RÉSUMÉ
DU FILM
Todd
Bowden est un élève ordinaire, qui réussit bien dans
à peu près toutes les matières scolaires, surtout
l'histoire. Il s'intéresse d'ailleurs tout particulièrement
à la Deuxième Guerre Mondiale. Et, quelle coïncidence,
il se rend alors compte que son voisin, un vieil allemand, est un ancien
Nazi qui a tué des milliers de personnes pendant la guerre. Todd
décide donc de trouver des preuves de sa culpabilité et fait
du chantage au pauvre vieux monsieur : soit il lui raconte ce qui se passait
vraiment à ce moment-là, soit il montre ces documents à
la police. Le vieil allemand n'a pas le choix et lui ressasse ses vieux
souvenirs.
APPRÉCIATION
Je
n'avais strictement aucune attente envers ce film. À peu près
personne de mon entourage ne l'avait vu, alors je ne savais pas trop à
quoi m'attendre, mais je me suis quand même essayé. Je dois
dire que je n'ai pas vraiment été surpris; ce n'était
pas ce qu'on peux appeler un "bon film" mais pas non plus ce qu'on appelle
un "film pourri comme la tranche de melon d'eau qui traîne en dessous
de mon bureau". C'est quand même une bonne façon de tuer une
heure et demie mais pas à répétition, ce qui veux
dire que je ne suis pas du tout tenté de le revoir une autre fois.
J'ai tout compris la première, ça m'étonnerait beaucoup
d'avoir manqué quelque chose et le revoir une seconde fois me donnerait
probablement le goût de baisser sa cote dans le bas de la page. C'est
pas mal prévisible mais garde toujours une sorte de demi-intérêt
éveillé en nous.

Cet
intérêt vient probablement des deux acteurs principaux, qui
sont tous les deux géniaux. Ian McKellen crève vraiment l'écran
et, à certains moments, on a plus de sympathie pour lui, le vieux
Nazi, que pour Todd. Celui-ci est aussi très bien interprété
par Brad Renfro, à qui je conseillerais de se trouver un coiffeur
au plus maudit; à mon école, il ne survivrait pas plus longtemps
qu'une semaine coiffé comme ça. Mais ces cheveux sont vraiment
la seule faille dans son jeu d'acteurs, et il nous fait vraiment bien comprendre
à quel point le petit Todd est un ado dérangé et instable.
Je voulais aussi donner une mention spéciale à la moustache
de David Schwimmer, qui a l'air encore plus artificielle que les jus Rougemont
(Ces jus-là contiennent seulement 25% de vrai jus! C'est une vraie
honte!). Au moins, elle a le mérite d'enlever toute l'intensité
qu'une scène aurait pu avoir si ce n'était de cette espèce
de chenille morte qu'il a en dessous du nez (mais je ne suis pas certain
si c'est une bonne chose). Mais si ces acteurs et ces poils sont si bons,
alors qu'est-ce que je reproche à cet élève doué?

Tout
d'abord, il y a le manque flagrant de tout suspence dans à peu près
toutes les scènes du film. Le réalisateur a de toute évidence
tenté de créer une ambiance de malaise et de tension lorsque
les vieux et le jeune partagent des scènes. Malheureusement, il
n'y a rien du tout. Pas même un tout petit frisson. Rien. C'est cette
absence d'implication dans le film qui le ruine, en quelque sorte. Tout
ce que je voulais voir, c'était des discussions inquiétantes,
morbides, dans lesquelles on se demande si il n'y en aurait pas un des
deux en train de virer fou. J'ai été plutôt déçu
de ce côté-là. On se pose aussi une sérieuse
question pendant le déroulement du film : pourquoi est-ce qu'il
veux savoir tout ça? Pourquoi est-ce qu'il va jusqu'à menacer
un pauvre petit vieux tranquille pour qu'il lui raconte le pires moments
de sa vie? Pour sa culture personnelle? Ils auraient dû nous fournir
une réponse un peu plus claire sur le sujet. Je me suis aussi rendu
compte de quelque chose de plutôt comique : comment ça se
fait que Todd soit capable de se ramasser une immense dossier qui culpabilise
sans aucun doute son voisin, alors que ça fait 50 ans que la police
le cherche partout et qu'ils ne le trouvent pas? Plutôt étrange...
MOMENTS
À NE PAS MANQUER
La
scène qui est, d'après moi, la plus réussie du film
: lorsque Todd oblige Kurt à porter un vieil uniforme nazi et à
parader dans sa maison. Un moment presque intense.
***
Vous
remarquerez tous que Todd, dans son cours d'éducation physique,
porte un t-shirt VUARNET. Quand on a de la classe...
***
La
fin, qui est plus ou moins réussie mais qui fonctionne quand même
mieux que celle qui était originalement dans le livre de Stephen
King : Todd qui se met à tirer sur des gens innocents sur une autoroute!
COTE
DE LA BELETTE


