Dix ans plus tard, …
Sakura-chan ! Dépêche-toi, on va être en retard !
- Oui, oui, j’arrive !
Je descendis en trombe dans les escaliers, mes valises sous les bras. Tomoyo
m’attendait, en tapant du pied, en bas de l’escalier. Elle était
ma meilleure amie, ma cousine et aussi ma seule famille, mes parents ainsi
que mon frère étant mort dans un accident de voiture. Elle
semblait en colère. « Mais depuis toute petite j’étais
toujours en retard. » Même en colère, elle était
toujours belle. Elle avait les yeux d’un mauve exquis et les cheveux
noirs avec des reflets de la même couleur que ces yeux… Nous
avions décidé de partir toutes les deux à Hong-kong
pour fêter nos vingt-quatre ans. Depuis toutes petites, nous rêvions
d’aller là-bas. Nous sentions que quelque chose nous dirigeait
vers cette ville. Peut-être le destin, qui sait…
Je fermais la maison et nous sautions dans le taxi direction l’aéroport.
Nous étions toutes les deux excitées, il faut dire que nous
avons attendu prés de… « Combien de temps en fait je
sais plus… Je crois que cela date de mon vœu que nous sommes
attiré par cette ville. Donc prés de dix ans, cela fait une
éternité… Mais ne ditons pas que tout arrive à
point à qui c’est attendre ? »
Après une course folle dans l’aéroport, nous pouvions
enfin souffler dans l’avion. Plus que trois heures de vol nous séparaient
de notre destinée. Je regardais partout, c’était la
première fois que j’étais dans un avion. Tomoyo me regarda
et rigola. Grâce à son métier de styliste, elle voyageait
souvent alors que moi… « On ne va pas dire que être professeur
des écoles nous fasses énormément bouger dans le monde…
Mais comme j’aime mon métier, je ne me plains pas, cela pourrait
être pire… »
Au décollage, j’étais accrochée à mon
siège tellement que j’avais peur, et Tomoyo se moquait toujours
de moi mais une fois en l’air, je pu me détendre. Durant les
trois heures de vols au dessus de la mer de chine, nous avons énormément
parlées. «Il faut dire que nous avons que ça à
faire dans un avion.» Lorsque l’on pouvait enfin voir la terre,
des turbulences se firent sentir. Elles étaient légères
au début mais devenais de plus en plus violentes. L’aile droite
de l’avion s’enflamma brusquement. Les masques à gaz
tombèrent de leurs cachettes. Le pilote nous disait de rester calme
et d’attacher nos ceintures. L’avion commençait à
piquer du nez vers la terre, nous allions nous écraser contre le
sol. Tomoyo essayait de mettre sa ceinture mais elle n’y arriva pas,
elle était trop paniquée pour arriver à quoi que ce
soit. J’eu le sentiment que c’était la dernière
fois que je la voyais. Soudain, un énorme choc nous pris. Nous avions
du rentrer en collision avec le sol. Je perdis, un instant, connaissance
à cause de la dureté du choc. Mais lorsque je repris mes esprits,
ma cousine était recouverte de sang sur le visage et l’avion
brûlait par endroit. Je secouais Tomoyo pour qu’elle reprenne
connaissance mais elle restait inerte. Je pris son pouls mais je ne sentis
aucun battement. Je hurlais et pleurais la douleur qui m’envahissait.
Je commençais à haïr cette ville. Je venais de perdre
ma seule famille. J’aurai tant voulu être morte à sa
place ce jour-là mais le destin me réservait autre chose.
Mais je voulais essayer de la rejoindre, alors je me laissai mourir. Malheureusement
pour moi les secours arrivèrent à ce moment-là et me
sauvèrent contre mon gré.
Quelques jours plus tard, je me réveillais dans un lit d’hôpital.
Il y avait des machines partout autour de moi et quelques unes me rentraient
dans le corps occasionnant une atroce douleur. Je ne sentais plus mes jambes.
