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Les "remarques et questions" de l'OPL Sur son site Web, l'Organisation de libération de la Palestine a publié les " remarques et questions des négociateurs palestiniens ". Publié par Le monde diplomatique en français. LE TERRITOIRE DE L'ÉTAT PALESTINIEN - En l'absence de carte, et parce que la totalité de la zone sur la base de laquelle les pourcentages ont été calculés n'est pas définie, il est difficile d'imaginer comment les pourcentages proposés par les Etats-Unis pourraient être conciliés avec l'objectif de continuité (territoriale) palestinienne. Israël au demeurant continue d'affirmer – ce que les Etats-Unis n'ont jamais remis en question – que Jérusalem tel qu'il le définit, le " no man's land " et la Mer Morte ne font pas partie du total de la zone sur la base de laquelle les pourcentages ont été calculés. - L'" échange de terres louées ". La partie palestinienne n'a pas de besoins territoriaux en Israël, hormis un corridor reliant la Cisjordanie à la bande de Gaza, qui sera assuré par un échange de terres. Cette proposition, associée à la carte présentée par la partie israélienne lors de la dernière série de négociations, rend l'Etat palestinien non viable, et privé d'accès direct aux frontières internationales. - Sans une carte clarifiant ces ambiguïtés, les propositions américaines n'empêchent pas Israël de revenir aux propositions de Camp David, qui laissent 10 % de la Cisjordanie sous souveraineté israélienne, et 10 % de plus relatifs à des arrangements de sécurité mal définis. Il est important de souligner que toutes les colonies de peuplement en Cisjordanie occupent actuellement approximativement 2 % de ce territoire. - Le principe directeur des " blocs de colonies " subordonne les intérêts des Palestiniens, la continuité de leur Etat et le contrôle de leurs ressources naturelles aux intérêts israéliens relatifs à la continuité des colonies, considérées comme illégales par la communauté internationale. Il contredit également le critère de réduction au minimum des zones annexées et du nombre des Palestiniens affectés. - Il est impossible d'approuver une proposition qui punit les Palestiniens tout en récompensant la politique israélienne de colonisation. Une proposition prévoyant l'annexion de 4 à 6 % (sans parler des 10 %) de la terre nuirait inévitablement aux intérêts palestiniens vitaux. Un certain nombre de villages palestiniens seraient annexés à Israël, augmentant le nombre de Palestiniens déplacés. - Une grande partie de terres non colonisées, dans des zones de développement clefs telles que Jérusalem et Bethléem, seront également annexées à Israël, détruisant ainsi la contiguïté de l'Etat de Palestine. - Toute terre annexée doit être compensée par une terre égale en dimension et en valeur. Toutes les propositions israéliennes et américaines font référence à des terres à proximité de la bande de Gaza, en échange de propriétés immobilières de valeur en Cisjordanie. Outre le fait qu'il s'agit de zones désertiques, les terres proposées près de Gaza sont aujourd'hui utilisées par Israël pour enterrer des déchets toxiques. JÉRUSALEM - Les propositions américaines semblent reconnaître une souveraineté israélienne sous le Noble sanctuaire, puisqu'elles impliquent qu'Israël a le droit, qu'il a volontairement abandonné, de procéder à des excavations derrière le Mur occidental. Qui plus est, le Mur occidental s'étend à des zones au-delà du mur des Lamentations, incluant le tunnel ouvert en 1996 par l'ancien premier ministre Benyamin Nétanyahou. - La formule selon laquelle " les zones arabes sont palestiniennes et les juives israéliennes " sera impossible à concilier avec " le maximum de contiguïté pour les deux parties ". Elle aboutira plutôt à des îlots palestiniens à l'intérieur de la ville, séparés les uns des autres. - Israël a des exigences de souveraineté sur un nombre géographiquement non défini de " sites religieux " à Jérusalem. Les Palestiniens ne peuvent donner leur accord qu'à une formule qui garantisse la continuité des zones palestiniennes à l'intérieur de la ville aussi bien que la continuité de Jérusalem avec le reste de la Palestine. L'élément clef de la position palestinienne sur Jérusalem est son statut de ville ouverte avec libre accès pour tous. LES REFUGIÉS PALESTINIENS - Il est important de rappeler que la résolution 194, considérée comme la base d'un règlement juste du problème des réfugiés, demande le retour des réfugiés palestiniens à " leurs foyers " où qu'il soient et non à " leur patrie " ou dans " la Palestine historique ". L'essence du droit au retour est le choix : les Palestiniens doivent pouvoir choisir où ils s'installent, y compris le retour dans les foyers d'où ils ont été chassés. Il n'existe pas de précédent historique d'un peuple ayant renoncé à son droit fondamental à revenir dans ses foyers, qu'il ait été forcé d'en partir ou qu'il ait fui. Nous ne serons pas le premier peuple à l'accepter. La reconnaissance du droit au retour et l'offre d'un choix aux réfugiés est une pré-condition de la fin du conflit. Les Palestiniens sont disposés à réfléchir de manière flexible et créative sur les mécanismes de mise en application de ce droit. LA SÉCURITÉ - Rien ne justifie que le retrait israélien de la Cisjordanie et de la bande de Gaza s'étale sur trois ans. Israël ayant réinstallé plus d'un million d'immigrants de l'ancienne Union soviétique en l'espace de quelques années, une seule année est plus que suffisante pour réinstaller 60 000 colons. - Israël doit expliquer pourquoi il a besoin soit d'une force dans la Vallée du Jourdain, soit de droits de déploiement d'urgence, voire des deux, d'autant que des forces internationales seront présentes. - Le risque existe qu'Israël veuille utiliser l'espace aérien palestinien pour des manœuvres militaires. |
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