. Hiver 2005
2. Printemps et été 2005
3. Décembre 2005
Le succès dans les études
Le football doit contribuer à motiver les joueurs à consentir le temps nécessaire à la réussite de leurs
études. Toutefois, les exigences d’entraînement et de compétition sont particulièrement sévères au
premier trimestre de l’année académique, pendant la saison principale du football. Plusieurs
étudiants n’arrivent pas à organiser leur temps et leurs efforts scolaires pour réussir. Et surtout
réussir à la mesure de leurs aptitudes et de leurs intérêts. Il faut aussi éviter de tomber dans le piège,
qu’on connaît bien aux USA, où on « encourage fortement » certains bons athlètes à choisir un
programme d’études plus facile. Une solution facile, mais inacceptable au sport étudiant québécois.
Les équipes doivent donc, avec autant d’engagement qu’elles le font pour l’aspect sportif, consentir
des ressources pour aider les étudiants7 qui trouvent difficile de consacrer de 20 à 30 heures chaque
semaine au football et tout en rencontrant les exigences d’un autre 30 heures de présence en classe,
de rédaction de travaux et d’études. Manquer à cette tâche, c’est trahir la mission du sport étudiant.
On doit aussi démontrer plus de flexibilité quant aux moyens de rattrapage des cours échoués ou
moins bien réussis. La période estivale doit être exploitée à cette fin et certaines règles8 qui excluent
cette possibilité doivent être revues. L’essentiel est d’assurer que tous les footballeurs progressent
normalement dans leurs études et qu’ils obtiennent des diplômes qui reflètent véritablement leurs
aptitudes et leurs intérêts.
7 Un certain nombre d’équipes ont déjà reconnu l’importance de cet encadrement en s’assurant les services de
spécialistes à cette fin.
8 Au collégial surtout. De plus les Règles de fonctionnement des programmes intercollégiaux ne posent
aucune exigence quant à l’encadrement académique des participants.
12
No
5
Recommandation
Exiger que toutes les équipes identifient un responsable académique qui
suit l’évolution des dossiers d’études de tous les joueurs de chaque équipe
et qui assure le support nécessaire à leur progrès, à leur succès et à
l’obtention d’un diplôme correspondant à leurs aspirations et à leurs
aptitudes.
Priorité
1
Actions :
1. Adoption d’un règlement à cette fin
2. Sensibilisation des équipes à l’importance de cette mesure
3. Application rigoureuse de la réglementation
Responsabilité :
1. Direction des programmes et instances concernées
2. Bureau du commissaire
3. Bureau du commissaire
Calendrier :
1. Printemps 2005
2. Automne 2005
3. Année académique 2006-2007
Le dopage sportif
L’influent magazine hebdomadaire américain Newsweek9 vient de publier un reportage exhaustif
sur le dopage sportif chez les jeunes Américains. Une quasi-épidémie selon certains spécialistes où
on note des exemples de dopage sportif chez des jeunes de douze ans et moins. Bien qu’à première
vue le sport étudiant québécois ne semble pas touché, l’importance du phénomène aux USA incite à
croire qu’il peut se manifester chez nous. L’influence du modèle américain de football étant ce
qu’elle est, il faut s’en prémunir dès maintenant et prendre tous les moyens nécessaires pour éviter
qu’un tel fléau vienne assaillir les jeunes footballeurs québécois.
Les réseaux universitaire et collégial (AAA et AA) sont déjà assujettis aux politiques antidopages de
SIC et de l’ACSC. C’est sur ces assises qu’il faut élaborer une politique propre à la FQSÉ. On doit
élargir la portée de la politique antidopage pour qu’elle touche toutes les ligues de la FQSÉ. La
politique de la FQSÉ sur la lutte au dopage doit surtout miser sur l’éducation et la prévention10 sans
négliger pour autant le contrôle.
9 Édition du 20 décembre 2004
10 Les mesures de prévention et d’éducation peuvent s’inspirer de deux publications récentes du National
Institute on Drug Abuse (USA) – les programmes ATLAS et ATHENA
13
No
6
Recommandation
Élaborer une politique, propre à la FQSÉ, sur la lutte au dopage11
Priorité
1
Actions :
1. Élaboration d’un avant-projet
2. Adoption par les instances de la FQSÉ
3. Application et contrôle des mesures retenues dans la politique
Responsabilités :
1. Direction des programmes en collaboration avec le CCÉS
2. Direction générale de la FQSÉ
3. Bureau du commissaire
Calendrier12 :
1. Printemps et été 2005
2. Automne 2005 et hiver 2006
3. Année académique 2006-2007
L’arbitrage
Le manque d’officiels compétents est aussi dramatique que la situation qui prévaut chez les
entraîneurs. On doit donc là aussi enclencher rapidement des mesures de rattrapage. On doit faire
appel à Football Québec, à l’association des arbitres de football du Québec et aux associations
régionales pour mettre en œuvre les stratégies qui permettront d’inciter, de recruter, de former et de
soutenir des dizaines de nouveaux arbitres. On doit explorer toutes les pistes possibles (campagne
orchestrée de recrutement, même chez les jeunes filles, formation et accréditation accélérées,
incitatifs particuliers, écoles de football, Sport-études, etc.) pour relever ce défi. Le bureau du
commissaire et Football Québec doivent démontrer leur leadership dans ce dossier. Les moyens
actuels ne suffisent pas.
No
7
Recommandation
Créer un groupe de travail restreint13 pour élaborer les stratégies
permettant d’augmenter considérablement et rapidement le nombre
d’arbitres de football
Priorité
1
Actions :
1. Recrutement des 3 ou 4 personnes
2. Identification des stratégies
3. Mise en œuvre des moyens retenus
11 Le phénomène du dopage sportif touche non seulement le football. La politique de la FQSÉ à cet égard
devrait donc pouvoir être exploitée par les autres programmes de la FQSÉ.
12 L’élaboration d’une telle politique et son adoption par les membres est un processus difficile qui ne peut se
réaliser aussi rapidement que l’on souhaiterait. Par contre, les discussions et les débats qui auront lieu tout au
long du processus sont susceptibles d’avoir immédiatement une partie de l’effet désiré quant à la
sensibilisation et à l’éducation des principaux intervenants.
13 3 ou 4 personnes au plus
14
Responsabilités :
1. Direction des programmes et Football Québec
2. Groupe de travail
3. Selon les stratégies retenues
Calendrier :
1. Hiver 2005
2. Hiver 2005
3. Printemps et été 2005
Le niveau de satisfaction à l’endroit de l’arbitrage et de l’attitude des arbitres au plan du respect des
valeurs et des règles spécifiques du sport étudiant peut grandement être amélioré. Les associations
d’arbitres jouissent d’un haut degré d’autonomie et Football Québec, en vertu de son statut de
fédération, ne semble pas exercer avec pleine mesure son autorité à ce chapitre. Les négociations de
contrats, autant au niveau régional que provincial, se réalisent dans un contexte où le rapport de
force est souvent défavorable au sport étudiant. À l’instar de d’autres disciplines encadrées par la
FQSÉ, les ententes sur l’arbitrage doivent se convenir directement avec Football Québec. La
dépendance de la FQSÉ à l’endroit des associations d’arbitres devrait être diminuée graduellement.
La recommandation suivante est un premier pas vers cet objectif.
No
8
Recommandation
Lancer dans les écoles et auprès des parents des étudiants qui les
fréquentent un programme de recrutement et de formation d’arbitres de
football pour diriger les rencontres de niveau benjamin A et AA14
Priorité
3
Actions :
1. Conception en collaboration avec Football Québec du programme
2. Mise en œuvre des différentes composantes du programme
3. Utilisation des arbitres du programme lors des matchs benjamins A et AA
Responsabilités :
1. Bureau du commissaire
2. Associations régionales
3. Associations régionales
Calendrier :
1. Été 2005
2. Automne 2005
3. Saison 2006
Les championnats de fin de saison
Le Bol d’Or, symbole des grandes finales provinciales, représente un atout majeur pour le football
de la FQSÉ. Sa tradition est bien établie et la participation des équipes finalistes est valorisée et
enviée. La démarche de planification de l’avenir du football ne peut ignorer l’examen des
14 En Ontario, les adultes, souvent parents d’enfants évoluant dans les ligues, dirigent les matchs des plus
jeunes.
15
championnats de fin de saison, qui sont pour la majorité disputés sous l’égide de la FQSÉ. Le
modèle actuel et les principes qui guident l’organisation des championnats doivent être revus.
Le Bol d’Or doit être emblématique du championnat et réservé aux équipes finalistes qui évoluent
dans les ligues AAA. Cette grande manifestation du football étudiant d’excellence doit continuer de
se réaliser au même endroit, la même journée pour les deux ou trois ligues (s’il y a cadet AAA.)
À l’instar du football universitaire pour la Coupe Vanier, la FQSÉ devrait considérer sérieusement
une approche d’appel de candidatures à l’accueil des matchs du Bol d’Or qui permettrait aux deux
partenaires – l’hôte et la FQSÉ – de retirer des bénéfices à la mesure de leurs attentes. On peut
penser que les finales du Bol d’Or seraient alors présentées à des endroits différents chaque année,
ou tout au moins au deux ans. Le déplacement du Bol d’Or d’un endroit à l’autre de la province
contribuerait certainement à la promotion du football et mettrait en valeur de nouveaux partenaires.
Le partage des responsabilités d’organisation et d’accueil dégagerait la permanence de la FQSÉ qui
serait plutôt appelée à baliser et à superviser la réalisation de l’événement tout en déployant les
efforts nécessaires à une pleine couverture médiatique de niveau provincial.
Le couronnement, lors d’une finale provinciale, d’une équipe championne du niveau AA doit se
poursuivre. Toutefois, il est temps de revoir l’appellation de cette ultime rencontre. Un nouveau
prix ou trophée doit être créé pour les champions provinciaux des niveaux AA collégial et scolaire.
Il serait préférable d’utiliser une appellation distincte de la veine du Bol d’Or, car l’appellation Bol
d’Argent pourrait être interprétée par les joueurs et les équipes AA comme étant péjorative par
rapport au Bol d’Or et trop semblable au « Ballon d’argent » de Football Québec. Il serait préférable
de nommer ce prix par exemple « Coupe XXX » au nom d’une personne notoire (v. g. Pierre
Vercheval), ou d’un artisan qui a fait dans le passé une contribution exceptionnelle au
développement du football étudiant (v. g. Jean-Guy Paré), ou encore d’un commanditaire « majeur
» qui donnerait de la crédibilité au championnat et …quelques dollars.
