Ferme les yeux, ne vois plus que mon âme, Sylphina
Chapitre IV


Tomoyo réfléchissait, sa tête appuyée contre le bas du ventre d'Eriol qui lui caressait les cheveux.

- Tu crois que c'est mal ce qu'on fait, Eriol ? On ment à Syaoran en lui disant qu'on ne la connaît pas et elle lui ment aussi !
- Mais non. On lui cache quelque chose pour lui ammener sur un plateau d'argent celle qu'il veut.

Tomoyo sourit

- J'aime cette façon de voir les choses, elle me fait sentir mieux. Je vais confectionner des vêtements à Sakura !
- Ah oui ? Pourquoi ça ?
- Il faut qu'elle lui fasse perdre la tête.
- On veut qu'ils soient ensemble, pas qu'elle tombe enceinte ! Et puis ils se recontrent toujours à la piscine, elle n'est pas très habillée dès le départ ! - J'vais lui faire un paréo... fais-moi confiance
- Oh mais j'te fais confiance, mon amour !

Tomoyo leva la tête et lui sourit tendrement. Il se pencha et lui accorda ùn baiser avant de sourire.

- Tomoyo, les caméras que tu as sortis...
- Je ne sais pas encore, Eriol, je n'ai pas décidé... murmura Tomoyo en regardant les caméras qui traînait sur la table.

Syaoran se dépècha à enlever ses pantalons et faillit tomber en plein visage. Il se dirigea vers la piscine, ravi de la voir. Il arriva dans la piscine et chercha des yeux son amie. Il fut déçu de ne pas la voir là. Bougon, il alla porter sa serviette sur le bord lorsqu'il vu celle de Sakura sur le banc, là où elle le mettait toujours. Soucieux, il fronça le yeux et regarda autours pour la chercher. Il apprçut alors un éclat doré dans l'eau et souris : elle nageait sous l'eau, c'est pour ça qu'elle ne l'avait pas salué et qu'il ne l'avait pas vu. Mais en y regardant bien, Syaoran remarqua que non seulement elle n'avançait mais qu'en plus elle ne bougeait pas. Son corps se mit à trembler de panique et son coeur commença à s'énerver. Il n'entendait plus que son pouls qui s'affolait. Le corps de Sakura se tourna lentement et ce n'est que lorsqu'il vit ses lèvres ouvertes qu'il sauta à l'eau. Poussé par la force surhumaine de l'adrénaline, il l'empoigna et la sortie de l'eau en une minute. Il l'étendit sur le dos et mit un flotteur sous sa tête. Depuis combien de temps était-elle là ?! Il se pencha pour écouter sa respiration et sentit son coeur s'arrêter lorsque son cerveau lui cria qu'elle n'avait plus de respiration. Terrorisé, il chercha son poignet et tâta son pouls, mais il n'en trouva aucun. Il tenta de se calmer en se répétant qu'il devait faire la respiration atrificielle, qu'elle n'était pas morte, qu'il y avait encor de l'espoir. Il joignit ses mains et hésita un instant à les mettre sur Sakura, se demandant stupidement si s'était un geste vicieux. Il chassa ses pensées idiotes et posa les mains sur elle. Il compta en pompant sur son corps glacial avant de se pecher et de souffler dans entre les lèvres bleutés de Sakura.

Elle n'avait pas le droit de mourrir !

