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Les réfugiés mauritaniens
Par Soulé N'Gaidé
COMMEMORATION SOUS SURVEILLANCE
ET CENSURE EN MAURITANIE
Par SOS Esclaves
COMPTE-RENDU DE LA MANIF. DE PARIS
Par Abou SARR :S.G de l'Avomm
Letter to President Bush
By Moctar Cheine Spokesperson
Mauritanian Foundation for Democracy






Letter to President Bush

By Moctar Cheine
Spokesperson
Mauritanian Foundation for Democracy

January 19, 2006

President George W. Bush
The White House
1600 Pennsylvania Ave. NW
Washington, DC 20500

Dear Mr. President:

Last December, the executive board of the International Monetary Fund (IMF) formalized debt cancellation for 19 of our world’s most destitute countries. As an unwavering supporter of your efforts to spread democracy around the world and to eradicate global terrorism, I write on behalf of a twentieth impoverished country—Mauritania.

While I understand why you must encourage a constitutional process with regard to regime change, I also stand with millions of Mauritanians who are now witnessing the first signs of a civil, democratic society under the interim leadership of President Ely Ould Mohamed Vall. Since August, The Military Council for Justice and Democracy (MCJD), with President Ould Mohamed Vall at the helm, has guided Mauritanians in a process that forms the kind of solid foundation every viable democracy rests upon—the government has facilitated the implementation of an independent press. The new leadership has done this while earning the respect of the African Union, the European Union, and the people of Mauritania.

In addition to paving the way for a free election to be held in nineteen months, the new regime has encouraged the type of uninhibited public dialogue that’s essential to any citizen-run government; more than twenty-two political parties—for the first time, with full access to the media—are now peacefully co-existing in a country that has experienced increasing orderliness since last August. Because the UN estimates that the impending election will cost 20 million, the need the money for debt cancellation at this pivotal juncture is critical. Hence, withdrawing your gracious offer for relief would impede the country’s considerable progress—and it would ultimately short-circuit Mauritania’s move toward a free and egalitarian society.

Under the former government of Colonel Ould Taya, the people of Mauritania survived a brand of totalitarian cruelty no human being should ever be subjected to. Taya—a man who seized power by force in 1984 and later stole the election through intimidation and fraud—imposed systematic human rights violations. His forces kidnapped and murdered members of the public opposed to his government, and his own family members were involved in trafficking Mauritanian children to the Persian Gulf. Taya’s regime was also involved in deporting and killing his fellow Mauritanians; to this day, thousands of Mauritanians live as refugees in neighboring African countries such as Mali and Senegal. Under the MCJD and President Ould Mohamed Vall’s leadership, these refugees have been granted the right to return to their homeland for the first time.

Debt cancellation is critical to the survival of the Mauritanian people. Mauritania is an exceptionally poor country, with an average income of approximately US $1 per day. Half of the 2.7 million of the country’s inhabitants are rural, and many are nomadic. The entire agricultural zone, which amounts to a narrow strip running east-west, was hit with a plague of locusts in 2005. The World Food Programme estimates that 60 percent of the population will suffer a shortage of food this year. That’s precisely why I’m urging you to return this nation to your list of countries in dire need of economic assistance.

As an advocate for Mauritania, here’s what I believe: The violation of any person’s basic human rights puts every citizen of every nation at risk. The honorable Dr. Martin Luther King, Jr., once articulated that idea this way: “Injustice anywhere is a threat to justice everywhere.” Thus, an investment in Mauritanian democracy is, by extension, an assurance of democracy’s survival around the world for generations to come.

Without equivocation, I assure you that debt cancellation will have a residual impact on the people of Mauritania and on the entire continent of Africa. Your approval for debt relief will not only enable Mauritania to meet its commitment to satisfy the Millennium Development Goals, but it will potentially make Mauritania a model for democracy.

I am committed to the foundational ideas of America’s mighty democracy—principles that inspired the unflinching Thomas Jefferson to pen a powerful document adopted by the 56 delegates he’d convened in 1776. The Declaration of Independence, which embodies philosopher John Locke’s ideas of inalienable rights for every human being, serves as the quintessential master template in building a democracy for Mauritania—one characterized by the principles that have made The United States of America great.

Sincerely,

Moctar Cheine
Spokesperson
Mauritanian Foundation for Democracy

Cc:

Senator Richard G. Lugar, Chairman, U.S. Committee on Foreign Relations
Senator Joseph Biden, Ranking Democratic Member
Senator Arlen Specter, Chairman, Committee on the Judiciary
Senator Patrick J. Leahy, Ranking Democratic Member
Representative Henry J. Hyde, Chairman, U.S. House Int.’l Relations Committee
Representative Tom Lantos, Ranking Democratic Member
Representative Christopher H. Smith, Chairman, Subcommittee on Africa
Representative Donald M. Payne, Ranking Democratic Member
Dr. Paul Wolfowitz, President, World Bank
Rodrigo de Rato y Figaredo, Managing Director, International Monetary Fund




Les réfugiés mauritaniens
Par Soulé N'Gaidé

Les réfugiés mauritaniens sont plus de 3000 en France. Depuis plusieurs années, les mauritaniens constituent l’un des meilleurs pourvoyeurs en demandeurs d’asile de l’Office Français pour les réfugiés et les Apatrides. Les chiffres de l’Office sont pourtant trompeurs puisqu’un énorme contingent de ces « mauritaniens » n’en serait pas.

La France est le second pays qui accueille le plus de réfugiés mauritaniens, après le Sénégal. Au Mali, en Belgique, en Allemagne, au Canada et aux Etats-Unis vivent plusieurs milliers de mauritaniens qui ont choisi de s’exiler.

Nombre d’entre eux ont laissé derrière une famille, un emploi, une maison, du bétail, un champ, un projet ; les moins chanceux sont morts d’être restés au mauvais endroit, au mauvais moment.

Vivre en France, en exil n’est pas forcément le vœu de tous ; certains pensent rentrer vivre en Mauritanie et d’autres n’envisagent désormais aucun retour dans leur pays d’origine.

Ce que vivent les réfugiés mauritaniens est le dilemme que vivent la plupart des exilés, même si ce dilemme à un goût moins amer dans les pays où leur intégration est plus réussie (je pense au Canada).

Dans le cas de la Mauritanie, je pense que si Maouiya Ould Sid’Ahmed Taya n’avait pas dirigé le pays pendant ces 20 dernières années, le nombre des réfugiés mauritaniens à l’étranger ne serait pas aussi important.