Les finales provinciales AA ne devraient pas être présentées au même endroit. On doit tenter de
valoriser et promouvoir différentes régions. Les caractéristiques différentes des ligues AA
collégiale, juvénile, cadet et benjamin doivent inciter à la recherche de formules bien adaptées au
contexte et aux objectifs de chacune de ces ligues. Des travaux en ce sens ont déjà été initiés par les
différentes ligues qui ont toutes toutefois reconnu l’importance d’avoir une quelconque finale
provinciale dont les modalités ne doivent pas trop amputer le calendrier régulier au détriment de
l’ensemble des équipes. La démarche doit donc être poursuivie avec rigueur et célérité.
No
9
Recommandation
Confier au bureau du commissaire, en collaboration avec les comités de
ligues AAA et AA, le mandat d’examiner les suggestions et les pistes
décrites dans le plan sous le thème « Les championnats de fin de saison »
Priorité
1
Actions :
1. Élaboration d’états de question pour chaque hypothèse
2. Consultation et appui des ligues
3. Adoption des changements par les instances appropriées
4. Mise en vigueur des changements
16
Responsabilités :
1. Bureau du commissaire
2. Bureau du commissaire
3. Direction des programmes
4. Bureau du commissaire
Calendrier :
1. Été 2005
2. Automne 2005
3. Hiver 2006
4. Saison 2006-2007
L’appui et l’engagement des directions d’établissements d’enseignement
L’engouement actuel de plusieurs directions d’établissements d’enseignement doit être entretenu et
stimulé. Il semble qu’un bon nombre de directions se sont lancées dans l’aventure du football pour
toutes sortes de raisons, qui souvent ne sont pas associées aux véritables bénéfices que
l’établissement et surtout ses étudiants peuvent en retirer. Au delà de l’approche législative, du
genre mise de l’avant par l’ARSEQCA, sur l’engagement des établissements d’enseignement, il faut
en complémentarité avec celle-ci prendre des mesures qui vont sensibiliser et solidariser les
directions d’établissements aux objectifs, aux valeurs et aux retombées du football. Les convictions
provoquent des engagements plus authentiques et continus.
No
10
Recommandation
Élaborer une stratégie de sensibilisation des directions d’établissements
membres de la FQSÉ sur les avantages et les exigences du football
Priorité
1
Actions :
1. Collecte de données et d’arguments objectifs en faveur du football
2. Élaboration d’un plan de match pour sa diffusion auprès des directions d’établissement
3. Mise en œuvre de la stratégie retenue
Responsabilités :
1. Bureau du commissaire
2. Direction générale en collaboration avec le bureau du commissaire
3. Bureau du commissaire
Calendrier :
1. Hiver 2006
2. Printemps 2006
3. Automne 2006
Le football est devenu pour plusieurs équipes une occasion de regrouper de nombreux partisans et
spectateurs. Ce phénomène va s’accentuer dans les prochaines années. Les établissements qui
accueillent ou qui sont responsables de la présentation d’un match doivent prendre les moyens qui
s’imposent pour assurer la sécurité des participants, des officiels et des spectateurs présents. Les
valeurs du sport étudiant sur la consommation d’alcool chez les jeunes d’âge mineur doivent être
17
protégées d’une façon particulière. L’engagement formel15 d’un établissement d’enseignement doit
refléter cette obligation.
Le partenariat avec Football Québec
Football Québec, à titre de fédération sportive, a le mandat d’assurer le développement de cette
discipline au Québec. C’est un mandat qu’elle doit partager avec la FQSÉ quand on sait que la très
grande majorité des pratiquants de cette discipline fréquente les établissements d’enseignement
québécois. L’encadrement direct des nombreuses équipes civiles composées principalement
d’étudiants du secondaire et du primaire, concentrées surtout dans la grande région de Montréal, se
réalise par Football Québec. En plus de voir au bon fonctionnement de ces différentes ligues et à la
tenue des championnats provinciaux des équipes civiles, la Fédération a la responsabilité de la
formation et du perfectionnement des entraîneurs et des arbitres. L’encadrement de l’excellence
sportive de cette discipline représente aussi une partie importante de son mandat.
Les rapports entre la FQSÉ et Football Québec sont cordiaux. La permanence de Football Québec
comprend bien la dynamique du football étudiant et semble disposée à collaborer franchement au
développement du football de la FQSÉ. Par contre, les dirigeants bénévoles de Football Québec, qui
proviennent des équipes civiles, sont moins enclins à collaborer percevant le sport étudiant comme
un concurrent direct de leurs activités. Le maraudage et le recrutement de joueurs provoquent des
tensions entre les intervenants sur le terrain.
Football Québec a choisi d’orienter ses activités de perfectionnement de l’élite au football en
complémentarité et en dehors des périodes de compétitions des équipes. Un modèle plus propice à
une meilleure collaboration entre les deux organismes. D’ailleurs, la très grande majorité des
entraîneurs en matière de développement de l’élite provient des rangs collégiaux et universitaires.
Les décisions d’orientation et d’affectation des ressources de Football Québec doivent être
influencées systématiquement par des délégués de la FQSÉ bien préparés et capables de promouvoir
avec compétence les intérêts du football étudiant. La présence au sein du comité exécutif de
Football Québec d’un intervenant provenant du football étudiant est un acquis à protéger. Il faut
toutefois que la FQSÉ soit plus présente, plus active et plus engagée au niveau du conseil
d’administration et des principaux comités de Football Québec. La communication et la
concertation entre les deux organismes et leurs intervenants doivent s’améliorer. Ce sera au bénéfice
des deux partenaires les plus importants dans le développement du football.
15 L’ARSEQCA est en voie d’adopter une politique qui précise toutes les obligations d’un établissement
d’engagement qui encadre une équipe de football. On pourrait s’inspirer de cette documentation.
18
No
11
Recommandation
Assurer une représentation de qualité au sein des instances de Football
Québec
Priorité
2
Actions :
1. Évaluation de la situation actuelle
2. Prospection de nouvelles possibilités de représentation de délégués de la FQSÉ
3. Élaboration d’un guide de représentation
4. Recrutement d’individus capables et intéressés à défendre les intérêts de la FQSÉ
5. Nomination des représentants de la FQSÉ
Responsabilité :
1. Bureau du commissaire et direction générale de Football Québec
2. Bureau du commissaire en consultation avec les dirigeants de ligues
3. Direction des programmes16
4. Bureau du commissaire en collaboration avec les ligues
5. Conseil d’administration et commissions sectorielles
Calendrier :
1. Printemps 2005
2. Printemps 2005
3. Été 2005
4. Été 2005
5. Automne 2005 et hiver 2006
Le modèle québécois
La structure québécoise d’encadrement du sport étudiant est unique. Le regroupement du scolaire,
du collégial et de l’universitaire au sein d’une même fédération présente des avantages marqués. La
FQSÉ est en mesure de planifier et de gérer rigoureusement la pratique et le développement des
disciplines sportives de ses membres. Cette approche devrait pouvoir favoriser la cohérence et la
continuité des interventions. Le plan de développement du football doit optimiser les forces de cette
approche intégrée de l’encadrement du sport étudiant.
Le succès dans les études et l’obtention de diplômes reflétant l’intérêt et les aptitudes des étudiants
footballeurs constituent un objectif fondamental dont le degré d’atteinte doit être mesuré
systématiquement si on souhaite éviter les carences observées chez nos voisins du Sud. On doit être
capable de suivre le parcours académique de tous les pratiquants pour valoriser les effets positifs
que la motivation de jouer au football engendre chez certains étudiants et pour pouvoir repérer
rapidement les tendances inquiétantes au plan des études.
Le football est un sport violent qui expose ses pratiquants à des blessures qui laissent parfois des
séquelles permanentes. Ce phénomène doit lui aussi être compris et suivi. Les résultats de l’analyse
qu’on pourra mener devront inciter les dirigeants à adapter les conditions de pratique et les règles de
jeu pour assurer la plus grande sécurité possible de tous les joueurs.
16 Car cela pourra être exploité par d’autres disciplines
19
Les éléments de la recommandation suivante permettront d’avoir accès à des données importantes
sur les études, l’obtention des diplômes et la santé des joueurs évoluant au sein des différentes
ligues de la FQSÉ.
No
12
Recommandation
Créer un répertoire17 de tous les joueurs de football évoluant au sein des
différentes ligues encadrées par la FQSÉ
Priorité
2
Actions :
1. Examen des implications administratives et légales de la création d’un répertoire
2. Réalisation de la mise en œuvre du répertoire
3. Collecte et analyse des données sur les études et sur les blessures
Responsabilités :
1. Directeur général et conseiller juridique de la FQSÉ
2. Bureau du commissaire
3. Bureau du commissaire
Calendrier :
1. Printemps 2005
2. Automne 2005 et hiver 2006
3. Hiver 2007
Les installations
Plusieurs équipes doivent jouer leurs matchs et même parfois s’entraîner sur des terrains qui
n’appartiennent pas à leur établissement d’enseignement. Dans certains cas, cette situation ajoute
des dépenses substantielles aux frais d’encadrement des équipes. Au sein même de la FQSÉ, il
semble que les « accommodements » (tarifs préférentiels) soient parfois difficiles à obtenir entre des
« partenaires » du sport étudiant. Les équipes universitaires s’alimentent des joueurs provenant du
collégial et les équipes collégiales font de même avec le scolaire. Un effort particulier doit donc être
consenti par les propriétaires d’installations membres de la FQSÉ pour « privilégier » les équipes
des niveaux inférieurs dans leurs conditions d’accès aux installations.
Plus fondamentalement, le football étudiant pourra continuer son expansion si de nouveaux terrains,
surtout à surface synthétique et éclairée, sont mis en chantier dans les prochaines années. On doit
inciter et soutenir vigoureusement les autorités municipales, scolaires et régionales18 pour les
amener à multiplier le nombre de terrains. Une stratégie concertée avec les dirigeants du soccer
québécois aurait plus de chances de réussir. Il faut préparer pour les intervenants locaux les
argumentaires qui sont les plus susceptibles de les aider dans leur démarche de persuasion des
instances pouvant décider de l’aménagement des terrains de football/soccer.
17 Avec, dans un premier temps, des données sur les études, l’obtention des diplômes et les blessures. Le
répertoire pourra être enrichi éventuellement pour l’analyse de d’autres phénomènes (tendances migratoires,
taux de réinvestissement dans le sport, etc.) Il serait aussi souhaitable de concerter cette démarche avec
Football Québec et de s’alimenter des données du MEQ, de la Fédé des cégeps et de la CREPUQ.
