![]() | ||
![]() ![]() Depuis le 13/11/2002 |
L'expropriation des terres palestiniennes Extrait du chapitre 4 du livre: "les mythes fondateurs de la politique israélienne" pour Roger Garaudy La méthode employée était celle de la terreur: L’exemple le plus éclatant fut celui de Deir Yassin: le 9 avril 1948, par une méthode identique à celle des nazis à Oradour, les 254 habitants de ce village (hommes, femmes, enfants, vieillards) furent massacrés par les troupes de "L’Irgoun", dont le chef était Menahem Beghin. Dans son livre, La Révolte Histoire de l’Irgoun, Beghin écrit qu’il n’y aurait pas eu d’Etat d’Israël sans la "Victoire" de Deir Yassin (p. 162 de l’édition anglaise). Il ajoute: "La Hagana effectuait des attaques victorieuses sur d’autres fronts... Pris de panique, les Arabes fuyaient en criant: Deir Yassin. " (Idem, p. 162, repris par l’édition française p. 200.) Était considéré comme "absent" tout Palestinien ayant quitté son domicile avant le 1er août 1948. C’est ainsi que les 2/3 des terres possédées par les Arabes (70.000 ha sur 110.000) furent confisquées. Lorsqu’en 1953 fut promulguée la loi sur la propriété foncière, l’indemnité est fixée sur la valeur de la terre en 1950, mais entre-temps la livre Israélienne avait perdu 5 fois sa valeur. En outre, depuis le début de l’immigration juive, et là encore dans le plus pur style colonialiste, les terres étaient achetées à des féodaux propriétaires (les "effendi") non résidents ; si bien que les paysans pauvres, les fellahs, furent chassés de la terre qu’ils cultivaient, par ces arrangements faits sans eux entre leurs maîtres anciens et les nouveaux occupants. Privés de leur terre ils ne leur restait plus qu’à fuir. Les Nations Unies avaient nommé un médiateur, le Comte Folke Bernadotte. Dans son premier rapport le Comte Bernadotte écrivait: "Ce serait offenser les principes élémentaires que d’empêcher ces innocentes victimes du conflit de retourner à leur foyer, alors que les immigrants juifs affluent en Pal estine et, de plus, menacent, de façon permanente, de remplacer les réfugiés arabes enracinés dans cette terre depuis des siècles. " Il décrit "le pillage sioniste à grande échelle et la destruction de villages sans nécessité militaire apparente. " Ce rapport (U.N. Document A. 648, p. 14) a été déposé le 16 septembre 1948. Le 17 septembre 1948 le Comte Bernadotte et son assistant français, le Colonel Serot, étaient assassinés dans la partie de Jérusalem occupée par les sionistes. Source: Sur l’assassinat du Comte Bernadotte, voir le rapport du Général A. Lundstrom (qui se trouvait assis dans la voiture de Bernadotte), rapport adressé, le jour même de l’attentat (17 septembre 1948) aux Nations Unies. Puis le livre publié par ce général pour le 200 anniversaire du crime, L’assassinat du Comte Bernadotte, imprimé à Home (éd. East. A. Fanelli) en 1970, sous le titre: Un tri buto alla memoria del Comte Folke Bernadotte. Le livre de Ralph Hewins: Coitnt Bernadotte, his life and work (Hutchinson, 1948). Et, dans l’hebdomadaire milanais Europa, les aveux de Baruch Nad(cités dans Le Monde du 4 et 5 juillet 1971).
Ce n’était pas le premier crime sioniste contre quiconque dénonçait leur imposture. Lord Moyne, Secrétaire d’État britannique au Caire, déclare, le 9 juin 1942, à la Chambre des Lords, que les juifs n’étaient pas les descendants des anciens Hébreux, et qu’ils n’avaient pas de "revendication légitime" sur la Terre Sainte. Partisan de modérer l’immigration en Palestine, il est alors accusé d’être " un ennemi implacable de l’indépendance hébreue. Source: Isaac Zaar: Re8cue and liberatwn: America’s part in the birth of Israël, N.Y. Bloc Publishing Cy. 1954 p. 115.Le 6 novembre 1944, Lord Moyne est abattu au Caire par 2 membres du groupe Stern (d’Itzac Shamir) Des années plus tard, le 2 juillet 1975, l’Evening Star d’Auckland révèle que les corps des deux assassins exécutés ont été échangés, contre 20 prisonniers arabes, pour les enterrer au "Monument des héros" à Jérusalem. Le gouvernement britannique déplora qu’Israël honore des assassins et en fasse des héros. Le 22 juillet 1946, l’aile de l’hôtel du Roi David, à Jérusalem, où était installé l’état-major militaire du Gouvernement britannique, explosait, entraînant la mort d’environ 100 personnes: Anglais, Arabes et juifs. C’était l’œuvre de l’Irgoun, de Menahem Beghin, qui le revendiqua. L’État d’Israël se substitua alors aux anciens colonialistes ,et avec les mêmes procédés: par exemple l’aide agricole permettant l’irrigation fut distribuée d’une manière discriminatoire, de telle sorte que les occupants juifs furent systématiquement favorisés: entre 1948 et 1969, la surface des terres irriguées est passée, pour le secteur juif, de 20.000 à 164.000 ha, et, pour le secteur arabe de 800 à 4.100 ha. Le système colonial a été ainsi perpétué et même aggravé : Le Docteur Rosenfeld, dans son livre : Les travailleurs arabes migrants, publié par l’Université hébraique de Jérusalem en 1970, reconnaît que l’agriculture arabe était plus prospère au temps du mandat britannique qu’aujourd’hui. La ségrégation s’exprime aussi dans la politique du logement. Le Président de la Ligue Israélienne des Droits de l’Homme, le docteur Israël Shahak, professeur a l’Université hébraïque de Jérusalem, dans son livre, Le racisme de l’État d’Israël (p. 57) nous apprend qu’il existe en Israël des villes entières (Carniel, Nazareth, Illith, Hatzor, Arad, Mitzphen-Ramen, et d’autres) où la loi interdit formellement aux non-juifs d’habiter. |
|
| Retour Haut | Le colonialisme sioniste | |
|---|---|---|