Maintenant qu’il n’est plus au pouvoir, il est légitime de se demander s’il ne faut pas rentrer en Mauritanie pour participer à la construction d’une Mauritanie démocratique, juste et égalitaire. La légitimité de cette question rend davantage la réponse plus complexe. Pourquoi rentrer en Mauritanie alors que le peu de jeunes qui y sont encore font la queue pour obtenir en visa pour l’Europe ? Pourquoi rentrer dans un pays qui nous a tout pris, un pays qui nous a humilié, banni, torturé, discriminé ? Ce sont des femmes et des hommes déstructurés que la France, la Belgique, le Sénégal, le Mali, les Etats-Unis, l’Allemagne, la Suède et le Canada ont accueilli au cours de ces 20 dernières années ; ces femmes et ces hommes ont tant souffert pour partir et tout autant souffert pour se faire reconnaître réfugié dans les pays d’accueil. Des vies ont commencé à se reconstruire dans des pays parfois hostiles et d’énormes sacrifices ont été consentis pour « s’intégrer » dans les pays d’accueil. Des enfants sont nés dans les camps de N’Dioum et dans les banlieues européennes, des emplois ont été retrouvés ; des mariages ont été célébrés (souvent avec les ressortissants des pays d’accueil) ; des maisons ont été construites ; des projets ont été lancés et la reconstruction est presque achevée pour ceux qui ont été obligés de s’exiler à un âge assez avancé. Partir pour laisser tout cela derrière soit est-il raisonnable ? Et partir pour trouver quoi ? Ely Ould Mohamed Vall à beaucoup communiqué ; en 6 mois, il a communiqué plus que Taya en Vingt ans de pouvoir. Mais que vaut le discours de l’ami de 20 ans de Taya pour un réfugié politique ou économique mauritanien ? Que vaut sa parole pour l’orphelin, la veuve et la mère éplorée qui lui doivent, un peu, beaucoup, à la folie, passionnément la situation dans laquelle ils se trouvent aujourd’hui ?

Certes Ely Ould Mohamed Vall a du mérite, c’est celui d’avoir trahi l’homme qui représentait pour une partie du peuple mauritanien le symbole d’une répression féroce et barbare.

J’aimerais que les réfugiés mauritaniens puissent partager cet espace avec moi. C’est un espace de parole, d’échanges sur nos expériences et sur nos espérances. C’est un espace qui se veut pacifique et paisible. Il n’est pas exclusif et il appartient à tous. Je ne veux surtout pas qu’il se transforme en tribune pour crier sa haine contre le monde entier, je veux que vous y veniez pour être apaisé et que vous y apportiez votre bonne humeur et vos réflexions sages. Pendant longtemps, nous avons vécu dans la douleur et dans la souffrance ; Ce site ce veut un catharsis de toutes les blessures que nous n’avons pas arrêté de raconter à nos interlocuteurs pendant toutes ces années.

Participez à ce site et restez ZEN !

Soulé Ngaïdé

http://www.soulengaide.fr

Ce Forum est dédié à tous ceux qui sont désireux de s'exprimer sur leur exil, sur leur pays et sur les pespectives de retour ou non dans le pays d'origine. Peuvent aussi y participer tous ceux qui de près ou de loin sont concernés par les problématiques de l'exil et de l'intégration dans les pays d'accueil Votre administrateur est Soulé




COMMEMORATION SOUS SURVEILLANCE ET CENSURE EN MAURITANIE

MAURITANIE

COMMEMORATION SOUS SURVEILLANCE ET CENSURE

Le 10 décembre 2005, en commémoration de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, le Forum des Organisations Nationales des Droits de l’Homme, célébrait l’avènement devant des centaines de militants rassemblés dans la cour de son siège.

Les autorités mauritaniennes avaient refusé, la veille, d’autoriser une marche qui devait s’achever, par la lecture d’un discours, devant l’enceinte du Palais présidentiel. La décision d’interdiction fut signifiée, aux organisateurs, à titre verbal, par le Gouverneur du District de Nouakchott.

Une dizaine de policiers en tenue anti-émeutes ont encerclé le rassemblement et tenté de déchirer les banderoles, où s’affichaient des slogans de promotion de la dignité humaine et de dénonciation de l’impunité.

A cette provocation, la foule et les organisateurs se sont abstenus de répondre.

Vous trouverez, dessous :

1) Le texte intégral de l’allocution, prononcée, au nom du FONADH, par Boubacar Messaoud Président de SOS Esclaves

****

Forum des Organisations Nationales des Droits de l’Homme

57 ème anniversaire de la Déclaration Universelle

Allocution de Boubacar Messaoud, au nom du FONADH

Le 10 décembre 1948, L’Assemblée Générale des Nations Unies adoptait la Déclaration, Universelle des Droits de l’Homme. Ce texte proclame, au-delà des différences de langues, de religion, de race et de tous autres repères civilisationnels, les principales valeurs où l’Humanité conçois la protection de sa dignité.

Dès son indépendance, la République Islamique de Mauritanie adhérait aux dispositions de la charte ; depuis, elle les a toutes violées, sans jamais - je dis bien jamais – punir, ni même juger les auteurs de telles atteintes aux engagement pris devant le monde. Ainsi - les pouvoirs s’amnistiant à mesure qu’ils se succèdent - l’expropriation et l’élimination physique des opposants, la torture des détenus d’opinion et de droit commun et la banalisation de la responsabilité collective par les représailles sur l’entourage des dissidents, n’ont cessé de croître, au point de devenir, la norme, dans le rapport de la puissance publique aux gouvernés

Les violences intrinsèques à l’espace mauritanien purent se perpétuer, parce que la direction de l’Etat restait entre les mains exclusives d’élites, dont les intérêts matériels et symboliques s’attachent, organiquement, à l’ordre traditionnel ; pour durer, ce dernier doit reproduire l’inégalité et la discrimination. C’est ainsi qu’en 45 ans d’existence, la Mauritanie peine encore à s’émanciper des fardeaux de son histoire.

L’esclavage perdure, malgré le volontarisme des lois et des discours officiels. Jusqu’à ce jour, aucun texte de droit ne le sanctionne, explicitement. Les pratiques, pourtant dénoncées plusieurs fois par an, ne font jamais l’objet d’instructions judiciaires. Aucun auteur n’a été condamné, ni même conduit devant un tribunal. La vérité des faits se retrouve, souvent maquillée, avec le concours des policiers, des juges et d’une partie de la presse.

L’exclusion ethno-raciale, quotidiennement à l’œuvre, à tous les niveaux de l’Etat, relève, désormais, d’une fait accompli, que des argumentaires de plus en plus rodés tentent d’asseoir, définitivement, par lé déni, l’occultation et le chantage des risques de troubles à l’ordre public. Les dernières années de la dictature ont fortement contribué à l’enracinement, quasi institutionnel, d’une nouvelle citoyenneté, au terme de quoi les descendants d’esclaves et les négro-africains devaient- en attendant des réformes ou l’action du temps - se contenter, d’une position de seconde zone. Exécutions extrajudiciaires de centaines de militaires et de civils, déportations de dizaines de milliers d’autres, purges massives de l’administration, des forces armées et de sécurité, voici le bilan cumulé en moins de deux ans et toujours actuel, car non soldé.

La moindre velléité de s’indigner de ces deux constantes inégalitaires, de les rappeler ou de demander leur règlement suscite, aussitôt, l’hostilité des dirigeants, voire l’incompréhension d’une frange - minoritaire mais très influente - de la communauté nationale. Ce groupe, non constitué mais particulièrement sensible à l’abolition des faveurs de naissance, se considère, en matière de partage des richesses et de répression de l’homicide, bien au dessus des autres compatriotes. Le sentiment de préséance s’imprègne de l’esprit de corps inhérent aux solidarités claniques et intertribales.

