BÂTIR LE CANADA PAR LE SPORT
Vers une politique canadienne du sport
En mai 2000, le secrétaire d’État au Sport amateur annonçait l’intention du gouvernement fédéral d’élaborer
une politique canadienne du sport et proposait que cette politique soit formulée à la suite d’une vaste
consultation des Canadiens et des Canadiennes à l’échelle communautaire, provinciale, régionale et nationale.
Six conférences régionales ont eu lieu dans tout le pays, réunissant plus de 600 participants désignés.
De plus, des tables rondes ont été organisées en réponse à des besoins précis. Les commentaires et
observations ont été formulés en fonction des principaux thèmes définis, soit les ressources, l’éthique
et les valeurs, le leadership et les partenariats, la participation, la promotion et le développement.
• Éducation physique dans les écoles -
Des mesures doivent être prises pour améliorer la situation du sport
et de l’éducation physique dans les écoles.
• Incidence du sport professionnel -
Il existe des préoccupations à l’égard du fait que le sport professionnel
ne met pas suffisamment l’accent sur l’éthique. Tous s’entendent pour dire qu’il faut que l’ensemble
du milieu sportif adopte des principes et des normes qui régiront les comportements éthiques et qui
affermiront les relations de collaboration avec le sport professionnel.
Une politique doit reposer sur une vision. La vision qui suit est celle qui pourrait être adoptée pour le sport
canadien :
• Une plus grande participation au sport raffermira notre sentiment d’une citoyenneté partagée et
rehaussera la qualité de vie des Canadiens et des Canadiennes.
LA FCSS
FÉDÉRATION
CANADIENNE
DU SPORT
SCOLAIRE
CONSTITUTION
Janvier 2004
Introduction
La FCSS reconnaît que « le sport interscolaire » fait maintenant partie intégrante de la vie
scolaire au Canada depuis près d’un siècle. À l’aube du troisième millénaire, il est impératif que
la FCSS continue de défendre les intérêts des associations provinciales membres, de sorte que
cette instance du « sport interscolaire » ait une voix forte au plan fédéral et puisse se prononcer
sur des questions d’intérêt national. L’éducation au Canada est non seulement en
restructuration; elle subit aussi des réformes dynamiques qui ont des incidences sur « tous les
aspects des activités parascolaires ».
L’association provinciale ou territoriale du sport au secondaire est l’association reconnue dans
chaque province et territoire, autorisée à parler au nom du sport scolaire. Elle offre des
programmes et des services pour soutenir les activités sportives en milieu scolaire.
Membre
Chaque association sportive scolaire provinciale ou territoriale est réputée faire partie de la
Fédération.
CONCERTATION SCOLAIRE MUNICIPALE
L’opinion de Sports-Québec
L’AQLM conviait ses membres à une journée de réflexion sur la concertation scolaire municipale.
Plus d’une centaine de personnes intéressées ont assisté à cette journée et y ont participé activement.
Dans un premier temps, Mme Julie Fortier, professionnelle de recherche au Laboratoire en loisir et vie communautaire de l’UQTR, est venue présenter une conférence intitulée: Les conditions de succès de la concertation scolaire municipale.
À la suite de cette conférence, les participants ont pu entendre un panel d’invités appelés à se prononcer sur cette problématique qui faisait l’objet de la journée: Les perspectives d’avenir : les objets et les perspectives de succès. Ont participé à ce panel:
M. Benoit Ouellet, directeur des loisirs de la Ville de Rivière-du-Loup qui représentait l’AQLM;
Mme Josée Bouchard, vice-présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec;
M. Serge Morin, président de la Fédération québécoise des directeurs et directrices d’établissements d’enseignement;
M. Michel Montambault de l’Association des cadres scolaires;
M. Raymond Côté, président de Sports-Québec;
Mme Jocelyne Nadeau, coordonnatrice de la formation à la Fédération québécoise des centres communautaires de loisirs;
M. Jean Drouin, ingénieur à la direction des équipements scolaires du ministère de l’Éducation
et Mme Françoise Duranleau, directrice du loisir au ministère des Affaires municipales, du Sport et du Loisir.
La Journée s’est ensuite poursuivie par une table ronde avec les panelistes.
Afin de donner le ton aux présentations des panelistes, nous vous proposons ici le texte de M. Raymond Côté, président de Sports-Québec.
Il va sans dire que ce texte n’exprime que l’un des aspects des présentations. Afin de connaître la teneur des propos des autres invités, l’AQLM mettra bientôt sur son site Internet les textes de tous les intervenants de cette journée.
Texte de M. Raymond Côté, président de Sports-Québec
Chers amis,
D’entrée de jeu, vous me permettrez de vous résumer brièvement ce qu’est Sports-Québec et quel est notre lien avec les milieux municipal et de l’éducation.
Corporation privée sans but lucratif, Sports-Québec regroupe 62 fédérations sportives provinciales et 17 Unités régionales de loisir et de sport, qui sont toutes elles aussi des corporations privées.
