Ne me touche pas!, Sylphina
Chapitre I


Syaoran regardait le plafond en silence, couché sur le dos dans son grand lit. Près de lui, le réveil indiquait 2heure du matin. Il n'arrivait pas à s'endormir, il ne pouvait que penser à sa Sakura. Elle l'avait appellé en larmes 4 heures plus tôt, ce qui en fait n'était pas nouveau. Depuis que sa belle-mère, une femme violente et jalouse, s'était installée chez elle, elle l'appellait presque tous les soirs pour se faire réconforter. Mais ce qui inquiètait le plus Syaoran, s'était que Sakura lui ai demandé comment soigner des coupures. Il avait peur de ce que pouvait faire sa belle-mère. Savoir la femme de sa vie malheureuse le rendait fou. Syaoran et les autres avaient bien essayé de l'aider, mais le pouvoir indestructiblement fort de cette femme cruelle était impossible à briser. Il soupira bruyamment en maudissant le ciel. Si au moins Meiling avait été là, elle l'aurait appaisé, mais elle dormait ce soir chez Lika. Un bruit familier résonna soudainement dans le sombre appartement. Comme un chat, Syaoran se déplaça agilement dans la noirceur jusqu'à la porte, qu'il entrouvrit doucement, sur ses gardes. Il l'ouvrit toutefois ensuite à la volée en y voyant Sakura, trempée dans son pyjama à peine couvert par son manteau.

- Sakura ?!

- Syao-chan.. je suis désolée de te réveiller je.. j'ai eu.. elle semblait si furieuse ce soir.. je ne voulais pas te réveiller, je suis désolée.

- Je ne dormais pas, j'me faisais du soucis pour toi, Sakura... entres, tu vas attraper froid. Tu saignes ! Nota-t-il soudainement en voyant le sang se mêler à l'eau.

- Possible...

Il la fit entrer et se dépècha d'aller chercher une grande serviette pour la crouvrir. Sa pauvre fleur semblait gelée. Il la conduit à sa chambre où il se mit en quête de bandages. Elle s'assit sur le lit en frisonnant. Elle enleva son manteau trempé qu'elle déposa sur le radiateur et se tassa un peu pour faire une place à son tendre ami.

- Montres-moi tes blessures, Sakura.. onegai..

Sakura enleva le haut de son pyjama, se retrouvant en soutient-gorge. Elle montra ses multiples blessures.

- La garce m'a sauté dessus avec une lime à ongle !

- Je la tuerai un jour, j'te l'promets. Dit donc, 'Kura, t'es plutôt sexy ce soir ! Tu attendais quelqu'un dis-moi ?

- Non, rigola Sakura, ce sont des dessous féminins voyons.

- Meiling n'en a pas d'aussi beaux j't'assure, j'fais le lavage, j'en sais quelque chose. Pas de rose avec des petites fleurs. En plus, il a l'air d'être en satin !

- Je ne sais pas, touche, je crois que c'est du polyester.

- T'es folle ?! Je te toucherai pas, pas là !

- Bonne réponse. J'te testais.

Syaoran sourit tendrement. Il étai fier de voir qu'il avait réussi à lui faire oublier les blessures.

- T'es pas gênée, enlever ton pyjama d'vant moi. J'suis quand même un mec.

- Je sais, mais pourquoi est-ce que je serais gênée avec toi ?!

Syaoran sourit amoureusement.

- T'as raison, y'a pas d'raison.

- T'es bien en boxer toi !

Syaoran rougit. Il avait oublié. Il épongea doucement le sang qui coulait d'une coupure. Elle était trempée, elle attraperait froid si elle ne s'habillait pas bientôt.

- Je vais te prêter un pyjama, tu es toute mouillée. Quelle idée aussi que tu avais de sortir comme ça ! Tu aurais put m'apeller en cachette, je serais venue te chercher en voiture.

- Et prendre la chance qu'elle me découvre ?! Non merci.

Il se leva et alla chercher un chandail et des boxers.

- Tiens, ça va être grand mais c'est mieux que c'que tu portes !

Elle se leva et enleva ses pantalons trempés qu'elle enovya au loin d'un coup de pied. Elle enfila les boxers en riant, gardant quand même ses petites culottes. Elle s'assis alors devant Syaoran et pencha la tête, poussant ses longs cheveux d'un côté de son épaule.

- Tu peux la dégrafer ? Elle est trempée et j'ai froid, et je ne peut pas le faire moi-même, ça me fait souffrir.

Syaoran rougit mais accepta.

- J'te paris qu'tu n'y arriveras pas ! Rigola Sakura. Les hommes ne sont pas bons pour ça. Il parraît toutefois que si un mec réussi à dégrafer le soutient de sa copine du premier coup, c'est qu'elle est son âme-soeur !

Syaoran rigola

- Compte pas sur moi, c'est ma première fois. C'est trop compliqué ces machins.

Il glissa ses doigt le longs du dessous pour trouver l'agrafe, qu'il défit du premier coup, surpris. Sakura fut toute aussi surprise. Elle resta dos à lui en enfilant la chemise de Syaoran. Elle se tourna vers lui, souriante.

- Hé bien ! On dirait que tu es mon âme-soeur !

