RÉSUMÉ
DU FILM
Trois amis américains
dans la vingtaine sont en voyage à Paris. Un soir, ils s'introduisent
clandestinement dans la Tour Eiffel pour voir de quoi a l'air la Ville
Lumière dans la pénombre. Ils y rencontrent une jeune fille
qui tente de se suicider et l'un d'eux se lie d'amitié avec elle.
Mais elle cache en elle un terrible secret que vous êtes sûrement
capable de deviner seulement en lisant le titre du film.
APPRÉCIATION
Ça faisait longtemps
que je n'avais pas vu de film de loup-garous. En fait, je crois que ce
film est un des seuls films de loup-garous que j'aie vu dans toute ma vie.
En tout cas, le seul dont je me souvienne. C'est probablement pour cette
raison que je ne m'attendais strictement à rien de ce film. Je ne
connais pas très bien toutes les conventions sur le sujet et je
ne peut évidemment pas à le comparer à de meilleures
oeuvres abordant le même thème. Et c'est une bonne chose,
parce que ça serait tellement facile de détester ce film.
Ce qui est important de savoir en se préparant à son visionnement,
c'est qu'il a été fait pour la génération MTV,
et ça paraît. Les producteurs voulaient attirer un public
adolescent vers les salles de cinéma avec ce film. Parce qu'ils
essaient de faire entrer dans une heure et demie à peu près
tout ce que l'on retrouve dans les films qui font le bonheur de ces charmantes
petites personnes. On retrouve ici de la violence, de la comédie,
de l'action, de l'amour, du sexe et tout ce dont un petit gars de 14 ans
pourrait rêver.
Ça représente
par contre la plus grosse faiblesse de ce film : il essaie d'être
tout à la fois sans vraiment réussir pleinement dans aucun
des domaines mentionnés ci-haut. La violence est toujours suggérée,
on ne la montre jamais vraiment, à quelques exceptions près,
mais même les plus faibles de coeur pourront la supporter sans problème.
De toute façon, le facteur « violence » est souvent
altéré par les effets spéciaux, qui n'étaient
vraiment pas géniaux. D'accord, ça date de 1997, mais il
y a quand même des maudites limites! Jurassic Park a été
fait en 1993 et ses dinosaures bottent littéralement les derrières
des loup-garous qu'on nous montre ici! Et la scène d'ouverture au
somment de la Tour Eiffel sentait l'écran bleu à des kilomètres
à la ronde! Mais bon, j'ai quand même été capable
de passer outre ces imperfections techniques pour voir s'il n'y avait pas
quelque chose de bon caché quelque part là-dedans.
Le film s'essaie aussi
du côté de la comédie et, encore une fois, s'écrase
lamentablement. Car, autant à certains moments, on essayait de monter
une histoire lugubre et sombre, autant d'autres moments semblaient avoir
été rajoutés à la hâte dans le seul et
unique but de tirer quelques ricanements de la foule. Par exemple, la scène
dans le café au début avait l'air tirée d'une sitcom
tant son taux d'hilarité approchait du rouge et son utilité
brillait par son absence (je suis assez fier de cette phrase-là)!
Du côté du scénario, on avait plusieurs invraisemblances,
ou je devrais plutôt dire, des moments où on se demande «
Mais pourquoi il fait ça ? ». On ne sait jamais vraiment pourquoi
Andy s’accroche à Serafine, ni pourquoi personne ne semble se rendre
compte qu’Andy est complètement malade, qu’il a des hallucinations
et qu’il parle tout seul. J’aurais aussi pu être très heureux
si on avait supprimé toute l’histoire des morts-vivants du film,
ça donnait une beaucoup trop grosse impression de remplissage pour
que je l’apprécie vraiment. Je tiens aussi à souligner qu’à
part les deux acteurs principaux et le méchant de service, les acteurs
étaient tous plus qu’ordinaires, spécialement les deux amis
d'Andy.
Mais j’ai beau lui trouver
tous les défauts possibles, j’ai quand même passé un
moment assez agréable avec ce film. Ses scènes s’action étaient
plutôt entraînantes et je ne me suis jamais vraiment ennuyé
en le regardant. C’est déjà un exploit en tant que tel si
on regarde plus haut tout ce que j’ai pu dire en mal de lui. Donc, si vous
avez un dimanche après-midi monotone devant vous, ça ne devrait
pas vous faire mal de voir ce petit divertissement, mais ça ne changera
pas non plus votre vie. À regarder la tête vide avec un gros
sac de chips sur les genoux.
MOMENTS
À NE PAS MANQUER
Pendant toute la durée
du film, je crois que le personnage d’Andy sort sans pantalon de la maison
de Serafine au moins trois fois. Ah, ces souvenirs de jeunesse...
***
La finale est complètement
ridicule. Je pense que même en se forçant, on n'aurait pas
pu trouver une finale plus ridicule. C'est vraiment ridicule. Vraiment.
***
Peut-être que le
meilleur moment du film se trouve dans les 4 premières minutes.
C'est dommage que je les aie manquées...
COTE
DE LA BELETTE


Écrite
et publiée le 13 juillet 2003