http://www.jura.ch/lcp/cours/mytho/proserpine.html Persefonh          L'enlèvement de Proserpine par Pluton Dans le partage du monde, Pluton avait obtenu les Enfers, royaume des morts. Son char était attelé de quatre chevaux fringants et plus noirs que l'ébène. Il possédait un gardien sûr et fidèle, un incorruptible chien à trois tête du nom de Cérbère. A cause de la tristesse de son empire, aucune déesse ne consentait à partager sa couronne. C'est pourquoi il résolut d'enlever Proserpine. Ce jour-là, Pluton donne l'ordre d'atteler son quadrige et se rend dans les campagnes de Sicile où folâtrent de délicieuses nymphes. Elles s'en font des couronnes, des ceintures; elles garnissent leurs robes de crocus, de glaïeuls, de jacinthes. Il s'arrête et s'approche d'elles. Les nymphes épouvantées gagnent les bois voisins dans une fuite éperdue et disparaissent sous les arbres. Une seule, la plus belle, s'était écartée de ses compagnes. Elle allait cueillir un narcisse quand elle se sentie saisie et emportée; pour défense, elle n'avait, hélas! que ses larmes et ses gémissements. Elle finit par s'évanouir dans les bras de son lâche ravisseur. En reprenant ses sens, elle comprit avec effroi, qu'elle, Proserpine, la fille préférée de Cérès, était devenue l'épouse de Pluton et souveraine du royaume des morts! Cependant ses cris avaient été perçus par sa mère, sa mère qu'elle n'avait jamais quittée, sa mère qu'elle adorait. Cérès demande à tous et à chacun ce qu'est devenue sa fille chérie. Où est-elle? Que s'est-il passer? Personne n'a rien vu. Elle allume en vain des flambeaux sur le mont Etna pour chercher son enfant nuit et jour. Par bonheur, sur son chemin, une douce source, Aréthuse, bien que silencieuse, n'est pas aveugle. Elle a vu passer le terrible char aux quatre chevaux d'ébène. Elle l'a vu conduit par Pluton, enlaçant une vierge évanouie. Ils se sont engagés dans la sombre demeure. Cérès éplorée va se jeter aux pieds de son frère, le tout puissant Jupiter et lui réclame sa fille. Celui-ci l'écoute avec intérêt et bienveillance, et lui propose une transaction. Proserpine passera la moitié de l'année avec sa mère et l'autre moitié avec son mari Les Naïades (en grec «jeunes femmes», «mariées»). Esprits féminins d'origine divine ou semi-divine - en général filles de Zeus -, qui passaient chez les Grecs pour habiter dans des lieux naturels précis; elles furent peut-être, à l'origine, des déesses locales de la nature. Elles étaient considérées comme immortelles, ou du moins, pouvant vivre très longtemps (Plutarque disait que leur durée de vie moyenne était de 9620 ans), tout en restant toujours jeunes et belles. Le nom générique «nymphe» s'applique à de nombreuses divinités féminines mineures. Elles étaient généralement associées aux notions de fécondité, de croissance, aux arbres comme à l'eau. On les distinguait suivant le domaine de la nature auquel elles appartenaient. Les Océanides, par exemple, étaient les nymphes de la mer; les Néréides habitaient également l'eau saline et l'eau fraîche; les Naïades présidaient aux sources, aux rivières et aux lacs; les Dryades et les Hamadryades aux forêts et aux arbres. L'Italie avait ses propres divinités des sources et des ruisseaux, ses déesses aquatiques, appelées lymphae, qui tendirent à se confondre avec les nymphes grecques Référence Littéraire Quo dum Proserpina luco ludit et aut violas aut candida lilia carpit, dumque puellari studio calathosque sinumque inplet et aequales certat superare legendo, paene simul visa est dilectaque raptaque Diti: usque adeo est properatus amor dea territa maesto et matrem et comites, sed matrem saepius, ore clamat. et ut summa vestem laniarat ab ora, collecti flores tunicis cecidere remissis. tantaque simplicitas puerilibus affuit annis: haec quoque virgineum movit iactura dolorem. raptor agit currus et nomine quemque vocando exhortatur equos, quorum per colla iubasque excutit obscura tinctas ferrugine habenas. Tandis que, dans ce bois joue Proserpine, qu'elle y cueille des violettes ou des lis blancs, tandis que, avec tout le zèle d'une jeune fille, elle en emplit des corbeilles et les plis de sa