De cette mentalité diffuse, non écrite mais empirique, il résulte que l’Etat respecte, sert et protège certains mauritaniens, au détriment d’autres ; comme partout, dans les environnements où l’autoritarisme rencontre une structure historique de partage inéquitable du pouvoir, la majorité de la population finit par admettre le principe de son infériorité et s’en accommodera, sous l’effet du fatalisme et de la crainte. Entre-temps, les frustrations et le ressentiment s’accumulent, en son sein ; la certitude de sa diminution politique nourrit, alors, la haine sourde des privilégiés, les fantasmes et délires du désespoir, l’exil et le désir de se reconstruire un présent ailleurs, loin.

La Mauritanie est arrivée au stade crucial, où ses citoyens ne croient plus en son avenir.

Les mauritaniens ne croient plus en la Mauritanie parce qu’ils s’y sentent inégaux devant la loi. Le constat, vérifié dans la vie de tous les jours, procède d’une réalité simple, flagrante, qui n’a plus besoin de démonstration : l’IMPUNITE !

L’impunité, c’est la conscience, chez le meurtrier, le tortionnaire, le pilleur du bien collectif, le trafiquant d’influence, le responsable d’abus d’autorité, qu’en dépit de la gravité de ses actes, la rigueur de la règle ne s’appliquera jamais à lui, parce qu’il est né tel, fils de tel. L’impunité, c’est aussi et surtout la conviction, chez la victime - chaque jour confrontée à la mémoire d’un préjudice jamais réprimé ni réparé – que ses vie, corps et intérêts se dévaluent toujours, quand arrive l’heure d’obtenir compensation.

Il en résulta, comme le prouve l’identité des détenus d’opinion depuis plus de 6 ans, que les luttes politiques se déroulent seulement à l’intérieur d’une ethnie ; par cette illustration incontestable, le temps avalise et confirme, au-delà de la pauvreté et des conditions matérielles des masses, le caractère anthropo-racial de l’exclusion.

Jusqu’à ce jour, la situation ainsi décrite, n’a connu aucune évolution.

Contre sa permanence, le coup d’Etat salutaire du 3 août 2005 avait provoqué une exceptionnelle éruption d’espérances, vite déçues. Le nouveau Pouvoir semble s’astreindre à réussir la neutralité et la transparence de la transition. Il revendique, sans complexes, la préférence de léguer, au gouvernement issu des élections, l’ensemble des contradictions vitales de la Mauritanie. Il s’agirait, là, d’un déficit inexcusable de vision, d’une effrayante inaptitude à percevoir les périls de demain.

Afin de prévenir une erreur aussi grave, nous rappelons, de nouveau, au Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie, l’urgence d’entamer, durant la période transitoire, le processus de décrispation sociale et de réconciliation des mauritaniens, sur des bases de dialogue, de réparation et de demande de pardon. Les parenthèses putschistes seules permettent des solutions de consensus, loin des surenchères, des tensions et pressions clientélistes où la compétition électorale plonge les partis. A contrario, il serait suicidaire, pour les forces armées et de sécurité - donc la stabilité de la Mauritanie - de différer, au régime civil, la résolution des problématiques de l’esclavage, du racisme, du passif humanitaire et de son impunité.

Nous sommes conscients que de tels défis requièrent des années de travail ; aussi, ne réclamons-nous que la mise en œuvre, rapide, du processus de règlement, afin de prendre, avant le mois de mars 2007, les mesures symboliques d’apaisement et de fixer les règles d’une solution par consensus. Plus précis et justes seront les termes de celle-ci, mieux la Mauritanie en sortira.

Nous prions, fermement, les autorités de notre pays, d’appliquer, sans retard, les recommandations très claires, signifiées au gouvernement de la Mauritanie, par la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP Alger mai 2000) et le Comité pour l’Elimination de la Discrimination Raciale (CERD, Nations Unies, Genève août 2004). La suspension des responsables présumés de tortures constituerait un geste encourageant et parfaitement conforme à la Convention de New York, ratifiée par la Mauritanie, le 27 novembre 2004.

Aux fins de la concorde, nous offrons notre expertise, notre médiation auprès des victimes, notre bonne volonté, gratuitement et sans limite de temps. Nul besoin de revanche ne nous anime, nous espérions, juste cette dose d’équité que confère la qualité de citoyen.

Je vous remercie.

Nouakchott, le 10 décembre 2005




A PROPOS DE LA MANIF.DE PARIS

A l’appel des partis politiques et associations mauritaniennes pour la défense des droits de l’homme (AVOMM, AJD, AFMAF, APP, CR, CSDM, DEKALEM, ELHOR, FLAM, FMRD, MCD, OCVIDH, PLEJ), plus de 700 personnes, 600 personnes selon la police, malgré le Ramadan sont venus manifester le 16 août 2005 à paris. La marche a commencé de Trocadéro jusqu’a l’Ambassade de la Mauritanie. Les objectifs de cette manifestation sont :

- D’exiger les nouvelles autorités mauritaniennes a prendre rapidement des mesures pour un retour organisé des déportés et le rétablissement dans tous leurs droits.

- L’examen serein du passif humanitaire.

- Une commission d’enquête indépendante afin que la lumière sur ce qui c’est passé.

-La Question de la cohabitation.

-L’éradication effective de l’esclavage par son abolition dans les faits.

-La situation des veuves et les enfants orphelins.

Après la lecture de la déclaration par président du FOME, le camarade Bâ Mamadou Bocar et la mise de cette dernière dans la boite à lettres de l’Ambassade les manifestants se sont dispersés dans le calme.

Les organisateurs demandent de rester mobilisés, travailler dans l'unité et la concorde pour répondre encore plus massivement à d'autres appels.

Abou SARR :S.G Avomm.

LA DECLARATION

Le 03.10.2005, un coup d’état militaire a évincé le dictateur mauritanien, le colonel MaouyaOuld Sid’Ahmed aya qui a régné sans partage depuis le 12 décembre 1984. Son régime a mis la Mauritanie dans une situation d’impasse et de désespoir par sa politique raciste, tribale, clanique, particulièrement criminelle. De 1986 à son éviction du pouvoir le mois d’août dernier, le régime de Taya a fait subir à la communauté nationale en général et à la communauté négro-africaine en particulier toutes les formes d’humiliation dont les plus marquantes sont :

L’arrestation des auteurs du manifeste des négro-africains opprimés par les FLAM suivie d’arrestations et d’emprisonnements des négro-africains tous rendus collectivement coupables d’une revendications légitime du droit à l’égalité citoyenne et du droit à vivre dignement dans leur pays.

En 1987, des officiers négro-africains sont accusés d’être en préparation d’un coup d’état militaire, des centaines d’officiers, de sous-officiers et de soldats issus de la composante négro-africain furent arrêté et soumis à des tortures horribles. Certains sont morts dans des camps et dans les prisons.

Trois officiers furent exécutés : Ba Seydi Amadou, Sarr Amadou et Sy Saidou.

En avril 1989, le régime de ould Taya prit prétexte d’un banal conflit entre cultivateurs et éleveurs à la frontière en le Sénégal et la Mauritanie pour le transformer en conflit sénégalo-mauritanien dans le but de poursuivre sa politique d’épuration ethnique.

Il s’en est suivi des déportations massives, des exécutions sommaires et une occupation militaire et policière qui continue encore jusqu nos jours dans la vallée du fleuve Sénégal..

En 1990-1991, la répression s’est poursuivie avec une accentuation des méthodes barbares d’élimination physique et de disparition sans trace ni preuve.

