Amour sauvage, Sylphina
Prologue
Lionel leva la tête lorsqu’un cri déchirant perça
dans la nuit. Son compagnon, Anthony Hiiragizawa, leva aussi la tête.
-Qu’est ce que c’était?! demanda-t’il, surpris.
-Un cri... animal?
-Non, c’était humain, répondit Anthony en posant la main
sur la garde de son épée. Allons-y! Il y a surement un problème!
Ils s’élancèrent vers la direction du bruit, sans vraiment
savoir d’où il provenait. Mais le cri perçant retentit
de nouveau, et Lionel ne put s’empêcher de trouver qu’il
avait quelque chose d’animal, comme un jeune loup. Ils coururent jusqu’à
une clairière. Ils virent un grand loup, les dents sortits et le poil
hérissé. Lionel se félicita mentalement pour avoir deviner,
mais il dut se rendre compte de son erreur lorsqu’Anthony pointa une
jeune fille. Elle se tenait devant le loup et le défiait du regard.
Ses longs cheveux tout emmêlers était crasseux, et pleins de
brindilles. Elle portait des vêtements tout déchirés,
mais qui couvrait tout de même son corps. Le plus surprenant, c’est
la façon et la facilité avec laquelle elle se déplaçait
auto0ur du loup...à quatre pattes.
-Regarde, elle saigne du bras... elle a dut se faire mordre par le loup..
nota Anthony à voix basse.
-Tu ne crois pas au loup-garou j’èspère, souffla Lionel
en réponse.
Le loup bondit brusquement sur la fille, qui poussa un cri de surprise. Elle
se roula en boule, mais se déplia dès que le loup fut au-dessus
d’elle. Du coup, elle envoya ses jambes vers le haut en frappa le loup
droit dans le ventre. Il poussa un hurlement avant de retomber plus loin.
La petite sauvage se releva et grogna. Le loup, enragé, fonça
sur elle. La fille poussa un cri en se remmettant en boule, mais cette fois,
c’était de peur. Anthony et Lionel bondirent sur le loup. Anthony
s’occupa de l’immobilisé, et Lionel se plaça devant
la proie, qui tremblait. Son ami eu tôt fait de maitriser la bête
enragée, qui s’écroula au sol dans un mince filet de sang.
Il rejoignit Lionel qui scrutait la fille.
-Qui vous-êtes? demanda-t’elle d’une voix rauque en levant
la tête vers eux.
-Des amis, répondit Lionel en s’agenouillant. Montre-moi ton
bras, tu es blessée...
Elle lui montra son bras ensanglanté, sur ses gardes. Anthony, à
l’aide de son mouchoir, essuya le sang pour que Lionel regarde mieux
la coupre.
-Elle s’est seulement fait griffer.
-Qui vous-êtes? répéta la fille, accroupit en observant
Lionel, qui avait une grosse goutte d’embêtement derrière
la tête.
-Des amis, je te l’ai dit. Nous venons d’un palais pas très
loin...
-Vous venir chercher quoi?
-Rien... nous nous promenions lorsqu’on t’a entendut crier...on
s’est inquièté et on est venu voir, expliqua Lionel en
lui faisant un bandage.
-Merci...
Anthony sourit.
-Elle ne sait pas parler mais au moins, elle est polie!
La petite rougit. Lionel et son fidèle ami se relevèrent, et
elle en fit de même. C’est alors qu’il remarquèrent
qu’elle était presque aussi grande qu’eux. Elle inclina
la tête, curieuse.
-Pourquoi...tu as...le visage surpris? demanda-t’elle en pointant Lionel.
-Je te croyais plus jeune, répondit-il.
-Jeune? ..Petite?
-Oui, c’est ça. D’où viens-tu?
-Là-bas, répondit-elle en pointant la forêt. Venez!
Elle s’élança à quatres pattes vers la forêt,
laissant derrière elle deux jeunes hommes très traumatisés.
-Ben ça...c’est la première fois en dix-neuf ans que je
vois quelque chose d’aussi fou! S’exclama Anthony en replaçant
ses lunettes.
-Vient, on la suit.
-Mais... mais prince, on va vous attendre au palais, nota Anthony en pointant
la sortit de la forêt.
-Je m’en fiche! Ils attendrons!!! Viens, viens! Je veut suivre cette
fille!
Ils s’élancèrent de nouveau dans la forêt, derrière
la sauvage.