robe, qu'elle s'efforce de l'emporter sur ses compagnes dans sa cueillette, presque en un même elle fut aperçue, aimée et enlevée par Pluton; telle est la promptitude de l'amour. la déesse, effrayée, appelle avec des cris désespérés sa mères et ses compagnes, mais plus souvent sa mère, et comme elle avait déchiré sa robe depuis le col, les fleurs cueilliestombèrent de sa tunique dénouée.Et, si grande était l'ingénuité de ses années enfantines, que cette perte aussi chagrina son âme virginale. Le ravisseur pousse son char, excite ses chevaux qu'il interpelle chacun par son nom; sur leurs cous et leurs crinières, il secoue les rênes teintent de sombre rouille. Ov, M, V, 346-384 : Vasta giganteis ingesta est insula membris Trinacris et magnis subiectum molibus urguet aetherias ausum sperare Typhoea sedes. nititur ille quidem pugnatque resurgere saepe, dextra sed Ausonio manus est subiecta Peloro, laeva, Pachyne, tibi, Lilybaeo crura premuntur degravat Aetna caput, sub qua resupinus harenas eiectat flammamque ferox vomit ore Typhoeus. saepe remoliri luctatur pondera terrae oppidaque et magnos devolvere corpore montes: inde tremit tellus, et rex pavet ipse silentum, ne pateat latoque solum retegatur hiatu inmissusque dies trepidantes terreat umbras. hanc metuens cladem tenebrosa sede tyrannus exierat curruque atrorum vectus equorum ambibat Siculae cautus fundamina terrae. L'île immense de Trinacrie a été jetée sur les membres d'un géant; elle couvre, l'écrasant de son poids énorme, Typhée, qui avait osé aspirer au céleste séjour. Il s'efforce souvent de se défaire des montagnes qui se dressent sur son corps; alors la terre tremble, lui-même le roi des morts silencieux craint que le sol ne se déchire, qu'une large fissure n'en découvre les profondeurs et que le jour, pénétrant jusque-là, ne vienne épouvanter les ombres frémissantes. La peur de ce désastre avait fait sortir de sa ténébreuse demeure le souverain des Enfers; monté sur son char, que traînaient de noirs coursiers, il parcourait, attentif, les fondements de la Sicile. Virg, En., VII, 324-329 Luctificam Allecto dirarum ab sede dearum Infernisque ciet tenebris, cui trisitia bella Iraeque insidiaeque et crimina noxia cordi. Odit et ipse pater Pluton, odere sorores Tartareae monstrum; tot sese vertit in ora, Tam saevae facies, tot pullulat atracolubris! Sur ces mots, terrible, elle a gagné la terre; du séjour des sinistres déesses, des ténèbres infernales elle fait monter Allecto, ouvrière de deuils, celle qui n'a coeur qu'aux sombres guerres, colères, surprises traîtresses, calomnies meurtrières. Monstre détesté même de son père Pluton, détesté de ses soeurs tartaréennes, tant elle sait prendre de visages, si redoutables sont ses aspects, si nombreux les serpents qu'engendre sa noirceur. Hor., O., 1, 4, 17 pallida Mors aequo pulsat pede pauperum tabernas regnumque turres. o beate Sesti, vitae summa brvis spem nos vetat incohare longam. iam te premet nox fabulaeque Manes et domus exilis Plutonia; quo simul mearis, nec regna vini sortiere talis, nec tenerum Lycidan mirabere, quo calet iuventus nunc omnis et mox virgines tepedunt. La pâle Mort heurte d'un pied égal les échoppes des pauvres et les tours des rois. O bienheureux Sestius, la brièvetéde la vie nous interdit les longs espoirs. Bientôt te presseront la Nuit, les Mânes, ces visions, la fantômale demeure de Pluton. Quand tu y auras abordé, tu ne tireras plus aux dés la royauté du vin, tu n'admireras plus le gentil Lycidas, dont aujourd'hui raffolent tous les jeunes gens, pour qui demain les jeunes filles brûleront d'amour. Références littéraires Ovide, Fasti, III, 835 sqq : Caelius ex alto qua mons descendit in aequum, hic,ubi non plana est, sed prope plana via, parva licet videas Captae delubra Minervae, quae dea natali coepit habere suo. nominis in dubio causa est. capitale vocamus ingenium sollers: ingeniosa dea est. A l'endroit où la pente du mont Caelius finit en terrain plat, là où, sans l'être tout à fait, la rue est presque plane, on peut voir le sanctuaire de Minerve Capta, dont la déesse s'est assuré la posssession le jour de son anniversaire. L'origine