La Mauritanie fut dirigée par des pratiques criminelles jamais connues dans l’histoire du pays depuis les indépendances. Avec entêtement Taya a fini par imposer une tyrannie totalitaire à tout le peuple mauritanien au profit de sa tribu et ses courtisant. Pour la préservation de son pouvoir, le régime déchu a érigé le racisme, le tribalisme et le clanisme en règles de gouvernement instituant ainsi le règne du particularisme, du chauvinisme et du provincialisme.

La liste des crimes et forfaits du régime de Taya est longue. Ce rappel des faits s’adresse aux nouvelles autorités qui veulent faire table rase de la tragédie négro-africaines négro-africaine. Si, cette tragédie est une question nationale, Ely Ould Mohamed Vall et ses compagnons doivent changer leur attitude de silence, s’ils sont animés du sens de la justice et la démocratie comme ils le proclament, car il n’y a pas de préalable à cette question, elle est urgente et prioritaire.

Les nouvelles autorités justifient leur coup de force en mettant an avant le souci de la justice et de la démocratie comme l’évoque l’appellation de leur comité. Or, comment proclamer la justice et la démocratie, sans procéder à un retour organisé et rapide des déportés.

Aujourd’hui, nous exigeons sans délai le retour de ces milliers de mauritaniens injustement privés de leur droit le plus élémentaire, celui de vivre dans leur propre pays.

Nous exigeons une commission d’enquête indépendante afin que la lumière soit faite sur tous les crimes commis sous le régime de Taya afin que justice soit rendue pour chacun.

Il n’y aura aucun sens à donner au coup de force du 03. Août 2005 sans ce geste fondamental.

Nous appelons tous les Mauritaniens soucieux de l’avenir de notre pays à exiger le retour rapide et organisé des déportés et le rétablissement dans tous leurs droits.

Nous appelons les nouvelles autorités à prendre rapidement toutes les mesures permettant l’éradication effective de l’esclavage par son abolition dans les faits.

L’examen serein du passif humanitaire doit nous permettre de revoir les bases de la cohabitation des nos différentes composantes dans un débat national sans exclusive.

Si les nouvelles autorités ne répondent pas à cet appel, leur déclaration restera un vœu pieux et devant leurs hésitations, nous invitons l’opposition à rester vigilante et déterminée à poursuivre le combat contre l’injustice, le racisme, l’esclavage et le tribalisme qui n’ont pas encore disparu hélas dans notre pays.

Les organisations politiques et les associations mauritaniennes pour la défense des droits humains.

AVOMM, AJD, AFMAF, APP, CR, CSDM, DEKALEM, ELHOR, FLAM, FMRD, MCD, OCVIDH, PLEJ.




(BPC) :COMMUNIQUE DE PRESSE

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le 05 Octobre 2005, s’est tenue à Nouakchott une assemblée générale constitutive de la Coalition de sept partis de l’ex-opposition à l’ancien régime de Ould Taya – Ces sept partis tombés d’accord sur une plate-forme minimale d’action en sept points ont décidé de créer un cadre unitaire de leur action, dénommé Bloc des Partis pour le Changement (BPC).

Ces sept partis sont :

1- L’Alliance pour la Justice et la Démocratie (AJD)

2- Le Parti Mauritanien pour la Défense de l’Environnement (PMDE les Verts)

3- Le Parti pour la Liberté, l’Egalité et la Justice (PLEJ)

4- Le Parti Travailliste Mauritanien (PTM)

5- Le Parti du Travail et de l’Unité Nationale (PTUN )

6- Le Parti des Libéraux Démocrates Mauritaniens (Le PLDM)

7- Le Parti Mauritanien pour le Renouveau (PMR)

Les 7 points de la plate-forme minimale d’action commune ont été consignés dans une déclaration commune qui a été signée par les 7 partis.

De même, les sept partis ont adopté un règlement intérieur et ont élu un bureau de la coalition composé comme suit :

Président : Bâ Mamadou Alassane

1er Vice-Président : Mohamed Ould Sidi Ould Dellahi

2ème Vice-Président : Ely Bouh O. Awoynenni

Secrétaire Général : Dr Diallo Alpha

Secrétaire Général Adjoint : Chighaly O. Mohamed

Le Poste de Président du Bloc des Partis pour le Changement est soumis au principe de la rotation.

Le Bloc des Partis pour le Changement tiendra sa première conférence de presse le lundi 10 Octobre 2005 à 15H a dans la salle des conférences de l’Hôtel Houda à Nouakchott.

Nouakchott le 10/10/2005

Le Secrétaire Général
Dr Diallo Alpha

Portail Internet du Parti Mauritanien pour la Défense de l'Environnement (Les Verts)

http://pmde.hautetfort.com/



DECLARATION COMMUNE
DU BLOC DES PARTIS POUR LE CHANGEMENT
BPC

Nous premiers Responsables des partis signataires de cette déclaration, après concertation et échange d’idées sur la situation nationale, sommes d’accord sur une plate forme minimale d’action axée autour des points suivants :

1er point : L’égalité de chances entre tous les partis politiques avant les futures élections. Une telle égalité suppose :

1) Q’une même aide financière devra être accordée à tous les partis politiques sans exclusive pour faciliter leur équipement, leur transport et les frais des campagnes électorales.

2) La suppression des municipalités actuelles qui découlent d’élections entachées de fraudes.

Des élections libres et transparentes ne peuvent pas avoir lieu avec le maintien de telles municipalités tenues par les membres de l’ancien Parti – Etat.

3) le remplacement du personnel de l’administration territoriale : Gouverneurs – Préfets, administration mis en place par le régime déchu.

Il n’y aura pas d’élections libres et transparentes avec le maintien d’un tel personnel.

4° Le remplacement du personnel qui dirige actuellement les services de l’Etat : les Sociétés d’Etat, les Etablissements Publics, les Directeurs et les chefs de service.

Il n’y aura pas d’élections libres et transparentes avec le maintien d’un tel personnel que l’ancien régime avait mis en place et qui n’a jamais été neutre à l’occasion des élections organisées par ce régime déchu le 3 Août 2005.

2ème point : Des réformes d’ordre constitutionnel :

Outre les réformes à envisager relatives à la cohabitation, d’autres réformes doivent être prévues dans la constitution et qui sont destinées à être des gardes – fous contre les risques d’abus de pouvoir personnel dont notre pays a tant souffert.

Notre forme de démocratie pour qu’elle soit paisible et efficace doit être fondée sur la satisfaction des trois exigences suivantes :

1ère exigence : Le respect des principes universels de la démocratie. 2ème exigence :Le respect de nos valeurs culturelles, morales et religieuses.

3ème exigence : La formation de vrais démocrates.

Elle devra être une démocratie de synthèse positive afin qu’elle ne soit pas faussée par des facteurs comme : L’ignorance, le tribalisme, le régionalisme et le manque d’éducation civique et politique.

Il n’y aura pas de vraie démocratie sans vrais démocrates.

La démocratie prévue dans la constitution du 21 juillet 1991 en donnant trop de pouvoirs au Président de la République et en privant les autres instances : parlement, justice, presse et municipalités a contribué à faciliter l’existence du Parti- Etat et de la dictature personnelle de l’ex- Chef d’Etat.

Nous proposons au peuple mauritanien une autre forme démocratie plus paisible et plus apte à renforcer son unité.

