Amour sauvage, Sylphina
Chapitre II
Lionel soupira en se dévêtant. La surprise de sa mère
de le voir débarquer avec une jeune femme endormit dans les bras! Anthony
s’était rapidement occuper de raconter leur aventure à
la reine, s’excusant de ne pas avoir put rammener le prince à
temps. La servante d’Anthony avait prit le relais et s’était
occupé de coucher Sakura dans la chambre voisine de celle de Lionel.
Stéphanie n’avait rien demandé à son cousin, se
contentant de lui jeter un regard haineux.
Il se regarda dans le miroir. Ses cheveux broussailleux, ses yeux d’amandes,
son visage sans la moindre traces d’imperfection, une petite cicatrice
à la base du cou, et un corps musclé d’adulte entrainé.
Il n’était toujours pas heureux. Il était riche, et avait
le pays à ses pieds. Toujours pas heureux. Sa rencontre avec la jeune
femme sauvage l’avait boulversé: comemnt est-ce qu’un être
si peu fortuné et si sauvage pouvait être plus heureux que lui?!
L’innocence, se répondit-il lui même. Elle était
heureuse parce qu’elle était comme un enfant qui découvre
le monde, comme un ange.
Ses pensées furent interompu par un petit cognement à la porte.
Il soupira en allant ouvrir, souhaitant que ce ne soit pas une demande de
le voir: il n’avait aucune envie de remettre tout ses vêtements.
Il se sentait bien mieux avec son simple pantalon noir et sa grande chemise
blanche. Il ouvrit et vit la fameuse orpheline, qui portait une grande chemise
de nuit qui lui avait déja appartenue, ainsi qu’un short. Il
sourit en la faisant entrer.
-C’est Tiffany qui t’as changé?
-Oui...mais je n’aime pas ça! Je veut pas de vêtements!
protesta-t’elle en faisant mine de détacher sa chemise.
Lionel l’arrêta rapidement, les joues roses.
-Pourquoi? C’est trop grand? demanda-t’il.
-Je ne me sens pas libre! Soupira l’adolescente en se laisant tomber
en indien sur son lit, comme elle l’avait fait plus tôt sur le
sol.
-Ah bon?
-Je peut les enlenver? demanda-t’elle, les deux mains sur les pans de
sa chemise, prète à la déboutonnée.
-Non non non!!! Garde-les!
-Pourquoi?
Une goutte glissa le long de la tête de Lionel.
-Parce que tu ne peut pas te promener sans rien!
-Mais pourquoi?
-Tu ne peut pas montrer ton corps à n’importe qui, expliqua Lionel.
-...Pourquoi!?
Il soupira, découragé.
-Bon. Tu as déja eu un trésor? Tu as quelque chose, à
toi, qui est si important que tu le protège et le cache avec toute
ton âme?
-Oh oui! J’ai un trésor! Acquiesca Sakura.
-Bon! Tu l’as déja montré, ton trésor?
-Non jamais. Même pas à madame.
-Pourquoi?
-C’est à moi.
-Et tu le montreras un jour?
-..Si c’est une personne que j’aime et que j’ai confiance,
oui.
-Bon. Bien ton corps, petite, c’est un trésor. Tu ne peut pas
le montrer aux gens comme tu veux! Tu ne devras le montrer qu’un jour,
à la personne que tu choisiras, celle que tu aimeras sincèrement,
et pour toujours.
Un large sourire passa sur les lèvres de la jeune demoiselle et son
visage s’éclaira.
-Compris! S’exclama-t’elle, toute joyeuse.
Lionel la regarda. Elle était très belle...
-Vient ici, ordonna-t’il doucement en prenant une grosse brosse. Il
faut démêler tes cheveux! Ils sont tout pleins de noeuds, et
tellement ébouriffés!
-Mademoiselle m’a donné une... une quoi déja?! grogna-t’elle
en cherchant. Une douche! Mademoiselle m’a lavé les cheveux,
et a dit qu’elle devra me couper les cheveux tellement ils étaient
mêlés! je ne veut pas perdre mes cheveux!
-Ne t’inquiète pas, ça va aller. Laisse-moi aller chercher
quelque chose, et tu va voir, je vais te les démêlers, moi, tes
cheveux!
Il disparu dans la salle de bain et revint quelque instant plus tard avec
une bouteille de démèlant. Son invitée regardait la chambre
en tournant la tête de tout les côtés, visiblement attirée
par tout les objets qu’elle voyait pour la première fois.
Lionel grimpa sur le lit et se cala contre les oreillers. La japonaise se
tourna vers lui et rampa jusqu’à lui, désromais intriguée
par ce qu’il avait dans ses mains.
-Vient ici, et assis-toi, dos à moi, demanda-t’il en tapottant
devant lui.
Elle obéit en riant. Elle se colla contre lui, et il rougit.
-Avance un tout petit peu, demanda-t’il, pour que je puisse mieux voir
tes cheveux.
Elle obéit de nouveau, heureuse de l’attention que lui portait
le prince. Il regarda ses cheveux. Cheveux n’était plus le mot.
Il y avait tellement de noeuds qu’ils avaient prit la forme d’une
crinière de lion. Mais contrairement à Tiffany, il ne déséspéra
pas. Lui-même avait des cheveux d’enfer, alors qu’il soit
plus longs ou plus courts...
Il appliqua un peu de démèlant avant de commencer à peigner
ducement les cheveux de sa nouvelle amie, qui jouait avec une balle anti-stress
en frome de soleil. Elle trouna la tête un instant en riant pour le
montrer à Lionel, qui sourit tendrement.