18 Exploiter le nouveau mécanisme du conseil régional des élus.
20
No
13
Recommandation
Exploiter une approche concertée dans l’incitation à la construction de
nouveaux terrains de football, surtout à surface synthétique et éclairée
Priorité
2
Actions :
1. Invitation lancée à la Fédération de soccer du Québec pour lui proposer un partenariat
2. Élaboration en concertation avec la Fédération de soccer et de Football Québec d’une
stratégie sur l’aménagement de nouveaux terrains
3. Préparation, à l’intention des membres, d’un guide sur les moyens et les argumentaires à
utiliser auprès des autorités municipales, scolaires et régionales
Responsabilités :
1. Direction générale et bureau du commissaire
2. Bureau du commissaire, Football Québec et la Fédération de soccer
3. Groupe de travail
Calendrier :
1. Printemps 2005
2. Été 2005
3. Été 2005
Le programme Sport-études
À quelques jours du dépôt par le conseiller de l’avant-projet sur le plan de développement du
football étudiant, la direction des programmes de la FQSÉ a informé celui-ci de récentes
conversations entre des dirigeants de la FQSÉ et du directeur technique de Football Québec quant à
l’intérêt marqué de Football Québec à reconnaître et soutenir des programmes Sport-études. Un
concept qui a fait ses preuves dans d’autres disciplines sportives. La pertinence de l’exploitation de
ce type de programme pour le football provoque de nombreuses questions : les effectifs élevés de
joueurs qui composent une équipe, l’incidence sur la composition et la parité au sein des ligues
actuelles, les niveaux de jeu à privilégier, cadet ou juvénile, etc.
Les deux ministères concernés par ce programme exigent que les demandes de reconnaissance
soient déposées au plus tard le 18 mars 2005 pour la saison 2005-2006. Il est évidemment trop tard
pour considérer la mise en œuvre de programmes Sport-études reconnus pour la prochaine année.
On doit toutefois examiner tous les aspects de la question dans les prochains mois dans l’éventualité
d’une adhésion possible à la saison 2006-2007.
No
14
Recommandation
Mettre en place un petit groupe de travail piloté par la direction des
programmes pour examiner tous les aspects et toutes les incidences d’une
adhésion au programme Sport-études
Priorité
2
Actions :
1. Recrutement des membres du groupe de travail auprès de Football Québec, du bureau du
commissaire et de représentants des commissions scolaires
2. Analyse de la problématique
3. Recommandations aux instances de la FQSÉ
21
Responsabilités :
1. Directeur des programmes
2. Groupe de travail
3. Directeur des programmes
Calendrier :
1. Printemps 2005
2. Été 2005
3. Automne 2005
Le recrutement des étudiants athlètes
Le réseau universitaire est assujetti aux règles de Sport interuniversitaire canadien (SIC) sur le
recrutement. Ces règles sont assez étoffées. Par contre, les réseaux collégial et scolaire doivent
revoir et élaborer la portée de leurs règles à ce sujet. La compétition est plus relevée et vive, et les
enjeux deviennent plus importants. Ces facteurs incitent parfois à la démesure. Il faut donc baliser
avec plus de clarté et de précision la réglementation de la FQSÉ sur le recrutement. Cette
réglementation doit être très semblable pour les trois réseaux, universitaire, collégial et scolaire, et
elle peut s’inspirer du modèle universitaire. Un groupe de travail19 a déjà été formé et il a amorcé sa
réflexion à ce sujet.
No
15
Recommandation
Poursuivre le mandat confié à un comité de travail pour assurer
l’élaboration d’une réglementation sur le recrutement s’appliquant aux
activités de football20 des réseaux universitaire, collégial et scolaire
Priorité
2
Actions :
1. Récupération du travail réalisé par le comité
2. Conclusion de l’élaboration des règlements
3. Obtention de l’avis des comités de ligues
4. Approbation par les commissions sectorielle scolaire et collégiale
5. Mise en application de la nouvelle réglementation
Responsabilités :
1. Bureau du commissaire
2. Bureau du commissaire
3. Comités de ligues AAA et AA du scolaire et du collégial
4. Commissions sectorielles scolaire et collégiale
5. Bureau du commissaire et comités des ligues
19 Formé par le comité du plan de football à sa réunion du 13 février 2003.
20 Pourrait être exploité par les autres sports de la FQSÉ
22
Calendrier :
1. Printemps 2005
2. Été 2005
3. Automne 2005
4. Automne 2005
5. Premier janvier 2006
L’intégrité des règles
L’organisation verticale du football étudiant doit aussi permettre d’assurer la cohérence et
l’harmonisation des règles d’admissibilité. Les différents réseaux doivent respecter le statut
académique et les sanctions imposées par les niveaux inférieurs. De plus, avec la notoriété
grandissante du football étudiant auprès du public et des médias, il est impérieux qu’elle ne puisse
être discréditée par quelques cas de joueurs inadmissibles ou sanctionnés à un niveau inférieur qui
poursuivent impunément leur carrière à un niveau supérieur. Le sport étudiant et les individus
concernés sont mal servis par certaines lacunes de la réglementation actuelle.
No
16
Recommandation
Exiger que les réseaux supérieurs respectent et fassent honorer les
exigences d’admissibilité et les sanctions imposées à un joueur ou à un
entraîneur qui est promu
Priorité
2
Action :
1. Modification si nécessaire les règles de chaque réseau
Responsabilité :
1. Bureau du commissaire
Calendrier :
1. Printemps et été 2005
Le financement des programmes
Le phénomène de la co-gestion des programmes de football avec les gens d’affaires du milieu
semble provoquer des résultats intéressants pour les établissements qui ont choisi cette voie. Cette
approche lancée par l’Université Laval au milieu des années 80 a permis à cette université de
maintenir et d’améliorer considérablement le support à ses équipes d’excellence. Avant cette
époque, les entraîneurs étaient tous à temps partiel, donc incapables d’encadrer adéquatement tous
leurs étudiants et étudiantes athlètes.
Le football a cette capacité d’inspirer la fierté et de consolider le sentiment d’appartenance des
étudiantes et des étudiants, du corps professoral et des dirigeants des établissements d’enseignement
qui ont choisi d’avoir un programme. Ce phénomène, bien connu chez nos voisins du Sud, qui
vivaient dans les années 40 et 50 l’engouement pour le football que le Québec vit actuellement,
permet de pouvoir compter sur les diplômés pour assurer un appui financier important au sport
d’excellence. Les universités anglophones, qui bénéficient d’une tradition de football bien établie,
ont toujours su exploiter le filon des anciens pour compléter leur financement. Il est fort probable
qu’il en sera ainsi au Québec dans quelques années quand on observe ce qui se passe actuellement.
23
Entre-temps, on peut considérer le modèle de co-gestion avec le milieu. Cette approche de
partenariat semble intéresser d’autres établissements d’enseignement qui souhaitent améliorer les
ressources nécessaires au soutien du sport de haut niveau en milieu étudiant. Il pose toutefois
certains exigences quant à sa gestion. De nombreux écueils se dressent devant les directions de
sports des établissements qui souhaitent emprunter cette voie. L’expérience acquise par l’Université
Laval au cours des 20 dernières années devrait donc être partagée plus largement. Les clés du succès
remarquable du programme de football, surtout au plan de l’appui extraordinaire des gens d’affaires
de la région de Québec, doivent aussi être connues.
No
17
Recommandation
Provoquer une occasion d’échanges21 sur le concept de la co-gestion de
programmes sportifs en milieu étudiant
Priorité
3
Actions :
1. Demande auprès de la direction des sports de l’Université Laval de préparer une
conférence documentée sur la co-gestion de programmes sportifs
2. Présentation d’une conférence animée par le directeur des activités sportives et le
président du Club de football aux dirigeants des services de sports des membres de la
FQSÉ
3. Diffusion d’un petit guide sur la co-gestion
Responsabilités :
1. Direction générale de la FQSÉ (les retombées peuvent être exploitées par d’autres
disciplines)
2. Gilles D’Amboise et Jacques Tanguay
3. Direction des programmes de la FQSÉ
Calendrier :
1. Printemps 2005
2. Automne 2005 – AGA de la FQSÉ
3. Automne 2005
Les différentes formes et niveaux de pratique du football
Les trois niveaux de pratique du football (AAA, AA et A et leurs subdivisions) permettent à un
nombre grandissant d’étudiants aux aptitudes variées de pratiquer le football. Cette approche,
combinée au regroupement des trois réseaux, représente un atout majeur du modèle québécois.
Les sphères de pratique sportive de la FQSÉ sont une excellente référence au type de pratique qui
caractérise chaque niveau. Ainsi, les footballeurs dont les équipes sont inscrites au niveau “ A ” sont
souvent de nouveaux initiés qui pratiquent leur sport pour satisfaire des besoins tantôt de type
récréatif, tantôt de type compétitif. Ces étudiants athlètes sont au confluent des trois sphères :
initiation, récréation et compétition.
21 En tentant de toucher le plus grand nombre possible de dirigeants du sport étudiant. Cette formule pouvant
aussi aider les autres disciplines.
24
SPHÈRES DE PRATIQUE
EXCELLENCE
COMPÉTITION
RÉCRÉATION INITIATION
La situation est similaire pour le niveau AA qui chevauche les pratiques de compétition et
d’excellence. À preuve l’accession assez fréquente de joueurs provenant d’équipes AA au niveau
supérieur AAA ou universitaire. Quant au AAA et à l’universitaire, ils se situent clairement au
niveau de l’excellence et ils sont reconnus comme tels par Football Québec.
Il est important pour les étudiants, les entraîneurs, les dirigeants et les parents des athlètes plus
jeunes de bien comprendre les objectifs de chaque ligue. Les témoignages d’un bon nombre
d’entraîneurs, de responsables de sports et d’associations régionales ont permis de constater des
disparités de perceptions quant aux missions respectives de ces trois niveaux. Une situation à
corriger.
Il appartient toutefois aux artisans et aux maîtres d’œuvre des différents programmes de football de
préciser le rôle des ligues dans lesquelles leurs étudiants évoluent. Les rencontres de consultation
ont mis en évidence l’intérêt de ces personnes à pouvoir se pencher occasionnellement sur des
aspects plus fondamentaux que les simples rouages de fonctionnement de leurs ligues respectives.
On doit donc systématiser ce type de débat au sein de toutes les ligues.