3ème point : la Justice sociale

il n’y aura pas d’élections libres et transparentes s’il n’y a pas d’égalité des chances entre les Mauritaniens pour l’accès au pouvoir, si les richesses nationales restent mal partagées entre les citoyens mauritaniens et si la misère frappe durement le plus grand nombre d’entre eux. Il n’y a pas de vraie liberté de choix des dirigeants si ceux qui sont appelés à faire un tel choix sont handicapés par la misère.

Voilà pourquoi nous proposons :

1) l’équité dans le partage des richesses nationales issues des produits de nos mines, de notre pétrole et de notre pêche etc…

2) l’accès équitable de tous les mauritaniens aux sevices sociaux de base :

- Education - Santé – Eau - Electricité.

3) un audit national destiné à faire toute la lumière sur la situation économique et financière du pays avant le 3 Août 2005.

4) L’interpellation par la justice de tous ceux qui ont participé aux détournements des deniers publics, aux crimes économiques et l’impossibilité juridique de leur candidature et de leur participation aux futures élections.

4ème point : L’esclavage

il n’y aura pas de démocratie réelle et donc pas d’élections libres et transparentes si ce fléau persiste car l’esclave n’est pas libre de voter pour qui il veut.

Voilà pourquoi nous proposons la prise des mesures légales pour son éradication définitive et même dans ses formes les plus modernes et les plus contemporaines.

5ème point : La réconciliation nationale.

Pour faciliter et renforcer cette réconciliation nous proposons les meures suivantes destinées à régler les drames humains que le régime déchu a créé à savoir :

1) le retour organisé des déportés avec la collaboration du HCR des organisations internationales et des pays voisins ainsi que leur rétablissement dans tous leurs droits afin qu’ils participent aux prochaines élections.

2) La réinsertion de tous les fonctionnaires civils et militaires arbitrairement licenciés de 1986 à 2003.

3) La réinsertion correcte des rapatriés du Sénégal dans les circuits de l’économie nationale.

4) La lumière sur les exécutions extra- judiciaires des civils et militaires de 1986 à 1991 et l’organisation de l’opération genre : vérité – pardon – réconciliation afin de dépasser positivement ce problème.

5) La libération des détenus islamistes.

Ces mesures doivent être prises avant l’organisation des élections prévues au cours de la période transitoire de deux ans.

6ème point : Le problème de la cohabitation qui est la principale cause des évènements mentionnés.

Pour la solution durable d’un tel problème nous proposons que figurent dans la nouvelle constitution et avant les futures élections des garanties constitutionnelles destinées à permettre aux deux entités arabe et négro –Africaines de connaître une cohabitation pacifique et durable.

De telles garanties doivent faire l’objet de solutions consensuelles après un large débat national ouvert et franc.

Dans le cadre de ces garanties la Mauritanie devra être reconstruite sur la base de l’existence des deux entités arabe et négro –africaine qui constituent les deux groupes culturels qui habitent le pays.

Dans le cadre des mêmes garanties devront être précisées des règles définissant le partage du pouvoir entre ces deux entités.

7ème point : Les élections

Nous sommes animés par la volonté de présenter des listes communes à toutes les élections législatives et municipales et de battre une même campagne en faveur de ces élections.

Nous sommes également animés par la même volonté d’avoir un candidat unique aux élections présidentielles.

C’est pour la réalisation de ces sept (7) points mentionnés que nous, partis politiques, avons décidé d’un commun accord de constituer un bloc dénommé : Bloc des Partis pour le Changement (BPC).

Ce bloc est ouvert à tout parti politique qui souscrit à la présente déclaration et respecte le règlement intérieur du Bloc.

Nous lançons un vibrant appel à tous les partis politiques pour qu’ils rejoignent ce bloc afin de reconstruire une Mauritanie plus unie, plus égalitaire, plus prospère et surtout plus paisible.

Les Partis signataires :

1-L’Alliance pour la Justice et la Démocratie (AJD)
Pour le Premier Secrétaire, le Chargé de missions,
Docteur Diallo Alpha ……………………………………………………
2- Le PMDE les verts
Le Président Mohamed o) Sidi o) Dellahi …………………...………….
3- Le Parti Travailliste Mauritanien (PTM)
Le Président Mohamed El Hafedh O. Denna ………………………….
4- Le Parti pour la Liberté l’Egalité et la Justice (PLEJ)
Le Président Ba Mamadou Alassane ……….…………………………..
5- Le Parti du Travail et de l’Unité Nationale (PTUN)
Pour le Secrétaire Général, le Premier Secrétaire Général Adjoint Mohamadou Mamadou Diop…………...………………………………..
6- Le Parti des Libéraux Démocrates mauritaniens (PLDM)
Le Président Lyas o) Mohamed………………………...………………..
7- Le Parti du Renouveau Mauritanien (PMR)
Le Secrétaire Général Adjoint Mohamed Haimdoun ……………….

Nouakchott le 05/10/2005




Memorandum présenté par l'AMDH, le GERDDES, et SOS Esclaves à la délégation de la commission de l’Union Européenne en mission à Nouakchott.

Document transmis par Maître Brahim Ould Ebety

je vous tiens le rapport en objet bonne réception

Me Brahim ould Ebety

*****

Mémorandum présenté par les organisations des droits de l’homme :

· Association Mauritanienne des Droits de l’Homme (AMDH)

· Groupe d’Etudes et de Recherches pour la Démocratie et le Développement Economique et Social (GERDDES)

· SOS Esclaves

Présenté à la délégation de la commission de l’Union Européenne en mission à Nouakchott.

Nous, ONG Mauritaniennes des Droits de l’Homme, créées depuis le début des années 1990 à l’effet d’apporter notre contribution pour l’enracinement de la démocratie, de la culture démocratique et du respect des droits de l’homme, avons, depuis, œuvré par tous les moyens en notre possession, et suivant les procédés légaux, tant sur le plan national qu’international, à l’effet de protéger le citoyen mauritanien et lui permettre de jouir de toutes ses aptitudes et capacités morales pour mieux contribuer à l’édification d’une Mauritanie libre et démocratique, dans une cohésion nationale où toutes ses composantes s’y retrouvent.

En dépit de ces nobles idéaux que nous avons définis dans nos différents programmes tels que exposés dans nos statuts, les autorités mauritaniennes avaient refusé de nous reconnaître et avaient même utilisé tous les moyens pour nous persécuter à l’intérieur du pays, et même à l’extérieur, poursuivre nos dirigeants et même les condamner pour purger des peines de prison pour le simple fait qu’ils croyaient et oeuvraient pour les idéaux pour lesquels les associations ont été créées.

Ainsi ces organisations, pendant toute cette période, n’ont cessé de travailler aux côtés de tous les persécutés d’opinion ou persécutés dans leur exitence à travers toute la Mauritanie.

