Ne me touche pas!, Sylphina
Épilogue


Sakura et Syaoran marchaient main dans la main dans le parc, profitant de la belle journée ensoleillée. Six mois s'étaient écoulés depuis l'arrestation de Kinu. Elle avait été condamnée trois mois plus tôt pour dix ans d'emprisonnement ferme, sans rappel. Au procès, son avocat avait tenter de sauver Kinu en plaidant qu'elle n'avait pas toute sa tête mais cela n'avait pas touché les jurés. Elle avait été placée dans une prison où elle était suivie par des psychiatres.

- Tu as ton rendez-vous aujourd'hui, non ? Demanda Syaoran alors qu'il s'approchait de la fontaine d'eau du parc.
- Ouip. Tu vas m'attendre, pour souper ?
- Bien sur. Tu sais que je n'aime pas manger seul.

Sakura habitait maintenant chez Syaoran. Elle n'était jamais retournée chez elle. Son père et son frère avaient déménagé, mais elle ne voulait pas vivre avec eux. Elle n'en était pas capable. Même si une part d'elle lui disait que son père ne lui en voulait pas, l'autre lui criait qu'elle avait détruit son bonheur avec Kinu.

- On s'assoie? Je commence à avoir mal au dos.
- Oui, bien sur. Viens, on va près de l'eau ?
- D'accord ! Oh, regarde ! Il y a un canard dans la fontaine !

Ils s'installèrent sur le bord du bassin. Sakura sortit son lunch et émietta un bout de pain de son sandwich, qu'elle lança au canard. Il approcha immédiatement pour le manger, faisant rigoler Sakura. Elle s'étira et se frotta le dos. Un mois après son hospitalisation, les médecins avaient décidé de lui faire une greffe de peau pour faire disparaître l'horrible gravure que Kinu lui avait faite. Au tribunal, lorsque son avocat avait montré les photos de ses blessures, la foule avait hurlé de colère en voyant les deux "s". Kinu avait alors perdu tout espoir. Les blessures de Sakura étaient presque toute disparues. Il restait une rougeur au bas de son dos, là où il y a avait eu la greffe. On ne voyait plus l'inscription, comme si elle n'avait jamais existé, mais ceux qui l'avaient vu ne l’oublieraient jamais. Ses multiples coupures avaient disparu avec le temps, tout comme ses ecchymoses. Il ne restait qu'une blessure encore très visible.

- Il fait chaud aujourd'hui, nota Sakura en se regardant dans l'eau.
- Veux-tu attacher tes cheveux ? Suggéra Lionel en lui tendant un élastique qui traînait dans leur sac.
- Je n'attache jamais les cheveux dehors, même s'il fait chaud, répondit Sakura.
- Ça fait encore mal ?
- Si on y touche, soupira la japonaise. Donnes-moi un bisou, tu parles trop.

Lionel sourit et l'embrassa tendrement, caressant sa joue. Sakura avait maintenant changé de coiffure. Elle portait ses cheveux séparés sur le côté, ce qui faisait qu'il y en avait plus du côté de sa blessure, pour la cacher. Le coup de rouleau que Kinu lui avait donné ne s'était jamais effacé, seul souvenir douloureux physique qu'elle avait. Il avait fallut une opération de quatorze heure pour arranger sa tête, redonné au côté une forme normale et sécuritaire. Elle gardait une trace violacée, pas très jolie, qui faisait peur à ceux qui la voyait. C'est pourquoi elle la cachait derrière un rideau de cheveux dorés.

- Regarde Syao, murmura Sakura lorsqu'ils brisèrent le baiser. Elle est trop mignonne !

Il regarda derrière lui et vit une petite fille d'environ deux ans courir sur la pelouse, ses parents derrière elle. Syaoran eut un pincement en songeant que pour lui, ça ne serait pas bientôt. Sakura avait décidé de ne pas avoir d'enfants.

- Je trouve ça tellement mimi les petites robes d'été pour fillette ! Rigola Sakura. J'en avais pleins quand j'étais petite. J'en avais même gardé pour quand j'aurais des enfants.
- Tu as... Toujours ton idée de ne pas en avoir ? Demanda doucement Syaoran.
- Oui...