Il s'y prit plus de cinq fois avant que Sakura ne s'étouffe et ne commence à tousser. Syaoran courrut chercher une chaudière qui était près d'eux et la plaça près d'elle. Il l'aida à s'assoire et Sakura se tourna vers la chaudière pour s'y vider l'estomac à grands hoquets. Son sauveteur rampa jusqu'au banc pour aller chercher leurs serviettes et ses vêtements et revint près de Sakura, qui sanglotait maintenant, toujours penchée dans le sceau. Il l'habrilla pour qu'elle se réchauffe, mais ce n'était pas suffisant. Il se leva et courrut dans les vestiaires. Il chercha avec panique de quoi la couvrir, de peur qu'elle ne meurt de nouveau, cette fois d'hypothermie. Il trouva des grosses couvertures de laine de secours. Il les prit toutes, n'ayant pas encor retrouver ses esprits, et retourna près de Sakura. Il la couvrit et lui frotta énergétiquement le dos. Elle repoussa la chaudière t s'essuya la bouche sur un mouchoir qu'elle avait dans son sac que Syaoran avait aussi apporter près d'elle sans raison. Elle se tourna vers lui pour le regarder, sans cesser de sangloter. Il avait l'air absent, déconnecté de la réalité. Il pleurait mais ne semblait pas s'en rendre compte, ses larmes roulants sur ses joues blèmes. Il frisonnait mais continuait de la frotter pour qu'elle retrouve sa température normal.

Sakura était glacée, elle était secouée par des frissons qui lui donnaient des crampes tant ils étaient violents. Elle sentait toutefois la chaleur se communiquer à elle avec les efforts de Syaoran. Elle n'arrivait pas à parler, à le réconforter : sa gorge était brûlée. Elle finit par réussir à levée sa main anormalement blanche et à caresser sa joue tendrement. Il finit par lever les yeux vers elle, ses yeux larmoyants. Sakura posa son autre main sur son autre joue pour qu'il la regarde. Syaoran s'agenouilla et sourit enfin, comme soulagé.

- Tu n'es pas morte... ma Sakura, tu es vivante.. tu n'es pas morte.. je t'ai sauvé... oh Sakura !

Il l'étreignit avec force, l'étouffant presque. Il pleura silencieusement dans son cou en la tenant contre lui. Sakura se laissa faire avant de passer une des couvertures autour de lui, lui signifiant de prendre soin de lui aussi. Syaoran l'embrassa sur les joues, secoué âr le soulagement. Il l'aida à se lever en lui caressant les cheveux.

- Qu'est-ce qui s'est passé ?! Finit-il par demander enr etrouvant sa tête.

Sakura tenta de lui dire mai elle s'étouffa. Syaoran lui massa le dos.

- Ne dis rien alors. On va aller chercher tes vêtements et tu viendras avec moi chercher les miens. Je ne sais pas pour vous, mais nous, dans notre vestiaires, nous avons un grand séchoir près des douches, asser chaud. Tu pourras t'y sècher avec te t'habiller, continua Syaoran en la voyant secouer la tête.

Ils ramssèrent leur chose et Syaoran prit la chaudière qui était plus remplie par l'eau salée qu'elle aait avalée que par son déjeuner. Il la vida dans les toilettes de dames pendant que Sakura ouvrait son casier en reniflant ses dernières larmes. Il la rejoind, les joues roses. Il était dans le vestiaire des filles après tout ! Elle se tourna vers lui, son linge serré contre elle, et lui prit la main pour aller avec lui à celui des garçons. Syaoran la conduisit au séchoir où il la laissa se sècher en toute intimitié. Il attendit patiemment dans la salle de bain où il s'était changé. Elle cogna faiblement à la porte pour lui signifier qu'elle avait terminé et il sortit la rejoindre. Elle s'était habilée mais avait passer les couvertures autour d'elle. Il regarda ses jambes nues sous sa jupe : elle allait avoir froid. Il s'approcha doucement d'elle et posa ses mains sur ses épaules.

- Veux-tu allez à la cafétéria attendre pour le début des cours ?
- Je ne veux pas allez en cours, pas aujourd'hui, refus Sakura en toussant rudement, la voix écorchée et la respiration difficile.
- Tu as raison.. je peux te reconduire chez toi ? Je n'irai pas en cours non plus...

Sakura allait accepter lorsqu'elle se souvint qu'il ne devait pas savoir qu'elle connaissait Tomoyo : elle vivait avec ! Elle regarda timidement Syaoran, qui la regardait avec attention, inquiet.

