‘Au-delà de
nos perceptions, et que seul notre esprit peut atteindre, il y a encore tout
l’univers réel à découvrir’
Tout ce que
nous croyons savoir sur l’univers concerne en fait notre rapport avec
l’univers, et non l’univers en lui-même. Ainsi, la vraie nature de l’univers se
trouve dans sa métaphysique. Tout ce
que l’univers est vraiment, nous ne le percevrons jamais. Nous devrons le
deviner, le déduire. La perception produit de l’information partagée,
c’est-à-dire de l’information qui en dit autant sur nous-même que sur ce que
nous regardons. Par exemple, quand nous voyons le spectre rouge vert bleu
produit par la lumière traversant un prisme nous obtenons des informations à la
fois sur le fonctionnement du prisme par rapport à la lumière ainsi que sur les
qualités mêmes de notre observation. L’information sur le phénomène même est :
la lumière est dispersée par un prisme. L’information sur nous-même est : je
perçois cette lumière; les trois couleurs rouge vert bleu ne correspondent
qu’aux trois sortes de récepteurs dans mon œil, les limites du spectre ne sont
en fait que mes limites de réception. Il y plus d’information sur l’observateur
qu’il y en a sur l’observation! Vous voyez qu’à ce chapitre, nous en sommes
plus ou moins encore comme des poissons qui n’ont pas encore découvert qu’ils
nagent dans l’eau. Alors, ce que nous allons chercher à détacher de notre
connaissance et perception est l’information propre à l’univers. L’univers a
une existence propre et une évolution propre, spontanée et indépendante de
nous. ( Il a commencé bien avant nous) C’est cette ontologie que nous allons
rechercher dans les deux concepts nécessaires à une compréhension logique; la
substance qui le compose et la cause qui en motive l’évolution spontanée.
Ce
travaille commence par un nettoyage et une interprétation de nos sens,
dimensions etc.
Commençons
par le concept d’espace. Est-il ontologiquement vrai! C’est à dire, est-ce que
l’espace existe en dehors de notre perception et compréhension? Nos idées
modernes là-dessus se regroupent sous les termes ou modèles
"d’espace-temps". Les divers modèles d'espace-temps proviennent tous
d'une même constatation au départ: il y a une vitesse limite dans l'univers.
Première conséquence; il y a toujours un peu de temps entre deux points
hypothétiques. Donc, un instant dans le temps, qui serait défini comme un
ensemble de points hypothétiques tous au même moment n'est qu'un infime... et
unique point. Tout ce qui peut avoir valeur d’un moment n’est qu’un point
infinitésimal. Tous les autres points sont séparés dans le temps.. Ainsi, un
moment dans le temps est vraiment trop petit pour contenir toutes les parties
d'un objet dans le même instant; trop petit pour contenir une planète, une
personne, un atome ou une particule sub-atomique, et certainement pas un mètre
étalon. Voilà! Dans notre réalité, va
pour le concept d’espace. Mais dans l'univers réel que décrit nos
connaissances.. Il n'y a pas d'espace! Oubliez ça! Ainsi trop de gens
s'attachent au modèle d'espace-temps et manquent complètement ce que la
constatation de départ pour ce modèle avait comme signification. Que reste-il?
Le temps bien sûr! Mais pas ce temps qui nous est familier.
Commençons
par une petite expérience. Je me trouve dehors le soir au coucher du soleil.
Dans le même champ visuel je vois une étoile que je sais être à des millions
d’années lumière, le soleil qui se
trouve à environ 8 minutes lumière et la lune à environ une demi-seconde
lumière. Tous ces objets ne sont pas au même moment que moi, et ne sont pas au
même moment entre eux. ( Cette petite expérience est aussi vraie pour tout ce
qui nous entoure.) Pourtant je les vois tous au 'même moment', dans le même
champ visuel. Ce qui défini ce moment d’observation est en fait la coïncidence
des signaux perçus. Toutes les choses sont situées à quelques distances dans le
temps de nous. Notre perception intègre leurs informations en une seule
coïncidence, comme le fait une plaque photographique. Et ce, par ce que nous
sommes lents. Si nous étions parfaits, donc infiniment rapide, nous percevrions
chaque photon individuellement et ne pourrions jamais nous faire une image de
notre environnement. Percevoir est littéralement notre point de vue. Bien sûr,
même en notre absence, ces signaux se croiseraient en cet endroit ou je peu
placer mon œil pour voir. Mais c’est justement de cette façon que nous
percevons les choses; d’un point de vue ponctuel. Nous voyons et pensons
ainsi. L’espace dans notre réalité est
formé par la perception en coïncidence ponctuelle des signaux qui nous
entourent. Dans l’univers réel et métaphysique ou nous n'avons pas ce point de
vue, il n’y a pas d’espace! Croire en une ontologie pour un ‘objet’ ou pour
l’espace c’est croire en l’instantanéité de tous les points qui le composent!