Syaoran avait eu le coeur brisé lorsque Sakura lui avait annoncé qu'elle n'aurait jamais d'enfant, par choix. Ils avaient eu une longue période de tristesse, où ils aveint remis leur relation en question. Kinu leur avait apprise qu'elle avait été battue dans sa jeunesse par ses parents, et tout les experts en avaient conclus que c'était donc légitime qu'elle ai eu ce comportement envers Sakura, ce qui avait traumatisée cette dernière. Elle était horrifiée à l'idée de faire subir à ses enfants ce qu'elle avait elle-même vécue. Sa famille, Syaoran et les psy avaient beau tenté de lui faire changer d'idée, de lui expliquer que ce n'était pas dans tout les cas que cela arrivait, elle s'était fait une idée. Et même si cela blessait profondément Syaoran, il l'acceptait.

- Ça te dérange tant que ça ? Demanda Sakura d'une voix légère.
- Oui. Je voulais avoir des enfants avec toi et tu le sais bien.
- Et alors ? Qu'est-ce que ça fait si on n’en a pas ?!
- Ça me fait de la peine, j'ai l'impression qu'il me manque une partie de mon futur. Mais le pire, c'est que tu laisses Kinu gagner et ruiner ta vie jusqu'à la fin ! S'emporta Syaoran. Tu en voulais, des gosses, et je le sais !

Sakura fronça les sourcils, visiblement vexée de la conversation qui revenait sans arrêt.

- J'en voulais, mais ça changé ! Protesta-t-elle. Tu aimerais voir tes enfants ce faire maltraitée par leur mère ?!
- Pourquoi tu ferais ça !?
- Parce que Kinu me l'a fait, parce qu'elle aussi quand elle était jeune elle s'est fait maltraitée. En fait, je suis comme elle…

Le regard de Syaoran brilla de rage.

- Tu n'es pas comme Kinu ! S'écria-t-il. Tu es complètement différente ! Et il est temps que tu le comprennes, merde ! Kinu n'est pas bien la dedans, dit-il en tapotant son crâne. Toi, si ! Elle lâchait l'école, elle lézardait, baisait avec tout le monde, faisait des avances à ses patrons après avoir vécu le "drame" avec son père. À ce que je sache, ce n'est pas ton cas, même si c'est fini ! Et il y a des tas de différence entre vos deux cas, même si à la base ils sont semblables. Elle, c'était son père qui la maltraitait, mais elle était beaucoup plus jeune, elle n'avait pas la même maturité ni les mêmes pensées que toi. De plus, il l'a abusé sexuellement, ce qui n'était pas ton cas ! Et elle était seule. Elle n'avait personne pour s'en sortir. Toi, tu as des tas de gens. Moi, pour commencer.

Sakura le regardait, la bouche ouverte, stupéfaite. C'était la première fois que quelqu'un osait lever le ton sur elle. Elle tremblait et des larmes roulaient sur ses joues, mais elle n'était pas vraiment triste... Elle ne pouvait en fait pas vraiment expliquer comment elle se sentait.

- Sakura, il est temps que tu t'en sortes. Tu es comme gelé depuis ce qui s'est passé. On dirait que tu as peur, mais je ne comprends pas pourquoi. Kinu est derrière les barreaux, il y a des tas de personnes qui t'entourent mais tu restes fermée. Dis-moi, au moins pour une fois, ce que tu veux. On dirait même que tu as peur de moi, tiens !

Elle le regarda dan les yeux, essuyant ses larmes.

- Que je... te demande quelque chose ?
- Oui. Qu'est-ce qui te ferais le plus plaisir, là, en ce moment ? Si tu avais à choisir une seule chose, qu'est-ce que tu choisirais ?

Elle resta un long moment, silencieuse, à fixer un point invisible, puis ses yeux se remplirent à nouveau de larmes alors qu'elle se mettait à trembler.

- J... j'aimerais... je veux…

Syaoran pencha un peu la tête pour mieux la voir et lui caresser les cheveux, attendant. Elle leva son visage où coulaient des larmes.