Il rougit mais sourit. Elle lui sauta au cou et l'étreignit avec amour. Il la serra contre lui en retour.

- Ma pauvre petite Sakura, murmura Syaoran en l'embrassant dans les cheveux. T'as pas d'chance, je ne peut pas croire que ça tombe sur toi !

- Une chance que je t'ai ! Mon âme-soeur sauveur.

Syaoran sourit tendrement et la berça doucement.

- J'serai toujours là pour toi. Tu ne vas pas retourner chez toi demain, 'Kura ?

- Je n'ai pas le choix.. sinon elle va être encore plus furieuse !

- Mais elle va finir par te tuer 'Kura ! Et je ne veut pas, il est hors de question qu'elle te fasse encore du mal !! Ça me fait mal, moi, de te voir comme ça, si tu savais ! C'est pas normal qu'à dix-sept ans tu sois encore prisonnière de ta belle-mère !

- Qu'est-ce que tu veux que je fasse !? Si je m'enfuis elle me retrouvera et là, j'aurai à craindre pour ma vie ! Si seulement Touya n'était pas partit faire le tour de l'Europe, je le contacterais et il m'aiderait à faire réaliser la véritée à papa, qui est partit lui aussi à Paris.

- Reste ici, d'accord ? Je te protègerai, moi.

- C'est le premier endroit où elle va venir !

- Non, elle va sûrement allez chez Tomoyo.. on pourrait s'arranger avec elle, faire croire que tu es partis..

- Non, elle va venir ici. Elle a mon journal, tu te souviens ? Dedans j'ai souvent écrit que c'était vers toi que je courrais si quelque chose arriverait !

Syaoran rougit soudainement.

- Je croyais qu'elle avait prit ton journal le jour de son arrivée..

Ce fut au tour de Sakura de rougir.

- C'était déjà inscrit..

Ils restèrent un intant en silence, gênés.

- J'aurais dut me battre pour le ravoir, tout ce que j'ai inscrit dedans, j'y tiens, c'est important, personnel.. il y a tellement de renseignements ! Si tu savais combien ça m'a dégoûtée d'la voir le lire et se moquer de c'que j'avais écris ! Elle se moquait de mes sentiments, de personnes que j'aime, de ma vie..

- Nous allons lui faire payer un jour, ma Sakura.

- Ta..

- Quoi?

- Ta Sakura, souffla Sakura en rigolant.

- Je suis ton âme-soeur après tout, non ?

- Oui.. j'le pense sincèrement.

Elle leva les yeux vers lui et il frisonna. Elle semblait parler d'autre chose soudainement.

- Je ne sais pas si nous sommes des âmes-soeurs, mais tu.. tu es mon âme-soeur à moi..

Elle le regarda, sachant qu'il avait autre chose à dire.

- Sakura, tu l'sais bien, on s'connaît depuis longtemps toi et moi.. je suis très attaché à toi mais c'est pire.. Si tu savais comment ça me tue de te voir comme ça.. Sakura.. c'est horrible crois-moi de voir celle.. celle que j'aime souffrir autant. Comprends-tu mes sentiments ?

Elle ouvrit la bouche, surprise. Elle fronça les sourcils.

- Parce que je t'aime, Sakura. Je t'aime, sincèrement.

Sakura se blottit conte lui et ferma les yeux.

- Ne me laisses jamais, Syaoran. Jamais. J'ai trop besoin de toi.

- Jamais.

Dehors, le tonnère gronda. Sakura bâilla longuement avant de se frotter les yeux.

- Je suis morte de fatigue. Tu crois que tu pourras dormir, Syao-chan ? Je ne veut pas dormir en te sachant encore réveillé.

- Je vais dormir, je n'ai plus à m'en faire, tu es en sécurité.

Sakura marcha à quatres pattes jusqu'aux oreillers et elle se glissa sous les draps. Syaoran la rejoignit, les joues encore roses. Dès qu'il fut couché sur le côté, vers elle, elle alla se coller contre lui, enfouissant sa tête dans son cou.

- Il n'y a aucun autre endroit où je suis plus en sécurité qu'avec toi. Je t'ai dit, Syao-chan, que je t'aimais ? Tu sais, quand elle a lut mon journal et que je l'ai écrit, elle s'est mise à rire et m'a dit que tu ne m'aimerais jamais. Que personne ne pouvais aimer une sale garce comme moi, que je ne valais rien, que tu me détestais sûrement. Ça m'a fait tellement mal ! Alors j'ai bondit sur elle et je l'ai mordu. Depuis ce temps-là, elle porte toujours des gants, parce que je lui ai laissé une cicatrice horrible. Je t'ai dit que je t'aimais, déjà, Syao-chan ?

- Non, ma Sakura. Jamais.

- Je t'aime, Syao-Chan. Très très fort. J'avais peur.

- Peur de quoi ?

- Que tu m'aimes pas..

Syaoran eu un petite rire.

- Ne fais pas l'idiote. Dors, ma 'Kura. Je suis là, avec toi. Ne t'inquiètes plus.

Sakura ferma les yeux et s'endormit dans ses bras. Syaoran resta un long moment réveillé Il devait trouver un moyen pour la garder près de lui. À tout prix.




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