Ma tête me tournait. Un médecin entra suivit d’un jeune
homme. Le docteur m’ausculta, m’enleva certains tubes puis me
laissa avec le jeune homme. Il s’installa à mon chevet, en
souriant. Il se présenta mais je ne comprenais pas grand-chose, le
seul mot qui me frappa était Li. Il commença à me parlait
mais je me rendormis.
A mon réveil, le jeune homme était toujours là, il
dormait la tête posée sur mon lit. Mais qui était-il
? Son comportement me semblait bizarre comme si on se connaissait depuis
très longtemps. J’essayai de m’asseoir, mes jambes étaient
douloureuses, sans faire de bruit. Mais il se réveilla en sursaut.
Le jeune homme fut un moment perdu puis je fis dans ses yeux ambre magnifiques
qu’il venait de se souvenir ce qu’il faisait là. Il me
sourit et se représenta :
- Je m’appelle Shaolan Li et vous ?
- Sakura Kinomoto.
« Li… Cela me rappelait quelque chose…. Ah oui c’est
le nom de la personne qui m’avait appelait suite à mon vœu…
Mais son prénom n’était pas Shaolan mais Eriol….
Pourtant sa voix me disait quelque chose… Bizarre… »
Il n’arrêtait pas de me regarder, c’était très
gênant, alors je lui demandais, pour qu’il s’arrête
:
Qu’est-ce que je fais ici ?
- Ah oui ! Excusez-moi… Votre avion s’est craché, j’étais
prés de l’endroit au il s’est écrasé, alors
je vous ai sauvé, vous étiez la seule survivante. Les médecins
disent que vous êtes très résistante, une personne «
normale » serait morte sur le coup car le choc était trop violent.
C’est un miracle que vous soyez encore parmi nous !
- Mais pourquoi êtes vous resté prés de moi ?
- Cela va vous paraître bizarre mais c’est… c’est
comme si… une force m’obligeait à vous aider et à
rester prés de vous… Vous allez me prendre pour un fou mais
j’ai besoin d’être prés de vous comme si nous étions
fait pour être ensemble.
Je le regardais bizarrement. « Après on dit que c’est
moi qui ai pris un coup sur la tête. »
- Vous dites que je suis la seule… Et ma cousine, Tomoyo…
- Je suis désolé mais j’ai juste eu le temps de vous
sauver que l’avion a explosé…
« Alors je ne pourrais même pas lui dire au revoir… Pourquoi
je suis venu ici… Pourquoi…Tomoyo »
Je fondis en larme. Il posa une main réconfortante sur mon épaule,
je me jetai dans ses bras, où je pouvais laisser libre cour à
ma peine. Je me sentais bien des ses bras fort et doux à la fois,
comme si j’en rêvais depuis toujours, qu’on était
fait l’un pour l’autre…
Quelques jours plus tard…
J’étais allongée sur mon nouveau lit et je repensais
à ces derniers jours. Tout c’était passé tellement
vite que je me suis retrouvé à habiter chez la famille Li
sans que je puisse dire quoi que ce soit ! Shaolan avait tant insisté
que je ne pu refuser. Pourtant j’aurai du, habiter chez des gens que
je ne connaissais pas. Mais maintenant que Tomoyo n’était plus,
je n’avais plus de chez moi, alors pourquoi pas ! Shaolan et moi nous
nous rapprochions de plus en plus, il m’aidait beaucoup à soulager
ma peine. C’était très étranges comment notre
relation devenait de plus en plus intime alors qu’il y avait à
peine une semaine on ne se connaissait pas. Mais c’était comme
si nous nous connaissions depuis toujours.
Je fus tirée de mes pensées par l’arriver de Shaolan
dans ma chambre. Il avait une robe à son bras qui était fort
jolie. Le tissue semblait d’une douceur incomparable, sa couleur blanche
avec les motifs de fleurs roses accentuait cet effet. Il me souriait.