C’est seulement dans les sens et dans la tête que l’espace existe!
Et que dire
du temps perçu? Et bien nous créons l’espace par la coïncidence de
l’information. À l'intérieur de cet espace nous créons le temps par la
perception d'une non-coïncidence de certains signaux. On comprend dès lors que
la création de l’espace est antérieure ET nécessaire à la création du temps.
D’accord! Ici dans le contexte d’entités conscientes (nous ne sommes pas des
appareils photo..) Cet espace peut tout
aussi bien être n’importe lequel de nos sens. Une personne aveugle perçoit le
temps car elle se crée un espace sensoriel à l’intérieur duquel le changement
ou non-coïncidence laissera entrevoir le passage du temps. Les exemples
d’expériences sans ‘expérience’ (cuves
de flottaison, Michel Siffre –Hors du temps- etc.) abondent dans ce sens.
Et voilà
notre réalité. Nous la fabriquons par notre point de vue qui regroupe nos sens
et notre intellect à l’aide de fonctions lentes et intégrantes. Connaissant
maintenant la portée de nos sens et la valeur ontologique de l’espace et du
temps perçus, nous pouvons préciser l’ontologie de l’univers en soustrayant ces
mêmes perceptions du tableau d’ensemble. De tout ce discours, il ne demeure que
ce temps qui sépare tous les points hypothétiques. Un temps qui dans une
certaine mesure doit avoir une valeur ontologique; c'est tout ce qui reste! De
tout ce grand vide cosmique, du VACUUM, il ne reste que ce temps. Au départ,
c'est une quantité énorme.
Au chapitre
3, nous allons nous attaquer au
phénomène de la gravitation, dont l'analyse va nous permettre d'expliquer la
forme et la place du temps dans l’univers. Ce simple phénomène spontané résume
l’essentiel de cet univers spontané. Après cela, nous aurons accès à une
substance et une cause. Le travail fait jusqu’à présent consistait à réduire le
nombre de variables en identifiant ces mêmes variables qui sont dues à notre seule perception, construction et conception
des choses.
Ce qui suit
demande au lecteur une certaine connaissance des théories de la relativité
générale et de la mécanique quantique. Autrement, certains énoncés devront être
acceptés tel quel, pour le moment. Ces théories comportent des équations et
concepts associés au-delà desquels nous allons déduire la signification
métaphysique. Par métaphysique j’entends ces choses auxquelles la valeur a été
acquise par la logique, mais dont l’ontologie échappe à la science pour la
raison qui suit. Les modèles présentés par la science sont toujours en rapport
avec la présence de l’observateur et avec ces variables et dimensions que nous
avons éliminées dans les deux premiers chapitres. De ces modèles il faudra
extraire logiquement l’ontologie résiduelle. Ce trajet de notre réalité à
l’univers réel est possible par ce qu’aucune raison n’empêche les mêmes règles
de logique de s’appliquer dans les deux cas. Par définition, l’univers réel est
métaphysique et notre seul accès à lui sera par cette logique commune. Cet
univers réel, nous devrons donc le déduire à partir de ce que nous avons appris
dans notre réalité. Rappelons enfin qu’au niveau de ce troisième chapitre,
l’ontologie du vide ne contient que le temps dans une forme encore non
caractérisée. Il nous reviendra donc de faire bien attention et d’interpréter les phénomènes en terme de
temps.
Commençons
par une expérience bien simple. Je me trouve à la surface de la terre, donc
comme tout le monde, dans son champ gravitationnel. Je tiens à la main une pomme que je lâche soudain. Cette pomme
tombe, mais je la rattrape au vol, avant qu’elle ne touche le sol. La pomme se
déplace d’elle-même vers le sol. Cela est spontané, mais ce n’est pas une ‘certitude’
car je peu l’empêcher de tomber. On dira que la position de la pomme est plus
probable vers le sol. Cette probabilité laissée à elle-même donne le mouvement
et son action cumulative donne l’accélération qui est bien connue. Maintenant,
cette probabilité s’applique tout aussi bien à la moitié de la pomme ou au
quart, au millième … Prenons donc une seule particule de cette pomme; proton,
neutron, électron ou x, au choix. Nous tenons donc un aspect des plus simple au
sujet de ce phénomène; une particule avec une probabilité de position. Voilà
justement un modèle propre à la mécanique quantique (MQ.) En MQ, l’on
représente les particules par de petits nuages de probabilité qui décrivent
l’incertitude qui entoure leur position. Cette incertitude a plusieurs causes;
le grand niveau d’agitation de la particule, notre propre influence dans
l’observation et une certaine règle d’incertitude qui en limite la précision au
niveau des mesures. Nous devons admettre une valeur ontologique à ce nuage, et
ce, basé sur nos connaissances sur l’agitation thermique, entre autres le
mouvement brownien, et l’aspect particulaire de la matière reconnue dans les
liquides, gazes et solides. Alors prenons cette particule dispersée selon ce
petit nuage de probabilité, et mettons-la de côté pour l’instant.