- J'aimerais pouvoir passer... Une journée parfaite... Avec Tomoyo et toi, sanglota-t-elle. Vous êtes différents vous aussi avec moi, vous n'arrêtez pas de vous en faire et de me protéger… moi je veux qu'on fasse comme avant, qu'on rigole sans penser à rien de ce qui est arrivé. Je veux... je veux rire comme avant. Je veux m'amuser...

Syaoran l'attira contre lui alors que des passants les observaient, curieux. Il l'embrasa sur le dessus de la tête, prenant soin d'éviter de toucher la blessure qu'elle avait toujours à la tête.

- Racontes-moi comment elle serait, ta journée parfaite.
- Elle… on irait chez toi, dit-elle tout d'abord en se couchant dos à lui, appuyée contre sa poitrine. Non. On serait déjà chez toi. On se réveillerait collés l'un contre l'autre. On aurait passé une bonne nuit...
- On se réveillerait donc nu ? Demanda Syaoran, un sourire dans la voix.

Elle fit signe que oui.

- Oui. Et on le goûterait encore dans la lumière du matin. Ensuite, on déjeunerait au petit café. Tu sais, celui devant chez toi ? Avec le pain français ? On mangerait là. Ensuite on...

Elle réfléchit un instant en renfilant ses larmes.

- On irait… non. On inviterait Tomoyo à la maison... oh Syaoran ! Ça fait si longtemps que je ne lui ai pas parler ! Elle ne voulait que m'aider et moi je la repoussais... !!

Lionel lui caressa les cheveux pour la réconforter. Elle secoua la tête pour se ressaisir.

- On louerait le film le plus nul possible, pour pouvoir chialer. Et... on referait l'amour encore.
- Avec Tomoyo ?!
- Hein ?! Mais non... on souperait avec elle et elle partirait plus tard. On ferait l'amour à ce moment-là.
- On est en forme dit donc ! Au nombre de fois où tu prévois baiser, ça va coûter cher de condom.

Sakura se tourna vers lui, le visage à nouveau larmoyant.

- Je... Syaoran je...

Il fronça les sourcils, cherchant à comprendre.

- Je... j'en... j'en voulais tellement mais... j'ai trop peur de l'avoir... de ... Kinu... mais toi tu n'es pas comme ça, tu serais là ?

Syaoran se gratta la tête, confus. Puis il alluma.

- Tu parles des enfants, Sakura ?
- J'aurais tellement voulu... j'aimerais tellement être maman un jour ! Sanglota-t-elle. J'ai tellement peur...

Syaoran la serra contre lui

- Sakura... va parler à Kinu ce soir. Cherche à réaliser vos différences... 'Kura demain tu vas garder mon neveu, et tu verras, tout iras bien.

Elle approuva en séchant ses larmes. Sakura monta les marches en gardant la tête haute, l'expression froide. Pour la première fois, elle avait attaché ses cheveux, découvrant l'horrible blessure bleue. Elle attendit que le gardien lui ouvre la porte pour s'avancer dans la pièce, où se tenait trois personnes. La première était une femme à l'allure sévère, dans un tailleur gris, les yeux sombres derrière d'horribles lunettes. Sa psychologue. L'autre à côté était un homme bien habillé et propre, l'air sérieux. Un autre psychologue. Et assise à la table, le visage blanc, les traits tirés et les yeux fatigués, se trouvait Kinu, qui la fixait tristement. Sakura eu un petit sourire en voyant que son ex-belle-mère regardait surtout sa blessure.

- Bonsoir Sakura, dit l'homme. Nous sommes très heureux que vous ayez prit le temps de venir. Nous savons combien cela est dur pour vous, mais ça veux beaucoup dire pour nous, dit-il rapidement.
- J'ai hésité longtemps avant de venir, avoua Sakura en s'asseyant. Mais mon amoureux et moi croyons que c'est mieux ainsi. J'ai des questions à poser.
- Bien sur, dit la femme sur un ton doux. Il est normal de se poser des questions. Je vous sent en colère, Sakura..
- Je devrais être joyeuse ? Répliqua Sakura sur un ton cinglant.
- Pourquoi... est-ce que tu as attaché tes cheveux ? Demanda Kinu avec hésitation, comme une petite fille. Je croyais que tu ne le faisais jamais.
- Je voulais que tu vois qu'après tous ces mois, il me reste encore une certaine trace, siffla Sakura.