- C’est pourquoi la robe ?
- Pour une réception ce soir, enfin si tu veux bien m’accompagner
?
- Oui bien sûr. En quelle honneur ?
- Le retour de mon frère.
- Tu as un frère ?
- Oui et aussi quatre sœurs et une petite cousine un peu collante mais
elle est adorable.
- Elles seront là aussi ce soir ?
- Non, elles ont des affaires importantes à régler partout
dans le pays, elles seront de retour dans un mois ou deux.
- Elles aident ta mère dans son travail.
- Enfin… Je dirai plus Falen ainsi que Shefa car Futie et Feimei sont
encore trop petite, surtout Feimei, elle n’a que quinze ans. Shefa
et Falen sont des fausses jumelles, elles sont les aînées suivit
de mon frère, ensuite moi et mes deux autres sœurs. Une grande
famille…
- Tu dois beaucoup les aimer…
- Oui… Mais je l’ais voit de moins en moins à cause du
travail à ma mère… Bon… Il faut que tu te prépares,
si on ne veut pas arriver en retard ! Si tu as besoin de quoique se soit
je suis dans ma chambre.
- Ok.
Il partit en posant la robe sur le lit. Elle était vraiment trop
belle. Je pris ma douche, me coiffais et me maquillais légèrement.
J’en filais la robe, puis descendis. Je trouvais Shaolan dans le salon.
Lorsqu’il m’entendit, il se retourna.
- Wouaaa ! C’est incroyable ! Tu es magnifique, j’ai cru qu’un
ange entrait dans mon salon. Je sens que je vais me faire piquer ma cavalière
ce soir…
- Merci, dis-je en rougissant. Mais c’est peut-être un trop
non ? Je ne suis pas si belle que ça.
- C’est vrai… Tu l’es encore plus lorsqu’on te connaît.
Je lui fis le plus beau de mes sourires pour les remercier de son compliment.
Il me tendit le bras que je pris et nous partions à cette réception.
La réception battait son plein, mais le frère de Shaolan n’était
pas encore arrivé. Shaolan semblait inquiet mais je ne savais pas
si c’était parce qu’il n’était pas là
ou parce qu’il appréhendait le moment de leur retrouvaille.
J’avais le pressentiment que Shaolan avais une sorte de rancœur
envers lui, mais pourquoi, je ne savais pas.
- Shaolan ?
- Hn.
- Ça va ?
- Oui, pourquoi ?
- Je ne sais pas, tu as l’air inquiet. Regarde tu as les mains moites.
- Oui c’est que face à mon frère j’ai toujours
été impuissant et le plus mauvais. Il a toujours été
meilleur que moi dans tous les domaines, même ma mère l’aime
plus que moi. Je me sens misérable à côté de
lui et il ne se gêne pas pour me le faire bien comprendre.
- Toujours en train de te plaindre, Shaolan. Devant une charmante demoiselle
en plus, tu devrais avoir honte de toi, petit frère !
- Eriol, content de te revoir !
- Quoi ! Eriol ! Alors… « c’est lui ! non ! c’est
lui mon future époux ! » Excusez-moi !
- Sakura !
Je partis en courant vers le jardin malgré les appelles de Shaolan.
J’avais besoin de mettre les choses au point. Je m’arrêtai
devant un grand cerisier et m’appuya le dos contre son tronc.
« Il faut que je remette tout en place ! Il y a cette histoire de
chaîne et ce coup de téléphone de Eriol Li qui se retrouve
en faite le frère de Shaolan. Je suis venu en chine suite à
mon désir depuis que j’avais reçu ce coup de téléphone
et j’ai perdu Tomoyo qui est morte dans un accident en arrivant en
chine. Puis, Shaolan m’a sauvé et m’a hébergé.