de son nom est incertaine. Nous appelons Capitale un esprit supérieur: la déesse est douée de cet esprit. Juvenal, Satura, X, 115 sqq : Eloquium, aut famam Demosthenis aut Ciceronis incipit optare et totis quinquatribus optat quisquis adhuc uno parcam colit asse Mineruam, quem sequitur custos angustae uernula capsae. eloquio sed uterque perit orator, utrumque argus et exundans leto dedit ingenii fons. Un autre Demosthene, un Cicéron nouveau! Voilà, pendant les jours consacrés à Minerve Le voeu que dans l'ardeur de sa naissante verve A sa petite image adresse en triomphant Ce marmot d'écolier qui d'un esclave enfant Chargé de lui porter sa casquette et son livre, Pour courir chez son maitre, en chemin se fait suivre. Virg., B., VI, 52-60 : A! virgo infelix, tu nunc in montibus erras: ille, latus niveum molli fultus hyacintho, ilice sub nigra pallentis ruminat herbas, aut aliquam in magno sequitur grege. «Claudite Nymphae, Dictaeae Nymphae, nemorum jam claudite saltus, si qua forte ferant oculis sese obvia nostris errabunda bovis vestigia: forsitan illum aut herba captum viridi aut armenta secutum perducant aliquae stabula ad Cortynia vaccae. » Ah! vierge infortunée, tu erres maintenant sur les montagnes; et lui, de son flanc neigeux pressant la moelleuse hyacinthe, sous une yeuse noire, il rumine des herbes claires ou suit quelque génisse dans un grand troupeau. «Fermez, Nymphes, Nymphes de Dicté, fermez tout de suite les clairières du bocage, pour le cas où nos regards tomberaient sur les traces du taureau vagabond; peut-être, si l'herbe verte l'a séduit ou s'il a suivi un troupeau, se laissera-t-il amener par quelques génisses jusqu'aux étables de Gortynes. » Virg., En., VIII, 71-73 : «Nymphae, Laurentes nymphae, genus amnibus undest, tuque, o Thybri tuo genitor cum flumine sancto, accipite Aenean et tandem arcete periclis.» «Nymphes, Nymphes des Laurentes, qui donnez naissance aux fleuves, et toi, Ô Tibre, leur père, toi et ton fleuve sacré, recevez Enée, écartez enfin de lui les périls. » http://crdp.ac-amiens.fr/crdp/chantilly/pages/Proserpine/DIV_1_Proserpine.html PROSERPINE Proserpine est la fille de Jupiter et de Cérès. Elle est assimilée à Perséphone, fille de Zeus et de Déméter (divinité de la terre cultivée et surtout du blé). Pluton devint amoureux d'elle un jour où elle cueillait un narcisse (ou un lis) en compagnie de ses amies, les Nymphes. La terre s'ouvrit, Pluton apparut et l'entraîna dans les Enfers où il en fit sa compagne. Cérès parcourut la terre à la recherche de sa fille jusqu'au moment au Jupiter décida que la jeune femme serait rendue à sa mère durant la moitié de l'année et qu'elle passerait l'autre moitié de l'année dans le monde souterrain. C'est ainsi que les anciens expliquaient l'alternance des saisons http://fr.encyclopedia.yahoo.com/articles/p/p0008219_p0.html Proserpine  Références Légende ------------------------------------------------------------------------   en latin Proserpina Déesse agraire romaine, fille de Cérès, épouse de Pluton.   Proserpine, déesse romaine, mais d'origine probablement étrusque, fut très tôt identifiée à la Perséphone grecque, fille de Déméter et déesse des Enfers. Autour d'elle s'articulait un mythe important de la végétation et de l'alternance des saisons. Pluton avait ravi la jeune-fille et l'avait emmenée aux Enfers, où il la fit reine. Cérès parcourut alors le monde à la recherche de sa fille, et la terre desséchée ne produisait plus rien. Pluton céda, et Proserpine passa désormais six mois sur terre et six mois aux Enfers.     