Ce constat de l’avantage des trois niveaux de pratique du football ne doit toutefois pas inhiber la
volonté de la FQSÉ de répondre aux besoins de tous les étudiants qui souhaitent se lancer dans cette
discipline sportive. Il existe d’autres formes d’apprentissage du football qui ont été expérimentées
avec succès ailleurs. Le “Pop Warner” à sept joueurs aux USA et le football à neuf joueurs pratiqué
dans la majorité des écoles secondaires en Saskatchewan permettent, à moindre coût, à un plus
grand nombre de jeunes adeptes de s’initier et de satisfaire leurs besoins de compétition sportive. De
plus, ces formes dérivées du football nord-américain classique offrent une occasion intéressante aux
plus petits établissements d’enseignement d’expérimenter ou de se lancer dans un programme de
football. Sans vouloir « tirer sur les plantes pour les faire pousser plus rapidement » on doit
examiner les formes dérivées de football qui peuvent répondre à des besoins de s’initier à ce sport.
No
18
Recommandation
Provoquer une réflexion plus poussée sur la mission des différents niveaux
et sur les formes de football qui peuvent être pratiquées au primaire, au
secondaire et au collégial
Priorité
3
Actions :
1. Demande aux ligues actuelles de se prononcer sur leurs missions respectives
2. Organisation d’un colloque sur les formes dérivées de football
3. Encouragement et soutien à l’émergence de nouvelles ligues de football dérivé
25
Responsabilité :
1. Bureau du commissaire et membres des ligues
2. Bureau du commissaire en concertation avec Football Québec
3. Bureau du commissaire et associations régionales
Calendrier :
1. Printemps 2005
2. Décembre 2005
3. À compter de l’automne 2006
L’intimidation
Il faut emprunter au modèle américain ses points forts sans importer ses faiblesses. Le phénomène
de l’intimidation verbale (« trash talk » et « taunting ») et des célébrations vulgaires se manifeste
déjà occasionnellement chez nous. Il faut tenter de l’enrayer en montrant aux joueurs et aux
entraîneurs qu’il est possible d’offrir une performance sportive optimale sans avoir à recourir à ce
genre de comportement. Le sport et le football en particulier ont la capacité d’inciter les jeunes
adeptes à modifier des comportements non souhaitables. Même si ce type de comportement est
couvert par certaines dispositions du Code d’éthique, il faut à ce stade renforcer vigoureusement
cette valeur de fair-play. La volonté d’atteindre cet objectif doit toutefois d’abord émaner de toutes
les instances de la FQSÉ pour que les entraîneurs, premiers responsables du comportement de leurs
joueurs sur le terrain, comprennent l’importance du message et agissent en conséquence.
No
19
Recommandation
Enrayer les comportements d’intimidation
Priorité
3
Actions :
1. Prise de position et diffusion d’un message clair aux entraîneurs
2. Application rigoureuse des règles qui aident les entraîneurs et les officiels à atteindre cet
objectif
3. Observation attentive de l’évolution de ce phénomène
Responsabilités :
1. Direction générale et instances de la FQSÉ
2. Bureau du commissaire
3. Bureau du commissaire
Calendrier :
1. Printemps 2005
2. Printemps 2005
3. Saisons 2005 et subséquentes
La composition des différentes ligues
Certaines ligues ont commencé à préciser des exigences objectives d’adhésion et de promotion. Une
certaine stabilité est nécessaire à la santé de chaque ligue et en particulier, les abandons et les
26
rétrogradations doivent être maintenues au minimum. Les établissements qui s’engagent22 doivent
bien connaître et être prêts à rencontrer des exigences minimales au plan des ressources humaines,
matérielles et financières nécessaires à une participation réussie au sein des différents circuits. Le
football doit être une source de fierté et contribuer au sentiment d’appartenance des membres de la
FQSÉ. Chaque équipe inscrite à une ligue doit donc bénéficier de conditions minimales qui vont
assurer une prestation acceptable au plan de la compétition, tout au moins à moyen terme. Une
meilleure connaissance des missions de chaque ligue aidera aussi les directions d’établissement
d’enseignement à prendre une décision mieux éclairée sur l’adhésion à une ligue appropriée. Le
BDC doit donc poursuivre les efforts entamés pour mieux baliser l’adhésion et la promotion des
équipes au sein des différentes ligues en travaillant étroitement avec les responsables de ligues et les
associations régionales.
L’évolution des différentes ligues doit être planifiée, surtout aux niveaux AAA et universitaire. La
démarche menée il y a quelques années par les dirigeants de la FQSÉ et de la ligue universitaire
pour relancer ce circuit, suite au divorce avec les équipes de l’Ontario23, doit être imitée pour
consolider certaines ligues. Les ligues à vocation d’excellence peuvent s’inspirer des modèles qui
soutiennent de façon tangible l’adhésion de nouvelles équipes. L’incubation provisoire d’une ou de
quelques équipes doit être considérée pour assurer la viabilité des ligues d’excellence.
Le sport étudiant doit poser des gestes concrets pour appuyer, surtout dans la région de Montréal,
des partenariats entre des équipes civiles et des établissements scolaires. Il faut que les jeunes
footballeurs puissent avoir accès à des programmes de football qui leur permettent de concilier avec
succès leurs études et leurs ambitions sportives.
No
20
Recommandation
Développer un fonds spécial qui servira à soutenir le démarrage de
nouvelles équipes et les partenariats avec des équipes civiles
Priorité
3
Actions :
1. Analyse et recommandations sur les équipes à soutenir
2. Recherche de fonds pouvant servir à l’aide au démarrage ou à la récupération d’équipes
3. Démarches auprès des dirigeants concernés pour assurer la réalisation des différents
projets
Responsabilités :
1. Bureau du commissaire
2. BDC de concert avec le conseil d’administration de la FQSÉ
3. Bureau du commissaire
Calendrier :
1. Printemps et été 2005
2. Année académique 2005-2006
3. Au moment opportun et selon les résultats obtenus par les actions antérieures
22 La politique de l’ARSEQCA ,en voie d’adoption, sur les « Conditions et obligations des institutions
évoluant dans les ligues de football de l’ARSEQCA » constitue un beau modèle.
23 Ancienne ligue OQIFC
27
Le phénomène des programmes d’études multiniveaux
On constate l’apparition depuis quelques années de l’encadrement partagé entre deux niveaux
traditionnels d’enseignement d’un certain nombre de programmes d’études. Des programmes
professionnels du secondaire se réalisent en concertation avec des collèges et des programmes
« DEC-BAC » ont vu le jour entre des universités et des cégeps.
La réglementation actuelle de la FQSÉ et de ses associations régionales tient peu compte de ces
situations qui peuvent exclure – surtout à cause de l’âge – la participation d’étudiants inscrits à ces
programmes. Les incidences ne sont pas encore bien comprises et les membres du comité du plan
de développement du football étudiant considèrent que l’on doit examiner immédiatement ce
phénomène.
No
21
Recommandation
Examiner sérieusement le phénomène des programmes d’études encadrés
par deux niveaux différents d’enseignement
Priorité
3
Actions :
1. Mettre en place un petit groupe de travail
2. Analyser les observations et identifier les impacts sur la participation
3. Proposer et modifier si nécessaire la réglementation
Responsabilités :
1. Direction des programmes
2. Groupe de travail
3. Bureau du commissaire
Calendrier :
1. Printemps 2005
2. Automne 2005
3. Hiver 2006
Les règles de jeu
La consultation menée révèle qu’on est loin du consensus quant au maintien des règles actuelles du
scolaire et du collégial sur les quatre essais. Plusieurs croient qu’elles favorisent moins le
développement complet des jeunes joueurs. De plus, on croit que ces règles contribuent à la
domination continuelle de certaines équipes. Les règles qui caractérisent le football pratiqué au
scolaire et au collégial sont en place depuis un bon moment. Il est normal de réévaluer leurs effets
périodiquement. Ne serait-ce que pour renforcer leur pertinence.
28
No
22
Recommandation
Revoir les règles de jeu des réseaux collégial et scolaire
Priorité
3
Actions :
1. Analyse rigoureuse et la plus objective possible24 des assertions des opposants aux règles
actuelles
2. Élaboration d’un état de question étoffé mettant en évidences les avantages et les
inconvénients
3. Consultation auprès des entraîneurs, des responsables de sports, des dirigeants de ligues
des trois réseaux et des experts de Football Québec
4. Approbation par les commissions sectorielles du scolaire et du collégial (si nécessaire)
5. Mise en œuvre, s’il y a lieu des changements
Responsabilités :
1. Bureau du commissaire
2. Bureau du commissaire
3. Bureau du commissaire
4. Direction des programmes
5. Bureau du commissaire
Calendrier :
1. Été et automne 2005
2. Hiver 2006
3. Printemps 2006
4. Automne 2006
5. Automne 2007
Les réseaux et les ligues
Les constats : circuit universitaire
• Le divorce avec les équipes de l’Ontario à la fin des années 90 a provoqué une relance et une
consolidation du circuit universitaire. L’aide concrète au démarrage de nouveaux programmes
à l’Université de Montréal et à l’Université de Sherbrooke, l’entente avec les équipes de
l’Atlantique sur un calendrier mixte dont les résultats comptent au classement de chaque ligue
et l’adoption de calendriers conçus pour permettre aux nouvelles équipes de s’intégrer
graduellement constituent des exemples d’un circuit qui, avec l’aide de la FQSÉ, s’est repris
en main.
• En 200425, onze matchs impliquant des équipes de la ligue universitaire ont été télédiffusés.
Les universités membres de la ligue ont défrayé une partie des coûts sachant que ces sommes
représentaient un investissement qui leur permettrait à court terme d’augmenter
24 En profitant de la saison 2005 pour colliger des données objectives
25 On planifie pour au moins douze matchs télévisés en 2005
29
considérablement leur visibilité et à moyen et long termes de réussir à générer des profits. Le
football universitaire québécois est entré vigoureusement dans le domaine du spectacle
sportif. Le nombre de spectateurs est en croissance partout et l’Université Laval a établi un
record canadien universitaire avec près de 100 000 spectateurs en 2004.
• La présence de plus en plus fréquente d’équipes du Québec à la Coupe Vanier, événement
emblématique du championnat canadien, reflète la qualité des efforts consentis par les
universités québécoises et de l’infrastructure du football étudiant au Québec. Le football
universitaire québécois représente une source de motivation supplémentaire pour tous les
footballeurs des différents réseaux étudiant qui souhaitent se dépasser, poursuivre des études
et obtenir un diplôme universitaire ici. Une saine alternative à la poursuite des études et de la
carrière dans une université américaine.
