L'aréoport était vide, mais devant l'aire d'attente de l'avion
de Sakura, il y avait bien du monde. Tout ses amis, ses professeurs et la
direction étaient venus la saluer. Sakura remerçia ceux qui
venaient l'encourager et lui donner des peluches, des fleurs et des sucreries,
bien encré dans les bras de Syaoran qui refusait de la lâcher.
L'avion arriva et tout le monde la salua. Elle resta près du hublot
pour regarder le paysage, toute souriante. Syaoran somnolait sur son épaule,
lui tenant la main tendrement. Tomoyo et Eriol rigolaient près d'eux
en discutant avec Sakura pour l'empêcher de penser à l'opération.
Une fois arrivé au Japon, Sakura gagna de l'entrain et de l'anxiété.
Elle regarda autour, laissant Syaoran à demi-endormit s'occuper de
ses baggages. Elle repéra aors son frère. Elle partit à
la course pour lui foncer dessus en sanglotant. Touya la serra avec force
contre lui, l'embrassa dans les cheveux.
- Sakura, dieu merci tu va bien! Si tu savais combien j'ai eu peur lorsque
j'ai découvert que tu n'étais plus là ! Petite idiote
! Ne pars plus jamais comme ça, tu m'entends ? Regarde toi ! Toute
juste 15 ans !
Syaoran rougit soudainement et Touya fronça les sourcils, curieux.
Eriol et Tomoyo le saluèrent, lui expliquant qu'ils avaient prit
soin de Sakura et qu'ils l'avaient hébergés. Touya les remerçia
puis ils se dirigèrent vers l'hopital. Le trac prit Sakura d'assault
et elle se mit à hoqueter en tremblant. Syaoran la tenait près
de lui pour la réconfortée et la diriger, puisqu'elle avait
pratiquement perdu la vue. À la porte de l'établissement,
elle était rendue aveugle et n'arrivait presque plus à marcher
tant elle était effrayée. Ils se rendirent voir le docteur
qui l'opérait et il lui indiqua où se changer et où
les rejoindre. Syaoran alla l'aider à enfiler sa jaquette pendant
que Touya emplissait des papiers.
- On devrait acheter des jaquettes d'hopital, ça te donne un air
très sexy, murmura Syaoran en l'enlaçant, essayant de refermant
les pans pour que tout le monde ne puisse pas profiter d'une vue sur ses
belles fesses.
- Pervers, répondit Sakura, touchée qu'il détende l'atmosphère.
Tu seras là, hein Syaoran ? Même quand je serai sur la table,
tu seras là ?
- Je te tiendrai la main approuva Syaoran en l'embrassant dans les cheveux.
Je te l'ai promis, j'le ferai ! Ton frère aussi va être là.
Il va te tenir l'autre main. Jamais nous ne te laisserons.
Sakura approuva puis lui prit les mains.
- Syaoran.. si jamais j'en venais à mourrir.. je veux que tu gardes
mes cendres, et que tu ailles les diperser sur ce qui reste de notre piscine.
C'est là que j'ai commencé à vivre, c'est là
que je t'y est rencontré. Je veut ensuite que tu aides l'école
à rebatir cette piscine pour que d'autres comme nous deux soient
heureux. Je t'interdis de m'oublier, je serai avec toi à jamais.
Mais je t'interdis aussi de ne plus jamais chercher l'amour : il y aura
quelqu'un d'autre, ne perd pas espoir. Et je veut que tu viennes porter
des fleurs sur ma tombe tous les ans, au Japon. Garde aussi contact avec
Touya, appaise sa peine.
Syaoran l'embrassa longuement et elle se sentit faiblir lorsque les larmes
de son amoureux coulèrent sur ses joues.
- Je te le promet, souffla simplement Syaoran.
Ils retournèrent voir les autres. Le docteur leur expliqua longuement
l'opération, leur répéta de nouveau tout les dangers,
proposant une dernière fois de reculer. Sakura refusa fermement.
