"Don't answer the phone. Don't open the door. Don't try to escape."


Catégorie
Horreur
Auteur
Kevin Williamson
Réalisateur
Wes Craven
Producteurs
Cathy Konrad
Cary Woods
Durée
111 minutes
Compagnie de production
Dimension Films
Année de sortie
1996
Classement

Violence

Pas de site officiel
Bande-annonce

Acteurs
-Neve Campbell     -Skeet Ulrich     -Courteney Cox   -David Arquette  -Rose McGowan
(Sidney Prescott)  (William Loomis)  (Gale Weathers)  (Dwight Riley)   (Tatum Riley)

-Matthew Lillard  -Jamie Kennedy    -Drew Barrymore  -Lawrence Hecht  -Roger Jackson
(Stuart Macher)   (Randy Meeks)     (Casey Becker)   (Neil Prescott)  (Voix du tueur)

RÉSUMÉ DU FILM
C'est la panique dans une petite université d'une petite ville perdue dans un trou encore plus profond que les boîtes de Pringles (avez-vous déjà réussi à rentrer votre main et à aller chercher les petites miettes dans le fond? Pas moi en tout cas!) En effet, une étudiante est retrouvée assassinée d'une façon horrible et on fait immédiatement le lien avec un autre meurtre perpétré justement, ô coïncidence, il y a exactement un an. Ce meurtre était celui de la mère de la jeune Sidney Prescott, à peu près la seule fille de la ville qui réussit à rester vierge malgré qu'à peu près la moitié des gars de son école en rêve la nuit. Mais le premier meurtre ne sera pas le dernier et plusieurs collégiens se retrouvent rapidement dans le même état que l'espèce de vieux bureau blanc qui traîne dans mon sous-sol, c'est-à-dire dans un état de décomposition avancé. On se rend donc assez vite compte que le meurtrier en a après Sidney et ses amis tout particulièrement et qu'il pourrait vraisemblablement être celui qui a assassiné sa mère l'année dernière. Une course folle s'ensuit entre les jeunes insignifiants qui multiplient les décisions stupides et le tueur la plus maladroit que j'ai vu depuis longtemps.

APPRÉCIATION
Vous avez probablement remarqué que depuis quelques années, on n'a pas le droit de sortir un film d'horreur si ce n'est pas un slasher (pour ceux qui ne le sauraient pas déjà, c'est le genre de films "un tueur nous court après, vite on se sauve"). Il y en a eu quelques uns qui n'en étaient pas, mais pendant un certain temps, on ne voyait que ça, toujours le même film avec des personnages tous à peu près pareils et une histoire qui ne change à peu près jamais. Ce qu'il faut comprendre en regardant Frissons, c'est que c'est lui qui a ressuscité ce genre de films, avec en plus un habitué du genre aux commandes, Wes Craven. Aujourd'hui, si on l'écoute sans être au courant de ce fait, on va s'ennuyer parce que c'est lui qui a presque "inventé" les clichés que les films d'après ont copié. C'est d'ailleurs son plus grand défaut : c'est de sa faute si on a eu droit à toutes sortes de copies toutes aussi mauvaises les unes que les autres, dans la majorité des cas. 

Mais il a quand même réussi à innover du vieux genre en y ajoutant quelques ingrédients spéciaux. Tout d'abord, c'est, d'une certaine façon, une parodie des vieux films d'horreur. Il est rempli de clins d'oeil et d'hommages aux plus populaires d'entre eux (Halloween, Friday the 13th, A Nightmare On Elm Street). Par exemple, le tueur qui fait un quiz sur les films d'horreur avec ses victimes avant de les tuer, et qui s'inspire, pour ses crimes, de films d'horreur. Mais, dans ce domaine, il y a surtout le personnage de Randy, un maniaque qui a vu tous les films de monstres possibles, qui se démarque. Il nous harcèle pendant tout le film avec ses théories sur l'identité du meurtrier qu'il a toutes repigées dans ces longs métrages. C'est d'ailleurs mon personnage préféré du film, avec ses règles pour rester vivant si un tueur nous poursuit ou sa théorie sur la section HORREUR des clubs vidéos. 

On trouve aussi plusieurs autres bonnes idées dans ce film qui aurait facilement pu être, autrement, assez ennuyant. Tout d'abord, le meurtrier n'est pas un super-héros. Il se fait mal quand il court après ses victimes, il trébuche et fait des erreurs. Il ne court pas aussi vite que Bruny Surin et n'apparaît pas soudainement à un endroit impossible d'accès. Ça paraît que ce n'est pas un zombie ou quelque chose comme ça, c'est vraiment un être humain, un peu bizarre d'accord, mais un être humain quand même. Le plus gros problème avec le tueur, c'est qu'on ne se pose jamais vraiment de questions sur son identité. On ne se sent pas complètement embarqué avec comme seul et unique but de découvrir qui c'est. Bien sûr, à la fin, c'était assez inatendu mais ce n'est pas le genre de fin à me jeter par terre.Un autre petit problème avec le film, les scènes de meutre et de poursuite deviennent quelque peu répétitives après un petit moment. Elles se résument, pour la plupart de cette façon : le tueur surprend la personne, court un peu, trébuche, la personne se cache quelque part, se fait trouver, court encore, se fait tuer ou se sauve définitivement. Au bout de 5-6 personnages d'éliminés, on espère qu'il sera plus original pour les prochains. 

En ce qui concerne les acteurs, ils sont, pour la plupart, plutôt convaincants. Neve Campbell s'occupe bien de son rôle, qui est quand même le rôle principal. Skeet Ulrich était particulièrement bon, on le sentait vraiment dans la peau de son personnage, mais à certains moments, on avait l'impression qu'il ne servait qu'à servir de suspect potentiel. Il a toujours l'air mystérieux, on dirait toujours qu'il cache une partie de la vérité. Courteney Cox était plutôt comique et j'avais vraiment le goût de lui rentrer son maudit livre dans la bouche bien profondément. David Arquette était pas mal, mais je me demande encore vraiment ce que son personnage est sensé être. Il a l'air à moitié retardé mais presque intelligent en même temps. Jamie Kennedy jouait le rôle de mon personnage préféré, je ne suis quand même pas pour dire qu'il est mauvais! Il est parfait dans le rôle du craqué de films et c'est lui qui m'a le plus fait rire pour toute la durée du film. 

MOMENTS À NE PAS MANQUER
La scène d'ouverture, dans laquelle on peut voir, en plus du meurtre de Drew Barrymore, une scène insoutenable de sac de popcorn qui brûle. J'en suis encore troublé. 

*** 

La citation qui fait le plus de sens de toute la durée du film, dite par le meurtrier au téléphone : 
"Never say who's there? Don't you watch scary movies? It's a death wish. You might as well come out to investigate a strange noise or something." 

*** 

La leçon de Randy sur "comment survivre dans un film d'horreur", dans laquelle on se rend compte pourquoi toutes les personnes qui se sont fait tuées avant se sont faites avoir. 

COTE DE LA BELETTE

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La Belette Enragée 2003