Sakura leva la tête lorsqu’on cogna à la porte.
-Ouiiiiiiiiiiiiii? Entrer! S’exclama-t’elle joyeusement en tirant
sur les ficelles pour ouvrir les ridaux.
Lionel entra en soupirant. Le visage de Sakura perdit tout son éclat
et elle laissa les ridaux retomber en place.
-Sortez, ordonna-t’elle d’un ordre froid et bref.
Le chinois fit la sourde oreille et vint s’assoire à côté
du lit. Sakura tourna la tête et le dos, croisant les bras.
-Sakura écoute-moi...souffla-t’il, implorant.
-Vous n’êtes pas avec votre beeeeeelle Yujina? demanda sarcastiquement
Sakura, plongeant son regard glacial dans celui douloureux de Lionel.
-Non. Je l’ai sortit de ma vie...
-C’est à se demander pourquoi! Vous étiez pourtant rendut
au point le plus loin, continua froidement Sakura, attaignant Lionel à
chaques mots.
-...Pardon?
-Je...j’étais dans le jardin. Vous laissez toujours une fenêtre
ouverte dans ta chambre... Je ne voyait que vos ombres qui se réfletait...
des chandelles, mais c’était plutôt facile de deviner
ce que vous étiez entrain de faire!
Les yeux du cantonnais s’équarquillèrent: comment savait-elle!?
Il n’avait jamais crut qu’elle connaissait ce genre de chose...
-Je ne suis pas idiote, siffla Sakura de nouveau.
-Tu sais bien que je ne l’ai jamais crut.
Sakura baissa la tête et regarder les fleurs que tenait Lionel. Il
suivit son regard et rougit en voyant les fleurs. Il les leva pour les montrer
de près à Sakura.
-Pour toi, dit-il simplement, gêné.
Sakura sourit faiblement et les prit. En prenant le bouquet, ses mains effleurèrent
celles de Lionel. Elle cessa de bouger un instant, puis Lionel les retira,
surpris. Elle lui sourit de nouveau et porta les fleurs à son nez
pour respirer leur parfum.
-Tiens, regard ce que je t’ai aussi apporté, dit ensuite Lionel
en fouillant dans son sac.
La japonaise le regarda faire, déposant son bouquet sur ses genoux.
Il sortit fièrement un livre de conte.
-Je l’ai trouvé dans ta roulotte! Tu m’en as si souvent
parler, expliqua-t’il en posant la brique sur ses genoux.
-Wouah! C’est très gentil d’être aller me le chercher,
prince.
Lionel faillit tomber de sa chaise. Il plongea son regard dans celui de
Sakura. Pas ça. Il était près à tout, mais à
ça... se faire appeler Prince, c’était vraiment le pire.
-Tu n’as fais ça que pour être gentil. Tu te sens coupable,
et pas sans raison.
-Saki!
-Non. Appelle-moi par mon nom je t’en supplit. Il n’y a plus
rien entre nous.
-Si. Si, il y a encor quelque chose! Tu es fâchée, Sakura,
et c’est normal! Je t’ai trahit cruellement, et je m’en
rend comptes! Si je suis ici aujourd’hui, c’est parce que j’ai
réaliser à quel point je t’aime! À quel point
tu es importante pour moi, Sakura. Je ne veut pas que ça finisse
là! Et il n’est pas question que tu retournes là-bas
comme tu sembles le vouloir! Tu vas revenir au château! J’utiliserai
ma magie s’il se faut!
Sakura fit un sourire de tu-viens-de-dire-une-betise-et-il-est-temps-pour-moi-de-te-le-faire-comprendre.
-Oh Lionel , petit Lionel. Tu me sous-estimes. Prend une seconde, mon chéri,
pour évaluer la différence de pouvoirs entre nos deux aura,
et tu découvriras que celui qui se ferait trainer de force, c’est
toi, souffla-t’elle sur un ton sadique qui glaça Lionel.
-Et alors? Pars et je me tuerai.
-Tu n’aurais pas le courage...?
-Oh que si! Je pourrais même le faire devant toi! Là, tout
de suite.
-Rien de me renderais plus heureuse! Répliqua Sakura en pinçant
les lèvres et en refoulant ses larmes.
Lionel sortit son épée. Il tassa le livre et posa son bras
sur ses genoux tremblants, il leva l’arme et la posa sur son poignet.
Il appuya doucement, respirant profondément pour prendre tout son
courage. Mais juste avant qu’il ne poussa la lames plus loin, Sakura
posa sa main sur son poignet pour l’arrêter. Il leva ses yeux
vers Sakura, qui pleurait silencieusement. Il laissa ses larmes couler à
son tour et ils restèrent silencieux en se regardant dans les yeux,
pleurer.
-Ne fais donc pas de bétise,sanglota Sakura en lui faisant déposer
son épée sur le sol. Tu sais bien que je t’aime trop
pour te vouloir mort!
Lionel s’approcha et enfouit son visage dans son cou, caressant les
épaulesde la japonaise avec ses cheveux. Sakura lui caressa les cheveux
et Lionel la serra contre elle. Il releva la tête à sa hauteur
et plongea son regard dans le sien de nouveau. Il s’approcha doucement
pour l’embrasser mais elle l’en empècha.
-Une... Une chose à la fois, Lionel. Je te pardonnerai, mais pour
ça, il me faudra... encore beaucoup de lunes. Ne vas pas trop vite,
laisse-moi faire la première. Commence donc par être là,
et lis-moi une histoire.
Lionel sourit au travers de ses larmes. Sakura se recalla contre ses oreillers,
laissant sa main glisser le longs du poignet de Lionel pour une caresse
avant de les croiser sur son ventre.