- On ne pourrait pas aller chez toi plutôt ? Ma coloc est..malade et a besoin.. de repos et de silence complet.
- D'accord. Cesse de faire de si grandes phrases, tu vas te ruiner la voix. Viens, j'ai une auto, on va y être au chaud.

Elle désigna les ouvertures. Il les enleva et alla les rangers. Il revint et pass son bra autour d'elle. Elle recommençait à avoir froid, et ça ne l'étonnait pas vu qu'elle portait une jupe plutôt courte et un chandail à manche courte assez mince. Ils allèrent jusqu`'à l'auto de Syaoran, que Sakura observa avec attention, visiblement impresionnée. Même à l'intrieure, elle fouilla le tableau de bord et observa patiemment toutes les fonctions. Syaoran la laissa faire en mettant le chauffage, amusé.

- Elle est belle tu l'a eu pour combien ?! Elle roule bien ?! C'est une automatique !

Il sourit en la voyant se forcer la voix pour poser des tonne de questions. Il découvrit ainsi qu'elle était passionnée par les automobiles. Ce n'est que lorsqu'elle rigola en faisant ouvrir le tiroir à gants devant elle par erreur qu'il réalisa combien il avait eu peur de la perdre pour toujours, elle, la fille qu'il aime. Sans réfléchir, il passa un bras autour de ses épaules. Elle ne fit rien pour l'en empècher.

Sakura descendit et regarda la maison. Elle siffla, impresionnée. Il sourit. Il avait une assez grande maison, en effet. Elle servait avant de chalet pour sa famille, mais sa mère la lui avait donner comme résidence durant ses études. Elle avait deux étages et un sous-sol, trois chambres avec des lits double. Un très grand salon avec une cheminée et une cuisine très moderne. Il avait normalement aussi un grand jardin à l'arrière, mais Syaoran était en rénovation et donc la cours était cachée par de grands paravents. Il fit visiter à Sakura près lui avoir donner de bonnes couvertures. Ils s'installèrent près du feu de foyer avec un chocolat chaud. Syaoran la regarda longuement. Elle était si belle ! Ses longs cheveux dorés tombaient élégemment sur les couvertures, ses yeux d'émeraudes étaient de nouveau remplis de joie de vivre. Elle se tourna vers lui et lui sourit tendrement, heureuse d'être là.

- Tu n'as pas peur d'être ici ?!

Sakura le regarda, étonnée.

- Tu me connais depuis seulement deux semaines et tu viens déjà chez moi. Tu me fais vachement confiance, qu'est-ce qui ne te dis pas que je ne vais pas te sauter dessus ?
- Tu ne m'aurais pas sauver la vie. Et puis, tu l'aurais déjà fais quand tu m'as fais visité les chambres, non ?
- Peut-être parce que j'aime mieux sur le canapé ?

Elle lui tira la langue.

- Quand même, tu n'es pas prudente Sakura ! Au fait, tu ne m'as toujours pas dis ce qui t'étais arrivé.
- Je me suis cognée, expliqua Sakura en frottant son front. Je n'ai pas bien vu le rebord, du coup tout est devenu noir. Je t'attendais.

Syaoran posa sa tasse de café et alla la serrer contre lui, inquiet mais soulagé de la savoir en vie, près de lui.

- Je devais m'iquièter finalement ? Demanda gentiment Sakura en blaguant.

Syaoran lui sourit tendrement en écartant une mèche de devant ses yeux. Ce n'est qu'en y repensant plus tard qu'il rougissa en réalisant la proxité de leur visage.

- J'ai eu une peur horrible de te perdre, Sakura. La prochaine fois, attend-moi sur le bord, d'accord ?

Sakura lui sourit et rougis avant de l'étreindre à son tour. Ils restèrent un long moment dans les bras l'un de l'autre.



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