Portons
maintenant notre attention sur ce champ gravitationnel. De par la relativité générale (RG) il nous a
été prédit et démontré que le temps
ralentit dans un champ gravitationnel. Ceci est pour le moment présenté comme
une observation circonstancielle. Par là je veux dire que cette relation n’a
pas été présentée dans un rapport de cause à effet ou nous avons dis que la
gravitation ralentie le passage du temps. Par contre ce ralentissement du temps
est proportionnel à la force du champ gravitationnelle que l’on sait décroître
en s’éloignant de la terre. Ainsi, nous en déduisons sur cette base, et sur
celle d’une ontologie résiduelle du vide comparable à une forme de temps
décrite plus haut, qu’il existe une variation verticale dans la taux du passage
du temps en s’éloignant du sol. Ce gradient de taux de passage du temps s’étale
avec un taux qui augmente au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la terre.
Qu’arrive-t-il donc quand nous y mettons notre petit nuage de probabilité?
Commençons par souligner que la forme du
nuage de probabilité de cette particule est, en l’absence de force extérieure,
de forme sphérique. Ceci est dût au fait que la particule dans son agitation
passe un temps à peu près égale dans toutes les directions autour d’une
position moyenne centrale. On voit ici que cette distribution des probabilités
autour de ce centre est fonction du temps et par conséquent, taux du passage du
temps.
Si nous
plaçons cette particule dans un gradient de passage du temps, comme il s’en
trouve un associé au champ gravitationnel, son nuage de probabilité subira une
redistribution proportionnelle. Le temps passant plus lentement vers le bas la
particule y passera effectivement plus de temps. Cette nouvelle distribution
déplacera la position centrale moyenne vers le bas et ainsi de suite. Mouvement
et accélération s’en suivent.
On peut
affirmer qu’à ce niveau de l’explication, le mécanisme est tout simplement
logique. Comme nous parlons d’ontologie, nous pouvons ainsi affirmer que la
probabilité d’existence est toujours plus grande en direction du bas du
gradient, simplement parce que les choses y séjournent plus longtemps! Le mot
clé ici est ‘existence’. Pour être sujet à l’effet du gradient de taux de
passage du temps il suffit seulement d’exister. Et de même, on observe que la
gravitation affecte toute chose qui existe sans distinction et dans la même
proportion. L’expérience de Galilée est claire à ce sujet. C’est la qualité
d’existence par rapport au temps qui est égale dans l’accélération identique
des corps malgré leur masses différentes. Ce que cette analyse tend à démontrer
est que l‘existence est en quelque sorte quantitative et que cette quantité est
fonction du passage du temp’. Il n’est pas déraisonnable d’affirmer qu’un objet
qui réside pour 10 minutes à un endroit y aura existé deux fois plus qu’à un
autre endroit ou il ne sera demeuré que 5 minutes. Cette logique se veut
ontologique dans le sens ou cette différence, même non apparente à nos yeux,
peut l’être à notre entendement ainsi qu’à tous l’univers qui entoure et subit
l’influence de cet objet. Ceci rapproche ce concept d’existence à celui
d’influence universelle de Mach. Ici par contre, cette influence émane de
l’objet lui-même et non de l’univers qui l’entoure.
Alors, quel
est le rapport entre la gravitation et ce gradient de passage du temps? Le
gradient de passage du temps est l’état du vide, une structure temporelle
propre au voisinage d’une masse. La gravitation n’est que le phénomène par
lequel nous en faisons l’expérience. Mais si on insiste, le gradient est
responsable de la gravitation, car l’état précède l’expérience. Dans notre
réalité, l’état apparent coïncide et résulte de l’expérience. Ici, l’existence
ontologique de ce gradient fait qu’il est toujours là, même si on n’en fait pas
l’expérience. Cette chose qui existe et persiste indépendante de notre
expérience est la substance.