- Très bien. Nous allons donc t'injecter un liquide qui t'endormiras
lentement, puis nous t'endormirons de nouveau avec un gaz avant de proceder
à l'anasthésie locale de ton visage. À partit du moment
de l'injection, tu auras l'impression de t'endormir, ça peut prendre
jusqu'à vingt minute comme ça peut en prendre cinq. Prête
?
Elle approuva et se tourna vers Syaoran. Il l'embrassa tendrement pendant
que l'aiguille s'enfonçait, Sakura lui ayant déjà mentionnée
en avoir peur. Le docteur lui fit signe qu'il allait revenir. Sakura souffla,
se sentant un peu mieux et déjà engourdit.
- Ça va allez, Saura, courage ! Et au pire, ma petite soeur, tu iras
voir maman et papa avant moi, chanceuse.
Elle sourit tendrement à son frère. Elle frisonnna.
- J'ai peur, murmura Sakura. Je suis toute crispée..
Syaoran grimpa dans son lit et se plaça derrière elle. Il
lui massa les épaules et elle émit un petit ronronnement.
- Tu resteras.. à mes côtés pour toujours.. si je meurt,
ce sera à moi.. d'être avec toi.. pour toujours.. parce que
je t'...
Elle ferma les yeux, s'endormant. Ils attendirent d'être certains
qu'elle dormait vraiment avant d'apeller le docteur. On la transfera sur
civière puis on la conduit à la table. Eriol et Tomoyo allèrent
s'installer dans une salle d'attente, les yeux humides. Syaoran et Touya
se firent mettre des vêtements de protection et ils s'installèrent.
L'opération commença alors. Syaoran refusa de regarder, fermant
les yeux en détournant la tête pour cacher ses larmes qu coulaient.
Touya, lui, gardait les yeux poser sur sa soeur, n'empèchant pas
les larmes de couler. L'opération dura quatres heures, dans le silence
des bruits des machines qui indiquait si Sakura survivait. Au moment où
le docteur allait déclarer que c'était fini, une machine se
mit à hurler. Ils se tournèrent tous vers elle et fixèrent
la ligne qui ne bougeait plus.
- Elle vient de sombrer dans le coma, souffla le docteur. Nous avons échoué
à tout faire sans dégats... Je suis désolé.
Syaoran se tourna vers son amoureuse, qui ne se réveillerait pas
dans une heure, comme prévu. Il avait envie de courir hors d'ici,
échappé au bruit strident, à l'image de Sakura, mais
il lui avait fait une promesse qu'il tiendrait. Ils suivirent la civière
jusqu'à la chambre de Sakura où on la brancha encore à
d'autres machines. Touya alla apprendre la nouvelle à Tomoyo et Eriol.
Syaoran s'installa près de Sakura et lui sourit tendrement.
- Accroches-toi, ma toute petite. C'est pas encore fini.
- Vous avez vu les bancs dans les douches ? Demanda Meiling en riant. Il
me semble que c'est l'endroit rêver pour un film porno !
- Tu ne penses qu'à ça ?! S'exclama Syaoran en riant.
- Dans un hopital ! Grimaça Tomoyo en essayant de réparer
un petit trou dans le chandail de son amoureux. Tu es morbide !
- Mais non, pas ici, mais disons qu'avoir une douche comme ça, je
saurais quoi faire !
- T'es pas vierge toi ?
- J'ai dix-neuf ans et je suis avec le même mec depuis 4 ans ! Syaoran
soit sérieux !
Il lui grimaça. Il jeta un coup d'oeil aux deux autres amoureux.
- À vous, la question ne se pose même pas je suppose !
Eriol lui sourit en lui tirant la langue. Il regarda Sakura, qui dormait.
- Elle est toujours aussi belle, même s'il elle dort depuis sept jours
!
- Une infirmière l'a douchée hier pendant que je dormais,
répondit Syaoran, embêtée. Elle aurait put me réveiller,
la garce ! En plus que les douches esxcitent visiblement les femmes !
Meiling rigola.
- Et Sakura, Syaoran, elle est vierge dis-moi ? Demanda Tomoyo avec un ton
très sous-entendu.