Nous sommes devenu de plus en plus intime et maintenant « mon future
époux » débarque et s’avers être le frère
de Shaolan. Qui plus est, ils ne sont pas en bon terme. »
Je tombais par terre et me recroquevillai sur moi. Je posai ma tête
sur mes genoux. Un vent frais me parcoura le corps accompagné de
frisson et de chaire de poule. Puis je sentis quelque chose de chaud me
recouvrir les épaules. Je relevais la tête et je vis Shaolan.
Il me sourit. Il était vraiment très beau avec ce sourire.
J’aimerai tant qu’il me sourît ainsi pour l’éternité.
« Arh, à m’entendre on dirai que je suis amoureuse de
lui alors que je dois finir avec son frère… »
- Pourquoi tu es partie en courant tout à l’heure ?
- Tu vas me trouver bête mais ton frère est sensé être
mon future époux !
- Comment ça ?
- Bah tu vois, il y a à peu prés dix ans, j’ai reçu
une chaîne et je l’ai renvoyée. Mon vœu était
de recevoir un coup de fil de mon futur époux. Et une heure plus
tard, le téléphone a sonné mais j’étais
trop paniqué pour aligner deux mots alors la personne voulait raccrocher
mais je lui ai demandé son nom et m’a répondu Eriol
Li. Je suppose que c’est ton frère… Voila toute l’histoire…
Alors quand je me suis retrouvée devant lui cela ma fait tout drôle
et je suis partie… Pardon… Je te gâche ta fête…
- Non, pas du tout, mais tu te trompe ce n’était pas mon …
- Shaolan, tu es parti tellement vite que je n’ai pas pu te présenter
quelqu’un ! Suis-moi elle t’attend.
- Excusez-moi c’est de ma faute… Je vais rentrer…
- Non reste ! S’il te plait.
- D’accord.
- Attends moi. Je n’en ai pas pour longtemps.
- Hm
Je lui souriais et il partit. « Que voulait-il dire tout à
l’heure. Il a était coupé par son frère. Je lui
demanderais plus tard. C’est vrai que son frère n’a pas
l’air très gentil avec lui mais qu’est ce qu’il
est beau ! Oui je sais c’est pas très gentil pour Shaolan mais
il faut bien que je lui trouve des points positifs à mon future mari…
»
Je retournais à la réception. Elle se donnait dans une grande
salle de bal et avait des grandes baies vitrées qui ouvrées
dans un magnifique jardin dans lequel je m’étais réfugiée.
Alors que je m’approchais de la salle, un homme qui me semblait saoul
vint vers moi.
- Bonsoir Beauté hic !
- Bonsoir… Excusez moi mais on m’attend.
- Mais restez un peu avec moi… On va bien s’amuser !
Il m’attrapa le poignet et me tira vers le jardin. J’essayais
de me défaire de son emprisonnent mais j’étais coincée.
Je ne pouvais rien faire. Je vis trois autres personnes, et on se dirigeait
vers elles. Ces hommes ne m’inspiraient guère confiance. Celui
qui me tirait se tourna vers moi et dit :
- Tu vas voir, on va bien s’amuser !
- Non, lâchez-moi ! Arrêtez ! Laissez-moi !
- Alors c’est elle ! Elle est vraiment très belle ! Je comprends
mieux pourquoi Li s’attache à elle. Dit-il en me caressant
le visage.
- Que me voulez-vous ?
- Faire chanter ton fiancé…
Il m’assomma d’un grand coup dans le ventre.
J’ouvris les yeux mais mes paupières étaient lourdes.
J’avais la tête qui tournait et un atroce mal de ventre. «
Pourquoi je me sens si mal… Ah ces hommes ! » J’ouvris
brusquement les yeux et je me retrouvais contre un arbre avec la veste de
quelqu’un sur mes épaules. « Shaolan ? Est-il venu à
mon secours ? »
- Vous êtes réveillé. J’avais peur que cela soit
plus grave que je pensais.
- Mr Li ?