• La qualité des installations du réseau universitaire est généralement très bonne. On a des
terrains à surface artificielle et des terrains éclairés. De saines rivalités se développent. Elles
contribuent à alimenter et stimuler l’intérêt des partisans qui ne cessent de croître.
• Les équipes anglophones rencontrent maintenant plus d’obstacles dans leur recrutement.
L’octroi de bourses par toutes les universités, le coût élevé des études pour les étudiants hors
Québec, le bassin de joueurs québécois à partager avec un plus grand nombre d’universités –
de trois à six depuis 1995 – et la programmation académique plus limitée d’une petite
université comme Bishop’s26 sont devenus des contraintes majeures. On constate un certain
malaise quant aux perceptions d’équité entre les différents programmes.
• Bien que ce circuit ait reçu un appui fort important de la FQSÉ au moment de sa
restructuration, il semble opérer en marge de celle-ci. Son commissaire, un quasi bénévole,
n’est pas rattaché formellement à la FQSÉ et c’est lui, en collaboration avec les membres de
la ligue, qui assure en bonne partie le fonctionnement du circuit. Il en ressort qu’on est moins
solidaire à la FQSÉ.
Les orientations et les mesures à considérer pour le développement du circuit universitaire
Un bureau du commissaire fort, engagé et démontrant du leadership devrait aider cette ligue à gérer
son évolution vers le sport spectacle tout en maintenant les valeurs du sport étudiant. On doit
s’occuper activement de ce circuit, car au haut de la pyramide du football étudiant, il est un modèle
et il reflète la qualité des autres composantes de la structure. La visibilité, la notoriété et la
crédibilité du football étudiant vont continuer d’être renforcées par la présence d’une ligue
universitaire bien encadrée, bien soutenue et intégrée totalement à la FQSÉ.
26 Environ 2000 étudiants seulement par rapport, par exemple, à plus de 40 000 à l’Université de Montréal
30
No
23
Recommandation
Affecter suffisamment de ressources et du temps des membres du bureau
du commissaire pour assurer la poursuite harmonieuse du football
universitaire vers le sport spectacle
Priorité
1
Actions :
1. Collaboration engagée et soutenue avec les responsables du dossier de la télévision
2. Poursuite de l’approche d’impartition dans la production et dans la vente de publicités des
matchs télédiffusés
3. Élaboration de stratégies de marketing, de promotion et communications
4. Mise en œuvre de ces stratégies en concertation avec les membres de la ligue
Responsabilités :
1. Bureau du commissaire et membres du comité de télévision
2. Membres de la ligue universitaire
3. Bureau du commissaire en collaboration avec les ressources de la FQSÉ
4. Bureau du commissaire et membres de la ligue
Calendrier :
1. Printemps 2005
2. Automne 2005 – AGA de la FQSÉ
3. Automne 2005
L’expertise et l’expérience des membres des équipes d’entraîneurs des différentes universités
doivent continuer d’être exploitées systématiquement et vigoureusement. On en fait allusion ailleurs
dans ce plan. Les écoles de football encadrées par les universités doivent se multiplier. Une source
extraordinaire de perfectionnement des athlètes et des entraîneurs et un moyen de repérer chez les
joueurs universitaires ceux qui ont des intérêts et des aptitudes pour le coaching.
Les dirigeants, les directions des sports et les entraîneurs-chefs, doivent prendre le temps de se
pencher et d’imaginer des solutions intéressantes pour toutes les équipes pour résoudre les
perceptions d’un manque d’équité qui rongent ce circuit. On a démontré de la créativité et du
courage dans le passé. On doit donc manifester encore cette même vigueur pour solutionner les
effets exagérés de disparités entre les équipes. Le leadership du bureau du commissaire doit être mis
à profit. On doit toutefois, et à tout prix, éviter de sombrer dans le piège du nivellement vers le bas.
Une solution qui détruirait le bon travail réalisé au cours des dernières années.
La ligue universitaire québécoise est la première au Canada27 qui s’est engagée à jouer des matches
avec une autre ligue, dont les résultats comptent au classement. Cette piste doit être élargie et
exploitée. On sait que la conférence Canada-Ouest souhaite aussi explorer cette option. La nouvelle
dynamique d’un nombre plus important de matches contre les autres conférences permettrait
d’évaluer la viabilité pour le Québec et pour les autres équipes canadiennes d’une approche de
hiérarchisation. Un concept qui fait peur à plusieurs, mais qui devrait à la lumière des résultats de
calendriers mixtes pouvoir être examiné plus froidement et objectivement. Avec 27 équipes au
Canada, on peut maintenant penser qu’il est peut-être possible et avantageux pour l’ensemble des
universités de considérer le « tiering. »
27 Il en existe trois autres : SUA (4 équipes), SUO (10 équipes) et Canada-Ouest (7 équipes)
31
L’exode des footballeurs québécois vers les collèges et les universités américaines et des autres
provinces a commencé à diminuer. C’est une bonne nouvelle qui reflète la qualité et la crédibilité
croissantes des programmes universitaires québécois. Les nombreux témoignages d’étudiants
athlètes démontrent que l’expérience américaine n’est pas toujours aussi rose que certains recruteurs
et supporteurs de cette exportation laissent croire. Les recruteurs universitaires et les dirigeants du
collégial AAA – source importante de l’exode – devraient mettre en commun leurs arguments pour
freiner cet exode. On ne peut l’éliminer totalement, car pour quelques individus cela peut être
justifié et approprié.
Les constats : circuit collégial AAA
• Le circuit collégial AAA existe depuis 1978. Onze collèges différents ont participé aux
activités de ce circuit à un moment ou l’autre de son existence. Parmi ces collèges, seulement
deux font partie de la ligue depuis le tout début : Vanier et Champain-Lennoxville. Le nombre
d’équipe a varié de huit (1996 et 1997) à cinq (2004.)
• Le majorité des équipes qui a abandonné l’a fait suite à quelques années difficiles au plan des
résultats sur le terrain. Pour certaines de ces équipes (Grasset, St-Jean, Victoriaville),
l’expérience du AAA leur a permis de trouver la niche (AA) qui correspond à leur capacité en
termes de ressources et de population étudiante. Quant à Trois-Rivières, en quatre ans de
participation, de 1996 à 2000, leurs résultats ont été assez encourageants avec 43 % de
victoires.
• L’entrée en jeu du collège F.-X.-Garneau en 2001 reflète bien la croissance fulgurante du
football au niveau scolaire. La région de Québec-Beauce-Appalaches est passée de six à plus
de 60 équipes au cours des dernières années. Le débouché régional que représente Garneau et
St-Georges de Beauce et les actions d’appui de ces deux collèges à l’endroit du football
scolaire agissent comme incitatifs auprès des dirigeants des établissements scolaires de cette
région. Le football collégial AAA est donc directement tributaire du développement du
football scolaire. On sait que depuis 1999, on est passé de 85 à 193 équipes aux niveaux
benjamin, cadet et juvénile. Cette croissance devrait donc se refléter sur le nombre d’équipes
du collégial AAA au cours des prochaines années.
• Le circuit collégial AAA est le bassin privilégié de recrutement pour les universités du
Québec. La qualité des entraîneurs et des étudiants athlètes est généralement très élevée.
• L’attrait et la notoriété du Bol d’Or valorisent les activités de ce circuit.
• Comme pour les autres équipes de football étudiant, l’existence d’une équipe de football au
collégial AAA est une source de fierté pour les étudiantes, les étudiants et les dirigeants de ces
collèges.
• Même si en apparence le collège du Vieux-Montréal semble dominer, ayant remporté plusieurs
Bols d’Or au cours des dernières années (7 en 9 ans), l’analyse plus poussée des résultats du
calendrier régulier montre qu’en 2004, l’écart est beaucoup moins prononcé entre les cinq
équipes du circuit. On peut donc conclure qu’une certaine parité s’est réalisée avec la
diminution à cinq équipes.
• Vieux-Montréal étant la seule équipe francophone de la région métropolitaine, celle-ci jouit
d’un certain avantage dans le recrutement de ses joueurs. On a déjà un quasi-monopole sur le
recrutement des diplômés du secondaire (qui évoluent aussi dans de nombreuses équipes
32
civiles) de la région et on profite du phénomène de migration des jeunes des autres régions du
Québec vers Montréal pour enrichir le recrutement.
• Le calendrier déséquilibré avec cinq équipes représente une contrainte. Il est impossible que
chaque équipe joue dix matchs en saison régulière durant les douze semaines disponibles.
• Plusieurs régions de forte démographie sont absentes du circuit collégial AAA. On peut
toutefois soupçonner que l’Estrie, avec l’arrivée sur la scène universitaire du Vert et Or de
l’Université de Sherbrooke, sera sans doute intéressée et en mesure d’inscrire une deuxième
équipe au circuit collégial AAA d’ici quelques années. L’absence de la Mauricie est plus
énigmatique. Il semble que ce soit surtout l’incapacité à embaucher un entraîneur-chef
permanent qui empêche Trois-Rivières de faire un retour attendu au circuit collégial AAA.
Les orientations et les mesures à considérer pour le développement du circuit collégial AAA
La mise en œuvre d’un bureau du commissaire et l’utilisation du Code d’éthique comme moyen
d’assurer le respect des valeurs, des règles et des politiques de la FQSÉ vont certainement
contribuer à la consolidation et à l’essor éventuel du circuit collégial AAA.
L’expansion du circuit collégial AAA
La ligue actuelle à cinq équipes reflète assez bien le niveau existant de développement du football
scolaire – principal bassin de recrutement – et elle pourrait continuer comme telle pour encore
quelques années. Toutefois, l’adhésion de nouvelles équipes devrait se faire qu’à la condition que
toutes les ressources nécessaires (bassin de joueurs, entraîneurs compétents et disponibles,
installations et équipements, support financier) soient en place et assurées pour plusieurs années. On
doit éviter les abandons et les rétrogradations d’équipes.
No
24
Recommandation
Évaluer28 rigoureusement tous les dossiers de demande d’adhésion au
circuit collégial AAA
Priorité
2
Actions :
1. Poursuite de l’élaboration d’un devis technique présentant toutes les exigences29 à
rencontrer
2. Analyse poussée du dossier de candidature
3. Adoption de la proposition du BDC par les membres du circuit30
Responsabilités :
1. Bureau du commissaire
2. Bureau du commissaire et direction des programmes
3. Bureau du commissaire
28 À l’instar de d’autres disciplines, toutes les ligues AAA et AA devraient périodiquement évaluer la
participation de chaque membre de la ligue.