Elle se retourna de nouveau en rigolant, amusée par le soleil qui portait
des lunettes soleil.
-Le soleil n’a même de lunette! rigola-t’elle devant l’absurdité
de la chose.
Lionel ne put s’empêcher d’éclater de rire en entendant
la japonaise dire ces mots. Elle était tout simplement adorable. Elle
renversa la tête et l’appuya contre sa cuisse pour lui décocher
un sourire ravit. Elle l’ignorait à ce moment-là, mais
elle était la seule qui n’avait jamais entendu Lionel rire.
-Tu sais que maintenant que tes cheveux sont presque démèllers
ils sont merveilleux! s’exclama Lionel en laissant les longs cheveux
soyeux dorés lui glisser entre les doigts
-Ah oui?
-Mais oui! Tu es très belle, toute lavée!
Il rougit un peu en s’entendant parler. Elle rigola avant de soupirer.
-C’est bientot fini? demanda-t’elle. C’est long de pas
bouger.
-Je sais. Attend encore cinq petites minutes, il reste quelques noeuds.
-Quoi? Quoi ça, cinq minutes? demanda-t’elle, les sourcils
froncés.
-Tu ne sais pas ce que s’est?! S’étonna le prince.
-Non. C’est quoi?
-C’est une mesure de temps.
-Oh, je connais pas.
-Ah non! Qu’est ce que tu dis, toi, pour désigner le temps?
-Hum une lune, une demi-lune, des nuits, des soleils, des jours, des étoiles...
et pleins d’autre, comme euh... le temps d’une brise, le temps
que prend un poisson pour nager de la rivière au lac et tout et tout.
-Des choses de la nature, dit Lionel. C’est romantique.
-Ah bon? Peut-être.
Elle s’appuya contre lui lorsqu’il déposa la brosse.
Il rougit, ne sachant pas quoi faire, mais la jeune femme ne s’occupa
pas de son malaise.
-Mademoiselle m’a dit que tu étais le prince!! C’est
vrai??
-Ouais... je suis le futur roi du chateau, soupira Lionel.
-Tu n’as pas l’air content.
-Je ne le suis pas. Tu sais, j’ai tout ce qu’un homme pourrait
rêver, mais je ne suis pas heureux. Je ne veut pas gouverner le pays.
Ce n’est pas pas mon rêve. Ça m’est égal,
à moi, le pouvoir et la richesse.
-J’avais bien lut dans tes yeux ta tristesse et ta détresse,
souffla la fille.
-Oh oui.
-Mais... pourquoi es-tu si malheureux?
-Je l’ignore, soupira Lionel en croisant ses bras derrière
sa tête. En fait je... il y a longtremps, un an ou deux environ, j’ai
fait un rêve. J’étais malade, et sur le point de mourir.
Ma mère quitta un soir mon chevet, croyant avoir entendu du bruit
sur la terasse. Et s’est alors qu’un ange est apparut. Je ne
pouvait pas voir son visage, mais je savais deux choses: qu’elle était
très belle, et que c’était une jeune femme. Elle s’est
penchée, et à posé un baiser sur mon front. J’ai
put appercevoir, l’écar d’un instant, l’éclat
d’émeraude dans ses yeux. Ensuite, elle ma caressé la
joue, ma murmuré qu’elle m’aimait -je ne peut plus me
rappeler du ton de sa voix non plus!- puis a disparue. Et j’étais
guéri.
La jeune femme s’était appuyée contre ses genoux et
buvait chacune de ses paroles.
-En me réveillant, continua Lionel, j’ai réalisé
ce qui me manquait: une personne que j’aimerais, et qui m’aimerais
en retour. Je veut retrouver cette femme! Elle m’a ensorcellé...
-Wouah! Le temps d’un rêve en plus! S’exclama-t’elle,
visiblement surprise.
Il approuva. Il se trouva soudainemwnt idiot. Qu’est ce qu’il
faisait là, à discuter avec une étrangère, de
choses dont il n’avait persque jamais parlé à personne
avant.
-C’est quoi ton nom? demanda-t’elle soudainement, le faisant
sortir de ses pensées.
-C’est vrai, je ne me suis pas présenté. Je m’apelle
Lionel Chohom.
-Bonjour Lionel, dit poliment la jeune inconnue en souriant chalareusement.
Lionel rougit soudainement. Personne ne l’apelle jamais par son prénom,
sauf sa mère... mais sortant de la bouche de la jolie japonaise,
ça lui semblait le plus beau des prénoms.
-Et toi? C’est quoi ton nom? lui demanda-t’il, en plongeant
son regard dans le sien.
-Je l’ignore, avoua-t’elle bêtement, le faisant rire.
Je ne connais que le dessin correspondant à mon prénom. Attend.
Elle sauta en bas du lis et retomba à quatres pattes. Elle s’approcha
d’une feuille et d’un crayon et, en prenant tout son temps,
fit son dessin. Elle alla ensuite le porter à Lionel, qui le regarda.
-Ying Fa, murmura-t’il.
-Quoi?
-Tu es japonaise, non?
-...euh oui, puisque je parle japonais!
-Donc ton prénom serait...
Il regarda la jeune fille et ne put que constater qu’il lui allait
comme un gant.
-Sakura, murmura-t’il à la jeune femme aux yeux d’émeraudes
et au cheveux de miel.