- Oui, j’étais venu vous faire mes excuse pour mon comportement
et j’ai vu ces hommes vous emmenez.
- Merci…
Il me tendit la main que je pris pour m’aider à me relever.
Mais dans le mouvement je me suis retrouvé dans ses bras.
- Pardon…
- Ce n’est pas grave c’est toujours agréable d’avoir
une jolie femme dans ces bras.
- Merci, dis-je en rougissant. Je dois retrouver Shaolan, il doit être
inquiet.
- Vous êtes très proche de mon frère. Mais je ne vous
ais jamais vu auparavant.
- C’est parce que nous nous connaissons que depuis quelques semaines.
- Comment vous êtes vous rencontré ?
- Eh bien, mon avion a fait une chute en arrivant en chine et Shaolan est
mon sauveur.
- Excusez moi je ne voulais pas être indiscret.
- Non vous n’avez pas a vous excusez, c’est normal de la part
d’un grand frère de s’inquiéter de son petit frère.
Mon frère était pareille, peut être un peu plus…
Vous devez beaucoup l’aimer, n’est ce pas ?
- Oui… mais lui ne le vois pas, il croit que je fait cela pour le
rabaisser. Alors que c’est pour le protéger.
- Mais à présent ce n’est plus un enfant, il peut se
protéger tout seul, vous ne croyez pas ?
- Oui…
- Excusez moi je ne sais pas se qu’il ma pris…
- Non non, vous avez raison je le protége trop… Rentrons…
- Oui…
Durant tout le reste de la soirée, Shaolan était bizarre avec
moi. Il était triste et voulait à tout prix me parler mais
dés que nous étions seul, son frère venait nous voir
ce qui le coupait dans son discours. Mais que voulait-il me dire de si important
? J’avais peur qu’il me déclare qu’il m’aime
ou quelque chose du genre car pour moi il n’était qu’un
ami, le meilleur ami que j’ai eu. Alors s’il s’avouait
amoureux de moi tout changerait et je ne pourrais pas répondre à
ses sentiments car je venais de trouver mon futur époux. Pour que
cela n’arrive pas, je me mis à l’éviter.
Vers trois heures du matin, je commençais à fatiguer. Eriol
me proposa de me ramener, j’acceptai pour éviter d’être
seule avec Shaolan. Dans la voiture, Eriol posa sa main sur ma cuisse, je
l’interrogeais du regard et il arrêta la voiture dans un endroit
désert. C’est là que je me rendis compte qu’en
réalité, je ne le connaissais pas et que pour une jeune fille
comme moi, c’était très imprudent de monter dans la
voiture d’un inconnu. Je pris peur, je ne savais pas ses intentions.
J’étais vraiment trop stupide. Il s’approcha de moi et
me m’avoua :
- Sakura, je crois que je suis tombé amoureux de vous. Je vous trouve
sublime. J’ai l’impression que nous sommes liés tous
les deux comme deux âmes sœur qui auraient retrouvé leur
jumelle. Voulez-vous être ma compagne ?
- Je…
Je ne savais plus où j’en étais. Il venait de me demander
d’être sa petite amie. Devais-je accepter ? Je pensais que oui
car si nous devions nous marier il fallait peut-être commencer par
la première étape.
- Oui…
- C’est vrai je suis trop heureux ! Je croyais que vous étiez
amoureuse de mon frère.
Shaolan… C’est vrai que je n’avais pas pensé à
lui mais nous deux ça ne pourra jamais être du sérieux…
Je ne sais pas pourquoi mais cette pensée me rendais triste l’espace
d’un instant.
Je regarda mon future époux dans les yeux et lui fis un de mes plus
beau sourire. Il me regarda et rougit timidement.
- Je veux bien être votre compagne si nous nous tutoyons et appelons
par nos prénoms.
