"Ever wanted to be someone else? Now you can."


Catégorie
Comédie
Auteur
Charlie Kaufman
Réalisateur
Spike Jonze
Producteurs
Steve Golin
Vincent Landay
Sandy Stern
Michael Stipe
Durée
112 minutes
Compagnie de production
Propaganda Films
Année de sortie
1999
Classement

Site officiel
Bande-annonce

Acteurs
-John Cusack      -Cameron Diaz     -Catherine Keener  -John Malkovich   -Orson Bean
(Craig Schwartz)  (Lotte Schwartz)  (Maxine)           (John Malkovich)  (Dr. Lester)
RÉSUMÉ DU FILM
Craig Schwartz est un marionnettiste, dont le seul but est de créer son propre spectacle de marionnettes. Malheureusement, il n'a pas assez de fonds pour réaliser son rêve. Par contre, à force de manipuler les fils de sa marionnettes, il a développé une habileté et une rapidité exceptionnelle des mains, ce qui l'aidera à être engagé en tant que classeur dans un immeuble à bureau. Un jour qu'il vaquait à ses occupations, il découvre un passage secret dans son bureau qui le mène directement dans la tête de l'acteur américain John Malkovich. Avec l'aide de sa compagne de travail qui le déteste, il commercialisera le passage et se fera plein d'argent jusqu'au moment où John Malkovich lui-même se rendra compte que n'importe qui peut se promener dans sa tête. 

APPRÉCIATION
Le point de départ de ce film est complètement ridicule. Avec en plus l'univers vraiment invraisemblable, ce film aurait facilement pu être une comédie stupide remplie de gags faciles. Heureusement il ne prend pas cette direction et se révèle bien plus profond que ce que l'on pourrait penser. Il est rempli de symboles et de métaphores d'un bout à l'autre. Par exemple, Craig est un marionnettiste, il "contrôle" des pantins, et ensuite, il va dans la tête de John Malkovich et le "contrôle" lui aussi, de la même façon qu'avec ses marionnettes. Autre exemple, Craig travaille à l'étage 7 1/2 d'un immeuble. Selon la Bible, Dieu ne nous contrôlera jamais. Le chiffre 7 est souvent associé à Dieu, ce qui signifie que ceux qui vont dans la tête de l'acteur vont plus loin que Dieu. Profond... 

Un autre aspect intéressant du film est la façon avec laquelle il jongle entre l'invraisemblance et le réalisme. On a ici droit à plusieurs trouvailles toutes plus ridicules les unes que les autres, mais traitées avec sérieux. Pour expliquer l'existence de l'étage 7 1/2, on nous montre un documentaire mettant en vedette un nain qui se plaint de la hauteur des plafonds. La femme de Craig travaille dans une animalerie et garde un singe à la maison qui dort à côté d'elle pendant que Craig dort sur le divan. Et je ne parlerai pas de l'homme de 105 ans qui réussit à rester en vie grâce à tout le jus de carotte qu'il ingurgite et qui doit pisser orange à toutes les 15 minutes. 

On pourrait croire que les personnages du film sont étouffés par toutes les stupidités qui s'y passent et qu'ils sont aussi développés qu'un film Kodak tout juste sorti de sa boîte. Vous vous trompez encore. D'après moi, l'histoire n'est en fait qu'un prétexte pour pouvoir explorer davantage la psychologie des personnages, surtout leur côté noir. D'ailleurs, pendant toute la durée du film, on se demandera qui sont les personnages qui devraient avoir notre sympathie et lesquels on devrait détester. Dès le début, on se rend compte que Maxine est très agréable à haïr. Mais à certains moments, on se rend compte qu'elle n'est pas si chienne que ça et que finalement, c'est plutôt Lotte, la femme de Craig, qui est la vraie méchante, mais après on se rendra compte que ce n'est plus vraiment vrai, etc. La relation entre Maxine et Lotte est d'ailleurs très ambigüe. On ne sait jamais trop ce qu'elles éprouvent l'une pour l'autre, et on se demandera plus d'une fois comment ça se fait que Lotte se soit mariée avec un homme. 

Du côté des acteurs, ils sont tous vraiment excellents. John Cusack a vrament l'air dérangé, et sa coupe de cheveux y est sûrement pour quelque chose. Pour une fois, Cameron Diaz ne joue pas une belle blonde niaiseuse, mais une fille qui s'habille en pantalons de jogging avec une touffe de cheveux assez monumentale. John Malkovich se joue lui-même, alors ça n'a pas dû être trop difficile à faire, malgré que je doute fortement qu'il soit comme ça dans la vraie vie. J'ai vraiment aimé détester Catherine Keener et c'est pour ça qu'elle était là. 

MOMENTS À NE PAS MANQUER
La poursuite confrontant Maxine et Lotte dans le subconscient de John Malkovich. C'est fort probablement le meilleur moment du film et c'est à ce moment qu'on comprend tout le génie de Spike Jonze. 

*** 

La scène où John Malkovich va dans son propre esprit. Il se retrouve dans un restaurant où tout le monde a sa tête, lorsque les gens parlent, ils ne disent que "Malkovich" et sur tout le menu, il est écrit seulement plusieurs fois "Malkovich". J'avoue qu'il falait y penser. 

*** 

La meilleure citation du film : Craig est en pleine entrevue pour être engagé en tant que classeur : 
Le patron : Which of these two letters come in first, this one or this one? 
Craig : The symbol at the right is not a letter, sir. 
Le patron : Damn, you're good! 

*** 

Vous êtes vous déjà demandé ce à quoi pensent les singes. Maintenant, vous le savez.

COTE DE LA BELETTE

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La Belette Enragée 2003