Sa psychologue posa une main sur son épaule, l'incitant à se calmer. Sakura ferma les yeux et inspira profondément, cherchant à se contrôler. Elle rouvrit ses yeux et son expression c'était adouci.

- Demain, je vais allez garder le neveu de Syaoran, dit-elle. Il n'a pas encore deux ans. Le visage de Kinu s'éclaira d'un sourire, tout comme celui des deux psychologues.
- C'est bien ça, Sakura ! Nota la femme. C'est Syaoran qui te vous l'a proposé ?
- Non… je l'ai entendu parler à sa soeur et je me suis proposée. Mais j'ai peur d'y aller.
- Vous aviez dit à la dernière rencontre que vous aviez peur d'infliger aux enfants ce que Kinu t'a infligée, se rappela l'homme en feuillant ses feuilles. Votre peur est-elle toujours présente ?
- Oui. Très présente. Pour avoir vécue ça, je ne le souhaiterais à personne... mais j'ai peur... Kinu... la dernière chose que je veux, c'est de devenir comme elle.

Kinu laissa sa tête tomber sur la table avec un soupir désespéré. Sakura eu un petit sourire sadique.

- Vous croyez-vous capable de blesser qui que se soit ?
- Non !
- Alors pourquoi avez-vous peur ?
- Parce que Kinu l'a fait ! Et je ne veux pas le faire ! Elle a vécue la même chose que m...

Elle s'interrompit en pensant à ce que lui avait dit Syaoran.

- Qu'y a t'il ? Demanda sa psychologue en se penchant par dessus ses lunettes.
- J'ai parlé avec Syaoran…
- Vous êtes encore ensemble ? Demanda Kinu
- Oui. Comme je disais, on parlait... du fait que je refuse d'avoir des enfants par peur... et ... non. Mais Syaoran est en désaccord... il tente de me convaincre que je suis différente de Kinu, que les chances que ça se reproduise...

Elle s'arrêta et se gratta la tête. Kinu regardait dehors et tentait de refouler ses larmes.

- Syaoran tiens beaucoup à avoir des enfants, non ? Demanda la femme.
- Oui. Il en veut. Ça lui a fait très mal de savoir que nous n'en aurions pas.
- Et vous ? Vous en voulez, des enfants ? En dépit du fait que vous avez vécu tout cela, en oubliant ce que Kinu vous as fait vivre, vous voulez des enfants ?

Elle fit signe que oui, les larmes montant à ses yeux.

- J'en voudrais tellement... demain, je vais allez garder le neveu de Syaoran demain. Je verrai bien !

- Avez-vous peur ?
- Syaoran sera là pour moi.
- Il le sera toujours, approuva Kinu en souriant au travers de sa peine.

Sakura se leva en silence du grand lit qu'elle partageait avec Syaoran. Elle embrassa celui-ci, qui était partit pour le pays des rêves. Elle s'habilla en silence, ramassa ses choses puis sortit de l'appartement, après avoir prit les clés de la voiture de son copain. Elle monta dans cette dernière et démarra au quart de tour. Ils avaient parlé une bonne partie de la nuit de sa visite à Kinu, qui avait été très longue. Si son attitude envers sa belle-mère avait d'abord était pleine de mépris, cela avait changé lorsque c'eût été le tour de celle-ci de parler. Elle avait répondu franchement et directement à toutes les questions de Sakura. Et étonnement, même si Sakura la haïssait et n'avait aucune confiance en elle, ça lui avait fait du bien. Elle se rendit jusqu'a quartier résidentiel le plus chic de Tokyo. Elle roula encore une minute puis rangea la bagnole dans l'allée d'une maison trois étages assez charmante. Elle prit une longue inspiration avant de descendre et d'aller à la porte, qu'elle frappa trois fois. La soeur de Lionel ouvrit et sourit en la reconnaissant.