- Bien sur, Sakura …
- Rentrons, je suis fatiguée…
- Hm
Quelques mois plus tard, Eriol et moi sortions toujours ensemble et allions
même nous marier. Depuis le soir de la réception Shaolan ne
m’adressait très peu la parole, voire m’évitait
totalement. Cela me rendais triste. J’avais perdu le plus cher de
mes amis. Mais ne m’arrêtant pas à cela je me décidais
à le voir pour lui demander quelque chose qui me tenait à
cœur.
- Shaolan...
- Hm… Répondit-il allongé sur son lit.
- Je peux entrer ?
- Ouai…
Je m’allongeais sur son lit à coté de lui.
- Je voulais te demander si tu voulais bien être témoin à
mon mariage…
Je vis dans ses yeux de la tristesse.
- Je te demande ça car Eriol ne pouvais pas te le demander je ne
sais pas pourquoi d’ailleurs…
- Tu es vraiment heureuse avec lui ?
- Oui, pourquoi ?
- Tu es vraiment sûr de ce que tu fais ?
- Oui… Où veux-tu en venir Shaolan ?
- Il s’approcha de moi et se mis au-dessus de moi. Son regard était
intense et plein de désir. Je voulu reculer n’aimant pas cette
proximité (enfin si j’aimais qu’il soit proche de moi
et c’était bien ça le problème, n’oublions
pas que j’allais me marier avec Eriol !). Il m’attrapa les poignets
et me les plaqua contre le lit au-dessus de ma tête. Il m’embrassa
passionnément, durant un moment je répondis à son baiser
mais je revins à la réalité et me débattis.
- Shaolan arrête !
- Je ne peux plus… Je t’aime Sakura… Je ne veux pas que
tu te marie avec mon frère, je ne veux pas que tu souffre…
- Arrête ! Lâche-moi…
- Pourquoi ne veux tu pas comprendre que c’est avec moi que tu devrai
être et non mon frère car c’est moi qui est ré…
Eriol entra dans la chambre certainement alertée par mes cris et
écarta son frère de moi. Il lui mit son poing à la
figure. Shaolan se massa à l’endroit où son frère
l’avait frappé. Il s’apprêtait à répondre
à son geste mais je m’interposais entre eux. Je fixais Shaolan
d’un regard froid et partis avec Eriol. Shaolan me regarda tristement.
Dans ma tête tout était confus, je ne comprenais plus rien.
Qu’est ce que Shaolan voulait-il me dire, ce n’était
pas la première fois qu’il disait des choses bizarre.
- Sakura ?
- Oui…
- Ça va ? Il ne t’a pas fait de mal ?
- Non, non, ne t’inquiète pas…
- Il va falloir que je trouve un autre témoin, il faut que je me
dépêche nous nous marions dans deux semaines…
- Oui le temps passe vite…
- Je t’aime…
- Moi aussi.
Le jour J était enfin arrivé. Je me trouvais devant l’autel,
Eriol était à côté de moi. Nous allions nous
marier. Je ne sais pas pourquoi mais je sentais que quelque chose n’allait
pas, que je me trompais. J’étais terrorisé à
l’idée que j’allais me marier. Mais je jouais le jeu
jusqu’au bout. Alors que nous allions être déclaré
mari et femme, le prêtre dit :
- Si quelqu’un parmi vous serez contre ce mariage qu’il le dise
maintenant ou qu’il se taise à jamais…
Alors qu’il allait continuer, j’entendis le bruit de quelqu’un
qui se levait. Je me retourna et vit Shaolan. Il me fixait. Sa mère
qui était ici pour ce jour important lui demanda de s’assoire.
Tout le monde le regardait.
- Sakura, je voulais que tu sache quelque chose avant que tu te marie, mais
je n’en ai pas eu l’occasion….
- Ne t’occupe pas de lui ma chérie…
- Attends ! Je veux savoir !