Par leur structure bénévole et permanente, ces membres contribuent au développement du sport et au soutien de l’élite. À travers les réseaux des fédérations et des Unités régionales de loisir et de sport, Sports-Québec chapeaute l’organisation du sport au Québec qui affecte directement plus de 3 000 000 de Québécois et Québécoises.
La pratique d’activités sportives et physiques à tous les niveaux constitue donc le moteur de nos actions.
C’est pourquoi Sports-Québec repose également sur un membership constitué de représentants des milieux municipal, de l’éducation et socioéconomique, ces différentes entités étant étroitement reliées à la pratique sportive.
En effet, les milieux municipal et de l’éducation sont pour nous des partenaires essentiels à l’évolution même du système sportif puisque leurs actions ont une influence déterminante sur l’accessibilité.
Cette notion d’accessibilité à la pratique sportive n’est pas uniquement une question d’accès aux locaux ou équipements, mais elle comporte également la capacité de payer, le développement de compétences, la qualité de l’encadrement et les possibilités de formation.
Or, les membres de Sports-Québec continuent d’identifier l’accessibilité comme étant un des facteurs importants de la baisse de pratique sportive constatée à tous les niveaux, que ce soit chez les jeunes en développement ou chez des athlètes talentueux.
Comme je le soulignais à la Conférence annuelle de l’AQLM en 2002, les immobilisations et installations sportives ont été fortement développées au Québec autour des lieux les plus rassembleurs de nos jeunes: les écoles.
Historiquement, les communautés ont adhéré à ce type de développement axé à la fois sur une rationalisation des infrastructures et sur une concertation des intervenants pour leur gestion. Ce modèle donnait lieu à de nombreux partenariats entre les commissions scolaires et les municipalités, au bénéfice des organismes et utilisateurs.
La concertation scolaire-municipale trouvait, dans le domaine sportif, un terrain favorable à son épanouissement et bénéfique aux communautés.
Il est à la fois évident et déplorable de constater que la décentralisation des pouvoirs de gestion vers les conseils d’établissement a fragilisé cette concertation et continue d’avoir des effets pernicieux auprès de plusieurs de nos membres.
Le cas du kin-ball est toujours d’actualité; voilà un sport qui a choisi d’axer son développement dans les écoles, là où sont les jeunes. (LE FOOTBALL AMÉRICAIN AUSSI)
Or, ce sport, qui propose aux écoles une formule «clé en main», est toujours aux prises avec une réduction importante des heures disponibles, les gymnases étant utilisés entre autres pour des services de garde.
Parallèlement, dans les écoles où l’accès demeure possible, les coûts sont importants; annuellement, la fédération de kin-ball, ses associations et ses clubs doivent dorénavant débourser plus de 300000$ en frais de location de locaux et ce, même aux heures régulières d’ouverture des écoles, le midi, alors que la clientèle desservie est celle-là même qui fréquente l’institution.
Il ne s’agit pas là d’un cas unique; de telles factures, c’est l’ensemble de nos membres qui doivent maintenant les assumer, ce qui augmente de façon significative le fardeau financier des clubs, des associations et des organisateurs d’événements.
En bout de ligne, quand nos corporations privées ont fait le tour des options de financement disponibles, c’est fréquemment l’athlète, par une hausse de cotisation, qui finit par faire les frais de cette situation, ce même jeune à qui tous les décideurs veulent pourtant offrir la capacité de devenir un bon citoyen de demain!
Il nous apparaît donc de plus en plus évident que c’est bien par le biais de la concertation scolaire-municipale que la situation peut évoluer favorablement en recentrant toutes les interventions sur ce jeune, celui pour qui nous travaillons tous.
C’est le modèle qu’ont choisi la Ville et la Commission scolaire de Laval en convenant d’une entente de 5 ans entre les deux corporations; ces dernières permettaient ainsi aux organismes communautaires, de sport et de loisir, de continuer leurs opérations selon les procédures qui prévalaient avant la création des conseils d’établissement.
Cette entente, bien que favorable aux organismes, est pourtant très fragile; jusqu’à présent, chaque année s’est caractérisée par une majoration des coûts imputés à la Ville ... inévitablement, les organismes devront bientôt passer à la caisse.
Différents textes gouvernementaux donnent pourtant des pistes de solutions évidentes et j’en citerai deux.
La loi sur l’Instruction publique identifie l’école comme un lieu ouvert aux besoins de la communauté; pour les organismes sportifs, il ne s’agit pas là d’une mission «d’attente» mais d’une vocation prioritaire de l’école qui doit non seulement être à l’écoute mais bien participer à l’identification des besoins du milieu et contribuer à leur atteinte par l’optimisation de ses ressources; Sport Études constitue à cet égard l’exemple le plus probant de réussite dans ce domaine;
Le Cadre d’intervention gouvernemental en loisir et en sport précise que, pour favoriser l’accessibilité la plus large possible à des lieux de pratique, à des services, à des ressources et à des équipements récréatifs et sportifs, le ministère soutiendra les initiatives des partenaires qui offrent des services et gèrent des équipements de première ligne, telles les municipalités et les institutions d’enseignement; à titre d’exemple, le programme «Québec en forme» a vu le jour sous ces auspices.