Pour vous permettre de comprendre l'ampleur des violations des droits de l'homme durant la période où Monsieur Ould Taya tenait en main de fer les destinées du pays et donc l'importance de l’action de nos organisations en Mauritanie durant toute la période qui s’étend de 1991 à nos jours, nous évoquerons à titre d’exemple, quelques actions d’importance capitale pour la défense des droits de l’homme :

1. La défense des causes des victimes des tristes évènements intervenus au sein de l’armée nationale en 1990 – 1991 et qui ont conduit à des morts d’officiers, sous-officiers et soldats, tous négro africains et singulièrement halpularen, à telle enseigne que nos organisations ont accompagné les victimes à l’intérieur du pays pour saisir les autorités judiciaires, administratives et politiques, à l’effet d’apporter solution à cette affaire extrêmement grave, et ce, jusqu’au moment où une amnistie est intervenue en juin 1993 pour empêcher toute poursuite locale. Même et en dépit de cette amnistie, nous avons saisi le Président de l’époque, Monsieur Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya, pour lui demander d’intervenir, et ce, suivant correspondance du collectif des avocats des veuves en date d’octobre 1993, pour apporter solution locale à cette affaire et éviter qu’elle soit portée devant les instances internationales. C ‘est ainsi et en l’absence de toute réponse à notre action qu’une instance internationale avait été saisie tout comme une juridiction étrangère.

1. l’instance internationale saisie par un collectif d’ONGs, dont l’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme, mandaté par les différentes victimes était la Commission Africaine des Droits de l’Hommes et des Peuples, instance créée par la

Conférence des Chefs d’Etat pour connaître de toute action contre tout état membre de l’Union Africaine. Cette saisine de la commission, à l’issue d’un long débat contradictoire entre le gouvernement mauritanien et les ONGs des Droits de l’Homme, a rendu sa décision en sa session tenue au mois de mai 2000 à Alger, par laquelle elle concluait formellement « qu’il y a eu en Mauritanie durant la période de 1989 à 1992 des atteintes graves et massives des droits de l’homme » ; pour formuler un certain nombre de recommandations à l’attention du gouvernement mauritanien, dont notamment la constitution d’une commission d’enquête, à l’effet d’identifier, poursuivre et sanctionner les auteurs des différentes atrocités intervenues au sein de l’armée et indemniser toutes les victimes ( CF : rapport de la session de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, tenue à Alger en 2000).

Il convient de souligner ici que depuis que cette décision a été rendue, plusieurs victimes avaient saisi les autorités mauritaniennes ( gouvernement de Ould Taya ) à l’effet d’accepter de donner suite aux recommandations par leur exécution qui passe nécessairement aux termes des recommandations par le rétablissement de toutes les victimes dans leurs droits.

Jusqu’au O2 août 2005, aucune suite n’avait été donnée aux requêtes présentées par les victimes elles-mêmes, par les avocats ou les ONGs qu’elles avaient mandatées.

En outre, par l’effet du refus d’entendre et d’accepter de connaître les réclamations des victimes par les autorités de l’époque que les victimes avaient saisi l’opportunité de séjour de l’un des officiers auteur de crime de torture au courant de la période 90- 91 pour déclencher une procédure par plainte avec constitution de partie civile, devant une juridiction française. Plainte qui a connu son dénouement le 1er juillet 2005 par la condamnation de cet officier à une peine infamante.

En outre et comme victimes des tristes évènements des années 1989, 90 et 91, nos associations ont œuvré au retour des expulsés vers le Sénégal et le Mali, pensant qu’un tel retour allait constituer une opportunité pour les autorités mauritaniennes aux fins d’apporter solution à cet épineux problème, mais malheureusement ce retour a été ignoré et méconnu et aucune perspective n’était envisagée pour permettre à ceux qui étaient de retour d’être rétablis dans leurs droits, même après les recommandations de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples par leur indemnisation, leur retour dans leur fonctions, dans leurs foyers, la récupération de leurs lopins de terre, de leurs effets et de leurs biens dont ils avaient été spoliés le jour de leur expulsion en dépit de leur qualité de citoyen à part entière de ce pays .

Tous ces problèmes demeurent et aucun effort d’y apporter solution n’a été déployé par le pouvoir de Monsieur Ould Taya en dépit de la clarté et de la consistance des recommandations de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et des prédispositions manifestées par les différentes victimes et ONG des droits de l'homme.

2. L’assistance et le suivi des causes des persécutés d’opinion.

Dans ce cadre, nos associations n’ont cessé de rester aux côtés de toutes les victimes lors des différentes interpellations, arrestations, détentions, tortures. En somme, notre pays, en dépit des principes de protection des libertés individuelles et collectives largement définies par la Constitution de 1991 et l'ensemble des instruments internationaux ratifiés protecteurs du citoyen, n’a cessé de persécuter le mauritanien tant dans son intégrité physique et morale ; à telle enseigne que l’Ecole Nationale de Police et les différents commissariats sont devenus des laboratoires de tortures largement décrits avec une précision remarquable par les détenus lors de leurs différents procès. Et à titre d’exemple nous citerons quelques cas frappants de pratiques cruelles de tortures.

· La torture publique de l’ancien ministre de la justice, Monsieur Yedaly Ould Cheikh et l’actuel député – avocat Maître Mohamed Mahmoud Ould Lematt à Nouadhibou, en 1997.

· La torture des éléments baathistes et nasséristes,

· Torture des Oulémas, professeurs et éléments de la mouvance islamiste en mai 2003 ;

· La torture en juin – juillet et septembre 2003 des militaires qui avaient organisé la tentative du coup d’état de juin 2003,

· Torture des militaires et civils arrêtés en août – septembre et octobre 2004,

· Torture des Imams, professeurs, Oulémas et éléments de la mouvance islamiste en 2005

· Plusieurs cas de tortures qui ont entraîné des morts d’hommes et de femmes parfois, étouffés dans le silence par l’effet de la terreur entretenue par les autorités policières.

Il faut souligner ici que nous n’avons cité que quelques cas de tortures parce que cette pratique est devenue le lot quotidien dans tous les commissariats, et nous ne pouvons en faire un répertoire pour pouvoir mieux circonscrire ce document.

C’est ainsi que lors de ces pratiques régulières de tortures, nos organisations n’ont cessé de les dénoncer par communiqué de presse, déclarations médiatisées, conférences de presse, et à tous les niveaux pour que de telles pratiques cessent dans notre pays. Mais malheureusement, et face à notre volonté de contribuer à ce que notre pays se conforme à ses engagements internationaux, la Mauritanie ayant ratifié la convention contre la torture dite ‘’Convention de New York’’, nos associations n’ont reçu des autorités de l’époque que menaces, persécutions, chantages, et même utilisation des médias d’Etat pour tenter, vainement, de faire croire à l’opinion que nous sommes des agents de puissances ou d’organisations internationales, alors que notre souci est unique : les intérêts suprêmes de la Mauritanie.

3. Les problèmes liés aux pratiques et aux séquelles de l’esclavage.

Notre pays connaît une diversité qui a entraîné l’existence de pratiques et de séquelles de l’esclavage, sous toutes ses formes, qu’il soit de type rural pratiqué dans les terroirs (l’élevage et l’agriculture), ou de type urbain que nous pouvons qualifier de ‘’luxe’’.

Nos organisations, à l’instar d’autres organisations internationales, chercheurs, observateurs au parfum des réalités socio-économiques du pays, n’ont cessé de requérir une action sur le terrain, à l’effet d’identifier l’ampleur de cette réalité grâce à un pointage, à un recensement ou à un répertoire pouvant établir les diverses catégories de formes de telles pratiques ou de telles séquelles.