Nous nous
rapprochons du but visé. Nous avons une substance qui est le passage du temps
dans une forme qui n’est pas celle familière de tous. J’ajoute ici que la
nature du temps, même celui qui est perçu, est des passer; sa nature est
dynamique. Une montre ou une horloge est avant tout un détecteur de passage du
temps. Le fait d’y arrêter la mesure d’une durée de temps n’est que le
calibrage d’une convention que l’on peut ensuite étendre à un cadre de
référence restreint ou même à toute la planète comme cela est le cas avec le
système horaire international. Cette convention n’existe pas dans l’univers
réel car le temps y a son propre taux ou rythme en tous points, et une
indépendance bien que partielles, comme nous le verrons plus loin. Et quelle
est la cause du mouvement? Comme on l’a expliqué plus haut, le gradient de taux
de passage du temps est la cause qui fait que la probabilité d’existence des
choses n’est pas la même dans toutes les directions. Ainsi, la cause est
interne et inséparable de la substance car elle y est comme une variation de sa
nature même; la grandeur de ce taux du passage du temps.
La nature
du temps est de passer spontanément. On sait qu’on ne peut forcer le temps.
Ainsi, tous nos appareils de mesure du temps sont-ils basés sur le principe
d’un événement spontané; le sablier, le pendule, la relaxation du cristal de
quartz, la transition d’un niveau quantique du Krypton, etc. Tous ces appareils
sont le siège d’un événement spontané, une spontanéité que l’on juge
représentative du rythme du passage du temps là où l’appareil se trouve. On peut pour la forme ou en matière
d’approximation pratique étendre cette mesure à tout un cadre de référence, à
condition de respecter certaines limites contextuelles. Il est conceptuellement
faux de le faire, mais cette erreur dans la mesure ne paraît que dans des
contextes exceptionnels. Par exemple, cette erreur est entre apparut sous la
forme d’un retard observé sur la durée de l’orbite de la planète mercure, qui a
été expliqué par la RG.
Revoyons le
résultat du trajet parcouru. Nous avons réduit le nombre des variables en
éliminant celles dût à notre perception. Ce qui nous reste (ontologie
résiduelle) est un temps dont la forme est extraite logiquement des modèles de
la RG. La MQ nous a permis d’y introduire la notion de probabilité. L’analyse
de la gravitation à l’aide des concepts précédents nous a permis de décrire la
chute spontanée d’un corps comme le fait d’une probabilité d’existence non
uniforme, elle-même dût à une non-uniformité dans la taux du passage du temps,
prédite et observée. Jusqu’à maintenant, il n’y a que des règles de logique à
l’œuvre. Mieux encore! L’Explication logique se trouve à être également le
mécanisme par lequel la nature opère! Nous avons une substance et une cause
pour un phénomène simple mais fondamental dans l’univers.
J’aimerais souligner ici l’importance de la
nature dynamique d’une substance pour un traitement logique d’un univers
spontanée. Une substance dynamique peut dans sa propriété principale, la taux
du passage du temps, avoir plusieurs valeurs différentes, avoir des états
dynamiques différents comme l’accélération et la décélération, et autres
variations. Cela conduit à la possibilité d’une multitude d’espèces
ontologiques du passage du temps qui, étant toutes de même nature (monisme) ,
sont toutes compatibles et opérationnelles entre elles. Là on peut comprendre toute l’efficacité des
mathématiques. Tant que l’univers de la science n’est qu’un exercice de
comptabilité, la nature même de cette substance n’est que d’un intérêt
secondaire. L’usage dans une même équation de plusieurs variables différentes suggère
que nous savions déjà, ou tout au moins acceptons tacitement, que de façon
sous-jacente les entités ontologiques représentées par ces variables sont de
même nature donc logiquement opérationnelles. Ces entités peuvent être
additionnées ou retranchées lors du processus ou de l’événement observé. Par
contre, si on veut comprendre le fonctionnement de l’univers, l’identité et la
nature de cette substance doivent être révélée et comprise. Dès à présent, on
comprend qu’aux règles de logiques universelles du temps va s’ajouter une
composante de conservation des quantités, laquelle peut être déduite des règles
qui régissent logiquement l’existence et la non-existence.
Comment une
masse produit-elle un champ gravitationnel ?
Bien
évidemment, le concept de masse en est un propre à la mesure et à notre
réalité. Par contre, personne ne doutera sérieusement qu’à cette valeur de la
masse ne corresponde une certaine quantité ontologique résiduelle qui répond
également à des règles de conservation. À ce moment, nous devons prendre en
supposition ce qui sera démontré plus tard dans un autre essai. Cette
supposition, affirme que nous sommes en présence d’un monisme ontologique
complet. En d’autres mots, que tout est fait du passage du temps et des
nombreuses variations que son taux de passage peut emprunter.Il sera également
démontré que la lumière (les radiations électromagnétiques) tout comme la matière sont des entités
faites de diverses variations de passage du temps en juxtaposition.
