RÉSUMÉ
DU FILM
John
Nash était, alors qu'il était à l'université,
un élève qui n'allait pas à ses cours et qui n'écrivait
pratiquement jamais, tandis que ses collègues autour de lui ne faisaient
que ça. Il n'écrivait rien parce qu'il attendait d'avoir
une idée vraiment originale, différente de toutes les autres.
Heureusement, il la trouva et réussit à percer. Quelques
années plus tard, il était devenu un des mathématiciens
les plus estimés qui réussissait à décrypter
absolument n'importe quel code secret. Il était également
devenu professeur d'université, tâche qu'il détestait
et trouvait complètement inutile. C'est tout de même en une
de ses élèves qu'il trouva la femme de sa vie, Alicia Harrison,
avec qui il se marrierait et aurait des enfants. Malheureusement, alors
qu'il croit que tout va bien dans sa vie, il est diagnostiqué atteint
de schizophrénie. S'ensuit un combat impitoyable entre lui et la
maladie jusqu'à l'aboutissement de toute une vie, la victoire d'un
Prix Nobel.
APPRÉCIATION
Je
voulais simplement vous rassurer, ne vous inquiétez pas, même
si on dirait que tout ce que je fais dans mon résumé, c'est
vous dévoiler tous les punchs du film, car ce n'est pas vrai. Puisque,
si vous êtes le moins du monde informé, vous savez déjà
tout ce qui se passe dans ce film, étant donné que c'est
une histoire vraie. John Nash existe encore, sa femme aussi et probablement
que ses amis ont déjà existé (mais ça, je n'en
suis pas sûr). Mais j'imagine déjà vos visages ébahis,
la bouche grande ouverte, la morve au nez et les oreilles pendantes, alors
que vous vous dites : "Mon Dieu, Monsieur Belette, vous qui nous avez habitués
à critiquer des films de bas niveau se caractérisant par
leur humour stupide et juvénile, vous devez avoir trouvé
ce film digne d'être mis sur le bord de la rue, le mardi matin, pour
que les éboueurs le prennent et l'envoient valser dans le tas d'immondices
que contient, comme à chaque semaines, leur camion gracieusement
prêté par la mairie de la ville!". Ce à quoi je vous
réponds : "Vous faites des phrases trop longues."

Mais
je m'éloigne du sujet. Et oui, contrairement à ce que vous
pensez tous, j'ai vraiment aimé ce film. Je ne suis pas un grand
fan de drames biographiques, mais celui-ci m'a vraiment accroché,
et ce grâce au réalisateur, Ron Howard. Il aurait très
bien pu nous présenter John Nash comme étant simplement un
excentrique qui n'est pas capable de se retenir de faire des niaiseries
aussitôt qu'il y a du monde autour et qui finalement n'est pas si
intelligent que ça. Mais il a plutôt décidé
de nous montrer le monde à travers ses yeux. De cette façon,
on comprend vraiment ce qui se passait dans sa tête au lieu de le
considérer comme un débile léger. D'accord, il était
un peu étrange, mais à la fin du film, on sait pourquoi et
on se dit que si tout ça nous était arrivé, on aurait
agi pareil. De la même manière, lorsque John décrypte
un code secret ou fouille dans des revues, on voit, un peu comme lui devait
le voir, certaines lettres et symboles qui s'illuminent, qui se font plus
visibles. Un excellent choix de réalisation qui nous embarque vraiment
dans la tête du génie.

Mais
tout le crédit ne revient pas entièrement à mon copain
Ron, mais aussi à Russell "j'ai un air de boeuf pis si vous aimez
pas ça allez vous faire foutre" Crowe. Il réussit parfaitement
à entrer dans la peau du mathématicien à un point
assez incroyable. On croit vraiment en lui, et seulement en un regard,
on comprend ce qu'il pense. Ça n'a pas dû être un rôle
facile à jouer, vu la marginalité du personnage, mais il
s'en sort admirablement. Il réussit en plus à ne pas jouer
exactement de la même façon à mesure que son personnage
vieillit, ce qui est vraiment le signe d'un grand talent d'acteur. Jennifer
Connelly est aussi excellente dans le rôle de la femme de Nash, qui
l'aime vraiment mais qui trouve ça vraiment dur d'avoir à
vivre avec quelqu'un déconnecté de la réalité
la moitié du temps et qu'elle ne peut pas comprendre. Ed Harris
est aussi pas mal, mais on ne le voit pas tant que ça et il n'a
pas grand chose à faire, à part avoir l'air méchant
et crier des ordres.

Plusieurs
critiques ont critiqué ce film parce qu'il avait pris beaucoup de
libertés par rapport à ce qui s'est vraiment passé
et qu'il avait omis plusieurs détails de la vie de John Nash. Par
exemple, il paraîtrait que dans la vraie vie, John aurait eu plusieurs
aventures sexuelles avec des hommes, ce que le réalisateur a oublié
(intentionnellement?) d'insérer dans son long métrage. Après
l'avoir vu, je dois avouer qu'il a encore une fois fait le bon choix. Ça
aurait fort probablement ralenti le film (qui est déjà un
peu trop long; c'est d'ailleurs un de ses seuls défauts) et, franchement,
je ne vois vraiment pas comment on aurait pu rajouter ce détail
avec le reste du film, ça aurait pris trop de temps et on se serait
retrouvé avec un film ne parlant que de gais au lieu de parler de
la vie d'un génie. Mais ne croyez pas que je suis homophobe non
plus, ils ne me dérangent pas, tant qu'ils ne me cruisent pas. Mais
je n'ai rien contre le fait qu'ils cruisent eux aussi... euh... on peux
tu changer de sujet?
MOMENTS
À NE PAS MANQUER
John
Nash était un dieu avec les femmes, il leur disait toujours les
pires choses qu'on peut leur dire. Voici une des nombreuses phrases qui
lui ont valu une claque :
"I
don't exactly know what I am required to say in order for you to have intercourse
with me. But could we assume that I said all that. I mean essentially we
are talking about fluid exchange right? So could we go just straight to
the sex."
***
Je
ne vous donnerai pas trop de détails, mais en plein milieu du film,
il y a un rebondissement de situation vraiment imprévisible qui
envoie le film dans une toute autre direction. Manquez surtout pas ça!...
Surtout que si vous le manquez, vous ne comprendrez plus rien du film...
***
La
scène dans laquelle John reçoit son Prix Nobel est vraiment
un des moments forts du film, avec tous les personnages qu'on a vu tout
au long du film, mais vieillis d'une cinquantaine d'années. C'est
magistral.
COTE
DE LA BELETTE