Elle est représentée une torche à la main, un coq auprès d'elle, entourée de cyprès et d'asphodèles. Elle est souvent associée à sa mère Cérès http://grenier2clio.free.fr/grec/persephone.htm Foto de la délivrance € Annuaires € Auteurs & personnages € Chronologies € Dictionnaire hébraïque € Dictionnaire Occulta € Sigles et acronymes € Articles € Dossiers € Entrevues € Livres (extraits) € Livres (fiches de lecture) € Livres (présentations) € Livres en ligne € Poésie € Prières € Textes inspirants € Ateliers / Séminaires € Conférences € Contacts € Emploi € Recherche livres et docs € Forums € Catalogue Archè € Catalogue Arma Artis € Catalogue Cariscript € Catalogue Editions de la Promesse € Catalogue Ivoire-Clair € Catalogue J'ai Lu € Catalogue La Nef de Salomon € Catalogue Le Mercure Dauphinois € Institut Eléazar (Martinisme) € Librairie 'L'Etoile du Mage' € Librairie 'Le Grand Chêne' € Revue 'L'Initiation' € Revue 'Renaissance Traditionnelle' € Ajouter aux favoris € E-mail € Infos éditeur € Plan du site € Retour accueil       Proserpine / Perséphone / Corè (Mythologie) Sommaire des entrées P. COMMELIN       Fille de Cérès et de Jupiter, Proserpine fut enlevée par Pluton, un jour qu'elle cueillait des fleurs, et malgré la résistance opiniâtre de Cyané, sa compagne. Cérès, accablée de chagrin à la perte de sa fille, et revenue de ses longs voyages à travers le monde sans avoir de ses nouvelles, apprit enfin par Aréthuse, ou par la nymphe, le nom du ravisseur. Indignée, elle demanda que Jupiter la fît revenir des Enfers -- ce que le dieu lui accorda, pourvu toutefois qu'elle n'y eût encore rien mangé. Ascalaphe, fils de l'Achéron et officier de Pluton, rapporta qu'il l'avait vue manger six pépins de grenade depuis son entrée dans les sombres demeures. En conséquence, Proserpine fut condamnée à rester dans les Enfers en qualité d'épouse de Pluton et de reine de l'empire des Ombres.       Selon d'autres, Cérès obtint de Jupiter que Proserpine passerait six mois de l'année avec sa mère. La scène de l'enlèvement de cette déesse par Pluton est placée en divers lieux, par les uns en Sicile, au pied du mont Etna, par d'autres en Attique, en Thrace, en Ionie. Quelques-uns ont choisi pour le lieu de la scène une forêt près de Mégare, que la tradition fit regarder comme sacrée. Orphée dit, au contraire, que la déesse fut conduite sur la mer par son redoutable amant qui disparut au milieu des ondes. Dans cette fable, certains mythologues ont cru voir l'emblème de la germination.       On croyait communément que personne ne pouvait mourir sans que Proserpine, par elle-même, ou par le ministère d'Atropos, lui eût coupé un cheveu fatal auquel la vie était attachée.       C'est en Sicile que le culte de cette déesse était le plus solennel, et les Siciliens ne pouvaient assurer la fidélité de leurs promesses par un serment plus fort qu'en jurant par Proserpine. Dans les funérailles, on se frappait la poitrine en son honneur ; les amis, les serviteurs du mort se coupaient parfois les cheveux et les jetaient dans le bûcher funèbre pour fléchir cette divinité. On lui immolait des génisses stériles. Les Arcadiens lui avaient consacré un temple sous le nom de Conservatrice, parce qu'ils l'invoquaient pour retrouver les objets perdus.       Cette déesse est ordinairement représentée à côté de son époux, sur un trône d'ébène, et portant un flambeau qui jette une flamme mêlée d'une fumée noirâtre. Dans la scène du rapt, elle paraît évanouie sur le char qui doit la transporter aux Enfers. Le pavot est son attribut ordinaire. Si parfois on lui met dans la main droite un bouquet de narcisse, c'est parce que, dit-on, elle était occupée à cueillir cette fleur printanière quand elle fut surprise et enlevée par Pluton.       On lui donnait en grec le nom de Corè, c'est-à-dire "la jeune fille", parce qu'on supposait que la reine de l'empire des Morts ne devait pas avoir d'enfant, ou parce qu'elle n'était encore qu'une adolescente quand elle descendit aux Enfers. Elle eut cependant un fils de Jupiter qui se fit aimer d'elle sous la forme d'un serpent. Ce fils, nommé Sabasius, était d'une habileté remarquable ; ce fut lui qui sut coudre Bacchus dans la cuisse de son père.       Proserpine et Pluton n'étaient pas toujours et partout considérés comme des divinités infernales. Certains peuples, qui se livraient surtout à l'agriculture, les honoraient comme les divinités mystérieuses de la fécondation de la terre, et ne commençaient les semailles qu'après leur avoir fait des sacrifices.  P. Commelin, Mythologie grecque et romaine, pp. 225-227. © 2000-2003  France-Spiritualités Tous droits réservés - Reproduction intégrale ou partielle interdite ww.france-spiritualites.com/POccultaProserpine.htm