Une machine se mit soudainement en marcha. Ils la regardèrent, surpris,
puis haussèrent les épaules. Les machines ici partaient puis
s'étaiengnaient sans arrêt. Les médeins leur avaient
expliqué ce qu'elles voulaient dire mais aucun d'eux n'avait vraiment
compris, trop occupé à pleurer. Seul Touya avait retenu leur
nom et leur fontion, mais comme il était partit chercher un café,
ils ne le sauraient pas ! Syaoran se redressa et s'étira.
- Pourquoi je te le dirais ?!
- Ohoh ! Il est offusqué ! Tu as couché avec Sakura ?!
- Elle a quinze ans en plus ! S'exclama Tomoyo. Elle vient tout juste de
les avoir ! T'as pas honte !?
- Mais c'est pas de tes affaires c'que j'fais avec elle ou pas ! S'exclama
Syaoran, vexé.
La machine qui s'était allumé se mit à devenir plus
bruyante, embêtant les occupants de la pièce.
- Est-ce que c'est mauvais signe ?
- Non non, la machine de la mort c'est elle, déclara Eriol en pointant
une machine sur laquelle ils avaient poser une peluche en forme d'ange pour
s'en souvenir. C'est si elle ne fait plus de bruit qu'on doit avoir peur.
C'est quoi elle alors ?
- Aucune idée, répondit Syaoran.
Il s'assit près du lit et prit la main de Sakura, qu'il posa sur
ses lèvres.
- Sa main est chaude, souffla-t-il.
- Elle n'est pas morte non plus ! S'exclama Meiling avec dégoût.
Donc, tu as couché avec Sakura ?
- ... le vendredi soir avant de partir. Vous m'fichez la paix maintenant
?
Tomoyo rigola.
- Mignon !
La main de Sakura remua dans celle de Syaoran. Celui-ci sourit tendrement.
Sakura bougeait de temps à autres et grognait dans son sommeil lorsqu'elle
avait besoin d'être changé de position. Elle remua de plus
en plus.
- Je crois qu'elle est inconfortable, conclu-t-il. Au moins c'est bon signe.
La machine monta encore d'un cran et Eriol lança une peluche dessus,
énervé. Les doigts de Sakura se refermèrent contre
ceux de Syaoran.
- Elle doit faire un cauchemar.
- Est-ce qu'on rêve quand on est dans le coma ? Demanda Meiling en
se couchant sur le ventre dans les oreillers, tenant son menton dans ses
mains.
- Sûrement, répondit Eriol en appuyant Tomoyo contre lui. Sinon
ça doit être ennuyeux.
- Il parrait qu'on entend quand on est dans le coma. Pauvre elle, elle doit
bien rire de toutes nos conneries !
Syaoran sourit et embrassa la main de Sakura. Touya entra dans la pièce
et fronça les soucrils en regardant la machine.
- Touya enfin ! C'est quoi cette merde qui arrête pas de chigner ?
- Aucune idée. J'ai oublié, répondit-il.
Sakura remua de nouveau et pressa les doigts de Syaoran avec force. Elle
haussa les épaules et grogna.
- Elle a besoin d'être tournée je crois, suggéra Touya.
- Elle n'aime pas dormir sur le dos de toute façon, souffla Syaoran.
Touya lui lança un regard meurtirier, sachant très bien comment
Syaoran pouvait le savoir. Sakura remua de nouveau.
- J'espere que c'est bon signe.. j'espere qu'elle va se réveiller.
Un des doigts de Sakura se posa au travers de ses lèvres et il fronça
les soucrils. Elle était plus agitée que d'habitude.
- Syaoran ? Apella-t-elle d'une voix rauque.
Ses amis bondirent autour de son lit. C'était le deuxième
mot qu'elle prononçait depuis qu'elle était tombée
dans le coma, le premier n'ayant eu aucun sens, quelque chose qui sonnait
comme Ké-rau.
- Je suis toujours aveugle, poursuivit-elle.