Or, malgré ces exemples intéressants et malgré les missions gouvernementales, force nous est de constater que, bien que les balises soient clairement axées sur l’accessibilité, beaucoup reste à faire dans la majorité des villes et municipalités du Québec, l’école étant encore un lieu quasi inaccessible pour une pratique démocratique du sport et de l’activité physique.
La question à laquelle il faut trouver réponse, c’est, bien sûr: quelles seraient les conditions gagnantes pour que les vœux pieux deviennent réalités?
Deux facteurs essentiels doivent guider l’établissement de partenariats favorables à une meilleure accessibilité:
· le développement d’une vision globale axée sur les participants à la base;
· le développement d’une volonté sociale et politique de la pratique sportive.
En termes clairs, l’accessibilité ne peut pas relever de la bonne volonté de quelques individus, elle doit être un projet de société.
Et voilà bien un projet à la portée des décideurs municipaux et de l’éducation qui, de façon concertée et harmonieuse, peuvent et doivent développer des façons de faire profitables à leurs citoyens.
Ils doivent être les premiers porteurs des valeurs du sport :
· rappelons que le sport est une source de motivation indéniable, qui incite au dépassement de soi et à l’accomplissement personnel;
· le sport est rassembleur;
· loin de limiter ses visées à l’excellence, le sport trouve ses assises dans le développement d’un réseau accessible à tous, favorisant une pratique encadrée, permettant l’expression des besoins de chaque personne… les décideurs doivent convenir du fait que sa démocratisation passe inévitablement par l’école.
En effet, des niveaux primaire à collégial, les jeunes Québécoises et Québécois passent entre 14 et 16 ans dans le réseau de l’enseignement auxquels se greffent au moins 3 années additionnelles pour ceux et celles qui accèdent au niveau universitaire.
Fondamentalement, l’école doit constituer un milieu de vie complet, permettant à la société de former la relève et au jeune de bénéficier de services de qualité; elle doit également être un milieu ouvert à toute la communauté.
Les alliances municipales-scolaires en matière sportive doivent se multiplier puisqu’elles sont avantageuses pour tous les citoyens, du jeune en développement jusqu’à l’adulte adepte d’activités physiques et sportives.
Je conclurai en proposant à tous les décideurs municipaux et de l’éducation une assise à leur projet de concertation: offrez donc ensemble à chaque individu, sans discrimination de race, d’âge, de langue ou de provenance, la chance de s’exprimer en sport et en activité physique à l’intérieur du milieu de formation qu’est l’école.
Merci!
André-François Lafond, nouveau directeur général à Sports-Québec
Montréal, le 4 juillet 2005.
Le président de Sports-Québec, Raymond Côté, est heureux d’annoncer la nomination de Monsieur André-François Lafond au poste de directeur général de Sports-Québec.
Monsieur Lafond a une bonne connaissance du système sportif, y intervenant depuis plus de 15 ans. Diplômé de l'Université d’Ottawa en éducation physique, détenteur d’une maîtrise en administration scolaire de l’Université de Montréal, il a de plus complété la scolarité de doctorat en sciences de l’activité physique.
À l’emploi du Réseau des Sports (RDS) depuis 1989, il agit en tant que Chef des communications, relations publiques et communautaires. Il assure à ce titre la planification et la gestion du service en plus de voir à celles de plusieurs ententes commerciales liant RDS à plusieurs organisations sportives. Au nombre de celles-ci, figurent les Alouettes de Montréal, le Défi sportif, Baseball Québec, les Internationaux de tennis junior et Sports-Québec.
Joueur actif dans les ligues de football secondaires, collégiales et universitaires de 1970 à 1979, il a toujours continué d’œuvrer dans ce sport à titre d’entraîneur de la ligne offensive respectivement auprès des Cactus du Collège Notre-Dame et des Spartiates du Vieux-Montréal.
Depuis 2002, il intervient également bénévolement à titre de vice-président du Club Médaille d’or.
Monsieur Lafond joindra les rangs de Sports-Québec à compter du 15 août prochain : « Ayant eu à travailler étroitement avec Sports-Québec au fil des ans, j’ai pu mesurer le savoir-faire et les compétences de l’équipe en place, ce qui me stimule particulièrement dans ce nouveau défi que je m’apprête à relever ».
Pour Raymond Côté, la vaste expérience en communications et relations publiques de Monsieur Lafond, combinée à son dynamisme et à ses habiletés de gestionnaire, sont des atouts qui contribueront indéniablement à l’évolution de la Corporation et de ses programmes.
Michelle Gendron
Conseillère en communications
Sports-Québec
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