Ferme les yeux, ne vois plus que mon âme, Sylphina
Épilogue


Sakura sauta dans son lit, faisant grogner Syaoran qui se tourna sur le ventre avant de se cacher dans les couvertures.

- Je dormais, Saki !
- Je sais ! Allez debout mon gros loup !

Elle marcha à quatres pattes jusqu'à lui et baissa les couvetures pour voir son visage et son torse. Elle sourit, fière d'elle, l'air sadique.

- Debout, sinon j'les enlève jusqu'à tes pieds !

Syaoran pleurnicha en essayant de se rhabriller. Sakura secoua la tête.

- On a promit d'allez aider pour rebâtir la piscine ! Allez Syaoran debout !

Il soupira et lui sourit tendrement.

- Comment tu fais pour être si pleine de vie aussi tôt ? Je me suis endormie avant toi en plus, et c'était il y a six heures !
- C'est toi qui m'a fait des avances hier soir, assumes-toi ! Allez debout !

Syaoran l'attrapa et la coucha sur lui.

- Pas tout d'suite, encore cinq minutes maman. Tu m'as même pas dit bonjour, petite idiote !
- Bonjour !

Ils échangèrent un baiser.

- J'ai froid à cause de toi, t'as pas honte ? Et je dois prendre une douche... pas envie de travailler.
- Syaoran ! Tu as promis !

Il la regarda faire une moue et il se sentit fondre.

- Viens dans la douche avec moi et j'y vais.
- Tu triches ! Et je te connais, si j'accepte, on sera pas sortit tout de suite !
- Et alors ? Tu dois te faire pardonner de m'avoir réveillé ! S'exclama-t-il en lui pinçant gentiment une fesse au travers de son pyjama. Et tant pis si on arrivent en retard. Alors ?

Sakura soupira.

- Je suis une esclave de seize ans.
- Et moi ton méchant maître. Obéit, femme !

Elle rigola et se dirigea vers la douche en chantonnant.

Sakura et Syaoran arrivèrent au chantier avec une demi-heure de retard. Tout le monde les accueuillit avec entrain et sourire. En un peu plus d'un an, ils avaient reconstruit les deux gymnases. La piscine était presque terminée, mais il restait encore bien du travail à faire. Une centaine de personnes s'étaient portés volontaire pour la reconstruire. Monsieur To avait laissé les plans à Syaoran et Sakura, qui avait tenu à ce qu'elle soit indentique à la première où leur amour avait fleurit. Tout deux avaient mis du temps et de l'effort pour rasembler gens et argent, et donc la piscine serait renommée en leur nom. À l'entrée de la piscine, sur les mur frais peinturé, on avait posé des cadres réprésentant trois articles de presse : le premier parlait du feu. Le deuxième de l'opération de Sakura et de la collecte d'argent. Le dernier parlait des travaux faits pour remettre la piscine sur pied. Sakura était plutôt fière du travail. Elle regardait les gens perchés sur des échafaux qui lavaient les vitres du plafond. Ele sentit des bras lui enserrée la taille par derrière. Syaoran se colla contre son dos et regarda avec elle la piscine.

- Pas mal, non ?
- Parfais, approuva Sakura. Mis à part les vestiaires, c'est pareil !
- Voilà ton frère.

Sakura se tourna vers Touya qui venait vers elle en regardant les travaux, satisfait.

- C'est très bien, Sakura ! Tu sais finalement faire autre chose que manger !
- Tu exagères, je ne fais pas que ça ! S'exclama Sakura, vexée.
- Disons que tu es plutôt douée, dut admettre Syaoran en rigolant.
- Toi demain matin tu pourras pas te plaindre d'avoir mal dormit parce que tu vas passer la nuit seul si tu continues.
- Méchant esclave qui se rebèle ! S'exclama Syaoran en la tournant vers lui pour la presser contre son corps.

Ils échangèrent un baiser en souriant. Touya recula, ayant des pensées qui ne se disent pas à voix hautes sur les raisons que Syaoran pouvaient avoir d'apeller Sakura ainsi.

- Sakura ! Apella une voix derrière eux.
Sakura se hissa sur la pointe des pieds pour voir par dessus l'épaule de son amoureux.
- Tomoyo !
- Le maire va venir demain pour assistez à l'inauguration ! C'est du sacré beau boulot.

Sakura approuva.

- Je propose d'allez au restaurant ce soir fêter ça ! Suggéra Eriol qui suivait Tomoyo.
- Bonne idée ! Mais en attendant les gars, au boulot !