- Tu es réveillée mon amour ? Demanda Syaoran, surpris.
- Oui.. depuis un bout de temps, quelques minutes..
- Je vais alez chercher les docteurs ! S'exclama Touya, tout heureux.
Sakura en inclinant son cou pour se réveiller un peu mieux.
- Est-ce que le lit s'incline ? Je crois que si je reste encore couché,
je vire folle.
Syaoran chercha la télécommande qu'il actionna. Sakura sourit,
heureuse d'être un peu plus assise. Elle secoua la tête.
- Ça n'a servit à rien, je suis toujours aveugle.
- Tu as un bandage sur les yeux, petite idiote, rigola Syaoran. Ma Sakura.
Il la serra contre lui comme il put, évitant les fils qui reliait
Sakura aux solutés. Elle sourit et l'embrassa dans les cheveux.
- Nous avons eu si peur, Sakura, souffla Meiling en lui caressant les ceux
- Meiling ?! Qu'est-ce que tu fais là ?!
- Je suis venue quand j'ai sut que tu étais dans le coma biens ur
!
-.. j'étais dans le coma ?
Ils rigolèrent.
- Depuis une semaine, oui !
- Une semaine ? Bon dieu !
Syaoran sourit tendrement et sentit les larmes monter, heureux de la savoir
hors danger. Le docteur arriva et Touya se dépècha d'allez
tenir la main de sa soeur.
- Je suis très heureux de te savoir réveillée, Sakura
! Comment te sens-tu ?
- J'ai mal partout et je veux me lever !
Il rigola.
- Doucement doucement ! Une chose à la fois quand même ! Que
vois-tu ?
-.. du noir ?
- Oui, bien sur.
Il sortit une petite lampe de poche qu'il alluma devant le bandage qui la
couvrait du front jusqu'au nez.
- Ça viens de changer.
- Bien, tu réagis au moins à la lumière. Fermez les
lumières s'il-vous-plait, demanda-t-il à Tomoyo et Eriol qui
s'éxécutèrent.
La pièce était maintenant seulement éclairée
par le soleil qui pénétraient d'en bas du rideau.
- Te sens-tu prète à enlever le bandage ?
Sakura hésita mais elle sentit la main de Syaoran se resserer contre
la sienne.
- Oui.
Il chercha l'aggrafe et commença à le dérouler lentement.
Syaoran et Touya la regardait attentivement commes les autres. Lorsque le
bandage disparu, Sakura avait les yeux fermés. Syaoran lui caressa
tendrement la joue. Elle sourit et les ouvrit courageusement, comme un bébé
qui regarde pour une première fois. Elle cligna des paupières
plusieurs fois.
- Je ne vois.. pas très bien...
Elle secoua la tête et s'essuya les yeux.
- C'est un peu embrouillé. Et sombre.
- Tu réagis moins à la lumière une je l'aurais cru.
Ouvrez une lumière, suggéra-t-il.
Eriol obéit et attendit la réaction des beaux yeux d'émeraudes.
Elle sourit tendrement et se tourna vers Syaoran. Il glissa ses lunettes
sur son nez. Elle sourit alors largement.
- Tu es beau tu sais ? Je t'aime.
Il lui sourit amoureusement et l'embrassa tendrement. Tomoyo applaudit.
- Yeah !
- Je peux sortir de mon lit bientôt ? J'ai besoin d'allez nager.
Syaoran sourit et s'accôta contre elle. Touya lui sourit en retour,
soulagé de savoir sa soeur en vie et non aveugle. Ils écoutèrent
d'une oreille le médecin qui leur donnait des conseils et des restrictions.
Sakura regardait par la fenêtre. Elle n'était pas encore prête
à retrouver son père et sa mère, et dieu l'avait compris.
Elle regarda Syaoran, qui somnolait. Si elle n'avait pas eu conscience être
tombée dans le coma, il y avait une chose qu'elle savait, et c'est
qu'il avait été là toujours été là
pour elle.
Elle elle savait qu'elle le serait aussi toujours pour lui.