RÉSUMÉ
DU FILM
C'est
la panique dans une petite université d'une petite ville perdue
dans un trou encore plus profond que les boîtes de Pringles (avez-vous
déjà réussi à rentrer votre main et à
aller chercher les petites miettes dans le fond? Pas moi en tout cas!)
En effet, une étudiante est retrouvée assassinée d'une
façon horrible et on fait immédiatement le lien avec un autre
meurtre perpétré justement, ô coïncidence, il
y a exactement un an. Ce meurtre était celui de la mère de
la jeune Sidney Prescott, à peu près la seule fille de la
ville qui réussit à rester vierge malgré qu'à
peu près la moitié des gars de son école en rêve
la nuit. Mais le premier meurtre ne sera pas le dernier et plusieurs collégiens
se retrouvent rapidement dans le même état que l'espèce
de vieux bureau blanc qui traîne dans mon sous-sol, c'est-à-dire
dans un état de décomposition avancé. On se rend donc
assez vite compte que le meurtrier en a après Sidney et ses amis
tout particulièrement et qu'il pourrait vraisemblablement être
celui qui a assassiné sa mère l'année dernière.
Une course folle s'ensuit entre les jeunes insignifiants qui multiplient
les décisions stupides et le tueur la plus maladroit que j'ai vu
depuis longtemps.
APPRÉCIATION
Vous
avez probablement remarqué que depuis quelques années, on
n'a pas le droit de sortir un film d'horreur si ce n'est pas un slasher
(pour ceux qui ne le sauraient pas déjà, c'est le genre de
films "un tueur nous court après, vite on se sauve"). Il y en a
eu quelques uns qui n'en étaient pas, mais pendant un certain temps,
on ne voyait que ça, toujours le même film avec des personnages
tous à peu près pareils et une histoire qui ne change à
peu près jamais. Ce qu'il faut comprendre en regardant Frissons,
c'est que c'est lui qui a ressuscité ce genre de films, avec en
plus un habitué du genre aux commandes, Wes Craven. Aujourd'hui,
si on l'écoute sans être au courant de ce fait, on va s'ennuyer
parce que c'est lui qui a presque "inventé" les clichés que
les films d'après ont copié. C'est d'ailleurs son plus grand
défaut : c'est de sa faute si on a eu droit à toutes sortes
de copies toutes aussi mauvaises les unes que les autres, dans la majorité
des cas.

Mais
il a quand même réussi à innover du vieux genre en
y ajoutant quelques ingrédients spéciaux. Tout d'abord, c'est,
d'une certaine façon, une parodie des vieux films d'horreur. Il
est rempli de clins d'oeil et d'hommages aux plus populaires d'entre eux
(Halloween, Friday the 13th, A Nightmare On Elm Street). Par exemple, le
tueur qui fait un quiz sur les films d'horreur avec ses victimes avant
de les tuer, et qui s'inspire, pour ses crimes, de films d'horreur. Mais,
dans ce domaine, il y a surtout le personnage de Randy, un maniaque qui
a vu tous les films de monstres possibles, qui se démarque. Il nous
harcèle pendant tout le film avec ses théories sur l'identité
du meurtrier qu'il a toutes repigées dans ces longs métrages.
C'est d'ailleurs mon personnage préféré du film, avec
ses règles pour rester vivant si un tueur nous poursuit ou sa théorie
sur la section HORREUR des clubs vidéos.
On
trouve aussi plusieurs autres bonnes idées dans ce film qui aurait
facilement pu être, autrement, assez ennuyant. Tout d'abord, le meurtrier
n'est pas un super-héros. Il se fait mal quand il court après
ses victimes, il trébuche et fait des erreurs. Il ne court pas aussi
vite que Bruny Surin et n'apparaît pas soudainement à un endroit
impossible d'accès. Ça paraît que ce n'est pas un zombie
ou quelque chose comme ça, c'est vraiment un être humain,
un peu bizarre d'accord, mais un être humain quand même. Le
plus gros problème avec le tueur, c'est qu'on ne se pose jamais
vraiment de questions sur son identité. On ne se sent pas complètement
embarqué avec comme seul et unique but de découvrir qui c'est.
Bien sûr, à la fin, c'était assez inatendu mais ce
n'est pas le genre de fin à me jeter par terre.Un autre petit problème
avec le film, les scènes de meutre et de poursuite deviennent quelque
peu répétitives après un petit moment. Elles se résument,
pour la plupart de cette façon : le tueur surprend la personne,
court un peu, trébuche, la personne se cache quelque part, se fait
trouver, court encore, se fait tuer ou se sauve définitivement.
Au bout de 5-6 personnages d'éliminés, on espère qu'il
sera plus original pour les prochains.
En
ce qui concerne les acteurs, ils sont, pour la plupart, plutôt convaincants.
Neve Campbell s'occupe bien de son rôle, qui est quand même
le rôle principal. Skeet Ulrich était particulièrement
bon, on le sentait vraiment dans la peau de son personnage, mais à
certains moments, on avait l'impression qu'il ne servait qu'à servir
de suspect potentiel. Il a toujours l'air mystérieux, on dirait
toujours qu'il cache une partie de la vérité. Courteney Cox
était plutôt comique et j'avais vraiment le goût de
lui rentrer son maudit livre dans la bouche bien profondément. David
Arquette était pas mal, mais je me demande encore vraiment ce que
son personnage est sensé être. Il a l'air à moitié
retardé mais presque intelligent en même temps. Jamie Kennedy
jouait le rôle de mon personnage préféré, je
ne suis quand même pas pour dire qu'il est mauvais! Il est parfait
dans le rôle du craqué de films et c'est lui qui m'a le plus
fait rire pour toute la durée du film.
MOMENTS
À NE PAS MANQUER
La
scène d'ouverture, dans laquelle on peut voir, en plus du meurtre
de Drew Barrymore, une scène insoutenable de sac de popcorn qui
brûle. J'en suis encore troublé.
***
La
citation qui fait le plus de sens de toute la durée du film, dite
par le meurtrier au téléphone :
"Never
say who's there? Don't you watch scary movies? It's a death wish. You might
as well come out to investigate a strange noise or something."
***
La
leçon de Randy sur "comment survivre dans un film d'horreur", dans
laquelle on se rend compte pourquoi toutes les personnes qui se sont fait
tuées avant se sont faites avoir.
COTE
DE LA BELETTE