29 Existence dans la région de programmes scolaires stables de niveau AA et AAA , volonté et engagement à
moyen terme (5 ans) du collège à soutenir le programme – entraîneurs, installations, équipements, budgets,
représentation -
30 Le refus d’appuyer la recommandation du BDC serait susceptible d’un appel auprès de la commission du
secteur collégial.
33
Calendrier :
1. Été 2005
2. Selon les demandes reçues
3. Le plus tôt possible après l’analyse d’un dossier de candidature
On peut aussi accélérer le processus qui permettra aux régions d’inscrire une équipe à cette ligue.
Une troisième équipe de la région métropolitaine devrait aussi faire partie de la ligue d’ici quelques
années.
No
25
Recommandation
Examiner comment la FQSÉ pourrait poser des gestes susceptibles
d’accélérer le développement de conditions favorables à l’adhésion de
nouvelles équipes au circuit collégial AAA.
Priorité
3
Actions :
1. Analyse poussée de la situation actuelle et des perspectives d’avenir dans ces régions
2. Identification de mesures et de supports pouvant aider ce développement
3. Mise en place des ressources nécessaires à la mise en œuvre des mesures et à l’offre des
supports
4. Choix des cibles et des moyens à privilégier
Responsabilités :
1. Coordination des programmes et bureau du commissaire en étroite consultation avec les
associations régionales
2. Bureau du commissaire
3. Conseil d’administration et direction générale
4. Conseil d’administration sur recommandation du bureau du commissaire
Calendrier :
1. Automne 2005
2. Hiver 2006
3. Printemps et été 2006
4. Automne 2006
Des rencontres hors ligue
Le nombre restreint et impair d’équipes évoluant au sein du circuit collégial AAA diminue les
possibilités d’élaborer un calendrier équilibré qui répond aux besoins de compétition des équipes.
L’expérience menée en 2004 pour tenter d’enrichir le calendrier avec des matches contre un collège
américain a avorté en début de saison, créant ainsi une situation difficile pour certaines équipes.
L’option bien évidente de jouer un ou deux matches avec des équipes du collégial AA n’est pas
considérée favorablement par un certain nombre d’intervenants, autant au AA qu’au AAA.
Toutefois, cette approche d’un calendrier mixte ne doit pas être abandonnée à cause de la résistance
de quelques individus. Il y aurait des avantages marqués pour certaines équipes de la première
division du collégial AA de rencontrer occasionnellement (une fois par deux ans par exemple), une
des équipes du AAA, surtout celles moins bien établies au sein de ce circuit. L’autre option à
considérer se trouve du côté des collèges communautaires ontariens. Le circuit universitaire a
exploité avec succès cette voie avec les équipes des provinces de l’Atlantique.
34
No
26
Recommandation
Réexaminer sérieusement les possibilités d’enrichir le calendrier du
circuit collégial AAA en planifiant des rencontres avec des équipes du
collégial AA ou avec celles de collèges de l’Ontario
Priorité
3
Actions :
1. Amorce de discussions à ce sujet avec le circuit collégial AA.
2. Exploration des possibilités de jouer des matchs avec des collèges communautaires de
l’Ontario
3. Actualisation selon les résultats des discussions et de la prospection
Responsabilités :
1. Bureau du commissaire
2. Bureau du commissaire
3. Bureau du commissaire
Calendrier :
1. Printemps 2005
2. Printemps 2005
3. Saison 2005 ou 2006 au plus tard
Les constats : circuit collégial AA
• L’essor du football scolaire (benjamin, cadet et juvénile) se manifeste particulièrement au
circuit collégial AA où le nombre d’équipe augmente régulièrement depuis 2001 – de 10 à 15
en 2004, avec possiblement deux ou trois nouvelles équipes en 2005.
• Ce niveau de pratique du football semble répondre aux besoins d’un grand nombre d’étudiants
et de collèges. Il se situe à l’interface des sphères de compétition et d’excellence. Le calibre est
inférieur au AAA, mais les conditions d’encadrement sont souvent similaires.
• Le nombre important d’équipes au sein de ce circuit donne beaucoup de flexibilité quant à
l’organisation et à la répartition des équipes. On compte actuellement deux divisions (1ière
division : 7 équipes; 2ième division : huit équipes scindées en deux sections). Il est reconnu que
les équipes de deuxième division sont moins expérimentées que celles de la 1ière division, qui
compte en fait cinq collèges ayant déjà évolué au circuit AAA.
• La participation à une finale provinciale continue d’être une source de prestige pour la majorité
des collèges de ce circuit.
• L’harmonisation des activités de ce circuit avec les programmes d’excellence de Football
Québec peut continuer de s’améliorer. On retrouve des athlètes exceptionnels au sein de ce
circuit qui ont l’avantage de bénéficier de plus de temps de jeu que s’ils s’alignaient au sein
d’une équipe AAA. À preuve, les universités recrutent plusieurs des étudiants du AA.
• Le circuit AA a balisé les exigences d’adhésion des équipes dans un document adopté en avril
2004. Toutefois, des règles ou des critères de promotion et de rétrogradation entre les deux
divisions n’existent pas. Ces mouvements se négocient entre les représentants des collèges
35
membres du circuit. Il est parfois difficile de concilier le calibre de jeu et la situation
géographique des équipes.
• L’appui des directions des collèges est mitigé. Les motifs varient d’un collège à l’autre. Les
maîtres d’œuvre du football collégial AA ne se sentent pas toujours appuyés pour les bonnes
raisons, et de ce fait, s’inquiètent parfois de la pérennité de leurs programmes. La
recommandation numéro 9 propose des pistes à suivre à ce sujet.
Les orientations et les mesures à considérer pour le développement du circuit collégial AA
La mise en œuvre des deux recommandations stratégiques déjà énoncées dans ce plan aura des
incidences importantes sur le fonctionnement et sur le développement du collégial AA.
Même si ce circuit est bien rodé, il ne peut évoluer en vase clos. La récente décision de scinder le
fonctionnement des circuits AA et AAA doit être revue. Le perfectionnement des entraîneurs et des
athlètes d’élite du circuit réalisé sous l’égide de Football Québec doit être considéré dans une
perspective globale du football collégial. L’encadrement par le bureau du commissaire devrait aider
à créer des conditions plus favorables à une meilleure synergie entre les deux circuits.
Avec l’accroissement constant du nombre d’équipes, les mouvements inter divisions doivent être
balisés. Des formules de compétition qui permettent la promotion et la rétrogradation d’équipes
entre les deux divisions doivent être sérieusement considérées. Cette approche ne doit pas toutefois
s’appuyer uniquement sur les résultats, et encore sur le classement d’une seule année; trop de
facteurs incontrôlables peuvent à un moment donné influencer la performance d’une équipe.
No
27
Recommandation
Procéder à tous les deux ans à une évaluation complète de la structure de
divisions et sections pour l’adapter aux conditions changeantes en tenant
compte du nombre, de la qualité et de la situation géographique des
équipes du collégial AA
Priorité
3
Actions :
1. Adoption d’un règlement en ce sens
2. Préparation d’une grille d’évaluation et identification du processus à suivre
3. Élaboration de plusieurs scénarios possibles en présentant les avantages, les inconvénients
et les contraintes de chacun d’entre eux.
4. Première évaluation
5. Prise de décision
Responsabilités :
1. Direction des programmes
2. Bureau du commissaire
3. Bureau du commissaire appuyé par un petit groupe de travail émanant des collèges
membres du circuit
4. Bureau du commissaire
5. Représentants des collèges membres sur recommandation du bureau du commissaire
36
Calendrier :
1. Printemps 2005
2. Été 2005
3. Automne 2005
4. Hiver 2006
5. Hiver 2006
Constats : scolaire AAA
• La ligue juvénile AAA existe depuis quatre ans seulement. En 2004, il n’y avait pas d’autres
ligues scolaires de niveau AAA. Il semble qu’un circuit cadet AAA pourrait être lancé en
2005. Une bonne nouvelle.
• L’évolution de cette jeune ligue de dix équipes se poursuit de façon dynamique. Le calibre de
jeu s’améliore et les disparités dans les niveaux de performance s’amenuisent. Une équipe a
toutefois l’intention de quitter les rangs, mais elle serait remplacée facilement aux dires des
dirigeants de ce circuit qui souhaitent maintenir à dix, pendant encore quelques années, le
nombre d’équipes dans la ligue.
• Quelques matchs sont disputés en fin de journée le vendredi. Un horaire qui facilite la présence
d’arbitres compétents, mais qui semble encourager chez les partisans la consommation
d’alcool et ses conséquences pas toujours heureuses. Le contrôle des spectateurs, une tâche
déjà difficile, laisse parfois à désirer, surtout dans ce contexte.
• La grande majorité des membres du comité de ligue semble s’opposer à l’imposition
d’exigences de réussite dans les études. Les représentants des écoles du secteur public
prétendent que des mesures semblables à celles exigées au collégial et à l’universitaire
provoqueraient la disparition de certaines équipes du secteur public.
• À l’instar de leurs collègues des autres niveaux scolaires et du collégial, les responsables de
football du juvénile AAA considèrent que l’appui de leurs directions d’établissement est très
fragile. Le soutien financier est particulièrement difficile à obtenir.
Les orientations et les mesures à considérer pour le développement du circuit juvénile AAA
Un bon nombre d’insatisfactions, d’obstacles et d’enjeux, qui caractérisent le juvénile AAA,
peuvent être réglés avec la mise en œuvre des recommandations et des autres mesures identifiées
dans le plan.
Cette jeune ligue de dix équipes doit poursuivre sa consolidation avant de considérer ajouter
d’autres équipes. Le lancement probable d’un circuit provincial cadet AAA aidera à renforcer les
assises de ce circuit. Il faudra attendre que celui-ci soit bien consolidé avant de considérer
l’expansion de la ligue juvénile AAA.
Les exigences d’admissibilité quant au progrès dans les études doivent être revues à la lumière du
contexte particulier de cette ligue et des valeurs poursuivies par la FQSÉ au plan des études.
