"Things are about to get a little hairy."


Catégorie
Horreur
Auteurs
Tim Burns
Tom Stern
Anthony Waller
Réalisateur
Anthony Waller
Producteur
Richard Claus
Durée
105 minutes
Compagnie de production
Le Studio Canal +
Année de sortie
1997
Classement


Horreur, Violence

Pas de site officiel
Pas de bande-annonce

Acteurs
-Tom Everett Scott     -Julie Delpy      -Vince Vieluf    -Phil Buckman    -Pierre Cosso
 (Andy McDermott)     (Serafine Pigot)      (Brad)           (Chris)         (Claude)
RÉSUMÉ DU FILM
Trois amis américains dans la vingtaine sont en voyage à Paris. Un soir, ils s'introduisent clandestinement dans la Tour Eiffel pour voir de quoi a l'air la Ville Lumière dans la pénombre. Ils y rencontrent une jeune fille qui tente de se suicider et l'un d'eux se lie d'amitié avec elle. Mais elle cache en elle un terrible secret que vous êtes sûrement capable de deviner seulement en lisant le titre du film.

APPRÉCIATION
Ça faisait longtemps que je n'avais pas vu de film de loup-garous. En fait, je crois que ce film est un des seuls films de loup-garous que j'aie vu dans toute ma vie. En tout cas, le seul dont je me souvienne. C'est probablement pour cette raison que je ne m'attendais strictement à rien de ce film. Je ne connais pas très bien toutes les conventions sur le sujet et je ne peut évidemment pas à le comparer à de meilleures oeuvres abordant le même thème. Et c'est une bonne chose, parce que ça serait tellement facile de détester ce film. Ce qui est important de savoir en se préparant à son visionnement, c'est qu'il a été fait pour la génération MTV, et ça paraît. Les producteurs voulaient  attirer un public adolescent vers les salles de cinéma avec ce film. Parce qu'ils essaient de faire entrer dans une heure et demie à peu près tout ce que l'on retrouve dans les films qui font le bonheur de ces charmantes petites personnes. On retrouve ici de la violence, de la comédie, de l'action, de l'amour, du sexe et tout ce dont un petit gars de 14 ans pourrait rêver.

Ça représente par contre la plus grosse faiblesse de ce film : il essaie d'être tout à la fois sans vraiment réussir pleinement dans aucun des domaines mentionnés ci-haut. La violence est toujours suggérée, on ne la montre jamais vraiment, à quelques exceptions près, mais même les plus faibles de coeur pourront la supporter sans problème. De toute façon, le facteur « violence » est souvent altéré par les effets spéciaux, qui n'étaient vraiment pas géniaux. D'accord, ça date de 1997, mais il y a quand même des maudites limites! Jurassic Park a été fait en 1993 et ses dinosaures bottent littéralement les derrières des loup-garous qu'on nous montre ici! Et la scène d'ouverture au somment de la Tour Eiffel sentait l'écran bleu à des kilomètres à la ronde! Mais bon, j'ai quand même été capable de passer outre ces imperfections techniques pour voir s'il n'y avait pas quelque chose de bon caché quelque part là-dedans.

Le film s'essaie aussi du côté de la comédie et, encore une fois, s'écrase lamentablement. Car, autant à certains moments, on essayait de monter une histoire lugubre et sombre, autant d'autres moments semblaient avoir été rajoutés à la hâte dans le seul et unique but de tirer quelques ricanements de la foule. Par exemple, la scène dans le café au début avait l'air tirée d'une sitcom tant son taux d'hilarité approchait du rouge et son utilité brillait par son absence (je suis assez fier de cette phrase-là)! Du côté du scénario, on avait plusieurs invraisemblances, ou je devrais plutôt dire, des moments où on se demande « Mais pourquoi il fait ça ? ». On ne sait jamais vraiment pourquoi Andy s’accroche à Serafine, ni pourquoi personne ne semble se rendre compte qu’Andy est complètement malade, qu’il a des hallucinations et qu’il parle tout seul. J’aurais aussi pu être très heureux si on avait supprimé toute l’histoire des morts-vivants du film, ça donnait une beaucoup trop grosse impression de remplissage pour que je l’apprécie vraiment. Je tiens aussi à souligner qu’à part les deux acteurs principaux et le méchant de service, les acteurs étaient tous plus qu’ordinaires, spécialement les deux amis d'Andy.

Mais j’ai beau lui trouver tous les défauts possibles, j’ai quand même passé un moment assez agréable avec ce film. Ses scènes s’action étaient plutôt entraînantes et je ne me suis jamais vraiment ennuyé en le regardant. C’est déjà un exploit en tant que tel si on regarde plus haut tout ce que j’ai pu dire en mal de lui. Donc, si vous avez un dimanche après-midi monotone devant vous, ça ne devrait pas vous faire mal de voir ce petit divertissement, mais ça ne changera pas non plus votre vie. À regarder la tête vide avec un gros sac de chips sur les genoux.

MOMENTS À NE PAS MANQUER
Pendant toute la durée du film, je crois que le personnage d’Andy sort sans pantalon de la maison de Serafine au moins trois fois. Ah, ces souvenirs de jeunesse...

***

La finale est complètement ridicule. Je pense que même en se forçant, on n'aurait pas pu trouver une finale plus ridicule. C'est vraiment ridicule. Vraiment.

***

Peut-être que le meilleur moment du film se trouve dans les 4 premières minutes. C'est dommage que je les aie manquées...

COTE DE LA BELETTE

Écrite et publiée le 13 juillet 2003

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La Belette Enragée 2003