- Tu te souviens lors de cette soirée, tu m’as racontais cette
histoire de chaîne, je voulais te dire ce soir là mais je n’ai
pas eu le temps, ce n’est pas mon frère qui a répondu
mais moi. Je sais que cela peut paraître bizarre mais c’était
moi !
- Eriol, c’est vrai ?
Il regarda Shaolan méchamment.
- Mais pourquoi dire que c’était ton frère ?
- Car mon frère à toujours était meilleur que moi,
il a toujours était aduler par les filles alors je pensais que tu
était comme les autres que ça allais te remplir de joie d’avoir
parlé avec Eriol Li, mais je me rends compte que je n’aurai
pas du mentir car rien de tout cela ne serait arrivé. Sakura je t’aime,
mon frère l’avez devinez avant toi et il c’est servi
de toi pour me rendre triste, Sakura mon frère ne t’aime pas
!
- C’est vrai ? demande-je en pleurant. C’est tu ne m’aimes
pas ?
- Tu crois quoi ! Tu crois vraiment que je peux t’aimer ! Si je voulais
me marier avec toi c’est seulement parce que j’aime voir mon
petit frère souffrir !
- Je le giflai et partis en courant en pleure. Je pris mes affaires et partit
pour l’aéroport. Alors que j’allais prendre l’avion
pour le Japon, un homme vînt me voir.
- Excusez moi ? Vous êtes bien mademoiselle Kinomoto ?
- Oui… Pourquoi ?
- Téléphone pour vous, apparemment c’est urgent.
- Merci…
Je suivis ce monsieur et il m’emmena dans un couloir où il
n’y avait personne, ni téléphone. Je m’apprêtais
à lui demander ce que cela signifier mais il m’endormit avec
du chloroforme…
J’avais mal à la tête… Je ne me souvenais plus
de rien… Je regardais autour de moi, tout était sombre et humide.
Je vis des hommes jouer aux cartes, ils riaient et buvaient. Je voulus me
lever mais j’étais ligotée. Soudain je me souvenais
de tout, de mon mariage désastreux, de l’aéroport et
de mon enlèvement. Mais pourquoi m’avait-on enlevée
?
- Alors beauté, on est réveillée ?
- Mais… Vous êtes l’homme de la dernière fois !
-C’est bien moi, Eniki.
- Pourquoi m’avez-vous enlevé ?
- Pour faire souffrir ton amant.
- Si vous parlez d’Eriol, il s’en contre fou de moi, il ne m’aime
pas !
- Pourquoi parles-tu d’Eriol, on parle de son frère, Shaolan
!
- Mais ! Shaolan est juste un ami !
- Peut-être mais pour lui tu es plus qu’une amie…
- C’est vrai, j’avais oublié, Shaolan m’aime et
moi est-ce que je l’aime ? La première fois que je l’ai
rencontrée, je sentais que quelque chose nous unissait à présent
je sais, c’était mon vœu… Stupide vœu je dois
dire… tous les ennuis qu’il à causé… Tomoyo
est morte… Je suis sorti avec quelqu’un qui ne m’aimait
pas, je suis ici avec tous ces hommes qui m’ont enlevé…
J’aurai mieux fait de ne pas répondre et de rester au Japon
avec Tomoyo !
Je me mis à pleurer, tout le stress que j’avais emmagasiner
en moi se libera et je me rendormis de fatigue.
Deux semaines plus tard, j’étais toujours dans ma prison, mais
apparemment, aujourd’hui était le grand jour de ma libération.
Ils me firent monter dans une voiture. Après quelques minutes de
route, nous arrivions dans un terrain vague. Nous descendions de la voiture
et j’aperçu Shaolan une valise à la main. Ils s’apprêtaient
à faire l’échange lorsque je me souvins de ce que mon
kidnappeur m’avait dit l’autre jour :
« Pourquoi m’avez-vous enlevé ?
Pour faire souffrir ton amant. »
Comment voulait-il si prendre ? Je me retournais vers mon agresseur et je
vis une arme sur lui et il s’apprêtait à la prendre.