37
No
28
Recommandation
Mettre en place un petit groupe de travail composé de représentants du
secteur scolaire, incluant quelques personnes des comités de ligues
juvénile AAA et cadet AAA31, pour revoir et élaborer les règles et les
moyens qui assurent le progrès normal dans les études
Priorité
1
Actions :
1. Description du mandat et recrutement des membres du groupe de travail
2. Révision des règles actuelles et élaboration de nouveaux moyens
3. Consultation des membres des comités de ligues scolaires AAA
4. Mise en vigueur des moyens et des règlements convenus par la commission sectorielle
Responsabilités :
1. Direction des programmes
2. Groupe de travail
3. Délégués du groupe de travail
4. Commission sectorielle et comités de ligues
Calendrier :
1. Printemps et été 2005
2. Automne 2005
3. Hiver 2006
4. Saison 2006
Il faut revoir et resserrer les mesures qui interdisent la consommation d’alcool chez les étudiants qui
évoluent au sein des équipes et chez les jeunes partisans qui suivent ces équipes32. Plusieurs
habitudes se prennent à cet âge. Ce groupe est particulièrement vulnérable aux abus de l’alcool et à
l’usage de drogues sportives ou autres. Les efforts d’éducation, de prévention et de contrôle de
dopage de la prochaine politique de la FQSÉ sur la lutte au dopage doivent se concrétiser
particulièrement auprès de cette jeune cohorte.
Cette ligue a recours, pour au moins une de ses équipes, au règlement administratif de la FQSÉ qui
permet à certaines conditions le regroupement d’écoles. On doit observer et évaluer les incidences
de cette mesure avant de l’appliquer à d’autres circuits. Le transfert de joueurs non réglementé
d’une école à une autre provoque aussi quelques tensions entre les membres de la ligue. Le bureau
du commissaire doit donc se pencher au cours des prochaines années sur ces deux situations.
Constats : scolaire AA et A
• C’est à ce niveau que l’on constate la croissance la plus importante du nombre d’équipes au
cours des trois dernières années : de 114 à 184 équipes. Cette croissance est toutefois inhibée
en partie par un nombre de terrains insuffisants pour les entraînements et les matchs.
• C’est aussi à ce niveau que la pénurie d’entraîneurs qualifiés, compétents et solidaires des
valeurs du sport étudiant est la plus importante.
31 En présumant la naissance de cette ligue en 2005
32 Certains dirigeants du scolaire auraient fermé l’œil sur la présence d’alcool à bord d’autobus transportant
des partisans à des matchs
38
• Les équipes évoluent dans des ligues régionales et même si on a connu une explosion de la
participation il est parfois difficile de classer les équipes au bon niveau, et cela même si on
exploite le concept de la subdivision en deux niveaux. On ne peut donc offrir à tous les jeunes
joueurs des équipes qui répondent bien à leurs intérêts et leur niveau d’aptitudes.
• Chez les benjamins et les cadets en particulier, on constate des écarts importants de
performance. La parité au niveau de la performance est loin d’être acquise. C’est souvent la
disparité dans la formation et l’expérience des joueurs qui provoque ces écarts. Les règlements
sur le poids des joueurs aident à amenuiser ces effets.
• Comme pour d’autres disciplines sportives de ces groupes d’âge, les parents suivent souvent de
près les activités des jeunes footballeurs. On a parfois droit à des comportements inacceptables
de ceux-ci, qui ajoutent ainsi de la pression aux entraîneurs et aux dirigeants.
• L’encadrement décentralisé, confié à des responsables d’associations régionales, assure à ces
ligues le support nécessaire à leur bon fonctionnement. Ce modèle exige toutefois une bonne
communication entre les dirigeants des différents circuits pour assurer des conditions
similaires.
• Les dirigeants de ces ligues ont sagement convenu de mettre l’emphase sur les activités du
calendrier régulier pour assurer un maximum de matchs aux jeunes footballeurs. Des
championnats provinciaux sont disputés exclusivement par les équipes de niveau AA en
tentant de réduire le plus possible le nombre de rencontres éliminatoires.33 Le Bol d’Or étant
toutefois réservé au juvénile AAA et au cadet AA pour l’instant.
Les orientations et les mesures à considérer pour le développement du scolaire AA et A
Plusieurs recommandations déjà formulées dans le plan touchent ce secteur. En particulier,
l’utilisation du Code d’éthique comme contrat moral devrait aider les jeunes entraîneurs à mieux
connaître et à épouser les valeurs du sport étudiant. C’est important de partir sur « le bon pied! »
La recommandation numéro 4, sur la formation et le perfectionnement des entraîneurs, et celle sur
le recrutement et la formation des arbitres (no 7) devraient répondre aux besoins urgents de ce
secteur.
La recommandation numéro 17, qui porte sur l’exploitation de formes dérivées de football,
s’applique particulièrement bien au réseau scolaire et aux ligues A et AA. Il faut continuer de
répondre aux intérêts criants des jeunes garçons34 qui souhaitent vivre l’expérience du football. On
doit donc explorer toutes les pistes qui permettront à plus d’écoles, de toute taille, de se lancer dans
le soutien de cette discipline sportive.
Les associations régionales connaissent bien leur milieu et elles sont le mieux placées pour assurer
le bon fonctionnement et le développement de ce niveau de pratique du football. Le bureau du
commissaire doit faire des efforts particuliers pour bien comprendre l’évolution du football à ce
niveau. Il pourra mieux comprendre la dynamique régionale, s’assurant ainsi que son expertise
pourra être mise à profit de façon optimale. Le bureau du commissaire devra soutenir
énergiquement les dirigeants des ligues scolaires AA. On doit leur donner des outils pour faciliter
leurs tâches de responsables de ligues. On doit améliorer la communication et on doit planifier des
33 Rapport de la réunion du comité football scolaire du 12 juin 2003
34 Et pourquoi pas des jeunes filles! Une hypothèse à examiner de près.
39
rencontres, à partir d’états de question et de propositions écrites élaborés par le bureau du
commissaire, qui encourageront la réflexion et les décisions sur des enjeux pas exclusivement
techniques. Cette approche d’enrichissement du processus décisionnel devrait être exploitée avec
tous les comités de ligues.
Remarques du conseiller
L’essor que connaît le football en milieu étudiant peut être exploité par la FQSÉ pour renforcer les
valeurs et la visibilité du sport étudiant. Le haut degré de motivation qui anime actuellement les
artisans et les maîtres d’œuvre du football étudiant doit servir à assurer des assises solides sur
lesquelles le football continuera de se développer aux bénéfices des étudiants athlètes qui pratiquent
ce sport et des établissements d’enseignement qui soutiennent les équipes. La conjoncture est plus
favorable qu’elle ne l’a jamais été.
La plupart des mesures et des recommandations du plan ont été conçues pour favoriser un
développement durable du football en milieu étudiant. Leur portée pourra se faire ressentir pendant
plusieurs années. Les façons de faire et le style préconisés sont aussi susceptibles d’assurer une
meilleure qualité du processus décisionnel. C’est un des rôles de leadership qui est dévolu au bureau
du commissaire.
Certaines recommandations de ce plan sont audacieuses et exigeront pour leur mise en œuvre une
forte dose de volonté et de courage pour vaincre les obstacles et les résistances qui se manifesteront.
Elles imposent dans une certaine mesure un changement de culture. Le football jouit d’une notoriété
et d’un attrait sans précédent. On peut choisir de le considérer et de l’encadrer comme les autres
disciplines de la FQSÉ, ou on peut s’en servir comme principal véhicule de promotion des valeurs
et de l’ensemble des programmes de la FQSÉ.
La FQSÉ a prouvé à maintes reprises dans le passé qu’elle pouvait dépasser le simple cadre de
l’organisation sportive en initiant et en soutenant des causes et des projets35 « de société ». Le
virage vers le football discipline phare permettra à la FQSÉ à nouveau de soutenir une autre cause à
fortes incidences : la lutte au décrochage scolaire chez les garçons et la stimulation de la fierté et du
sentiment d’appartenance des établissements d’enseignement québécois. Une belle contribution!
Robert Descheneaux
Pour le comité du plan de football de la FQSÉ
Février 2005
P.-S. - Il faudra suivre de près l’évolution des discussions entre les enseignants et le gouvernement
sur le renouvellement de leur contrat de travail. Il semble que des mesures de pression pourraient
affecter les activités parascolaires du mois de septembre si on n’arrivait pas à une entente d’ici le
mois de juin 2005.
35 Lutte au tabagisme, à l’obésité, le fair play, Iso-Actif, etc.
40
Annexe A
Le bureau du commissaire
sous l’autorité du directeur des programmes
Composition :
Un contractuel à temps complet (contrat initial de trois ans assorti d’une première année en
probation), trois bénévoles (un par réseau) et un accès à du personnel de secrétariat
Mandat :
• Assurer en concertation avec les associations régionales le bon fonctionnement de toutes les
ligues de football AAA et AA.
• Assurer le respect du Code d’éthique, des règlements et des politiques de la FQSÉ.
• Mettre en œuvre les mesures proposées dans le plan de développement du football, évaluer
régulièrement les résultats et réajuster les stratégies et les moyens à la lumière des résultats.
• Mobiliser et exploiter des actions de lobby et de représentation auprès de toutes les instances
internes et externes susceptibles d’influencer la santé et le développement du football
étudiant.
• Concerter les ressources de la FQSÉ pour assurer une exploitation optimale au service du
football.
• Agir comme porte-parole de la FQSÉ en matière de football.
Profil du commissaire :
• Capacité d’influencer et de mobiliser ses partenaires et les autres personnes susceptibles
d’aider la cause du football étudiant
• Compétences reconnues en gestion et développement de projets
• Fervent adhérent aux valeurs du sport étudiant
• Habiletés administratives confirmées
• Démonstration dans les fonctions antérieures de l’habileté à agir de façon proactive
• Dynamisme, énergie et fiabilité quant à la capacité à atteindre les objectifs et à mener les
projets à terme.
• Capacité de piloter plusieurs dossiers simultanément
• Bonne maîtrise du français écrit et parlé et de l’anglais parlé
• Bonne crédibilité dans l’environnement du football québécois. .
41
Profil des adjoints :
• Passionné de football étudiant
• Fervent supporteur des valeurs du sport étudiant
• Capable d’assumer des responsabilités
• Particulièrement disponible durant l’automne – devra être présent à au moins un match par
semaine
• Capable de bien représenter le BDC
• Prêt à consentir une centaine d’heures annuellement
• Prêt à s’engager pour au moins deux ans
• N’exige que le remboursement de ses dépenses
• Le bilinguisme parlé serait un atout
Remarques :
Le modèle du bureau du commissaire permet de concentrer le leadership et la prise de décision sur
les moyens et les stratégies à privilégier. Les orientations et les grands objectifs doivent demeurer la
responsabilité des membres qui seront toutefois mieux informés et influencés par l’expertise du
BDC.
C’est un contraste avec l’approche actuelle où les commissaires de ligues et responsables de
programmes agissent surtout comme animateurs des dirigeants membres des différentes ligues de
football. Ces responsables d’équipes décident des moyens et des stratégies à retenir. La qualité des
décisions et la mise en œuvre des actions convenues peuvent être compromises par les conflits
d’intérêt et par le manque de temps de réflexion, de disponibilité et d’expertise sur l’ensemble du
football en milieu étudiant.