Mais au lieu de regarder en face le sérieux et la consistance de telles doléances, les autorités de l’époque, c’est-à-dire celles qui géraient les destinées de notre pays jusqu’au 2 août 2005, en ont fait un tabou, c’est-à-dire un secret, un problème qui ne doit pas être évoqué publiquement. Un problème d’une telle ampleur mérite un débat, une contradiction pour extraire une substance pouvant conduire à dégager une orientation précise et non équivoque à l’effet de l’éradiquer dans toutes ses formes : pratiques ou séquelles.

Plus grave, tous ceux qui en parlent localement ou à l’étranger, étaient considérés comme des ennemis de la Mauritanie et pestiférés, alors que la réalité est là, cruelle et souvent confirmée par les montages auxquels se livrent parfois les autorités à l’effet d’administrer la preuve qu’en Mauritanie il n’y a pas de pratiques d’esclavage. Et nous nous limiterons à citer ici l’un des derniers cas et pas des moindres, le cas de Méderdra, connu sous le nom de ‘’Jabhalla’’ (ce qui signifie en dialecte locale hassanya ‘’don de dieu’’, _expression souvent utilisée pour désigner un(e) esclave) qui a entraîné la poursuite et la détention de citoyens, d’un journaliste, pour avoir rendu publiques des pratiques d’esclavage.

4. Libertés d’_expression, de réunions et de manifestations.

Ces libertés, pourtant définies et garanties par la Constitution de 1991 en son préambule et en son article 10, et par les conventions internationales ratifiées par la Mauritanie, demeurent soumises au pouvoir discrétionnaire, nous dirons la volonté de ceux qui gouvernent : Chef de l’Etat, Ministre de l’Intérieur, ou toute autre autorité.

C’est ainsi que nous avons connu des interdictions de réunions dans des hôtels ou dans des maisons privées, ou même de rassemblements pour des formations politiques ou des organisations des droits de l’homme. Plusieurs fois des conférences de presse ont été interdites, tout comme de simples regroupements.

La liberté d’_expression dans sa forme privilégiée, celle de la liberté de la presse, a été pratiquement réduite à néant, à telle enseigne que certains journaux s’autocensurent pour subsister ou continuer à exister, sans parler des censures et des interdictions de paraître. La Mauritanie a une particularité que consacre son ministère de l’Intérieur depuis 1991, année de la promulgation de la Constitution, par l’obligation de tout journal, d’obtenir un récépissé des services techniques de son ministère avant toute diffusion. C’est ce que nous appelons chez nous le fameux article 11 de la loi sur la presse.

Notre pays est l’un des rares, pour ne pas dire l’unique de la sous région où n’existe aucune radio ou télévision privée. Les seules télévision ou radio qui existent sont le monopole exclusif du parti au pouvoir et aucune autre opinion d’opposition ou indépendante ne peut paraître sur les écrans ou être entendue à travers la radio.

5. Le domaine électoral.

Nos associations sont particulièrement intéressées par ce domaine, et singulièrement le GERDDES, qui a un savoir faire en la matière grâce aux réseaux auxquels il appartient, a souvent proposé gracieusement ses services pour participer à l’organisation, à la supervision et au contrôle des opérations électorales (présidentielles, parlementaires et municipales), en introduisant diverses demandes à l’occasion des différentes compétitions. Mais aucune suite n’a été donnée en raison de l’exigence qu’imposaient les autorités de l’époque, que les élections sont du domaine exclusif du ministre de l’intérieur qui est souvent l’un des membres les plus influents du parti au pouvoir, PRDS, parti du Président de l’époque. En somme, il est unanimement admis que toutes les élections qui se sont déroulées dans ce pays, l’ont été sans transparence et sans liberté, à telle enseigne que le parti au pouvoir (PRDS) a organisé une fraude sans précédent lors des élections de renouvellement des instances de l’ordre national des avocats de Mauritanie en juin 2002. une telle fraude avait été largement condamnée par tous les observateurs nationaux et par toutes les organisations internationales de barreaux auxquelles le barreau mauritanien est affilié, à savoir l’Union des Avocats Arabes, la Conférence Internationale de Barreaux de Tradition Juridique Commune dite CIB et l’Union Internationale des Avocats.

Une telle fraude que nous qualifions ‘’fraude à grande échelle’’ a entraîné une division regrettable au sein du barreau mauritanien pendant toute la période juin 2002 – juin 2005 et c’est grâce à un combat sans merci que tous les avocats ont mené aux fins de retrouver leur unité et leur indépendance, que cette période a été dépassée et des élections organisées le 30 juin 2005 auxquelles assistaient plusieurs observateurs avocats étrangers et qui a permis un dépassement de la triste période 2002-2005, créée par le parti au pouvoir, le parti de l’ancien Président.

C’est pour vous dire que la fraude dans notre pays n’avait plus de limites, largement consacrée en matière politique, elle déborde au domaine professionnel parce que le parti au pouvoir tient à s’accaparer de tout, soumettre tout le monde à sa dévotion, parce que n’existe que lui et il n’y a aucune place pour l’autre ou pour l’autre opinion.

6. La Justice

La justice, en dépit de son indépendance garantie par la Constitution, et par la loi portant le statut de la magistrature, demeure particulièrement soumise à la volonté du pouvoir exécutif, à tous les niveaux. C’est en fait un secteur, pourtant vital, qui est aujourd’hui gangrené par toutes les pratiques d’intervention, de corruption, de soumission aux lobbies de pression et désir de plaire à l’autorité pour gagner sa confiance, comme si cette confiance était le facteur essentiel pour rendre justice. Plusieurs procès d’opinion que le pays a connus– tenez-vous bien – qui se dit pluraliste aux termes de sa constitution – en témoignent, parce que des innocents, sans la moindre preuve, et seulement en exécution des instructions du pouvoir exécutif ont été condamnés et ont purgé de lourdes peines, sans parler de tous les autres domaines.

Cette situation que nous avons voulu caractériser par ces volets qui rentrent dans le domaine de notre action font que le pays était administré et géré contrairement aux textes qu’ils le régissent : constitution, lois, règlements et conventions internationales ratifiées. Une telle situation ne pouvait conduire qu’à un éclatement, parce que toutes les issues étaient fermées et ce, pendant une période de plus de deux décennies, d’autant plus que le pays, depuis 2003 a connu plusieurs tentatives de coup d’état. Et l’ensemble des observateurs estimaient que le pays est rentré dans un tourbillon et ne pouvait s’en sortir que par un rétablissement des institutions d’Etat, distinctes de tout parti politique.

Un tel constat de risque d’instabilité par le non respect des libertés individuelles et collectives, le mépris et l’ignorance des exigences de rétablissement des citoyens dans leurs droits, se trouve consolidé par le non respect de la chose publique par sa dilapidation, le détournement, la généralisation du phénomène de la corruption, et des pratiques de délits d’initié ; en somme, tous les ingrédients de la déliquescence de l’Etat, ne pouvait conduire qu’à un éclatement de la Mauritanie ou son entrée dans un chaos, un tourbillon.

Une telle donne n’est pas seulement la nôtre. Elle est partagée aussi par tous ceux qui connaissent la Mauritanie, par tous ceux qui suivent l’évolution politique, économique et sociale de la Mauritanie, par toutes les chancelleries installées en Mauritanie.

