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Zeinab fille du prophète Extrait du chapitre "Zineb l’aînesse" du livre "Les femmes filles du prophète condisciples vertueuses" préparé par Fadal Haja. Traduction: Dr Hébri Bousserouel. Zeinab (Que Dieu soit satisfait d’elle) est la fille aînée du Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui) et de Khadija (que Dieu l’agrée). Sa naissance précéda de dix ans, la révélation divine faite à son père (salut et bénédiction sur lui). Ella a épousé Aba El Aâs fils de Rabii qui était du nombre des plus grands commerçants. Aba El Aâs et Zeinab eurent deux heureux événements, en premier lieu la naissance d’une fille dénommée Oumama et plus tard, un garçon prénommé Ali. Ces circonstances ont eu lieu juste avant l’Hégire du Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui). Les premiers à croire à sa mission et à rallier l’Islam furent sa femme Khadija, Zeinab et ses soeurs, Ali fils de Abi Talib ainsi que Zaïd, fils de Harith (que Dieu les agrée), qui faisait partie de la famille du Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui). Ce fut la première famille islamique. De retour de sa tournée commerciale, Aba El Aâs fut mis au courant de la propagation de l’Islam à la Mecque, de l’appel à l’unicité et l’adoration d’un Dieu unique. Zeinab exhortait son époux à se rallier à sa foi. Hélas, il déclina l’offre, argumentant sur le fait que l’on dise, qu’il a soi-disant abandonné la religion de ses aïeux pour l’Islam, et tout cela à cause de sa femme (que Dieu l’agrée). Les Qoreichites décrétèrent la relégation de toute la famille du Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui), de ses proches parents et de ses adeptes, qui emménagèrent dans les ravins, aux abords de la Mecque, et cela, pendant une période de trois ans. La Mort de Khadija (que Dieu l’agrée) survenue à cette époque, suivi de celle d’Abou Talib, oncle du Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui) qui lui aurait accordé un grand soutien bien qu’il n’était pas converti, il l’aurait protégé du mal que les Qoreichites essayaient de lui faire. Cette année fut désignée l’année du deuil. Sur ordre du Messager de Dieu (salut et bénédiction sur lui), les fidèles finirent par quitter la Mecque, suivi plus tard par le prophète Muhammad et son fidèle compagnon Abou Bakr (que Dieu l’agrée). Zeinab demeura à la Mecque recluse en compagnie de ses enfants. Lors de la bataille de Badr, les Musulmans étaient approximativement trois cents, alors que les Qoreïchites furent un millier. Pourtant, les musulmans remportèrent la victoire avec l’aide du Tout Puissant. Rentrant victorieux à Médine avec un butin et de nombreux prisonniers de guerre, parmi lesquels se trouvait Aba El Aâs. Les Musulmans avaient exigé une rançon contre la liberté des captifs. A la Mecque, les Qoreïchites se rendirent chez les parents des détenus, afin de réunir la rançon réclamée. Ils se rendirent chez Zeinab (que Dieu l’agrée) lui réclamant le prix de la rançon contre la liberté de son mari. Elle ne possédait que la précieuse parure héritée de sa mère (que Dieu l’agrée). Le Prophète (salut et bénédiction sur lui) l’ayant reconnue, il pleura et expliqua aux musulmans les faits, leur demandant avec leur approbation la liberté d’Aba El Aâs. Le Prophète Muhammad (salut et bénédiction sur lui) demanda à Aba El Aâs d’être seul avec lui; une fois en tête à tête, il lui dit: "L’Islam vous sépare, ta femme et toi, elle n’est plus licite pour toi, ni toi pour elle, toi polythéiste et elle musulmane. Je te demande de bien vouloir me l’envoyer" ; il accepta la sollicitation. L’inclination de Zeinab (que Dieu l’agrée) pour l’Islam fut plus forte que toute chose. Enceinte, elle s’apprêta à émigrer, les préparations terminées, elle se mit en route en plein jour et devant les Qoreichites, accompagnée seulement par le frère de son conjoint. La nouvelle de son exode est parvenue aux oreilles des ennemis de l’Islam, et la blessure de la défaite était encore béante chez eux, et l’auteur n’était autre que son père (salut et bénédiction sur lui), il fallait se venger, ils envoyèrent quelques hommes, avec à leur tête Abou Soufyan pour les intercepter. Ils finirent par les rejoindre hors de la Mecque, l’un d’eux jeta Zeinab (que Dieu l’agrée) à terre de sa monture sans ménagement. Heurtant un rocher, elle se mit à saigner abondamment perdant le fœtus et faillit mourir. Grand archer, son beau frère s’était mis en position l’arc à la main, la défendant contre quiconque voulait s’approcher d’elle. A cet instant précis, Abou Soufyan s’était interposé pour le calmer. Le frère d’Aba El Aâs se calma et rengaina ses flèches. Il fit demi-tour avec sa belle sœur à la Mecque où elle fut soignée. Une fois ses forces revenues, elle quitta la Mecque avec son beau frère. Arrivée à Médine, elle fut accueillie par le Prophète (salut et bénédiction sur lui) et les Musulmans, ce fut une des réceptions les plus chaleureuses. C’est en l’an sept (07) de l’Hégire, qu’Aba El Aâs quitta la Mecque pour Médine. Arrivé, il s’introduisit dans la mosquée du Prophète (salut et bénédiction sur lui), et là, devant les Musulmans, prononça la formule de foi. Les Croyants, glorifiant et louant Dieu, furent réjouis de sa conversion à l’Islam. Le Prophète (salut et bénédiction sur lui) l’invita chez lui, appela sa fille Zeinab (que Dieu l’agrée), les réunit de nouveau. Les parfaits et loyaux époux reprirent conjointement une vie heureuse avec leurs enfants Oumama et Ali, adorant Dieu. Une année s’écoula après leurs retrouvailles, Zeinab (que Dieu l’agrée) décéda, le Prophète (salut et bénédiction sur lui) porta son deuil, ainsi qu’Aba El Aâs. Le Prophète (salut et bénédiction sur lui) l’enveloppa dans un de ses voiles. Lors de son enterrement, le Prophète (salut et bénédiction sur lui) était descendu dans sa sépulture, attristé de sa perte, invoquant Dieu, afin de la soulager de l’étroitesse du tombeau. |
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