La formule du BDC suppose donc un changement de culture.
Le BDC doit toutefois être à l’écoute des membres pour pouvoir élaborer et proposer des règles, des
stratégies et des moyens qui contribueront à l’atteinte des objectifs dans le respect des orientations
convenues. Le BDC doit donc exploiter, tout au moins, les mécanismes existants (comités de ligues,
commissions sectorielles, conseil d’administration, associations régionales), pour réaliser sa
consultation et faire adopter ses propositions. Cette approche permettra aux membres de se pencher
sur des propositions et des projets déjà réfléchis et élaborés à partir de la consultation réalisée par le
BDC. Un processus décisionnel habituellement plus efficace. Un élément essentiel au
développement durable du football étudiant.
42
Annexe B
Le football en milieu étudiant québécois – vers un développement harmonieux
Exercice de consultation
Veuillez exprimer votre perception sur les éléments suivants en utilisant cette échelle :
1. Tout à fait en accord
2. En accord
3. En désaccord
4. Tout à fait en désaccord
Nous vous invitons à réagir dans un premier temps aux énoncés qui touchent l’ensemble et ensuite à
ceux de votre secteur ou réseau. Nous souhaitons aussi que vous nous donniez votre appréciation
sur les éléments qui caractériseront le football en milieu étudiant dans une dizaine d’années.
Vous pouvez, si vous le souhaitez, commenter votre appréciation, apporter des nuances à votre cote
ou ajouter des énoncés qui vous semblent pertinents. Des espaces sont prévus à cette fin au terme de
chaque section du document de consultation. Veuillez bien identifier le numéro de l’énoncé auquel
votre commentaire fait référence.
Si vous avez le temps et le goût, nous vous invitons aussi à coter, toujours selon la même méthode,
les énoncés de forces et de faiblesses des autres secteurs et réseaux.
Nous vous demandons de vous identifier et de préciser le poste que vous occupez.
Merci de nous aider à mieux planifier l’avenir du football au Québec.
Robert Descheneaux
43
La situation actuelle (2004)
Pour l’ensemble du milieu étudiant québécois
Les forces :
1. 218 équipes en 2004 par rapport à 105 en 1999, et 104 en 1996 ( )
2. Engouement et popularité croissante ( )
3. Fierté et contribution au sentiment d’appartenance des établissements qui ont une ou des
équipes ( )
4. Semble freiner le décrochage scolaire chez les garçons ( )
5. Accueil favorable de la part des directions d’établissement d’enseignement ( )
6. Structure des réseaux de compétitions bien établies ( )
7. Des modèles universitaires qui encouragent la pratique de cette discipline sportive ( )
8. Une présence accrue du football universitaire à la télévision. Excellentes cotes d’écoute ( )
9. Une réception assez favorable des médias qui donne une couverture intéressante, surtout en
région ( )
10. Implication de certaines communautés dans l’encadrement et le financement du football ( )
11. Nombre croissant d’équipes en dehors des grands centres urbains ( )
12. Collaboration occasionnelle entre les équipes des niveaux supérieurs et inférieurs ( )
13. Bonne volonté d’harmonisation entre les activités de Football Québec et de la FQSÉ ( )
Les faiblesses :
14. Pénurie d’entraîneurs expérimentés et qualifiés – plus marquant en région ( )
15. Pénurie d’officiels ( )
16. Coûts d’opération élevés ( )
17. Trop peu de terrains, en particulier à surface synthétique et éclairée ( )
18. La dispersion des équipes en région présente des difficultés de temps et de coûts de
déplacement pour les compétitions ( )
19. Croissance trop rapide des réseaux qui souffrent parfois de carences administratives et
réglementaires ( )
20. Instabilité du nombre d’équipes dans les différentes ligues. La variation se constate aussi
par des abandons ( )
21. Nombre de joueurs insuffisants pour répondre à l’expansion rapide du circuit universitaire
( )
22. Nombre de plus en plus important de personnes impliquées qui ne sont pas du milieu
étudiant et qui parfois connaissent mal ses valeurs et le fonctionnement du réseau étudiant
( )
23. Sous exploitation du concept sport-études ( )
44
Au niveau de chaque réseau de façon spécifique
Scolaire A, AA et AAA
Les forces :
24. La compétition entre les équipes ( )
25. Les rivalités qui motivent le dépassement ( )
26. Un nombre d’équipes en croissance fulgurante en particulier au A : benjamin de 4 à 22
équipes depuis 1996; cadet de 26 à 44 équipes depuis 1996 et au juvénile, de 24 à 53
équipes ( )
27. Hiérarchie de niveaux de jeu intéressant pour les jeunes garçons aux talents et gabarits
variés ( )
28. Finales provinciales motivantes pour les équipes et leurs dirigeants. ( )
Les faiblesses :
29. Le placement des équipes dans les bons niveaux ( )
30. Les critères d’adhésion et de promotion au sein des divers niveaux ( )
31. Disparités du niveau de jeu entre certaines équipes ( )
32. Pénurie d’officiels ( )
33. Pénurie et fort roulement chez les entraîneurs ( )
34. Peu de matchs en soirée sous les réflecteurs ( )
35. Motivations (philosophies) disparates au sein des même ligues ( )
Collégial AA
Les forces :
36. L’attrait, la notoriété et la crédibilité du Bol d’Or ( )
37. Le nombre d’équipes inscrites. Croissante lente mais constante depuis 1999 ( )
38. La stabilité des différentes ligues ( )
39. La présence d’un nombre important d’équipes en dehors des grands centres urbains ( )
40. La hiérarchisation en deux divisions ( )
41. Le bassin de recrutement (94 équipes juvéniles) ( )
42. Motivation pour les joueurs juvéniles de pouvoir accéder à ce réseau ( )
43. Exigences d’adhésion aux ligues convenues par le milieu ( )
Les faiblesses :
44. Des disparités de niveau de jeu au sein des ligues ( )
45. Coûts d’opération, en particulier de déplacements pour certaines équipes ( )
46. Qualité et volume d’entraînement hors-saison ( )
47. Faible harmonisation avec les activités du programme d’excellence de Football Québec ( )
45
Collégial AAA
Les forces :
48. L’attrait et la notoriété et la crédibilité du Bol d’Or ( )
49. Qualité de l’encadrement technique ( )
50. Qualité des athlètes ( )
51. Soutien aux entraîneurs ( )
52. Calibre de jeu élevé chez les meilleures équipes ( )
53. Source de fierté pour les établissements d’enseignement évoluant dans la ligue ( )
54. Bassin privilégié des équipes universitaires ( )
55. Reconnaissance et appui des dirigeants universitaires ( )
Les faiblesses :
56. Disparité croissante du niveau de jeu entre certaines équipes ( )
57. Nombre d’équipes (5 seulement en 2004) ( )
58. Recrutement non suffisamment balisé ( )
59. Capacités variables entre les équipes (nombre de joueurs, entraîneurs, ressources
financières, etc.) ( )
60. Abandon d’équipes ( )
61. Calendrier déséquilibré ( )
62. Manque d’harmonisation des règles d’admissibilité aux études avec celles de l’universitaire
( )
63. Solidarité timide des membres à l’endroit des besoins de la ligue ( )
Universitaire
Les forces :
64. Nombre d’équipes ( )
65. La télédiffusion des matchs ( )
66. Le grand nombre de spectateurs ( )
67. La qualité et la permanence de l’encadrement technique et administratif ( )
68. Le niveau de jeu (présence régulière à la Coupe Vanier) ( )
69. Un objectif à atteindre pour les joueurs des autres ligues de football au Québec ( )
70. La présence de groupes de soutien dynamiques et efficaces ( )
71. La notoriété auprès du public, des médias et des gens d’affaires ( )
72. Les installations ( )
73. Les rivalités qui s’intensifient ( )
74. Excellent tremplin pour les meilleurs joueurs qui visent une carrière professionnelle ( )
75. Complément essentiel au programme de développement de l’excellence de Football Québec
( )
76. Les rencontres annuelles avec les équipes de l’Atlantique ( )
46
Les faiblesses :
77. Disparité (qui s’amenuise toutefois) entre les meilleures équipes et certaines autres ( )
78. Disparité dans les moyens d’action de certaines équipes par rapport à d’autres ( )
79. Roulement et manque de bons entraîneurs adjoints ( )
80. Contrainte de langue pour les équipes francophones dans leur recrutement hors Québec ( )
81. Diminution du nombre de joueurs de qualité au deuxième niveau des alignements
(profondeur) ( )
82. Solidarité timide des membres à l’endroit des besoins de la ligue ( )
83. Peu de sentiment d’appartenance à la FQSÉ ( )
84. Documentation réglementaire et administrative déficiente à certains égards ( )
85. Manque d’harmonisation des règles d’admissibilité aux études avec celles du collégial ( )
La vision
86. Une discipline sportive mobilisatrice de la fierté et du sentiment d’appartenance des
établissements d’enseignement et de leur communauté qui ont choisi de soutenir une ou
plusieurs équipes. ( )
87. Une discipline sportive exigeante pour ses adeptes et qui les incitent à réussir et à
poursuivre leurs études. ( )
88. Une discipline sportive qui suscite l’engouement du public et des médias. ( )
89. Une discipline sportive phare du sport étudiant québécois. ( )
90. Une discipline sportive exigeante au plan des ressources, mais dont la notoriété encourage
l’implication financière et administrative de la communauté ( )
91. Une discipline sportive qui utilise la télévision pour diffuser des matchs et les résultats des
rencontres hebdomadaires. ( )
92. Une discipline sportive qui attire un grand nombre de spectateurs. ( )
93. Une discipline sportive qui poursuit l’accroissement du nombre d’équipes. ( )
94. Une discipline sportive avec plusieurs ligues où la parité des forces règnent ( )
95. Une discipline sportive qui permet à ses pratiquants plus doués de poursuivre leur
développement dans les programmes d’excellence de Football Québec. ( )
96. Une discipline sportive qui permet à ses pratiquants de poursuivre une carrière d’étudiantathlète
de façon continue et adaptée au talent et à l’intérêt de chaque joueur. ( )
97. Un nombre important d’entraînements et de matchs se réalise sur des surfaces synthétiques
et sous un éclairage artificiel. ( )
ÉTABLISSEMENT : _____________________________________________________________
Nom : _____________________________Poste : _______________________________________
Réseau ou ligue : _______________________________________Date : ________________
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