L’évolution que le pays est appelé à connaître à la fin de l’année ou au début de l’année 2006 par l’exploitation des richesses pétrolières et éventuellement d’autres richesses minières, pouvait avoir des répercussion fâcheuses sur le pays si la situation n’avait pas changé, comme celle qu’ont connues la Somali, le Libéria, la Côte d’Ivoire, ou d’autres pays.

Nous sommes des organisations de droits de l’homme, et par essence opposées à toutes les formes de violence, et notamment à toute prise de pouvoir par la force. Mais que faire devant une situation bloquée que l’ancien Président avait formellement reconnue à plusieurs reprises avant son départ, sans prendre la moindre initiative pour la redresser, en rétablissant la confiance et en combattant tous les ingrédients d’instabilité qui étaient là, latents.

Devons-nous dire: nous sommes contre toute prise de pouvoir par la force, et laisser le pays sombrer dans le chaos et l’anarchie ou accepter un état de fait qui nous a permis d’éviter une telle catastrophe dans la tranquillité et la sécurité.

Nous pensons qu’il y a lieu d’accepter ce changement de la situation effectué dans la tranquillité et la sécurité, tout en restant vigilant et exigeant quant à la restauration du régime constitutionnel pluraliste dans notre pays.

C ‘est ainsi que nous devons être particulièrement vigilants et attentifs et guetter tous les risques de déviation, tout en accompagnant le CMJD qui a pris l’initiative de l’assainissement en s'engageant à limiter son passage au pouvoir et à exécuter convenablement le programme qu’il s'est fixé, programme dont l'exécution est actuellement confié à trois commissions interministérielles chargées du porcessus électoral, de la justice et de la bonne gouvernance.

Ces trois commissions sont actuellment à pied d'oeuvre et doivent rendre leur rapport avant la fin du mois d'octobre

Nous pensons que ces commissions doivent s'atteler à présenter :

· s'agissant de la commission chargée du processus électoral :

1 - les réformes constitutionnelles : suppression de l’article 104, rajout à la constitution qui l’avait vidée de toute sa substance, limitation du nombre de mandats du Président de la République à deux seulement, suppression du Sénat qui constitue un luxe inutile pour la Mauritanie, limitation des pouvoirs du Président avec des pouvoirs réels attribués au gouvernement, inscription de l’obligation du ministère d’avocat dès l’arrestation, à l’instar de notre voisin, la République du Mali, inscription de l’impossibilité pour le gouvernement, de dissoudre un parti politique , inscription de la déclaration de patrimoine, définition de la place et du rôle de l'autorité judicaire et unification du système judiciaire et constitutionnel en un seul système à l’instar du Sénégal, par exemple.

2 - La matière électorale : Création d’une commission nationale indépendante pour organiser et superviser l’ensemble des élections (présidentielles, parlementaires et municipales), en veillant à ce que cette commission soit présidée par une personnalité de notoriété nationale par son indépendance, sa technicité, sa compétence, son sens poussé de l’impartialité et son attachement aux intérêts suprêmes de la Mauritanie. Cette commission devra en outre être composée de personnalités choisies pour leur indépendance d’esprit et leur probité, mais aussi leur technicité et leur compétence, ainsi que les représentants des formations politiques. Cette commission doit avoir plein pouvoir d’organiser l’ensemble des opérations électorales (recensement, établissement des listes électorales, découpage électoral, détermination du nombre et des sites d’installation des bureaux de vote, distribution des cartes électorales, suivi et contrôle de l’établissement des pièces de l’état civil, désignation et formation des membres des bureaux de vote, organisation matérielle de l’opération électorale le jour du scrutin, et proclamation des résultats, en somme élaborer tout l'arsenal juridique (code électoral) pouvant garantir la liberté et la transparence des opérations électorales.

· Commission chargée de la justice : elle doit s'attarder à établir le diagnostic réel et sans complaisance de l'etat du disfonctionnement de la justice tant décriée par tous parce que gangrenée par le défaut de formation, hétérogènéité des niveaux, soumission à l'autorité, corruption à tous les niveaux, structures non conformes aux exigences économiques parce que tributaires de l'organisatioin administrative et prescrire le traitemnt adéquat de nature à gatrantir une justice indépendante, fonctionnelle, disposant d'un personnel compétent et dôtée d'infrastructures décentes et ce à l'effet d'assumer le rôle qui est le sien :la sécurité du citoyen et l'offre de meilleures conditions de sécurité pour le développemnt du pays

· Commission chargée de la bonne gouvernance : il y a lieu d'établir un état des lieux à la lumière de la déclaration du Premier Ministre du gouvernement de transition qui a rendu compte de l'état de faillite des finances publiques, de la généralisation du détournement des denniers publics, de la corruption, des délits d'initiés, de la généralisation des marchés publics de gré à gré et de l'interventionnisme à tous les niveaux pour pouvoir définir en conséquence des mécanismes de protection de la chose publique

Les travaux de ses commissions doivent être effectués en étroite partenariat avec les acteurs politiques ainsi que la société civile et toutes les compétences nationale et interntionale.

Nous pensons que les travaux de ces commissions ne manqueront pas d'être marqués très positivement par les engagements formalisés du président et des membrex du CMJD, du Premier Ministre et des membres du gouvernement de ne pas se présenter aux élections présidentielles, parlementaires et municipales, ce qui ne manquera pas de favoriser la neutralité de l'administration dont la partialité en faveur du parti de l'ancien président était de règle en matière électorale

En outre et pour favoriser la cohésion nationale et mener une action soutenue contre l'impunité sous toutes ses formes, nous pensons qu'il y a lieu d'envisager les actions suivantes :

· Pour le passif humanitaire lié aux évènements de 1989 – 90 et 91 et leurs conséquences, nous suggérons que les recommandations de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples doivent constituer la base de travail pour le traitement de ce passif aux fins de lui apporter solution, en étroite liaison avec les organisations des droits de l’homme et les victimes elles-mêmes pour garantir une meilleure cohésion nationale.

· Accepter d’organiser un large débat autour des pratiques et séquelles de l’esclavage, à l’effet d’identifier l'importance d’une telle situation grâce au concours de nos organisations, mais aussi des organisations et pays amis intéressés à contribuer à l’éradication de telles pratiques et séquelles

· Combattre à l’effet d’y mettre fin, toutes les pratiques de torture sous toutes ses formes, pour qu’un tel phénomène disparaisse de nos commissariats et de notre école de police.

Ainsi, nous entendons travailler pour faire valoir la réalité de la situation du pays et les exigences que le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie doit réaliser pour pouvoir tirer la Mauritanie du chaos vers lequel elle glissait dangereusement.

C’est pourquoi nous vous demandons, sur la base de l’exposé relatif à la situation du pays et les exigences minimales que nous avons ci-dessus exposées, d’accepter de nous accompagner, accompagner la Mauritanie pour qu’elle dépasse la situation où elle se trouvait, tout en restant vigilants et exigeants, quant à la réalisation de ces exigences et le rétablissement de l’ordre constitutionnel et d’être les messagers auprès des différents Etats membres de l’Union Européenne et des pays partenaires et amis de la Mauritanie, pour les sensibiliser et les amener à contribuer positivement à la stabilité et à la cohésion de la Mauritanie.

Nouakchott le 28 septembre 2005





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