-D’accord, sourit Lionel en reniflant ses larmes. Par quelle on commence?
-Lit-moi la dernière. C’est ma favorite, dit Sakura en lui
rendant son sourire.
Ils se regardèrent encore quelques secondes, puis Lionel prit le
livre et commença sa lecture. Dehors, le soleil venait de ressortir
de derrière les nuages et il brillait de tout ses feux.
La première fois depuis deux semaines.
Sakura leva la tête lorsqu’elle entendit la porte d’entrée
s’ouvrir. Yelan leva aussi la tête en souriant. Lionel entra,
encore vêtu de son manteau.
-B’jour ‘man! B’jour Sakura! Je ne fais que passer, j’ai
une pratique de soccer! Je ne rentrerai pas avant 11heures! Lança-t’il
en croquant dans une pomme.
-Fait attention à toi alors. Et écrase-les!
Lionel sourit et pointa son pouce vers le haut.
Il s’approcha de Sakura, qui l’observait depuis son fauteuil.
Il l’embrassa sur la tête puis embrassa sa mère. Il revint
à Sakura. Il lui tendit sa pomme et elle croqua joyeusement dedans.
Lionel en profita pour l’embrasser de nouveau sur la tête.
-Tu vas surement dormir lorsque je serai revenu, alors bonne nuit!
-Mais tu vas venir dormir ici, non?
-J’te l’promet.
-Alors tu viendras me porter une fleur sur mon bureau, d’accord? Pour
que je sache que tu es bel et bien là. Je déteste rouler pour
rien.
Lionel reprit la pomme et croqua dedans.
-Promis! Aurevoir maman! Aurevoir ma belle!
Il disparu. Sakura le regarda partir en riant.
-Lionel et toi avez fait la paix?
-Petit à petit, répondit Sakura en retournant à leur
partie d’échec.
-Tu sais à quel point Lionel à souffert, Sakura. Ne soit pas
trop dur avec lui. Mais à ce que je peut voir, ça va mieux.
Petit bisoux sur la tête?
Sakura rigola en prenant une gorgée de thé.
-Doucement, je lui accorde ma confiance. La douleur dans mon coeur est encore
grande, mais je m’habitue. Et tout doucement, j’accorde à
Lionel le droit de revenir plus près de moi. Chaque fois que je sens
que je lui pardonne un peu plus, je lui fait un signe. Lionel, de toute
façon, va très lentement, par peur de me presser, ou de se
faire rejeter.
-C’est aussi par pudeur, Sakura. Lionel m’a parlé de
se que tu lui avais confier. Il as été très blessé
lorsque tu lui as dit que tu savais pour lui et cette *aheum* pimbèche.
Sakura leva un sourcil, suprise mais amusée.
-Il était surtout très triste, parce qu’il n’avait
jamais put te parler franchement, croyant que tu ne connaissait pas ce genre
de chose. La nuit après ton attentat, Yujina est revenue. Elle lui
as dit que, sans doute, tu avais tout monté en scène et qu’elle
voulait juste détruire leur futur union. Je l’aurai tué!
Lionel la alors repoussé et il lui dit a dit clairement: je ne veux
plus jamais te revoir dans et de ma vie. Elle est partit, furieuse. Je crois
que je n’es jamais été aussi fier de mon fils en vingt
ans!
Sakura sourit tendrement et rosit.
-Je sais, Lionel me l’a dit plusieurs fois à quel point il
été désolé et qu’il m’aimait bien
plus qu’elle.
Yelan lui sourit et lui caressa la joue tendrement, comme une mère
-Est-ce que tu le crois, Sakura? Vois-tu à quel point mon fils s’est
éprit de toi en trois mois?
Sakura secoua la tête, franche.
-Non. Je sais que Lionel m’aime, mais je en crois pas savoir à
quel point.
La reine se replaça dans son fauteuil et sourit à sa brue.
-Tu sais que tu parles bien maintenant?
Sakura dormait à demi lorsque la porte s’entrouvit. Lionel
entra silencieusement, le vieux chien du cuisinier sur les talons. Il déposa
une fleur de cerisier sur la comode de sa tendre amie comme promis et arrêta
le cadran pour marquer l’heure à laquelle il était venu.
Sakura remua dans son lit et se tourna vers lui.
-Tu viens de rentrer? demanda-t’elle pâteusement.
-Non, je suis ici depuis une demi-heure. J’ai prit le temps de me
doucher et de me changer. Regarde:j’allais me coucher, murmura t’il
en montrant son pyjama.
Sakura releva ses couvertures et tapota la place libre à côté
d’elle.
-Alors viens.
Lionel fut très surpris. Jamais il n’aurait crut que sa petite
fleur irait aussi vite dans le pardon.
-J’ai froid, expliqua-t’elle, je me sens seule et Monsieur le
chien s’est déja endormit. Aller, va fermer la porte et viens.
Lionel obéit, le coeur gonflé. Il se glissa sous les couvertures
en grimpant dans le lit à baldaquin. Il était différent
du sien, mais tout de même très confortable. Il se coucha sur
le dos, les mains derrière la tête, un peu gêné.
Il ne voulait pas se blotir contre Sakura: peut-être voulait-elle
simplement de la companie. Mais il dut se rendre compte que ce n’était
pas pour ça lorsqu’elle se blotit tout contre lui. Elle posa
sa tête sur sa poitrine musclé et glissa sa main sous son chandail
pour pouvoir toucher à la chaleur de sa peau. Lionel sourit et entoura
Sakura de ses bras pour la rassurer. Elle s’endormit en un rien de
temps, déja très fatiguée. Lionel appuya sa tête
contre la sienne, amoureusement.
Un jour, les choses reviendrait comme avant.