La logique
qui s’applique ensuite est des plus simple. La matière sera ici considérée
comme étant composée d’une forme de variation du taux de passage du temps.
L’univers lui n’est fait que du passage du temps. Ainsi, lorsque l’on se trouve
en présence de matière en un endroit, celle-ci
remplace en partie le temps qui y passerait normalement. Ceci se produit
par la logique de non-contradiction. En cet endroit le passage du temps est ou
variation ou non-variation. La même substance au même endroit ne peut à la fois
avoir et ne pas avoir une certaine propriété. Ainsi, la matière en tant que
variation du taux de passage du temps se substitue au passage du temps
ordinaire. Le résultat observé est une diminution quantitative du passage du
temps émanent de cet endroit, d’où, un ralentissement observé dans un champ
gravitationnel. Cela constitue une substitution d’une espèce par une autre
espèce de même nature à l’intérieur d’un système monistique. On peut réfléchir
au fait qu’aucune règle de logique ne peut gérer une substitution entre deux identités
de nature différentes. Il est intéressant de souligner ici l’attraction
universelle réciproque de tout ce qui existe par le simple fait que ce qui
existe en remplaçant en partie le passage du temps, s’entoure du même fait
d’une plus grande probabilité d’existence pour toute autre chose qui existe
dans l’univers.
Comment
l’influence d’une masse se propage-t-elle à distance?
Il
semblerait que cette influence soit une propriété du passage du temps en ce que
le passage du temps en un point dépend du passage du temps autour de ce point.
Il faut tout d’abord rappeler que le passage du temps est une substance
dynamique et ontologiquement réelle. Comme la gravitation affecte toute chose
qui existe, ce passage du temps s’en trouve donc lui-même affectée. Ceci est
une nécessité dans le contexte d’une logique monistique. Cette influence n’est
donc ni plus ni moins que la transmission de proche en proche de cette plus
grande probabilité d’existence par le passage du temps. Il s’en trouve donc
que, parce que la substance ‘passage du temps’ se comporte comme un fluide dans
la transmission de proche en proche de cette influence, que la ‘gravitation’ ne
se propage pas nécessairement en ligne droite commme ce serait le cas dans un
système à trois corps célestes et plus.
Je choisis
la logique par ce que l’univers est logique. La logique c’est le comportement
normal et naturel des choses. En ce sens, l’univers est notre maître et
standard en matière de logique. Ainsi, on ne détermine pas que l’univers est
logique mais l’on reconnaît plutôt l’origine véritable de la logique.
Maintenant, l’univers étant logique, on doit admettre qu’il fonctionne selon
des règles simples de logique. Ainsi, la recherche d’une explication basée sur
un mécanisme logique est-il ce que l’on recherche au départ. Il ne devrait y
avoir qu’une seule explication logique et ontologique à un phénomène unique.
Par contre, il peut y avoir une multitudes de descriptions valides pour
l’unique et même phénomène, qui vont dépendre du point de vue ou des variable
choisies, etc. Comme cette logique universelle n’est pas que sur papier mais
bien dans le mécanisme fondamental de l’univers, on peut dire que son évolution
spontanée est partout et toujours la conséquence logique des conditions
pré-existantes. J’attribue l’apparente circularité de cet argument à la
symétrie ou réciprocité propre à la
logique.
Le présent
essai visait à donner une explication logique à divers phénomènes dont la
gravitation. Une réduction des variables à été produite en présentant la
différence entre l’univers réel et notre réalité et ensuite en éliminant ces
mêmes variables qui sont dues à notre perception. L’ontologie résiduelle étant
d’une seule nature et dynamique, ceci ouvrait la porte à un système monistique
composé d’une multitude d’espèces de même nature. De là, le système monistique
ouvre la voie aux opérations simples de logique comme l’addition, la
substitution, etc. opérations spontanées qui motive l’évolution de l’univers.
Ainsi, l’ontologie combinée au système monistique a permis une véritable
explication logique faisant appel à une substance et à une cause qui intégrée à
même cette substance. À ce niveau fondamental de compréhension, l’explication
logique est également le mécanisme que la nature utilise. Il demeure encore à caractériser plus en
détails cette substance ‘passage du temps’ ainsi qu’à en établir les règles de
logique qui appuient les lois de conservations connues en physiques.
Marcel-Marie
LeBel lebel.at.removethis.tailpig.com
2004-08-18