- Santé !

Les verres tintèrent et les amis buvèrent en choeur. Sakura but une gorgée de champagne dans la coupe de Syaoran, n'étant pas encore majeure pour pouvoir en avoir un verre.

- Qu'est-ce que vous allez faire maintenant ? Demanda Meiling en se lèchant les babines de délices devant son plat.
- Tomoyo et moi allons nous fiancés avant de chercher une boutique pour commencer à travailler, déclara Eriol en tendant du pain à Sakura. Nous aimerions pouvoir lancer la collection de vêtements de Tomoyo cet hiver.
- Syaoran va commencer son travail le mois prochain, continua Sakura en prenant le pain. Nous allons également aider sa famille à déménager près de la maison. Quand à moi, je crois que pour le moment je vais rester à la maison. Mes yeux ne me premettent pas de rester assise à travailler durant des heures. Je vais.. peut-être plutôt me concentrer sur un autre boulot... Syaoran et moi esperons avoir un enfant. ce sera mon travail. Toi ? Demanda Sakura en tendant le pain à Meiling.
- Moi je pars pour Lyon dans six semaines pour annoncer aux parents de mon amoureux qu'il est temps de passer au stade après les fiancailles ! Rigola Meiling. Et ton frère, Sakura ?
- Il s'est trouver une amoureuse avec laquelle ça semble très sérieux. Il a emménager chez Kaho il y a une semaine et je crois qu'il va y rester !
- Vous essayez vraiment d'avoir un enfant ? Demanda Eriol, surpris.
- Oui, on en veut vraiment un. Après tout ce qui est arrivé il y a un an, on aimerait avoir quelque chose, notre vie manque d'aventures !

Ils éclatèrent de rire. Ce soir là, en marchant main dans la main vers la maison, Sakura songea à ce que sa vie avait été.

À 14 ans, elle perdait son père, fuguait loin de chez elle. Elle rencontrait ensuite dans une piscine un jeune homme à la réputation mauvaise qui devenait son ami dans le temps de le dire et pour qui elle développait un profond attachement. Elle passait sa fête seule, ne l'ayant dit à personne, en cherchant de l'argent pour ses médicaments. Elle se noyait ensuite pour être secourue par le garçon de la piscine, qui l'ammenait chez lui. Ils échangeaient là-bas leur premier baiser. Elle passait ensuite dans un incendie avant de recevoir sa première déclaration qui se faisait interrompre par une fille qu'elle n'était pas censé connaître qui lui annonçait qu'elle était condamnée à être aveugle. Une semaine après, le garçon de ses rêves venaient la trouver, l'ammenait dans ce qui deviendrait sa maison, ils se baignaient, elle lui avouait qu'elle l'aimait, il la demandait en fiançailles puis il faisait l'amour durant toute une nuit, le tout dans une seule journée. Elle partait ensuite pour le Japon où elle se ferait opérer avant de tomber dans le coma. Elle se réveillerait pour avoir retrouver la vue et repartait au Japon vivre avec celui qu'elle aime... disons que sa vie avait été très mouvementée ! Combien de femme sur terre pouvait-elle se vanter d'avoir vécue dans te choses aussi jeunes, le tout dans un si court laps de temps ? Elle était bien chanceuse.

- À quoi tu penses, ma belle esclave ?
- Je me demandais si les choses auraient été différentes si un seul évenements ne se serais pas produit.
- Elle n'aurait peut-être pas été pareilles, mais disons semblables. Je t'aurais dit quand même je t'aime, mais tu ne te serais peut-être pas sauvé. Je ne t'aurais pas demandé immédiatement en fiançailles mais je l'aurais fait tôt ou tard. Tu serais sûremement encore vierge, rigola Syaoran, et nous serions restés à la maison à écouter la télé.
- Tu crois que nous serions quand même resté ensemble ? Amoureux ?
- Oui, j'en suis certain.
- Comment ça ?
- Parce que tu es mon âme-soeur, que nous sommes fait l'un pour l'autre.

Elle sourit tendrement et appuya sa tête contre son épaule. Ils continuèrent leur marche silencieusement lorsqu'il puisse voir la maison au loin.

- Saki ?
- Oui ?
-.. Je dois vraiment dormir seul ce soir ?

Sakura sourit tendrement.

- Le bébé ne se fera pas tout seul. Mais ce soir, on change les rôles.
- Ah bon ?
- Moui. Syaoran l'esclave, ça sonne bien aussi.

Syaoran sourit et serra doucement sa main, amoureux.




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