- Bonjour Sakura, bonjour ! Entre, viens... merci d'être venue. C'était urgent. Et puis, Syaoran m'a parlé de... euhm... et je n'ai pas osé, conclu-t-elle, mal à l'aise. Junior joue dans le salon, il est dans son parc, il n'ose donc rien. J'ai laissé les numéros d'urgences sur le frigidaire, mais je en crois pas que ça soit nécessaire... je me sauve, tout va bien ?
- Oui, parvint à articuler Sakura. La soeur de Lionel disparue aussi vite que possible. Sakura se dirigea vers le salon et y trouva Junior. Il jouait avec des voitures. Il leva la tête et sourit à Sakura.
- Jouer avec moi ? Demanda-t-il en lui tendant une voiture.

Sakura approuva en souriant tendrement. Elle ouvrit le côté du parc et alla le rejoindre, s'asseyant près du petit circuit qu'il avait fait avec des blocs de bois.

- Je m'appelle Sakura, dit-elle, je vais être ici pour la soirée.
- Moi Junior, répondit le bambin en l'observant. Bobo ? Demanda-t-il en pointant le front de Sakura, qui était également découvert.
- Oui, répondit-elle en rougissant, posant une main sur sa blessure.
- Qui fait mal ?
-.. Ma maman.
- Maman ? Ma maman est gentille. Mais pas Fye...

Il commença à babiller sur sa vie à la garderie, ponctuant ses phrase de mots complètement inconnus à Sakura, sortit tout droit de l'imaginaire du jeune garçon. Elle sourit et se détendit. Deux heures plus tard, elle rangeait le salon. Junior était couché depuis quelques minutes, et elle avait passé un temps merveilleux avec lui. Elle avait trouvé beaucoup de plaisir à le cajoler, le voir réagir à ce qu'elle faisait, disait ou proposait. Soudainement, un bruit l'arrêta dans ses mouvements. Un pleur. Elle lâcha ce qu'elle tenait pour monter à l'étage, alarmée. Elle entra dans la chambre peinte en bleu poudre. Elle alla trouver Junior.

- Qu'est-ce qui se passe, mon ami ? Demanda-t-elle, inquiète.
- Veux pas dormir ! Veux jouer avec Sakura!
- Il est trop tard, protesta Sakura, nerveuse.
- Non ! Veux jouer ! Hurla le petit.

Sakura se prit la tête entre les mains, accablée. Elle se remémora tout ce que Kinu lui avait dit... Sa belle-mère avait dit que lorsque Sakura souffrait, elle en tirait une sorte de plaisir... eh bien, ce n'était vraiment pas le cas de Sakura. Le voir pleurer ne lui faisait pas plaisir du tout. Junior la vit se prendre la tête.

- Bobo ? Demanda-t-il en reniflant ses fausses larmes de bébé.
- Moui...
- Pourquoi maman t'as fais mal ? Sakura réfléchit longuement.
- Parce qu'elle avait peur d'être seule…

Junior fronça les sourcils, insatisfait de la réponse. Sakura lui sourit et alla chercher un livre, clémente pour lui lire une autre histoire. Syaoran bondit lorsqu'il entendit la porte avant s'ouvrir. Il regarda Sakura entrée, souriante.

- Pourquoi tu ne m'as pas réveillé ?! Tu sais bien que je n'aurais pas entendu le téléphone si tu avais eu besoin d'aide ! Comment ça s'est passé ?!

Sakura lui sourit tendrement et alla le rejoindre, câline. Elle passa ses bras autour du cou de Syaoran, qui lui passa ses bras autour de sa taille, comme le fait tout bon amoureux. Elle l'embrassa tendrement.

- J'adore Junior. J'lui ai promis d'le garder la semaine prochaine.

Avant qu'il n'est pu dire quoi que se soit, elle l'embrassa, coupant ses paroles inutiles. Le baiser durant un moment.

- Tu sais quoi Syao ? Je ne suis pas Kinu, je ne le serai jamais.

Il sourit tendrement, touché de voir qu'elle s'en remettait. Elle écarta ses cheveux, dévoilant la blessure, qui déjà était moins mauve que la veille.

- Et tu sais quoi encore ?

Il secoua la tête en reculant lentement, poussé par elle vers la chambre.

- Je veux que notre premier enfant s'appelle Gabriel. C'est Junior qui me l'a proposé.

Syaoran pencha la tête et captura avec passion les lèvres de Sakura avant de refermer la porte derrière eux. Elles sont différentes. L'une a échouée sa vie. L'autre s'en est sortie...


Retour