Je voulais l’arrêter, je ne voulais pas que l’on fasse
du mal à Shaolan ! Je lui pris les mains malgré le faite que
les miennes étaient attachées. Il me frappa au visage et je
tombais à terre. Il pointa son arme vers moi et menaça Shaolan
:
- Apporte la mallette, sinon je la tue !
- Très bien, j’arrive…
- Non, Shaolan n’approche pas !
Shaolan s’arrêta à mes paroles.
- Rendez moi d’abord Sakura !
- Très bien !
- Il me tira par les cheveux pour me relever et me poussa vers Shaolan.
- Avance !
J’avançais vers Shaolan mais Eniki repointa son arme vers moi
et dit :
- Je te la rends mais morte !
- Nooooooooon !
Shaolan courra vers moi de toutes ses forces Mais avant que je comprenne
ce qui se passait autour de moi je sentis quelque chose me transpercer la
poitrine. Je m’effondrai au sol, mais Shaolan me rattrapa juste à
temps. Eniki et ses hommes prirent la mallette et partirent avec le sourire.
Shaolan me caressait le visage en pleurant.
- Pardonne-moi Shaolan, je n’avais pas compris…
- Chut… ne parle pas….
- Je suis désolée… je me suis fais avoir bêtement…
- Je vais appeler les secours, ne t’inquiète pas, tu as connue
pire tu te rappelles….
- Oui, c’est vrai… Mais j’ai survécu car je devais
te rencontrer. Pourquoi je survivrais à présent, j’ai
tout foutu en l’air….
- Ne dis pas ça, je t’aime, je veux avoir des enfants avec
toi, je veux vivre et mourir avec toi… Alors ne me laisse pas maintenant…
Tu n’as pas le droit.
- Je suis désolée mais je crois que cela ne va pas être
possible cette fois… Je vais rejoindre ma famille là-haut…
- Non Sakura ! Reste avec moi, je t’aime, je ne veux pas, je ne veux
pas que tu partes !
- Moi aussi, je t’aime… dis-je en lui caressant la joue, Adieux…
Mes paupières se fermèrent et ma main tomba.
- Noooooooooooooon !
Trois mois plus tard…
- Ah…. Enfin sorti, j’en pouvais plus…
- Moi aussi, on va enfin pouvoir vivre ensemble et avoir nos petits enfants…
- Et pas si vite mon cher, le médecin a dit que les enfants ce n’était
pas avant deux ou trois le temps que je me rétablisse totalement
!
- Oui oui, sinon je risque de vous perdre toi et le bébé…
Shaolan me prit dans ses bras et me porta jusqu'à la voiture. Après
cet accident, j’avais perdu momentanément l’usage de
mes jambes, enfin durant plus de deux mois, donc j’avais encore du
mal à marcher seule. Ce pendant, je préfère ça,
au fauteuil roulant toute ma vie !
Pour ce qui est de Eniki et de ses hommes, eh bien ils ont étaient
arrêtés et emprisonnés. Nous avons appris que Eriol
était derrière tout cela et lui aussi a été
emprisonné. Depuis, Shaolan et moi nous nous sommes mariés
et nous formons un couple très unis et très amoureux. Voila
nous aussi nous avons eu droit à notre Happy end. Pour ce qui est
de la suite, eh bien nous ne le savons pas encore mais je sais qu’il
sera très beau et remplit d’amour….
Si un jour vous tombez vous aussi sur une chaîne, ne la supprimées
pas mais faites un vœu et vous verrez, malgré les tous les pièges
de la vie, vous aussi, vous serez heureux…
Fin
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J’aurai envie de dire enfin fini mais je pense que je la réécrirais plus tard quand j’aurai le temps car je ne suis pas satisfaite de moi… Je voulais aussi remercier tout ceux qui m’ont encouragés et m’excuser de mon retard. Merci à tous et à la prochaine histoire !