Amour sauvage, Sylphina
Chapitre I
Lionel et Anthony débouchèrent de nouveau sur une clairière,
beaucoup plus grande cette fois. Une caravane frèche était au
milieu. Il y avait tout près d’elle un endroit amménager
pour un feu. Il y avait une petite rivière en arrière, et du
bois de couper. Il y avait aussi une petite cabane de bois fermée,
d’où sortait une couverture.
-Chez moi, expliqua la jeune femme fièrement.
Anthony jeta un regard, mais resta sur la cabane un long moment.
-Il y a quelqu’un dans la hutte, juste là, non? demanda-t’il
à la fille, qui prit un air triste.
-Oui... c’est ma nounou...elle a été attaquée...il
y a une semaine environ... des méchants...sont venus...et nous ont
attaqués... cinq hommes... j’ai dut me batailler, moi aussi...
mais... nounou as été... regardez, finit-elle.
Elle tira tout doucement la femme de sous la hutte, et Lionel ne put s’empêcher
d’avoir un hoquet de dégoux. La femme âgé reposait,
les yeux fermés et les mains croisés sur son ventre, paisiblement.
elle était très belle, certe, et semblait normale. Si ce n’était
de la grande et profonde coupure sur son cou.
-Elle est morte, expliqua la fille tristement, le regard pleins d’eau.
Mais je n’ai pas trop de triste: elle est au paradis, avec maman, et
papa!, et elle est heureuse.
Lionel et Anthony sourièrent tendrement. La japonaise se releva et
regarda sa robe toute éfillochée, puis son regard glissa sur
son bras.
-Yark yark, toute sale! grogna-t’elle.
Elle s’assit en indien d’un coup. Lionel s’approcha tout
doucement et sortit un long bandage, que la fille renifla.
-Pour ton bras, expliqua-t’il. Ça va aller mieux comme ça,
tu vas avoir moins mal.
Elle lui tendit son bras pour lui montrer qu’elle lui faisait confiance.
Il fit doucement son bandage, puis lava du bout de son mouchoir une coupure
sur son front. Anthony le regarda, son petit sourire sur les lèvres.
-Nous devrions partir...
-Non, je reste, déclara le prince fermement.
-Pourquoi? s’étonna son bras droit. Elle est très bien
sans nous!
-Elle m’intrigue et ma facine... je veut rester un peu, juste pour la
regarder...et ce serait mieux si elle rentrait avec nous au palais..et puis,
je déteste les réunions.
-D’accord... mais sachez que si vous n’y êtes pas, on viendra
vous cherchez!
Lionel ne dit rien, se rendant compte que son fidèle ami avait bel
et bien raison. Il soupira puis approuva. L’orpheline leva ses deux
grands yeux brillants vers lui.
-Je dois retourner d’où je viens... tu devrais venir. Tu n’es
pas en sécurité ici. Tu risques de subir le même sors
que ta nounou ici, seule.
-Oui... mais moi me défendre!
-Oh mais si je n’étais pas arriver, tu serais déja dans
le ventre du loup j’te signale! C’est trop dangeureux pour toi
ici, seule. Vient! Tu seras heureuse, je te le promet.
-D’accord, mais je veut que madame soit.... mit dans un cime..tière.
-Promis, jura Lionel en mettons une main sur son coeur.
Anthony sourit tendrement en les regardant, déja amis.
-Y’a-t’il des choses que tu voudrais ammener avec toi? demanda-t’il
à la jeune femme qui venait de se relever.
-Y’a-t’il?! ...Ya-t’il...répéta-t’elle,
cherchant le sens du mot dans sa tête. Oui, il y a.
Elle sauta jusqu’à la caravane. Elle revint un peu plus tard
avec un sac. Elle le porta au pied du jeune prince puis alla voir la hutte,
où reposait le corps de la vieille dame. Elle se pencha et l’embrassa
sur le front, versant une larme, qui coula le long des joues creuses et blanches
de la morte.
-Aurevoir, madame. Et merci. Voyez? Votre rêve...deviens réalité.
Je vais avoir une maison. Je serai protégée. Je vous aimes,
madame. Merci. Merci.
Elle se releva et marcha gracieusement vers les deux jeunes hommes, qui la
regardait, en retrait, respectueux. Elle les dépassa un peu et essuya
ses larmes.
-Viens-tu? Demanda-t’elle aux deux garçons en prenant son sac.
Ils approuvèrent sans dire un peu et, tout les trois, se dirigèrent
vers le château. Avant de quitter le bois, Sakura sortit une longue
cape noire, qu’elle enveloppa autour de son corps. Elle se tourna vers
le bois et, levant sa main dans un adieu, poussa un petit cri aigue de douleur,
souhaitant à sa mère adoptive de reposer en paix. Les larmes
mouillèrent le sol, mais elle les essuya rapidement.
-Je vais vivre, madame, comme tu l’as toujours voulut. Merci.